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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:05

Cet automne 2014 n’augurait rien de bon : les pluies abondantes de cet été avaient provoqué des « poussées » exceptionnellement précoces en juillet et août (belles récoltes de bolets), mais ces dernières semaines,  les conditions climatiques  défavorables  (…pour les champignons, mais ce fut un mois de septembre très agréable !) faisaient craindre le pire. Pourtant, à force d’arpenter les forêts, nous avons pu montrer quand même 255 espèces aux visiteurs.

 

Champignons-panier--2-.jpg

 

Beaucoup de Chanterelles mais peu de Bolets et d’Amanites…

 

Cantharellus-cibarius-Le-Cernix--2-.jpg

                                                    Cantharellus cibarius, Girolle, Chanterelle

Gomphus-clavatus-le-Cretoux-st-Jo--3-.jpg

                                                      Gomphus clavatus, Chanterelle violette, Oreille d'âne

 

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                                                          Coprinus comatus, Coprin chevelu

 

La star des expositions, l’Amanite phalloïde, trouvée en un seul exemplaire par Jean-Marc au Roc de Chère le jeudi, était méconnaissable le dimanche.

 

Amanita-phalloides.jpg

 

Un grand merci aux déterminateurs qui sont venus nous aider : Henri Robert (Maurienne), Roger Fillion (Bellegarde), Pierre Roux (Rumilly), Odette Lussiana (Ugine).

 

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Pour la première fois, nous avons présenté 8 panneaux didactiques prêtés par la FMBDS (Fédération Mycologique et Botanique Dauphiné Savoie, le Groupe Nature est affilié à cette fédération) :

Le règne fongique - les champignons étaient jadis considérés comme des végétaux inférieurs non chlorophylliens, aujourd’hui ils sont érigés  en règne autonome. Tout en ressemblant aux plantes les champignons seraient plus proches …des animaux !

Les 4 divisions du règne fongique : les Ascomycètes, les Basidiomycètes et 2 groupes de champignons primitifs. Les Myxomycètes, rangés dans le règne des Protistes et les Mildious   placés dans le règne des Chromistes aux côtés des algues brunes sont des « faux champignons »

Comment se reproduit un champignon ? le mycélium, les ronds de sorcières…

Les rôles des champignons dans la nature : les saprophytes décomposent la matière organique morte, le bois mort, les feuilles mortes etc. Ils jouent un rôle important de nettoyeurs ! Les parasites  s’attaquent à la matière organique vivante. Les symbiotes forment une association à bénéfices réciproques : les lichens (symbiose entre un champignon et une algue)- les mycorhizes (symbiose entre une plante et le mycélium d’un champignon, les bénéfices réciproques sont considérables)

L’identification des champignons

La morphologie des champignons

Quelques champignons mortels : 3 à 20 jours après l’ingestion, syndrome cortinarien (Cortinaire orellanus), 2 à 3 jours après l’ingestion, syndrome myopathique (Tricholome équestre considéré  jusqu’à il y a quelques années comme un excellent comestible !!!), 12 h après l’ingestion, syndrome phalloïdien (Amanite phalloïde, Galère marginée…  champignons MORTELS : destruction du foie)

 

Panneaux-myco--6-.jpg

 

Quelques champignons toxiques

 

Panneaux-myco-copie-1.jpg

 

 A l’entrée, les magnifiques champignons sculptés avec talent par notre ami Noël Baschenis font l’admiration de tous.

 

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champis-en-bois-Noel-Baschenis-2014--3-.jpg

 

Christophe nous présente des fossiles trouvés dans la région Rhône Alpes.

 

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Sabrina nous apprend à reconnaître les baies et fruits sauvages, certains comestibles, mais beaucoup toxiques. Sur les fiches qu’elle a faites elle nous donne des recettes.

 

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Baies--2-.jpg

 

Elle nous montre les bienfaits de certaines plantes comme le Souci, l’Ortie…

 

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Le magnifique panneau, réalisé par Paulette Ch., représente l’Eglantier et la Belladone :

On fait de bonnes confitures avec les fruits de l’Eglantier, les cynorrhodons (ou « gratte- cul » !), c’est beaucoup de travail !

 

eglantier.jpg

 

Les baies noires de la Belladonne contiennent un poison mortel, mais jadis, les Italiennes élégantes utilisaient une préparation à base de jus de Belladonne pour dilater les pupilles, ce qui leur donnait un regard attirant (belle donna, belle dame).

