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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:32

Du 26 au 30 juin, nous avons participé à une session botanique FMBDS à Sampeyre, en Italie.

Pour cette première herborisation, nous nous rendons au col de Sampeyre (2284 m) qui relie le val Varaita (Sampeyre) au val Maira (Stroppo). Malheureusement nous sommes dans les nuages ! Et c’est dommage car nous n’avons pas la vue sur le Mont Viso (3841 m).

Il ne fait vraiment pas chaud. Nous sommes au-dessus de la limite des arbres, juste en-dessous, les aulnes verts et les mélèzes avec les Rhododendrons en fleurs et les belles touffes jaunes de l’Huguéninie à feuilles de Tanaisie,  Hugueninia tanacetifolia (nouveau nom : Descurainia tanacetifolia).  Beaucoup de fleurs, mais certaines plantes sont particulièrement intéressantes…

 

Paysage--2-.jpg

 Achillea erba-rotta ssp. erba-rotta, l’Achillée à feuilles simples: une plante des éboulis siliceux frais, utilisée pour les tisanes et digestifs. Nous la rencontrons en Vanoise,Tarentaise.

 

Achillea-erba--rotta.JPG

 Barbarea bracteosa, la Barbarée à bractées: cette plante n’est pas en Haute-Savoie.

Barbarea-bracteata--2-.jpg

 Nous avons vu très souvent Cruciata glabra, la Croisette glabre, une plante présente dans presque toutes les Alpes mais pas en  Haute-Savoie.

 

Cruciata-glabra--3-.jpg

 Fritillaria tubiformis ssp. tubiformis, la Fritillaire du Dauphiné : elle a la couleur de la Frillaire pintade, F. meleagris, mais les damiers sont moins marqués… et elle pousse en montagne !

 

P1100783.JPG

 Damier de la succise,Euphydryas aurinia ssp debilis sur la Nigritelle de Cornelia Rudio,Gymnadenia corneliana,  une Nigritelle aux fleurs roses. En France, de la Savoie aux Alpes-Maritimes.

 

Euphydryas-aurinia-sur-Gymnadenia-corneliana2.jpg                                                          Photo Roger Fillion

  

Phyteuma globulariifolium ssp. pedemontanum, la Raiponce à feuilles de globulaire : on la rencontre en Savoie…mais pas en Haute-Savoie. Les feuilles de la base sont obovales.

 

Phyteuma-globulariifolium--pedemontanum-Mt-Cenis-.JPG

 

Primula halleri, la Primevère de Haller : elle ressemble un peu à la Primevère farineuse, mais ses fleurs rose violacé sont portées par un très long tube- Des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’aux Carpates, mais pas en Savoie, ni en Haute-Savoie.

 

Primula-halleri--1-.JPG

 

Primula-halleri--4-.JPG

 Primula marginata, la Primevère marginée : Alpes du S-O. Nous l’avons vue souvent en fin de floraison. Mais ses feuilles sont caractéristiques !

 

Primula-marginata--3-.jpg

 Rhodiola rosea, l’Orpin rose : pétales jaunâtres, rougeâtres en fin de floraison– Presque toutes les Alpes, mais pas en Haute-Savoie.

 

Rhodiola-rosea.jpg

 

Nous avons vu aussi la Pédiculaire en toupet, Pedicularis comosa et l'Oeillet œil-de-paon, Dianths pavonius

 

Pedicularis-comosa--4-.jpg

Une rencontre inattendue par ce mauvais temps : un papillon transi, le Petit Nacré, Issoria lathonia, orné de grosses taches nacrées au revers de l’aile postérieure.

 

NY-Issoria-lathonia-Petit-Nacre--3-.JPG

Nous prenons notre repas au Refuge Meira Garneri, 1850 m

Au menu, « avalanche ! » d’antipasti, viande froide en tranches très fines avec noix et tomates cerises, polenta et saucisses, fromages, tarte aux myrtilles. Excellent !

