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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 22:31

Merci aux amis courageux qui ont répondu présent à l’invitation du Groupe Nature malgré un temps peu engageant : ils sont venus de Montmélian, d’Albertville, d’Ugine et même de Modane.  Les amis de Moûtiers, pris par une exposition de champignons à Naves, n’ont pas pu venir.

Ils ont été accueillis au Plan d’eau de Marlens par des membres du Groupe Nature. Il pleuvait… Mais grâce à la débrouillardise et au dévouement de Paul, aidé de Jean-Marc, tout ce petit monde a pu prendre le café au sec, sous un chapiteau dressé près du parking.

 

café Sabrina DSCF7254

 

Puis ils sont partis en prospection équipés pour la pluie et munis de gilets fluo (ouverture de la chasse !). 2 sites ont été choisis : « Les Combes » à Seythenex et le « Col de l’Epine » à Marlens.

 

groupe-avec-gilets-fluo-dans-la-foret-Sabrina-70.JPG

 

Intersocietes-myco-13-Odette.JPG

 

Après le pique-nique convivial, les champignons récoltés ont été déterminés par Daniel R-M et Serge M.  J’ai été heureuse de rejoindre le groupe : la cheville dans le plâtre depuis 4 semaines, je suis privée de sorties dans la montagne et dans les bois, privée de réunions, privée de fleurs, de papillons, de champignons etc. !

 

Monique-platre-intersoc-myco-13-Odette-copie-1.JPG

 

Serge a donné des explications très claires, avec des anecdotes parfois amusantes, comme par ex. cette dame qui contestait la toxicité du Paxille enroulé : « Monsieur, je vous dis que j’en mange chaque année depuis 10 ans ! ». Serge lui a répondu : « Mais Madame, c’est à partir de la 11e année qu’il y a des risques ! ». Anecdotes rendant cette séance de détermination très captivante.

 

Determination--4-.JPG

 

Rappelons que Paxillus involutus n’est pas mortel à chaque fois. Les Polonais le consommaient sous le nom de « chanterelle brune ». Mais cru ou mal cuit, ou consommé trop souvent, il peut provoquer la mort. Il a causé la mort du grand mycologue Julius Schäffer (spécialiste des russules) en 1944, à une époque où on ne connaissait pas encore la toxicité de ce champignon. Sa femme a consommé le plat de paxilles sans inconvénients …. « La consommation répétée conduit à un mécanisme de sensibilisation (allergie). »

 

Paxillus-involutus-Pas-du-Roc-73.JPG

                                                  Paxillus involutus, Paxille enroulé

 

Les connaissances évoluent, des champignons réputés comestibles sont reconnus toxiques, par ex. Gyromitra esculenta, qui se traduit par Gyromitre « comestible », le Tricholome équestre..

 

108 champignons ont reçu un nom… (il reste toujours quelques espèces embarrassantes qui restent au fond des paniers ! Pour ces espèces, « détermination poubelle » !)

Voici une petite sélection :

 

cf-Agaricus-silvicola.JPG

                       Agaricus silvicola, un « rosé » à odeur d’anis et jaunissement lent mais intense

 

Calvatia-gigantea.JPG

 

Calvatia-gigantea-interieur-SabrinaDSCF7310.JPG                        Calvatia gigantea = Langermannia gigantea, la vesse de loup géante.  Olivier a repéré ces 2 exemplaires   de     grosseur moyenne, ils peuvent être beaucoup plus gros !) depuis la voiture.

 

Cantarellus-cibarius.JPG

                                Cantharellus cibarius, la chanterelle, de très beaux exemplaires ont été trouvés

 

Catathelasma-imperiale.JPG

                          Catathelasma imperiale= Biannularia imperialis, gros champignon massif. Nom de genre bien difficile à prononcer, « Biannularia », présence de 2 « anneaux », c’était plus simple !

 

Coprinus-micaceus.JPG

                                  Coprinus micaceus, en touffes, sur souches, chapeau ocre à centre poudré

 

Geastrum-quadrifidum-et-sessile.JPG

                        2 espèces de Geaster (aster :étoile- ge.. : de terre) : Geastrum fimbriatum = sessile, pousse sous les conifères et Geastrum quadrifidum.