Paulette a eu la bonne idée de s'inspirer de dessins de Christophe Hennequin publiés dans la Garance voyageuse.

 

Belladonne.jpg

 

                                                                                                       Monique et Claudie (à suivre...)

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:21

L’exposition d’automne de Faverges est terminée !exposition-septembre-2014.jpg

Ce week-end c’est au tour d’Ugine

Venez nombreux voir notre exposition !

Champignons, baies, plantes….seront à l’honneur !

 

Sabrina

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 22:37

Lorsque nous sommes arrivés à Sampeyre en fin d’après-midi, nous avons commencé à herboriser avec nos amis botanistes, tout près de l’hôtel Torinetto, le long du torrent Varaita.

 

Nous avons reconnu la Râpette couchée, Asperugo procumbens à ses fruits plats et garnis de poils raides et crochus. Les fleurs bleues sont très petites et discrètes. La plante accroche -c’est une Boraginacée !- les tiges et les feuilles sont hérissée d’aiguillons.

 

1-Asperugo-procumbens---2-.jpg

 

   L’Astragale pois chiche, Astragalus cicer : calice et gousses velus, 8 à 15 paires de folioles  

 

Astragalus-cicer-2.jpg

 Et un peu plus loin, l’Astragale réglisse, Astragalus  glycyphyllos, lui ressemble un peu, mais le calice est glabre et il y a seulement 4-6 paires de folioles.

 

Astragalus-glycyphyllos-Sampeyre--2-.jpg

  L’Onopordon fausse-acanthe ou Pet d’âne, Onopordum  acanthium, une grande plante à tiges ailées épineuses, vert blanchâtre, très cotonneuses.  

 

Onopordon acanthium bord du torrent Sampeyre jour 0 -


Une belle population de Chardon penché, Carduus nutans 

 

Carduus-nutans.jpg

La Julienne des Dames, Hesperis matronalis : une Brassicacée aux fleurs lilas ou blanches.

 

Hesperis-matronalis-Brenod.jpg

  Une Zygène aux taches rouges allongées, la Zygène de la gesse, Zygaena romeo : mais la détermination certaine passe par l’étude des genitalia…

 

Zygaena-romeo-Sampeyre-RF--2-.jpg                                                                              (photo Roger Fillion)

 

La Coquille d’or, Adela degeerella  Nous observons une femelle : le mâle a des antennes encore beaucoup plus longues !

 

Adela-degeerella-Coquille-d-or--femelle--antennes---courtes.JPG

  Un accouplement de petits papillons noirs à taches blanches : le Sphinx du pissenlit, Amata phegea (= Synthomis phegea)  Malgré son nom, ce n’est pas un Sphinx, mais une Ecaille  (Arctiidae).

L’abdomen noir est orné de deux anneaux jaunes caractéristiques. C’est une espèce méridionale.

 

ARC-Amata-cf-phegea-Sphinx-du-pissenlit.-26-juin-Sampeyre.JPG

Le Cercope intermédiaire, Cercopis intermedia (pattes noires, mais rouges à la base) : il prend la fuite par un brusque saut suivi d’un long vol.

 

HOM-Cercopis-intermedia-Sampeyre--4----Copie.JPG

  Le Doryphore, Leptinotarsa decemlineata, originaire d’Amérique du nord : d’habitude on le trouve sur les plants de pomme de terre, mais ici il n’est même pas sur une plante de la famille des Solanacées !

 

COL-Leptinotarsa-decemlineata-Doryphore-Sampeyre--2----Copi.JPG

  Un ravissant petit charançon revêtu de squamules bleu-vert, le Charançon de l’ortie, Phyllobius urticae.

 

Philobius-urtica-RF.jpg                                                                           (photo Roger Fillion)

 

Le Géranium à tige noueuse, Geranium nodosum -

 

Geranium-nodosum--3-.jpg

  Au bord de la rivière Varaita, 12 km en aval de Sampeyre, notre ami Roger F. a photographié la belle Fougère autruche, Matteuccia struthiopteris (du grec « struthion »  autruche  et « pteris » fougère, car les grandes frondes (jusqu’à 1 m de long, parfois plus) évoquent des plumes d’autruche.