Nos amis entonnent « Come si pianta la bella polenta » et autres chants bien connus, le tout dans une très bonne ambiance !

 

photo-Michele-Raillere-Burat--4-.jpg                                                                 Photo : Michèle R -B

 

Près du refuge, un très beau trèfle qui évoque un peu T. ochroleucon, mais les inflorescences sont beaucoup plus grandes : le Trèfle de Hongrie, Trifolium pannonicum. Son aire de répartition va de la Turquie à l’Europe de l’est, jusqu’aux Alpes cottiennes et maritimes (haute vallée de la Roya).

 

Trifolium-pannonicum-.jpg

 Le Petit Cytise nain, Chamaecytisus hirsutus ssp. pumilus : on peut le trouver en Italie à Cuneo, Imperia et en France dans les Alpes Maritimes, c’est tout ! En Savoie, au pied du Granier, on trouve Chamaecytisus supinus..

 

Chamaecytisus-hirsutus-ssp-pumilus.jpg

 


 

 Un peu plus haut, de très beaux Cirses des montagnes, Cirsium alsophilum = montanum  déjà vus dans le Mercantour.

 

Carduus-personnata---2-.jpg

 Une belle linaire à fleurs jaune-orange, à tige très feuillée, la Linaire à feuilles très étroites, Linaria angustissima = italica. Déjà vue dans le Valais, en Maurienne.. 

 

Linaria-angustissima--2-.JPG

 

An cœur d’une Rose, un beau longicorne, Pachitodes cerambyciformis

 

Pachytodes-cerambyciformis-.jpg

                                                                                   Photo RogerFillion

 

Que de belles rencontres pour cette première journée !

 

                                                                                                        Claudie

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:11

Ce dimanche 22 juin, le temps est ensoleillé et les participants sont nombreux pour cette journée botanique intersociété. Ils viennent de Montmélian, Albertville, Modane, Moutiers, Chambéry, Faverges et cette année, sont invités par le Groupe d’Ugine.

 

Près du col de l’Arpettaz, nous nous garons au parking de Retorney pour monter à Praz Véchin (1743 m). Nous entendons la Caille et son célèbre « paie-tes-dettes, paie-tes-dettes ». Plus haut, le Pipit des arbres s’élance de la cime d’un épicéa en chantant tout en se laissant tomber en parachute.

Nous observons de très nombreuses plantes et en dressons une liste.

 

Rosa-tomentosa.JPG

                                                             le Rosier tomenteux, Rosa tomentosa

Trifolium medium

                                                                    le Trèfle moyen, Trifolium medium

Erinus-alpinus--3-.jpg                                                                            l’Erine des Alpes, Erinus alpinus


le Salsifis d’Orient, Tragopogon pratensis ssp orientalis et sa petite mouche aux ailes tachetées, Orellia falcata (Tephritidae).

 

DIP-Orellia-falcata-Tephritidae---col-Arpettaz.JPG                               la Téphridite du Salsifis a de beaux yeux verts et un ovipositeur conique, rigide, qui lui permettra de percer la tige de la plante et d’y déposer ses œufs.

 

Orobanche gracilis

                                             l'Orobanche grêle, Orobanche gracilis, parasite les Fabacées.

                                               L'intérieur de la corolle est rouge brunâtre et sent la girofle.


Au sommet de Praz Véchin, le panorama est superbe, malheureusement les sommets du massif du Mt Blanc sont cachés par les nuages. Tout près, nous admirons le Mont Charvin.

 

Charvin.jpg

 

Vers-le-col-des-Aravis.jpg

                                                                                 Vers le Col des Aravis

 

Groupe-Praz-Vechin---2-.jpg

Des aigles passent au-dessus de nous.

Deux Machaons volent rapidement, se poursuivent : ce comportement territorial des mâles appelé « hill-topping » est caractéristique.