 

Lentinellus-cochleatus.JPG                                      Lentinellus cochleatus, chapeaux en colimaçon, forte odeur d’anis.

 

  C’est le début de la saison mycologique. Rendez-vous à l’exposition  d’automne du Groupe Nature à la salle polyvalente de Faverges, entrée libre : samedi 28 Septembre, 14h-18h - dimanche 29 Septembre, 9h-18h - lundi 30 Septembre réservé aux scolaires.

 

paniers-intersoc-2013-copie-1.JPG

 

 

Monique

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:28

 

L’Epeire feuille-de-chêne, Aculepeira ceropegia

Son ventre a la forme d’un ballon de rugby, il est orné d’un dessin caractéristique évoquant une feuille de chêne.

 

Aculepeira-ceropegia--Epeire-feuille-de-chene-dessin.jpg

 

Cette araignée détricote et retisse sa toile chaque jour en fin d’après-midi.

Elle passe presque tout son temps au milieu de sa toile. Mais parfois elle se repose dans une petite « couchette » de soie blanche qu’elle a installée juste à côté, ici sous une fleur de scabieuse.

 

Aculepeira-ceropegia-dans-sa-couchette.jpg

 

Nous l’avons surprise en train d’emballer un criquet. En quelques secondes et après l’avoir paralysé avec son venin, l’araignée a déversé sur lui une soie compacte dévidée en larges rubans. Le pauvre insecte a vite été ligoté et n’a eu plus aucune chance de s’en sortir !

 

Aculepeira-ceropegia--emballe-criquet-Creuzates--2-.jpg

 

 

L’Epeire à quatre points, Araneus quadratus

Une grosse araignée à ventre rond, de couleur verte avec quatre très belles taches blanches.

 Une ombelle retournée et desséchée lui permet d’y fixer sa tente de soie blanche : pendant la journée, c’est là qu’elle se repose.

 

Araneus-quadratus-Epeire-a-4-points-Creuzates--7-.jpg

A la fin de l’été, elle change de couleur et devient kaki foncé, orange ou même rouge brique.

Avant de mourir, elle pondra une centaine de petits œufs emballés dans un cocon de soie isolante : ainsi ils pourront passer l’hiver sans problème.  

 

Araneus diadematus, l’Epeire diadème ou Araignée porte-croix

Ce petit nom à cause de la croix en pierres précieuses  qui semble dessinée sur son abdomen.

Une femelle photographiée sur une Reine-des-prés ou Spirée (Filipendula ulmaria)

 

Araneus-diadematus--femelle-Creuzates.jpg

 

Nous avons capturé un mâle avec le filet, mais après l’avoir observé, nous l’avons relâché aussitôt.

 

Araneus-diadematus-male-Creuzates--2-.jpg

 

                                                                                                       Claudie

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 22:34

La Decticelle bariolée,  Metrioptera roeselii – (A.J.Rösel von Rosenhof, grand naturaliste allemand )

Les lobes latéraux du pronotum sont bordés de blanc jaunâtre ou de vert pâle

 

Metrioptera-roeselii-Decticelle-bariolee-.jpg

Très commune dans les prairies humides mais aussi dans les pelouses sèches jusqu’à 1500 m

Pour déposer ses œufs, la femelle perce avec ses mandibules dans une tige épaisse (par ex. celle du Cirse maraîcher, Cirsium oleraceum) une ouverture dans laquelle elle plonge son oviscapte.

 

Le Dectique mangeur de verrues, Decticus verrucivorus

Ce nom vient d'une croyance populaire largement répandue en Europe, selon laquelle on faisait mordre les verrues par le dectique, puis on les brûlait en y déposant le suc intestinal caustique de l'animal.

 

Decticus-verrucivorus--2-.jpg

De même taille que la Grande Sauterelle verte, le Dectique mangeur de verrues est très commun sur les pelouses rases d'altitude. Il se nourrit essentiellement d'insectes mais aussi de végétaux.

 

Le Criquet bariolé, la Poupée sibérienne, Arcyptera fusca

Un criquet d'assez grande taille, aux couleurs voyantes. Il est d'un jaune olivâtre maculé de jaune et de noir. Les tibias postérieurs sont d'un rouge éclatant.