 

Mateuccia-struthiopteris6.jpg

 

Mateuccia-struthiopteris1.jpg

                                                                     Photos Roger Fillion


Le nom de genre honore Carlo Matteucci (1811-1868), physicien et homme politique italien.

Au centre, des frondes fertiles et tout autour des frondes stériles.

En France, cette plante est très rare : elle jouit d’une Protection Nationale.

Elle a été découverte en 1991 dans les Vosges. Elle est naturalisée en Lorraine et dans le Bas-Rhin.

On la rencontre plus facilement dans l’est et le nord de l’Europe.

 

   Tous les soirs, au bord du torrent et sur le parking de l’hôtel, nous avons observé avec beaucoup d’intérêt les ballets aériens lumineux des Lucioles, Luciola italica (ou Luciola lusitanica), petit coléoptère au thorax jaune orangé et aux élytres bruns appartenant aux Lampiridae .

 

 

 

post-4822-1181590389.jpg                                                                          Photo : Internet

 

  Chez les lucioles, mâles et femelles sont ailés, mais les femelles ne volent pas.

Les mâles émettent en vol un signal lumineux assez puissant sous forme d’éclairs répétitifs.

Ces flashes lumineux ont lieu les nuits de printemps et d'été.

Leurs gros yeux noirs très sensibles à la lumière repèrent la lumière émise par les femelles et permettent ainsi aux couples de se trouver pour assurer la reproduction.

Les lucioles émettent cette lumière verte par les derniers segments abdominaux. Cette lueur est produite grâce à un mélange de deux substances sécrétées, la luciférine et la luciférase.

Œufs et larves sont également luminescents.

 

On rencontre des lucioles dans le Midi, les Alpes maritimes, la Corse.

 

  Bien sûr, ne pas confondre avec le Lampyre appelé « Ver luisant », Lampyris noctiluca !

Pour cette espèce, les femelles sont aptères et ressemblent à une larve. Pour attirer les mâles,  elles produisent une lumière verdâtre.

 

Quelle chance d’avoir observé ce phénomène de plus en plus rare de nos jours, par suite de la pollution lumineuse, de l’emploi de pesticides !

  

                                                                                                                          Claudie

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 22:14

           EXPOSITION D’AUTOMNE 2014

 


· Champignons d’automne

· Baies et fruits sauvages, comestibles ou toxiques

· Ces plantes qui nous régalent… liqueurs, apéritifs, tisanes…

· Les insectes

· Un peu de géologie, fossiles

· Exposition de l’ARS sur l’ambroisie, une plante originaire d’Amérique qui se répand et qui provoque de graves allergies.

· Autres plantes envahissantes : la renouée du Japon, l’arbre aux papillons, l’impatience de l’Himalaya, le Solidage … 

 

    · Diaporamas, observations à la loupe binoculaire


 

Samedi 27 Septembre, 14h-18h

Dimanche 28 Septembre, 9h-18h

Lundi 29 Septembre réservé aux scolaires

 

 

Salle Polyvalente de Faverges

Entrée libre

 

                                         Venez nombreux !

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:10

Les plus courageux montent jusqu’à la Pointe Noire de Pormenaz (2323 m) qui domine le lac (1945 m).

 

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Ils sont récompensés de leurs efforts par un beau panorama sur le massif du Mont Blanc.

 

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Ils peuvent même distinguer le nouveau refuge du Goûter (ainsi que l’ancien) sur le chemin du Mont Blanc.

 

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                                                                                               Photo : Odette L.

 

Sur une dalle siliceuse où l’on reconnaît le lichen géographique (Rhizocarpon geographicum s.l.), une grosse chenille velue : le Bombyx du chêne, Lasiocampa quercus, bien loin des forêts de chênes, mais la chenille est polyphage, elle se nourrit de nombreuses autres plantes.

 

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En attendant les grimpeurs nous pouvons continuer à fouiner…

 

Le Criquet de Sibérie, Gomphocerus sibiricus : le mâle est facile à reconnaître avec ses renflements sur les tibias, mais là c’est une femelle.

 

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Les Myrtilles des marais présentent parfois des feuilles « bizarres » un peu gonflées, rougeâtres : c’est la réaction de la plante à l’attaque d’un champignon Exobasidium vaccinii uliginosi.

 

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Parmi les mousses nous trouvons un tout petit champignon, une Omphale (Lichenomphalia umbellifera = Phytoconis = Gerronema ericetorum).