 

Machaon-Col-des-Annes.JPGA la descente, nous admirons un papillon de nuit fraichement éclos, un Bombyx du chêne, Lasiocampa quercus : c’est une femelle aux antennes filiformes et à l’abdomen volumineux  (il contient déjà des œufs qui seront fécondés par un mâle).

 

LAS-Lasiocampa-quercus-femelle-Arpettaz-.JPG

 

L’un de nous a capturé un Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata) : cela nous a permis d’identifier cette libellule noire et jaune, avant de la relâcher, bien sûr.

 

OD-Cordulegaster-bidentata-Cordulegastre-bidente-Praz-Vec.JPG

 Puis c’est l’heure de l’apéritif et du pique-nique. Pendant que nous nous promenions, Oscar a tout préparé (tables, parasols). Nous goûtons aux spécialités offertes par nos amis du Groupe d’Ugine. C’est un bon moment où nous nous retrouvons tous, dans une ambiance très sympathique.

Pique-nique.JPG

 L’après-midi, nous repartons pour une boucle par Baru (1414 m), la Plane (1426 m) et revenons au parking par la route. Nous faisons encore de nombreuses découvertes.

La chaleur arrive et les papillons sont de sortie.

 

                  Le Tristan (Aphantopus hyperantus) et ses ocelles noirs pupillés de blanc et cerclés de jaune.

Tristan--2-.jpg

 Lycaena-hippothoe-Cuivre-ecarlate-Praz-Vechin.JPG

                Les Cuivrés écarlates (Lycaena hippothoe), nombreux, font le bonheur des photographes.

 

7-Lycaena-tityrus-ssp-subalpinus-Borderan--4----Copie.JPG               Le Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus ssp subalpinus ) est gris-brun avec quelques taches noires.

                                    Les chenilles des Cuivrés se développent sur les Oseilles.

 

C’était une journée très agréable ! Merci à tous ceux qui l’ont organisée !

 

 

                                                                                                          Claudie

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:09

Gentil coquelicot mesdames

Gentil coquelicot messieurs….

 

C’est la saison des coquelicots.

J’ai cueilli des pétales de coquelicot pour faire du sirop, le sirop est fait !!!

Voici le résultat CIMG3569.JPG

pour-blog-coquelicot
Pour colorer les gâteaux, dans les boissons, kir, dans les fromages blancs, yaourt, sur du pain...imagesimages (2)

PHYTOTHERAPIE: sédatif, calmant, toux, aide à trouver le sommeil,... 

La recette est toute simple :

Mettre de l’eau bouillante sur les pétales (300 à 400 grammes  par litre).

Rajouter un peu de citron (pour garder la belle couleur rouge)

Laisser reposer une nuit.

Faire bouillir la tisane avec le même poids de sucre jusqu’à 102 degrés.

 

Et mettre en bouteille. Et le tour est joué ! Sabrina

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 22:01

Après le combat, le mâle dominant peut s’accoupler.

Le moment venu (fin juin-juillet), la femelle choisira soigneusement un endroit bien abrité, chaud et humide,  pour déposer ses œufs (5 à 15 œufs blancs, la coquille n’est pas rigide, des concrétions en forme de petites étoiles parsèment la coquille) : sous des pierres, dans une souche pourrie, dans un tas de végétaux en décomposition, un tas de feuilles, du compost ou du fumier.

Puis elle les abandonnera… Mauvaise mère !!

 

6 à 8 semaines plus tard les jeunes couleuvres sortiront des œufs, elles se disperseront et vivront leur vie loin de leurs parents, comme des grandes !

Les juvéniles n’ont pas la même « robe » que les adultes.

La couleur de leur corps est unie, sans taches, le dessus vert olivâtre, le dessous jaunâtre.

La tête est tachée de noir. Sur la photo on voit bien la pupille ronde typique des couleuvres.

 

Couleuvre-juvenile-verte-et-jaune-Hierophis-viridiflavus--.JPG

                                                                           Photo : Odette L.

 

couleuvre--Francoise-Benoit-Ste-Marie-de-Cuines.JPG

                                                 Photo : Françoise B (dessous du corps)

 

Il lui faudra attendre 2 à 4 ans pour devenir adulte.

