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Grande sortie d'été du Groupe Nature 9 août 2009 Au pied des Aiguilles d'Arves




Etape 1 (pour tous) : Dénivelé environ 400 mètres : Le Chalmieu (1 560 m) – Le Combet (1 650m) – Les Chabottes (1 960m)

Etape 2 (marcheurs moyens à bons) : Pré Valloire (2 000m) – La Motte (2 179m) – Basse du Gerbier (2 570m).

Au total (les 2 étapes) : le dénivelé est d'environ 1 100m – Temps environ 3h 30.

Carte I.G.N. VALLOIRE 3435 ET

« Si Dame Nature n'a pas une dent contre nous, de l'aube jusqu'au soir nous en verrons quand même trois belles !!! »

Cette année, changement stratégique de date : pour exorciser les « arrosages » d’après 15 août ? Pour profiter d’une flore plus généreuse ? On essaie…

Six heures : le ciel sans nuages est prometteur. Une cinquantaine de personnes, membres ou sympathisants du Groupe Nature partent confiants en direction de la Maurienne.

Huit heures quinze : arrivée à « Le Chalmieu » hameau de la commune d’Albiez-Montrond. Le soleil encourage les randonneurs qui bientôt rejoignent le GR de pays, les yeux rivés au sud sur les 3 majestueuses Aiguilles d’Arves. De nombreux couloirs d’éboulis drainent les sommets environnants et des torrents, la plupart à sec en été, vont se jeter dans la gorge toute proche du Ruisseau du Pradin.

Roland, le spécialiste du groupe, nous éclaire sur la géologie complexe du coin. Paul nous détaille et désigne chaque sommet.

Le sentier assez doux chemine dans les prés puis dans les pâturages. Il est bordé d’arcosses (aulnes verts) arbustes typiques des zones humides d’altitude. La pente s’accentue. Nous traversons à gué quelques torrents. De l’autre côté du ruisseau dame marmotte, à première vue imperturbable continue à s’alimenter ; mais ses coups d’œil furtifs et fréquents vers les intrus que nous sommes dénoncent sa vigilance. Avec mes jumelles, je constate qu’elle sélectionne uniquement les têtes de trèfles, partie la plus nourrissante de la plante. Elle a le droit, elle, et même le devoir de s’enrober de graisse à la belle saison !

Le groupe s’étire et finalement trente personnes se retrouvent à l'Olletaz (2550 m) d’altitude. Mille mètres de dénivelé ont été avalés.

Tour d’horizon émerveillé sur les sommets et les vallées : les 3 aiguilles (3514m pour la Méridionale suivie de la Centrale à 3513 m et de la Septentrionale ou Tête de Chat à 3364 m). A la suite, l’aiguille de l’Epaisseur et de son prolongement une succession de sommets barrent l’ Est jusqu’à la vallée de la Maurienne. Au Nord, à l’arrière-plan, s’étale le massif de la Lauzière et au-delà « nos » Bauges où nous croyons reconnaître l’Arcalod perdu dans les brumes. A l’Ouest, c’est la Grave et Belledonne qui limitent le panorama.

Une douzaine de courageux escaladent un ultime raidillon, histoire de se sentir encore plus près des fameux pics, puis nous rejoignent pour le casse-croûte.

Discussions, photos, sieste, un peu d’herborisation. Que la vie semble douce !

Il est 14 heures : Paul Bardet, organisateur de la sortie donne le signal du départ d’autant que de vilains nuages cotonneux s’accrochent aux Aiguilles. La descente de 2 heures paraît un peu longue à certains. En chemin nous essuyons une légère averse et deux coups de tonnerre font soudain accélérer les traînards. Nous aurons tout de même la chance d’observer une « plumée » qui n’était pas là à la montée : un pigeon ramier se sera fait surprendre par un rapace, certainement une femelle épervier car le mâle (tiercelet) plus petit, se contente de passereaux adaptés à sa taille.

Des alpagistes installent des machines à traire itinérantes. Les vaches, en grande majorité de race « abondance » s’approchent. Nous apprenons qu’il y a peu de « tarines », bien que nous soyons dans la région du fromage de Beaufort, car les « abondances » sont plus généreuses en lait et plus robustes.

Au car, nous patientons jusqu’à 17h 30, règlement de circulation oblige ! Et c’est finalement sous l’averse que nous descendons à Albiez-le-Vieux. Là, Henri Robert, fondateur de notre Groupe Nature de Faverges, nous accueille à son chalet. Il nous fait l’honneur de son étonnant jardin botanique (300 plantes étiquettées). Quel travail ! Quelle passion ! Son fils, poète et musicien nous ravit d’un solo de cor des Alpes et d’un conte plein de magie, tandis que les épouses nous servent le pot de l’amitié. Merci à tous quatre pour cette halte délicieuse.

Enfin, le restaurant « La Grande Chible » nous reçoit pour un repas copieux et varié et c’est Jean-Marc et sa guitare, soutenus par ses complices, qui rythmera la soirée de ses chants tantôt entraînants, tantôt nostalgiques.

Menu : Crudités assorties avec charcuterie du pays – Sauté de veau forestière (viande d'Albiez) avec crozets et pommes de terre à la Savoyarde. Fromages secs (Beaufort, Tomme, Reblochon) ou fromage blanc aux fruits rouges. Desserts assortis. Un quart de vin par personne – Un café.

Une journée bien orchestrée qui restera dans les mémoires. Merci à tous ceux qui se dévouent pour notre plaisir.

Robert Ch.

 

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