 

9-Lichenomphalia--umbellifera---Gerronema---Phytoconis-eric.JPG

 

Sur le lac et sur les grosses gouilles de longues feuilles étroites flottent :  le Rubanier, Sparganium angustifolium.

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Sparganium-angustifolium-Pormenaz--TB---7-.jpg
 Le soleil leur donne des reflets argentés.

 

Les fleurs du Rubanier ressemblent à de petits pompons blancs qui s’élèvent au-dessus de l’eau : les capitules du haut sont mâles, les capitules femelles sont en bas, à pédoncule plus ou moins soudé à la tige.

 

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Il est temps de descendre. Nous prenons  un autre chemin  moins escarpé, les Argentières. Le refuge d’Anterne est  proche. Nous retrouvons le calcaire.


 La Fétuque jolie, Festuca pulchella, est abondante ici, mais c’est une graminée  rare, protégée en Rhône-Alpes.

 

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 Sur une pente en face, un bouquetin mâle.

 

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 La journée se termine  au restaurant « La Resto’ » à  Flumet par un bon repas et des chansons grâce à  notre barde Jean-Marc et son équipe.

 

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Le plus jeune du groupe nous fait le plaisir de chanter seul 2 chansons.

  Bravo Eymeric !

 

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 Merci aux chanteurs, ils nous ont fait passer une excellente soirée.

 

                                                                                  Monique

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:23

C’est une tradition depuis près de 35 ans … Le dimanche qui suit le 15 août est réservé à la « Grande Sortie du Groupe Nature ». Ce n’est pas une sortie « botanique », mais plutôt une sortie conviviale dans la nature,  en montagne, ouverte à tous nos amis.

Un grand MERCI à l’ami Paul de Marlens qui choisit la balade et organise cette journée.

 

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Départ aux aurores de Faverges par n’importe quel temps : le car et le repas du soir au restaurant sont réservés, pas question d’annuler. Dimanche 17 août,  grand soulagement, il fait beau, ce qui est très rare cet été. Nous avons de la chance !

 

Au parking de Plaine-Joux (1360 m), nous sommes attendus par Alain et Dominique (ils habitent tout près de là, au pied du Mont Blanc).   

Le car ne peut pas nous conduire plus loin, nous allons donc à pied jusqu’aux chalets du Souay (1569 m), lieu de départ de la balade, en passant par le Châtelet et Ayères du milieu.

 

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Les impressionnantes falaises calcaires du Roc des Fiz nous dominent, elles sont déjà chauffées par le soleil.

 

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Nous montons à l’ombre par la Chorde. Des câbles et des échelles nous font rapidement prendre de l’altitude.

 

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Toute la montée se fait dans la réserve naturelle de Passy, sur terrain cristallin. Au lac commence la réserve des Aiguilles Rouges. Pormenaz constitue l’extrémité sud du massif des Aiguilles Rouges, isolée du reste de ce massif cristallin par le torrent de la Diosaz et ses gorges.

 

Nous voilà arrivés au lac !

 

5-Lac-Pormenaz-Gr-Sortie-14-copie-1.jpg

 

 

Grâce aux pluies de cet été, la végétation est encore relativement en bon état.

 

Cette fougère ressemble à la Fougère femelle, mais ses sores (amas de sporanges) sont ronds et l’indusie (une petite membrane) tombe rapidement : c’est Athyrium distentifolium, l’Athyrium alpestre.

 

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Chez la Fougère femelle, les sores sont en crochet et l’indusie est persistante.

 

Le Buplèvre étoilé (Bupleurum stellatum- famille des Apicées) pousse sur les rochers siliceux.

 

9-Bupleurum-stellatum-Pormenaz.jpg

 

Les appendices des bractées de la Centaurée nervée (Centaurea nervosa) ont de longues franges qui brillent au soleil.

 

10-Centaurea-nervosa-Pormenaz--4-.jpg

 

Un Solitaire (Colias palaeno) butine les fleurs ébouriffées de l’Arnica.

 

11-PI-Colias-palaeno-Solitaire-femelle-Pormenaz--2-.JPG

 

Une  grosse boule sur les feuilles d’un Rhododendron « ferrugineux » (cf la couleur de la face inférieure des feuilles)… C’est l’abdomen d’une araignée femelle, Araneus quadratus. Le mâle est beaucoup plus petit et…insignifiant !