 

Pour comparer voici un adulte trouvé mort sur une route…

 

couleuvre-verte-et-jaune-morte-Cevins-14-5-2013--1-.jpg

                                                                     Cevins, 14-5-2013

                       

 

 Fin avril,  nous avons rencontré un juvénile à découvert, au beau milieu d’un sentier à Sainte-Marie-de-Cuines en Savoie.

 

XX-couleuvre-verte-et-jaune--juvenile-Ste-Marie-d-copie-1.jpg

                                                                              Photo Monique M

 

couleuvre-verte-et-jaune-juvenile-Heriophis-viridiflavus-F.JPG

                                                                                  Photo : Françoise B.

 

couleuvre-verte-et-jaune-juvenile-Heriophis-virid-copie-1.JPG

                                                                Photo Françoise B.

 

Couleuvre-juvenile-verte-et-jaune-Hierophis-viridiflavus-O.JPG                                                                    Photo : Odette L.


 

  Nous avons trouvé son comportement bizarre : au lieu de s’enfuir ou de nous faire face, notre serpent est resté un bon moment sur le chemin, il s’est tortillé devant nous dans tous les sens, montrant parfois son dessous jaune…

Parade d’intimidation ?

 

XX couleuvre verte et jaune juvénile Ste Marie de Cuines

 

Après l’avoir bien observé, l’un de nous l’a pris délicatement et l’a posé dans l’herbe pour la mettre à l’abri…

 

 

 

Monique

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:34

Chez les papillons, les antennes sont le siège de l’odorat. Certains papillons de nuit sont capables de sentir les phéromones émises par une femelle très  éloignée.

Les serpents, eux,  perçoivent les odeurs… avec leur langue !

Leur longue langue bifide sort par une encoche de la mâchoire, pas besoin d’ouvrir la bouche ! Toujours en mouvement, la langue capte les informations chimiques dans l’environnement, dans l’air, sur l’herbe, les rochers…Elle les transmet à l’organe de Jacobson qui les analyse.

Le serpent est ainsi capable de sentir le passage d’une proie, la présence dans les environs d’une femelle ou celle d’un rival…

 

La couleuvre verte et jaune, nous l’avons déjà présentée : cf blog 4-4-2009, Vuache- 24-4-2012, Moulin-de-Vert, Genève.

Bernard Germain de Lacépède l’a décrite  en 1789 : « Le dessus du corps, depuis le bout du museau jusqu'à l'extrémité de la queue, est noir ou d'une couleur verdâtre très foncée, sur laquelle on voit s'étendre d'un bout à l'autre, un grand nombre de raies composées de petites taches jaunâtres de divers figures, les unes allongées, les autres en losanges... »  

 

Le printemps, c’est l’époque des amours.

Deux couleuvres vertes et jaunes mâles, Hierophis viridiflavus, sont à la recherche d’une femelle pour s’accoupler. Une femelle est dans les parages. Les deux mâles se rencontrent. Il y en a un de trop ! Ils vont s’affronter dans un combat. Il n'y a jamais de morsures. Les deux protagonistes cherchent seulement à se déséquilibrer (un peu comme les sumos) et le vaincu quittera les lieux, laissant la place au plus fort. Le vainqueur pourra alors courtiser la femelle et ensuite s'accoupler.

 

couleuvre verte et jaune combat Cevins 1-5-2014 (2)

 

couleuvre verte et jaune combat Cevins 1-5-2014 (3)

 

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--4-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--2-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--3-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014--7-.JPG

 


 

Les deux serpents sont de belle taille.

Ils enroulent leurs queues faisant une sorte de tresse, ils s’entortillent, dressent leur tête….

C’est étonnant de voir comment ces bêtes qui rampent sont capables de se dresser haut !

 

De très nombreux serpents procèdent de cette façon.