 

Arcyptera-fusca-Arcyptere-bariolee-Creuzates.jpg

 Il aime les pelouses sèches pauvres en végétation et on le repère à sa stridulation qui rappelle le bruit que fait une voiture à friction. Le mâle produit en vol un crépitement de crécelle.

 

Le Criquet des genévriers,  Euthystera brachyptera

Ce petit criquet est très beau, ordinairement d'un vert clair presque fluorescent avec des reflets soyeux. Dans les deux sexes, les organes de vol sont très réduits, mais chez la femelle ils sont tellement  atrophiés qu'on dirait des «écailles » roses.

 

Euthystera-brachyptera-.jpg

                                             Le Criquet des genévriers affectionne les endroits humides.

 

La Miramelle des reposoirs, Miramella subalpina

Un criquet d’un vert éclatant, avec une bande noire sur les côtés du pronotum. La face inférieure des fémurs est rouge.

Elle aime les milieux humides, les pâturages luxuriants, les reposoirs à moutons. On la voit souvent sur les feuilles de la Gentiane jaune.

 

Accouplement-Miramella-alpina.JPG.jpg

 

                                                                                                   Claudie

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 13:30

Trois ans, presque jour pour jour, après une première sortie du Groupe Nature de Faverges sur cette tourbière (cf. article du Blog en date du 13 août 2009), nous nous sommes retrouvés sept au départ du circuit (Claudie, Marie-Reine, Janine B., Maurice et Colette, Françoise B. Pierre), Monique n’ayant pu participer suite à une chute la veille en redescendant du Pic du Jallouvre.

 

Cette tourbière de 5 ha est située à une altitude de 1320m sur le territoire de la commune de Saint-François-de-Sales et dans le Parc Naturel Régional des Bauges. En février 1985, elle est le 1er site de Savoie protégé par arrêté préfectoral de biotope qui couvre 18 ha. En août 2006 elle a fait l’objet d’un classement en site Natura 2000 en raison de la présence d’espèces floristiques et faunistiques d’intérêt communautaire. En 2007, elle est inscrite à l’inventaire ZNIEFF de type 1 (Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), sous la dénomination « Tourbières et landes environnantes ». Le site est également inscrit à l’inventaire des tourbières de Rhône-Alpes. Tous ces périmètres ne se superposent pas forcément. Rappelons que les procédures de classement présentent certains avantages, notamment exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, réduction des droits de succession, mais imposent en revanche des engagements et recommandations aux propriétaires de terrains et chalets ou des utilisateurs du site. En effet les activités humaines restent importantes sur ce secteur, lui conférant une grande fragilité.

 

Carte-Creusattes.jpg

 

Avec des informations précises et affûtées, Maurice a su nous rappeler la formation et l’évolution de cette tourbière, ses caractéristiques et composantes, ainsi que les nombreuses études engagées préalablement à la protection de ce secteur. Le contexte géologique calcaire des Creusates, la topographie et le système hydrologique expliquent le changement progressif des conditions de vie des plantes et par là l’extrême diversité de milieux plus ou moins concentriques. Au centre, une mosaïque de dépressions à petites laiches et des cordons plus hauts de sphaignes ; un anneau de prairie à molinie ; une bande de mégaphorbiaies à reine des prés et au delà des prés, les boisements. Au cœur du site, l’épaisseur de tourbe est très importante (11m) dont 10.5m se sont constitués en seulement 6000 ans.

 

Toutes ces zones ont fait l’objet de recensements exhaustifs, tant sur le plan floristique que faunistique. Des espèces rares sont présentes que nous ne pourrons évidemment pas toutes admirer. A l’approche de la tourbière, nous ne sommes pas encore sur des terrains véritablement humides. Ce sont les boisements et prés constituant le bassin versant de la tourbière. On y trouve Genista tinctoria, Succisa pratensis, Carlina acaulis, Centaurea jacea, Vaccinium vitis-idaea, Antennaria dioica, Arnica montana, Hieracium pilosella, ainsi que différents Carex, Juncus  et Eriophorum

 