 

0000-Araneus-quadratus-Pormenaz--4-.JPG

 

A côté du lac il y a de nombreuses petites gouilles où poussent des Carex, par exemple Carex nigra, la Laiche brune, aux épis en damiers noirs et verts.

 

13-Carex-nigra--Pormenaz.jpg

 

Carex canescens, la Laiche blanchâtre, a plusieurs petits épillets androgynes (fleurs inférieures mâles, les supérieures femelles).

 

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Carex paupercula, la Laiche de Magellan, pousse en compagnie de Carex limosa, la Laiche des bourbiers. Elle lui ressemble, mais ses feuilles sont un peu plus larges, planes et vertes, ses écailles se terminent par une pointe qui dépasse l’utricule et elle pousse plus au bord.

 

15-Carex-paupercula-Pormenaz.JPG

 

Sur un bloc de rocher siliceux, un lichen à thalle foliacé,  Lobaria linita, toujours  au-dessus de la limite de la forêt, aux étages alpin et nival.

 

7-Lobaria-linita-Pormenaz-rocher-pres-du-lac-gr-sortie-14-.jpg

 


 

                                              Monique 

 

A suivre

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 18:15

Nous avons passé une semaine au Crotoy, en fond de baie, village situé entre le Parc ornithologique du Marquenterre au nord et Saint-Valéry-sur-Somme et la Pointe du Hourdel sur la côte sud. Les marées à fort coefficient nous ont permis de voir quantité d’oiseaux dans le Parc, ceux-ci étant repoussés dans les terres par la montée des eaux : mouette rieuse, spatule blanche, grand cormoran, avocette, aigrette, huitrier-pie, oie cendrée, héron cendré, cigogne, tadorne de Belon…

 

Oiseaux Marquenterre

 

 

Entre le Parc et le Crotoy, s’étend une vaste zone côtière sablo-limoneuse et dunaire où se développent de nombreuses plantes halophiles (milieu salé). La Maye, c’est le nom du coin, est un véritable havre de paix où seuls, de bon matin, les lapins sortent de leur terrier. On peut voir aussi les pêcheurs à pied partir à la ramasse des plantes comestibles qui seront vendues sur les marchés.

 

La Salicorne (Salicornia europaea) ou passe-pierre se consomme crue ou cuite. En voici une recette : laver, plonger dans de l’eau bouillante 3’, égoutter, poêler avec de la crème et de l’ail frais moulu. Bien sûr ne pas saler

 

salicorne

 

 

La Soude maritime (Suaeda maritima) est utilisée comme condiment dans  les salades. Autrefois, de ses cendres, on extrayait de la soude pour fabriquer une pâte de verre

 

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la Sabline de mer (Honckenya peploides) ou pourpier de mer se développe sur les laisses de mer ou les zones de courtes périodes d’immersion. Ses feuilles sont succulentes.

 

honckera

 

Le Lilas de mer (Limonium vulgare) ou statice, saladelle, lavande de mer selon les régions, longtemps utilisé en fleur séchée, est protégée dans plusieurs départements côtiers.

 

limonium

 

 

La Roquette de mer (Cakile maritima) ou Cakilier maritime se développe sur les hauts de plage, délicieuse en mesclun.

 

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L’Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) couvre les sols limoneux et inondés ? Ses feuilles épaisses se consomment crues ou cuites

 

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Sur les zones non recouvertes et les banquettes ou dunes de sable servant de protection : en grand nombre, l’Oyat, l’Euphorbe maritime, le séneçon, puis la Mauve, l’Onagre, l’Armoise maritime et un peu plus en arrière des digues l’argousier...

Rendez-vous de l’autre côté de la baie avec le petit train touristique. Nous apercevons les veaux de mer à la Pointe du Hourdel à 2kms grâce aux longues-vues mises à disposition par les guides de la baie. Il n’est en effet plus possible de les approcher par bateau au risque de les déranger et de les faire fuir.

Sur les plages de galets, quelques énormes choux marins (Crambe maritima) dont toutes les parties sont comestibles.

 

cramble

 

                                                                                                                                                               Pierre Melin

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:04

 

 A Castedelfino, nous prenons  à gauche pour remonter l’étroit vallon de Bellino. Tout le long, de beaux villages aux maisons en pierres sèches et aux toits couverts de lauzes : Chiesa, Pleyne, Bellino, Celle, Chiazale.

 

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Et tout au bout de la route, la Chapelle St Anna, à 1882 m.