Chez la couleuvre verte et jaune, c'est très spectaculaire car c'est un serpent de belle taille et surtout très vif. Les autres couleuvres de France, souvent plus petites, sont encore plus difficiles à observer. 

 

Très occupées, nos couleuvres vertes et jaunes n’ont pas détecté notre présence, nous restons discrets, nous sommes ravis d’assister à cette scène. Quelle chance ! C’est vraiment un beau spectacle !

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014--1-.JPG

Les photos ne peuvent pas rendre ce que nous avons vu, il aurait fallu filmer le combat.

 

Le combat est terminé ? Non, mais elles se sont aperçues qu’elles avaient des spectateurs.

Elles se séparent. Très agiles elles s’enfuient, elles se glissent dans l’herbe et vont se cacher dans les broussailles.

 


                                                                                            Monique

 

Remerciements à Jocelyn Quillon …

Dans les vignes de Cevins (Savoie), le 1e mai 2014.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 15:17

 

Du 21 au 25 mai, c’est la fête de la nature partout en France.

Et cette année, honneur aux fleurs, aux arbres et autres végétaux !

Venez découvrir les richesses végétales des réserves naturelles du bassin annécien avec Asters lors de 2 sorties :

Mercredi 21 mai, de 14h à 16h30, sortie « le temps des fleurs » à la réserve naturelle du Bout du Lac

 

Samedi 24 mai, de 9h30 à midi, sortie participative « jeunes pousses et vieilles branches » à la réserve naturelle du Roc de Chère.

Affiche-Asters-Fete-de-la-nature.jpg

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 19:21

Ce gros coléoptère inoffensif appartient à la famille des Chrysomélidés.

Très tôt au printemps, on le rencontre sur le bord des chemins, dans les orées forestières.

 

Crache-sang-Timarchia---2-.JPG

 

Il se déplace lentement et maladroitement sur le sol. Les tarses, très longs, lui donnent une allure « haut sur pattes » inhabituelle chez nos coléoptères. Son nom « Timarque » viendrait d'un terme grec évoquant les élites qui dans lAntiquité, se devaient d'adopter une allure à la fois flegmatique et noble.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-Crache-sang-mont-des-princes--2-.jpg

 

Les pattes sont munies de coussinets qui adhèrent comme une ventouse : cela permet au mâle de se maintenir sur le dos de la femelle pendant l’accouplement.

 

Le Timarche n’a pas d’ailes et ne peut pas voler, ses élytres sont soudés.

 

Lorsqu’il est dérangé, il émet par la bouche et les articulations une goutte de liquide rouge. Ce phénomène est appelé « saignée réflexe » ou « hémaphrorhée ». Ce liquide est en fait de l’hémolymphe et son mauvais goût repousserait les prédateurs.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-Crache-sang-Montagne-des-Princes-P.JPG

 

Les œufs sont pondus au printemps sur des gaillets et donnent naissance à de grosses larves  dodues (20 mm), couleur bronze,  qui se nourrissent de Rubiacées.

La larve a au bout de son abdomen un pygopode, sorte de ventouse qui lui sert à se déplacer sur les tiges.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-larve--Gaillet-Chignin--73----Copi.JPG

                           A Chignin, le 17 avril, nous avons rencontré de nombreuses larves sur le gaillet gratteron..

 

 La nymphose a lieu en automne. Après une diapause (repos) hivernale,  les insectes adultes  naissent au printemps suivant.

 

                                                                                           Claudie

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 18:22

Le bissap ou jus de bissap est une boisson rafraîchissante rouge consommée en Afrique. En Egypte, on l’appelle karkadé. Pour les Italiens qui ont connu cette boisson lors de la guerre d’Abyssinie de 1936 c‘est le « thé d’Abyssinie ».

 

Nous connaissions le bissap, mais nous n’avions jamais vu la plante qui sert à faire cette boisson. Lors de notre voyage au Sénégal, nous avons vu des cultures d’Hibiscus sabdariffa, dans la région de Kaolack et surtout près de Toubacouta (delta du Siné Saloum).