En s’approchant, la première à surprendre est très présente ici ainsi que sur la tourbière du plateau de Sommand (74): il s’agit de Swertia perennis, belle plante très fleurie de couleur bleu-gris. Cette gentiane est accompagnée de Parnassia palustris, de Galium

 

Fleurs--Creusattes-1.jpg

uliginosum, Succisa pratensis et en fruit Trollius europaeus et Geum rivale. Dans un secteur plus délimité, c’est Filipendula ulmaria qui domine. Sur quelques hauts coussins de sphaignes, quelle beauté de voir quelques sporophytes sphériques avec l’opercule qui sera expulsé à la maturité, après que la capsule soit devenue cylindrique. En entrant précautionneusement dans la zone tourbeuse, nous évitons de marcher sur Drosera rotundifolia, longifolia et l’hybride des deux espèces, Rhynchospora alba, Trichophorum alpinum et les

 

Fleurs-Creusattes-2.jpg

 

feuilles seulement de Pinguicula vulgaris et de Menyanthes trifoliata. Elles sont toujours étonnantes à regarder, même si ce ne sont pas des raretés. Mais hélas nous n’aurons pas vu Scheuchzeria palustris et d’autres plantes hautement protégées. Nous avons pu constater que le bouleau gagne du terrain dans la partie nord de la tourbière. Les autorités responsables devront y veiller.

 

Tout au long de la journée, Claudie nous a fait découvrir le monde des sauterelles et des criquets, souvent parés de couleurs étonnantes à y regarder de plus près : ce sera l’objet du prochain article.

 

Pierre

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 17:25

Hamearis lucina, la Lucine

 

Le seul représentant européen d’une famille de papillons tropicaux, les Riodinidés que l’on trouve surtout en Amérique latine.

Notre Lucine n’a pas les couleurs métalliques brillantes (bleu, rouge, vert) de ces papillons tropicaux,  mais elle est très mignonne avec ses deux rangées de taches blanches sur l’aile postérieure.

 

LY-Hamearis-lucina-Lucine-St-Jean-Belleville---2-.jpg

Ce matin-là, les Lucines étaient très nombreuses à prendre le soleil sur les grandes Apiacées.

 

LY-Hamearis-lucina-Lucine-St-Jean-Belleville-.jpg

On appelle aussi ce papillon « Faune de la primevère » car les femelles pondent sur le dessous des feuilles de  primevères.

 

Lasiocampa quercus, le Bombyx du chêne, le Bombyx du genêt

 

On rencontre assez souvent ce beau papillon de nuit en montagne.

Lors de cette sortie, nous avons vu un mâle (antennes pectinées) aux ailes d’un brun châtain sombre et chaud avec une bande jaune d’or et un point discoïdal blanc. Les mâles sont actifs le jour, les femelles sont nocturnes.

 

LAS-Lasiocampa-quercus-Bombyx-du-chene-male-St-Jean-Belle.jpg

 

La chenille est polyphage : elle se nourrit sur différents arbres, arbustes et plantes.

 

Boloria euphrosyne, le Grand Collier argenté

 

NY-Boloria-euphrosyne-Grd-Collier-argente-St-Jean-Bellevil.jpg

 Ce joli papillon fait partie des Nacrés. On peut voir sur le dessous de l’aile postérieure, au milieu, une tache nacrée brillante et sur le bord toute une série de ces mêmes taches.

La chenille se nourrit sur les violettes.

 

Cupido osiris, l’Azuré de la chevrette, l’Azuré osiris

 

Ce petit Lycène est lié au Sainfoin (différents Onobrychis) : les œufs sont pondus isolément sur les inflorescences.

Le mâle est bleu-violet bordé de noir, la femelle brun-noir suffusée de bleu à la base.

 

Cupido-osiris-femelle-A-chevrettesur-Onobrychis-.jpg

 

Cupido-osiris-femelle-A-chevrettesur-Onobrychis---2-.jpg

 

Cupido-osiris-male-St-Jean-Belleville---Copie.jpg

 

Eumedonia eumedon, l’Argus de la sanguinaire

 

Pour découvrir ce petit papillon dans nos montagnes, il suffit de le guetter près des touffes du Géranium des bois (Geranium sylvaticum).