 

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Le soleil est revenu, nous partons à pied pour de nouvelles découvertes.

Nous sommes surpris de voir un gigantesque bloc rocheux de 200 m de haut, qui parait en équilibre instable. C’est un site d’escalade.

 

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Une belle touffe de Campanule alpestre, Campanula alpestris (=C. allioni) longtemps appelée « Campanule d’Allioni », en hommage au botaniste qui l’avait découverte. Fleurs de 4 cm de long. C’est une endémique des Alpes franco-italiennes.

 

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                                                                                Photo : Roger Fillion


La Scrophulaire du Jura, Scrophularia juratensis - glandes stipitées, lobes de la corolle tous marginés de blanc.

 

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L’Ornithogale en ombelle ou Dame d’onze heures, Ornithogalum umbellatum

 

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L’Armoise blanche, Artemisia alba

 

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L’Astragale à fleurs pendantes , Astragalus penduliflorus, aux fleurs jaune vif, pendantes, groupées par 5-20

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La Silène fleur de Jupiter, Lychnis flos-jovis

 

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La Ligustique fausse férule, Ligusticum ferrulaceum –Une Apiacée déjà rencontrée au col de Gleize, au col de Menée : involucre à bractées nombreuses, trifides ou pennatiséquées, ombelle à 8-20 rayons…

 

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Ligusticum-ferrulaceum--2-.jpg

 La Campanule en épi, Campanula spicata

 

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Le Cerfeuil musqué, Myrrhis odorata- une belle plante aromatique, à odeur anisée. Les graines se consomment encore vertes, pour aromatiser salades de fruits et liqueurs.

 

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La Raiponce ovoïde, Phyteuma ovatum, aux fleurs d’un violet noirâtre et aux bractées étroitement lancéolées.

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Sur la terre humide, un rassemblement de Demi-Argus, Cyaniris semiargus.

 

LY-Cyaniris-semiargus-Semi-Argus-Val-bellino---Copie.jpg

LY-Cyaniris-semiaragus-Val-Bellino---Copie.jpg

 

La Séséli libanotis, Seseli libanotis - tige robuste, cannelée, ombelles à nombreuses bractées réfléchies. Presque toutes les Alpes…sauf la Haute-Savoie !

 

Seseli-libanotis-.jpg

 La Knautie à poils mous, Knautia mollis – une belle Knautie endémique aux feuilles molles, découpées en lanières, couvertes de poils laineux blanchâtres. En Italie (Cunéo, Impéria) et en France dans le sud-est (04,05,06,83)

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Le Cerinthe glabre, Cerinthe glabra –Une Borraginée non velue, ce qui n’est pas courant dans cette famille !

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Les papillons se posent souvent sur une crotte afin d’en aspirer les sels minéraux. Ici, ce sont des Mélitées noirâtres, Melitaea diamina.

 

M-diamina-C-semiargus-C-minmus-Pyrgus-sp-Polommatus-cf-esch.jpg

Un Nacré subalpin, Boloria pales, butine le Séneçon en têtes, Tephroseris capitata

 

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 Une marmotte prend le soleil.

 

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                                              Photo : Roger Fillion

 

 La Scutellaire alpine, Scutellaria alpina, forme de belles touffes.

 

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 Mais il nous faut rentrer ! Notre séjour touche à sa fin.

 Dernier repas à Sampeyre, à l’hôtel Torinetto, où la cuisine était excellente, adieux à tous les amis et par une chanson, remerciements à Christiane et Aimé qui ont si bien organisé cette session.

 

Comme l’a dit Michèle, « Sampeyre, c’était super ! »

 

 


                                                 Claudie

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:09

Après une matinée très pluvieuse, le temps se remet au beau. Nous nous rendons sur un adret, au-dessus de Sampeyre.

 

P1260990.jpg

 

Un peu avant le village de Becetto (1387 m), nous rencontrons :

 

La Nielle des blés, Agrostemma githago, une messicole qui se réfugie sur les talus. Chez nous, elle est devenue très rare ! (je crois qu’elle n’a pas été revue en Haute-Savoie depuis 1990).

 

Agrostemma-githago.JPG

 

La Silène visqueuse, Silene viscaria, feuilles étroites, lancéolées et tige visqueuse sous les nœuds.

 

Silene-viscaria--2-.JPG

 

La Vesce fausse esparcette, Vicia onobrychioides, aux grandes corolles bleu violet.

