Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Salsifis des prés, Tragopogon pratensis, et sa petite mouche, Orellia falcata

Vous connaissez le Salsifis des prés, cette jolie plante est abondante dans les prairies de mai à juillet.

Ses « fleurs » de 4 à 7 cm de diamètre ne s’ouvrent que le matin et par beau temps.

Salsifis des prés - Tragopogon pratensis subsp. orientalis, famille des Astéracées (Composées) Etymologie : du grec tragos, bouc et pogon, barbe - barbe de bouc
Salsifis des prés - Tragopogon pratensis subsp. orientalis, famille des Astéracées (Composées) Etymologie : du grec tragos, bouc et pogon, barbe - barbe de bouc

Salsifis des prés - Tragopogon pratensis subsp. orientalis, famille des Astéracées (Composées) Etymologie : du grec tragos, bouc et pogon, barbe - barbe de bouc

C’est la sous-espèce la plus commune dans notre région. La « fleur » : un capitule composé de nombreuses petites fleurs toutes ligulées, plus longues que les bractées de l’involucre, les anthères jaunes ont 5-8 raies brunes.

 

Lorsqu’ils sont fermés, les boutons floraux évoquent des torpilles.

Mais il arrive que les boutons floraux soient parasités par un champignon microscopique, un « charbon » : Ustilago tragopogonis-pratensis = Microbotryum tragopogonis-pratensis.

Ce champignon effectue tout son cycle de développement sur la même plante (champignon parasite « autoxène »).

 Les boutons floraux prennent alors la forme de bonnets pointus.

 Sur la photo, au milieu, des boutons floraux sains, à droite, des boutons envahis par un « charbon »

Sur la photo, au milieu, des boutons floraux sains, à droite, des boutons envahis par un « charbon »

A la place de la « fleur » on trouve une fine poudre brun noir, comme du marc de café : ce sont les spores de ce champignon pathogène.
A la place de la « fleur » on trouve une fine poudre brun noir, comme du marc de café : ce sont les spores de ce champignon pathogène.

A la place de la « fleur » on trouve une fine poudre brun noir, comme du marc de café : ce sont les spores de ce champignon pathogène.

Un autre champignon parasite, une « rouille », s’installe parfois sur les feuilles.

Les feuilles infectées sont un peu plus pâles et elles présentent des taches rondes couleur rouille.

C’est probablement Puccinia hysterium = Puccinia tragopogonis.

C’est probablement Puccinia hysterium = Puccinia tragopogonis.

Le 11 avril 2020, nous vous avons déjà montré cette photo :

Une fasciation : le capitule aplati du salsifis ressemble à un pinceau plat. Ce phénomène de fasciation est beaucoup plus fréquent chez le pissenlit que chez le salsifis.

Une fasciation : le capitule aplati du salsifis ressemble à un pinceau plat. Ce phénomène de fasciation est beaucoup plus fréquent chez le pissenlit que chez le salsifis.

Mais avez-vous remarqué l’adorable petite mouche qui se pose souvent sur le Salsifis ? A chaque rencontre, on a envie de lui dire : « T’as d’beaux yeux, tu sais ! »

En effet, cette mouche Tephritide a de beaux yeux verts qui attirent le regard. Ses ailes sont ornées de 3 bandes brunâtres.

Orellia falcata - Valdrôme 8-6-2015

Orellia falcata - Valdrôme 8-6-2015

Col du Granier 1-6-2018 : à droite, une femelle (ovipositeur), à gauche, un accouplement

Col du Granier 1-6-2018 : à droite, une femelle (ovipositeur), à gauche, un accouplement

Bien sûr, beaucoup d’autres insectes se posent sur les « fleurs » de Salsifis…

Ici, c’est un Cryptocéphale, Cryptocephalus sp., un joli Coléoptère vert brillant, un petit bijou.

Ici, c’est un Cryptocéphale, Cryptocephalus sp., un joli Coléoptère vert brillant, un petit bijou.

Le Syrphe porte-plume, Sphaerophora scripta,  a un abdomen long et étroit, orné de rayures noires et jaunes, comme la guêpe. Il se nourrit de nectar et de pollen sur les composées jaunes et aussi sur les ombellifères. Ses larves consomment des pucerons.

Le Syrphe porte-plume, Sphaerophora scripta, a un abdomen long et étroit, orné de rayures noires et jaunes, comme la guêpe. Il se nourrit de nectar et de pollen sur les composées jaunes et aussi sur les ombellifères. Ses larves consomment des pucerons.

Cette mouche à longues pattes, Empis tessellata, se nourrit d’autres mouches, mais elle apprécie aussi le nectar des fleurs.

Cette mouche à longues pattes, Empis tessellata, se nourrit d’autres mouches, mais elle apprécie aussi le nectar des fleurs.

(à suivre...)

 

                                                     Claudie et Monique

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article