 

Eumedonia-eumedon-Col-des-Annes.jpg

En effet, ce Lycène est lié à cette plante,  les œufs blancs et légèrement aplatis sont déposés isolément sur le style de la fleur. Essayez de les découvrir, c’est amusant et pas si difficile !

 

Eumedonia-eumedon-oeuf-Glieres.JPG

 

A la naissance, la petite chenille s’introduit dans l’ovaire et se nourrit des tissus séminifères. Au 3e  stade, elle quitte la fleur, descend au pied de la plante pour hiberner. Au printemps, elle regagne la plante, ronge un pétiole, provoquant le flétrissement de la feuille qui se referme comme un parapluie. La chenille s’abrite dans l’abri ainsi formé, où elle reçoit la visite de fourmis qui viennent quémander sa sécrétion dorsale sucrée.

 

Claudie

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 16:30

 A la « Journée Intersociétés » organisée le 30 juin par les amis de Moûtiers à  Saint-Jean-de-Belleville nous avons observé de nombreux papillons (cf « Rassemblements de petits Bleus »,  blog du 28 juillet), mais aussi beaucoup de fleurs de toutes sortes.

 

 Le Silène fleur-de-Jupiter, Silene flos-jovis (= Lychnis), aux belles fleurs rose vif groupées en têtes serrées, est rare en Haute-Savoie, il pousse sur silice ou sur sols acidifiés.

 

Lychnis-flos-Jovi---2-.JPG

 Une Gesse à grosses fleurs jaunes qui deviennent orangé-brunâtre, Lathyrus occidentalis. Elle pousse sur calcaire, on la rencontre en montant à la Dent de Cons depuis Faverges-Frontenex. Remarquez les trous à la base des fleurs  (plante de gauche) : un bourdon est venu voler le nectar sans passer par la porte…

 

Lathyrus-occidentalis-St-Jean-Belleville---3-.JPG

 

 Une Boraginacée qui n’a pas de poils, le Mélinet glabre, Cerinthe glabra.

 

Cerinthe glabra St Jean Belleville (2)

 L’Asphodèle blanc du Dauphiné, Asphodelus albus subsp. delphinensis. En Haute-Savoie, nous n’avons pas cette grande Liliacée. La station la plus proche, c’est au-dessus d’Albertville en allant au Grand Roc.

 

Asphodelus St Jean B

 Il y avait aussi de superbes Lis : Lilium bulbiferum  var. croceum, le  Lis orangé ou Lis faux safran (« croceum », couleur safran)…

 

Lilium-croceum-St-Jean-Belleville-.JPG

 

Lilium-croceum-St-Jean-Cl-JM--1-.JPG

 La variété qui porte des bulbilles à l’aisselle des feuilles  (« bulbiferum », qui porte des bulbes) ne pousse pas chez nous, mais plus à l’Est, nous l’avons vue par exemple en Croatie….


 Ce Lis est rare et  très localisé en Haute-Savoie : dans les gorges de Saint-Jeoire à Onnion,  à Mieussy, au-dessus de Sallanches et de Magland, dans le Vuache où 15 pieds ont été dénombrés en 2009, dont seulement 4 fleuris (l’endroit serait trop sec).

Il est moins rare en Savoie…


 Lis photographié dans un jardin à Saint-Jean. Autrefois on s’autorisait à prélever des bulbes !

 

Lilium-croceum-St-Jean-de-Belleville---1--copie-1.JPG

    Il y a longtemps ma grand-mère m’a offert un livre précieux : le tome I de « Fleurs des Alpes cueillies dans mes excursions » (Lausanne 1928).

 

Fleurs-des-Alpes-Comtesse-de-Vendome.JPG


 Il  contient  des reproductions d’aquarelles de la Duchesse de Vendôme, la Princesse Henriette de Belgique  (1870-1948). Elle est la sœur du roi  de Belgique Albert Ier (1875-1934), le roi alpiniste qui a inauguré en 1930 le refuge Albert Ier, offert par le Club Alpin Belge au Club Alpin Français. Albert Ier a réalisé de belles et difficiles ascensions dans le massif du Mont Blanc, dans les Dolomites… Il est mort d’un accident d’escalade dans les rochers de  Marche-les-Dames près de Namur en février 1934.