 

Vicia-onobrychioides--1-.JPG

 

L’Orobanche grêle, Orobanche gracilis (= O. cruenta, couvert de sang, cruel : la corolle est rouge sang en dedans), parasite  les Fabacées (ici le Genêt germanique).

 

Orobanche-cruenta-gracilis--1-.jpg

 

La Molène de Chaix, Verbascum chaixii, une espèce thermophile.

 

Verbascum-chaixii--5-.JPG

 

La Molène faux-phlomis, Verbascum phlomoides, aux grandes fleurs comme V.densiflorum, mais les feuilles basales sont nettement pétiolées.

 

Verbascum-phlomoides--3-.JPG

 

Verbascum-phlomoides-feuilles.JPG

 

La Campanule étalée, Campanula patula

 

Campanula-patula--3-.JPG

La Potentille droite, Potentilla recta, aux fleurs jaune soufre et aux feuilles inférieures à sept lobes.

 

Potentilla-recta---Copie.JPG

 

Potentilla-recta-Farette--2-.jpg

 

Sur une Rhaiponce à feuilles de scorsonère, une belle Cétoine en manteau de fourrure, la Trichie zonée, Trichia rosacea.

 

COL-Trichius-rosaceus-Trichie-zonee-1---4-.JPG

 

Un Cercope, Cercopis vulnerata - les taches rouges se touchent presque.

 

HOM-Cercopis-vulnerata---Copie.JPG

 

Une Hespérie très commune, la Sylvaine, Ochlodes sylvanus – un mâle reconnaissable à la strie androconiale noire sur l’aile antérieure.

 

Ochlodes-sylvanus-Tamie.JPG

 

L’Aurore, Anthocharis cardamines – c’est une femelle, elle n’a pas la tache orange sur l’aile antérieure.

 

PI Anthocharis cardamines Aurore femelle - Copie

 

La Jasione des montagnes, Jasione montana, une plante calcifuge qui pousse sur les endroits sablonneux, les prés steppiques.

Jasione-montana.JPG

 

La Zygène transalpine, Zygaena transalpina aux antennes à pointe blanche.

 

ZY-Zygaena-transalpina-Becetto.JPG

 

Plus haut, nous herborisons le long de la piste qui mène au col de Prete, jusqu’à l’altitude 1600 m. Le chemin est agréable, pas pénible.

Nous croisons une famille qui rentre de balade avec un bouquet de lis orangés…Nous sommes choqués, mais le Lis orangé n’est pas protégé dans la province de Cuneo, et nous verrons qu’il est abondant ! C’est quand même dommage de l’avoir cueilli !

 

Sur des rochers acides à l’ombre, nous retrouvons Campanula elatines, la Campanule piémontaise. Nous l’avons vue sur une aire de pique-nique, en arrivant dans le val Varaita. C’est une espèce endémique présente seulement en Italie, à Torino et Cuneo.  

 

Campanula-elatines-Sampeyre-2-.jpg

Campanula-elatines-Sampeyre-1-.jpg

 Le Cirse glutineux, Cirsium erisithales, aux capitules jaunes penchés et aux bractées involucrales visqueuses.

 

Cirsium-erysithales---2-.jpg

 La Fourrée des Alpes, Fourraea alpina aux siliques écartées de l’axe.

 

Fourrea-alpina-fl.jpg

 Et dans les prés, quel étonnement de voir autant de Lis orangés (Lilium bulbiferum ssp croceum) !

 

Lilium-croceum--10-.JPG

 

Lilium-croceum--9-.JPG

Lilium-croceum--4-.JPG

 

                                                                                Claudie

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 10:02

 

Pour la seconde journée, nous nous rendons au Col Agnel 2744 m, le 3e plus haut col routier des Alpes après l’Iseran (2770 m) et le col de Stelvio (2757 m). Il relie le Queyras au val Varaita.

 

Col-Agnel---2-.jpg

 Le temps est assez beau, mais il y a quelques nuages et il ne fait pas chaud du tout… Nous reconnaissons le Mont Viso (3841 m), c’est le plus haut sommet des Alpes du Sud. 

Mt-Viso.jpg

Pour les botanistes, c’est l’occasion de voir des plantes d’altitude sans se fatiguer !