 

2-Bissap-pres-de-Toubacouta--1-.jpg

 C’est une plante de la famille des Mauves (Malvacées) qui est peut-être originaire d’Asie, mais qui est cultivée depuis très longtemps en Afrique.

 

3-bissap-fleurs-et-feuilles-pres-de-Toubacouta.jpg

 On l’appelle Oseille de Guinée, car les feuilles sont cuisinées comme des épinards.

 

Pour faire la boisson, on n’utilise pas les fleurs.

 

4-Hibiscus-sabdariffa-Malvacees-Oseille-de-Guinee--bissap.jpgOn cueille les calices rouges charnus qui entourent le fruit lorsque les fleurs sont tombées.

 

5-Hibiscus--sabdariffa-Toubacouta-Cl--2-.jpg

 

6-Hibiscus-sabdariffa-Malvacees-Bissap-Toubacouta-Cl--5-.jpg

 

6-x-Bissap-pres-de-Toubacouta--2-.jpg

 

6-y-Bissap-pres-de-Toubacouta--5-.jpgCes calices sont séchés et vendus sur les marchés.

 

7 Bissap marché Burkina Demaison févr 2013

 Pour préparer le bissap, on met une bonne poignée de calices dans de l’eau qu’on porte à ébullition. Puis on ajoute du sucre, éventuellement de la vanille, de la cannelle, des feuilles de menthe, du jus de citron ou du jus d’ananas… et on laisse infuser au moins 2 heures. Ensuite on filtre et on met au réfrigérateur.

On peut aussi laisser infuser les calices dans de l’eau froide pendant au moins 24 heures.

 

Cette boisson légèrement acidulée est agréable. Et elle a de nombreuses propriétés médicinales, elle est antimicrobienne, antiseptique, elle réduirait la tension artérielle, elle faciliterait la digestion…

 

Bissap-1.jpg

 On fait aussi de la gelée, mais il est indispensable d’ajouter un sachet de Vitpris car le bissap ne contient pas de pectines.

 

Dans les cultures de bissap, nous avons remarqué des plantes vert clair et non rouge pourpre. Abdou, notre guide, nous a dit que les femmes les utilisent  en légume pour faire de la soupe ou pour accompagner le riz.

 

8-Bissap-vert-pres-de-Toubacouta--1-.jpg

 

                                                        Monique

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:46

Au Sénégal en décembre 2013, le premier jour, lors d’un arrêt pour observer les oiseaux pas très loin de Dakar,  nous sommes étonnés de voir voler une multitude de petits papillons blancs. Ils volètent partout et beaucoup se font tuer par les voitures. Un individu mort en bon état est recueilli sur la route, ce qui facilitera la détermination.

 

PI-Belenois-aurota-mort-1e-jour--2-.JPG

 

Cela me rappelle un article lu sur Internet lorsque je préparais ce voyage : « La neige au Sénégal ! des nuages de papillons blancs envahissent le littoral et décorent le paysage…» J’avais vu une petite vidéo et je rêvais de voir cela.

Mais quel est ce papillon qui occasionne un tel phénomène ?

 

Au retour, après des recherches, nous apprenons qu’il s’agit de Belenois aurota, the Brown-Veined White, the Pioner White. Il n’a pas de nom français.

C’est un papillon blanc à nervures sombres. La forme de la saison sèche que nous avons rencontrée est pâle, la forme de la saison des pluies est plus jaune.

 

Nous trouvons de nombreuses chrysalides vides sur Boscia senegalensis –famille des Capparacées, plante nourricière des chenilles en Afrique - : les papillons viennent donc d’émerger.

 

PI-Belenois-aurota-sur--Boscia-senegalensis-nb-chrysalides-.jpg

 

Boscia-senegalensis-Capparacees--Richard-Toll-Cl--2-.JPG

 

Boscia-senegalensis--Capparacees--Richard-Toll---4-.JPG

 

Ils butinent Hyptis suaveolens, une plante à odeur de menthe, mais se posent très peu et sont difficiles à photographier.