 

 

Voici la planche n° 2 : « Lis de Saint-Jean. (Rochers de Mieussy, Savoie) »

 

Lilium-croceum-Comtesse-de-Vendome--1-.JPG

 

   La Princesse Henriette, « modeste amateur, sans grande science, mais animée d’un amour ardent de la nature et d’une profonde passion pour les fleurs » emportait toujours avec elle du papier et des couleurs pour « esquisser les fleurs sur place … dans leur milieu».

 

P1260171-copie-1.JPG

    Elle indique toujours le lieu où elle a rencontré la fleur…Ce Lis, elle l’a peint à Mieussy, station qui existe encore aujourd’hui.

« J’ai cueilli aux rochers de Mieussy (Haute-Savoie) le beau lis orangé, Lis de Saint-Jean, qui est une des plus belles parures de la flore méridionale. »

 

Lilium-croceum-Comtesse-de-Vendome--2--copie-1.JPG

 A l’époque on  cueillait les fleurs sans penser qu’elles pourraient disparaître un jour !

…Mais aujourd’hui, ce magnifique Lis est bien sûr protégé !

Eh bien, non ! Pas de Protection Nationale pour cette fleur  si remarquable…. Protection Départementale dans certains départements…

En Savoie, en Haute-Savoie, il n’est pas protégé !

 

  En fait  le Lis se protège tout seul : il pousse la plupart du temps dans des lieux inaccessibles.

Mais à Saint-Jean, les Lis poussaient tout simplement dans un pré…

 

Une règle : on ne cueille plus, on va voir la plante sur place, on l’admire et on la photographie !

 

Monique

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:14

Lors d’une sortie botanique intersociété à St-Jean-de-Belleville (Savoie) le 30 juin 2013, nous avons observé un grand rassemblement de papillons sur le chemin mouillé par la pluie de la veille. Il y en avait bien  une soixantaine !

C’était un spectacle fascinant !

 

1-bcp-de-Cupido-minimus-qq-Cyaniris-semiargus.jpg

 

1 1 Nb Cupido minimus qq C osiris 1 Erebia alberg

                                                          Moiré lancéolé au milieu des Lycènes

 

Les papillons se rassemblent souvent sur le sol humide par temps chaud. Mais les Azurés (les « Petits Bleus ») dominent en nombre et en diversité les autres genres.

On observe aussi fréquemment des Hespéries, quelques Nacrés et Mélitées, des Piérides et en montagne, des Moirés.

 

Nous avons contemplé longuement ces papillons pour les identifier : ils ne cherchaient pas à s’envoler, même lorsque j’essayais de les capturer au filet !

 

Nous avons reconnu essentiellement des Lycènes, Cupido minimus, l'Argus frêle en très grand nombre… mais aussi  Cyaniris semiargus, le Demi-Argus, Plebejus argus, le Petit Argus, Cupido osiris, l'Azuré osiris, Lysandra bellargus, l'Azuré bleu céleste.

 

3-C-semiargus-a-g-1-M-plantain-Melitaea-Cinxia.jpg

 

50-Foule-Melitaea-cinxia-et-Petits-lycenes-St-Jean-Bellevi.jpg

 

Il y avait aussi Melitaea cinxia, la Mélitée du plantain, Erebia alberganus, le Moiré lancéolé, Pyrgus malvae, l’Hespérie de l’alcée, Epirrhoe tristata, la Mélanippe triste, un papillon de nuit appartenant à la famille des Geometridae...

 

M-cinxia-Hes-perie-mauve.jpg

                                     Mélitée du plantain (au milieu) et Hespérie de la mauve (au fond)

 

Lysandra-bellargus.jpg

                                                                Argus bleu-céleste (au milieu)

 

GEO Epirrhoe tristata Mélanippe triste et deux C minmus

                                                         Mélanippe triste (à gauche) et deux Argus frêles

 

En principe, les papillons des différentes familles ne se mélangent pas.

Les Lycènes sont éparpillés ou groupés par espèces.

 

Quelques mètres plus loin, d'autres papillons étaient posés sur une crotte de renard.

En effet, ils sont attirés par les excréments - de carnivores surtout- mais aussi les vieilles bouses et les cadavres de mammifères ou de reptiles.