 

Petrocallis-pyrenaica.jpg                    Pétrocallis des Pyrénées, Petrocallis pyrenaica 

 

Androsace-helvetica.jpg           Androsace de Suisse, Androsace helvetica qui forme des coussinets denses.

 

Pritzelago-alpina--2-.jpg                      Cresson des chamois, Pritzelago alpina

 

Galium-cf-megalospermum--1-.jpg                       Gaillet à gros fruits, Galium megalospermum 

 

Vitaliana-primuliflora--1-.jpg  Androsace vitaliana, Androsace vitaliana (= Gregoria vitaliana)- Primulacées

 

Erysimum-rhaeticum.JPG                    Erysimum de Suisse, Erysimum rhaeticum

 

Oxytropis-helvetica.jpgOxytropis de Suisse, Oxytropis helvetica, plante velue-soyeuse, pétiole lavé de rouge, fleurs violet terne

 

ZY-Zygaena-exulans-Zygene-des-alpages--chenille--4-.JPG           La petite chenille de la Zygène des alpages, Zygaena exulans.


 Rassemblement pour le pique-nique : pas de chance, il se met à pleuvoir !

Mais cela ne dure pas et la bonne humeur et les chants font oublier le temps maussade.

 

picnic-col-Agnel--19-.JPG

 

picnic-col-Agnel--10-.JPG

                             Jacques et la Présidente de la FMBDS

 

Pedicularis-rosea-ssp-allioni--3-.jpgLa Pédiculaire d’Allioni, Pedicularis rosea ssp. allionii aux  fleurs roses  et aux feuilles très fines.

Saxifraga-diapensoides--4-.jpg

Dans les rochers, la Saxifrage fausse-diapensie, Saxifraga diapensioides, caractérisée par des coussinets denses, en faisceaux cylindriques, et une tige glanduleuse.

 

Traquet-motteux-jeune--1-.JPGUn jeune Traquet motteux tout juste sorti du nid, dans les Renoncules de Kuepfer, Ranunculus kuepferi.

 

Tephroseris-capitata--16-.jpgPlus bas, le beau temps revient, et nous découvrons le magnifique Séneçon en tête, Tephroseris capitata. C’est une plante tomenteuse, blanchâtre, et ses capitules d’une magnifique couleur orangée  font la joie des photographes.

 

Anemone-narcissiflora.jpg             L’Anémone à fleurs de narcisse, Anemone narcissiflora

LY-Lycaena-tityrus-ssp-subalpinus--cuivre-fuligineux---7-.JPG            Le Cuivré fuligineux,Lycaena tityrus ssp subalpinus

 

Pulsatilla-alpina-ssp-apiifolia-Pulsatille-soufree--1-.jpgA notre grand étonnement , la Pulsatille des Alpes (Pulsatilla alpina  sspalpina) et la Pulsatille soufrée (Pulsatilla alpina ssp apiifolia) se côtoient.

 

Tulipa-australis-col-Agnel-2-4.JPG

          La Tulipe australe, Tulipa sylvestris ssp australis, en fin de floraison.

 

Pinguicula-arvetii--3-.JPGAu bord du torrent, une petite zone humide avec la Grassette d’Arvet -Touvet, Pinguicula arveti.

Le Petit Apollon, Parnassius sacerdos est bien dans son milieu : sa plante-hôte est la Saxifrage faux-aizoon, Saxifraga aizoides.

 

Parnassius-sacerdos-Petit-Apollon---4-.jpg

 Beaucoup plus bas, dans un éboulis calcaire, une plante superbe, l’Ail à fleurs de Narcisse, Allium narcissiflorum.

Allium-narcissiflorum--3-.JPG

La Silène du Valais, Silene vallesia, aux fleurs rose sale et au calice rayé de rouge. Nous la rencontrons en Haute-Maurienne.

Silene-valesia--1-.JPG

           Posé sur une Asphodèle, un magnifique Apollon, Parnassius apollo.

Parnassius-apollo-Apollon--1-.JPG

 Un peu plus loin, le Semi-Apollon, Parnassius mnemosyne, un papillon peu commun, aux ailes translucides à nervures noires: on le prendrait presque pour un Gazé (Aporia crataegi) ! Ses chenilles se développent sur les Corydales, Corydalis intermedia par exemple.

 

PA-Parnassius-mnemosyne-Semi-Apollon.JPG

 

 

Encore une journée très intéressante !

 

                                               Claudie et Monique

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