 

PI-Belenois-aurota-sur-Hyptis-suaveolens-jour-1-Cl---2----C.jpg

 Nos papillons sont en migration ! Ils effectuent des migrations spectaculaires en Afrique tropicale (migrations NE en été et en automne).

 

Cf internet- 15 décembre 2009 : « La neige au Sénégal- Le mois dernier nous avons assisté à la première  neige au Sénégal. Ce phénomène se passe entre l'hivernage (mois d'été) pour nous et l'hiver période sans pluie (actuellement).....où la température est  de 32°. Des nuages de papillons blancs envahissent le littoral et décorent le paysage… »

 

PI-Belenois-aurota-sur-Hyptis-suaveolens-et-1-Colo-copie-1.jpg

 … « 11 février 2012, des milliers de papillons survolent Nairobi, Kenya. »

Et aussi en Afrique du sud : « clouds of butterflies descend on Joburg (Johannesburg) »……

Ces migrations ont lieu chaque année, mais elles ne sont pas toujours aussi spectaculaires. Mais pourquoi ces migrations ? Pour la recherche de nourriture ?

 

Lors de notre voyage, nous avons vu ce papillon pour la première fois posé sur un filao, dans le jardin de l’hôtel Calao à Dakar.

 

PI-Belenois-aurota-dans-filao-Dakar-JM.JPG

Puis lors d’un arrêt au Technopôle, situé dans la bande des Niayes (zones humides formées par des dépressions interdunaires). Il faisait très chaud : 37 °5

Mais c’est entre Dakar et Kébémer qu’ils étaient le plus nombreux !

 

 

Belenois aurota est présent en Afrique, au sud du Sahara, mais aussi en Asie (Inde, Pakistan…).

   

 

                                                              Claudie

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:44

Calotropis procera : cet arbuste appartient à la famille des Apocynacées. Il résiste à la sècheresse, il est fréquent dans les pays du Sahel. Au Sénégal, nous l’avons vu surtout dans le nord. Ses feuilles sont épaisses, d’un vert grisâtre. Cest l'une des plantes-hôtes de la chenille du papillon Petit Monarque (voir le dernier article sur le Sénégal).

 

Calotropis-procera-djoudj-Cl--2-.jpg

                                            Dans le parc du Djoudj (à gauche)

 

Cormorans-d-Afrique-Calotropis-procera-Dakar-JM.jpg                                  Près de Dakar, Cormorans africains perchés dans un Calotropis

 

Calotropis-Paysage-Acacias-Richard-Toll--10-dec-JM.jpg                    Près de Richard Toll, dans la forêt de Mbilor, les Calotropis se sont ressemés.

 

 La moindre blessure laisse couler un latex abondant qui est irritant, dangereux pour les yeux, il servirait à épiler et à tanner les peaux. La plante est utilisée en médecine traditionnelle.

 

Caloptopis-procera-latex-O-Gonnet.jpg

                                              Latex (photo : Olivier Gonnet)

 

 Les fleurs sont belles, blanches avec la pointe de couleur améthyste.

 

Calotropis procera fleurs jour 1 Cl (2)

 


 Les fruits sont de grands follicules souvent disposés par deux. D’où les noms donnés par les légionnaires, roustonnier, arbre à couilles….

 

Calotropis procera fl et fruits Kaolack 18-12

 

Calotropis procera fr ouvert O Gonnet                        Voici un jeune fruit coupé en 2 (photo Olivier Gonnet)

 

Lorsque les graines sont mûres elles sont prolongées par une aigrette soyeuse, d’où le nom « Arbre à soie ».

 

Dans la forêt de Mbilor près de Richard Toll, nous avons remarqué de nombreuses fourmis sur les feuilles, à cause de la présence de pucerons.

 

Calotropis-procera-et-fourmis-Richard-Toll--1-.jpg

 

 

                                                                        Monique et Claudie

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