 

Crotte les gros Cyaniris semiargus

                                                           Deux Demi-Argus  (à droite)

 

Ces papillons se rassemblent en grand nombre pour boire sur le sol. Ils aiment se poser sur des excréments afin d'en aspirer les sels minéraux.

On peut penser qu’ils sont attirés par la coloration des ailes de leurs congénères déjà posés au sol.

 

 

On remarque que les femelles sont souvent très peu nombreuses voire absentes de ces banquets.

…Pourquoi ??

 

Claudie

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 14:41

 

Cette région du sud Massif Central attire depuis longtemps les passionnés de flore, sans parler des savants botanistes qui l’ont visitée ou habitée (cf. article sur l’abbé des Fleurs H. Coste). J’ai passé trois jours en mai 2013 dans cette région dans le cadre d’un stage botanique, accompagné de plusieurs personnes de l'Association Mycologique et Botanique de l'Hérault et des Hauts Cantons dont Guy Chauvet Président, Pascal Arnaud et Christian Bernard, ce dernier faisant autorité au niveau national pour ses connaissances botaniques et de sa région. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la flore des Causses et un des initiateurs du Musée Coste de St-Paul-des-Fonds. Les sols y sont essentiellement calcaires, marneux ou dolomitiques, les influences climatiques méditerranéennes, océaniques ou continentales, la topographie s’étage entre 600 et plus de 1200m d’altitude en trois ensembles (Avant-Causses, Causses de Rodez et Causses majeurs), séparés parfois par des gorges profondes. La végétation y est donc forcément très diversifiée (plus de 2000 espèces). Malgré le retard de la végétation dû à la météo en ce début de mois de mai 2013, j’ai été surpris de découvrir en quantité impressionnante les plantes suivantes :

 

-       sur coteaux secs et pelouses rocailleuses : Iris lutescens ou iris jaunâtre, atteignant péniblement 20cm de hauteur, de couleur bleu-violet ou jaunâtre. Cet iris est proche de son cousin (Iris chamaeris ou iris nain). Tous deux sont très présents dans le sud du Massif Central et dans les régions méditerranéennes. Narcissus assoanus ou Narcisse d’Asso ou encore narcisse à feuilles de jonc présente une couronne de couleur jaune de 2cm de diamètre, odorante. Comme l’iris, il dépasse rarement les 20cm et fréquente les mêmes régions. Ranunculus gramineus ou renoncule graminoïde avec ses étonnantes feuilles linéaires très effilées. Cette renoncule est plus courante sur le territoire national, mais elle est protégée notamment en région Centre. Beaucoup plus rare, Lathyrus pannonicus ou gesse blanchâtre qui bénéficie d’une protection régionale.

 

photos-blog-1.jpg

 -       sous une chênaie claire en pente, proche de l’impressionnant cirque de Navacelles : Aristolochia pistolochia ou aristoloche pistoloche, plante couverte de poils durs, aux curieuses fleurs brunâtres, à petites feuilles triangulaires en cœur. Cette plante est répandue autour de la Méditerranée, jusqu’aux Alpes du sud et Massif Central. Et aussi Paeonia officinalis ou pivoine officinale aux pétales purpurins et aux nombreuses étamines, rare et protégée nationale. Moins rare et plus discrète, d’un jaune éclatant, Tulipa sylvestris subsp. australis ou tulipe des forêts.


-       sur le Causse près de Soulagets, avec les carlines à feuilles d’acanthe et les asphodèles blancs : nombreux tapis de Armeria girardii,  ou armérie faux-jonc, aux fleurs roses, endémique des Causses assez rare mais localement abondante.

 

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-       sur pelouses sèches dans le secteur du Rouquet, avec affleurements dolomitiques : Pulsatilla rubra var. serotina et Pulsatilla vulgaris var. costeana, deux pulsatiles endémiques des Causses qui se différencient par la taille et la couleur de la fleur, Linum leonii ou lin de Léon et Arenaria aggregata ou sabline agglomérée.

 

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 -       dans un paysage semblable près du Pas d’Estrech : Thymus dolomiticus ou thym des dolomies, beaux tapis de Linum campanulatum ou lin à fleurs de campanule, Daphne cneorum ou daphné camélée très odorante et déjà vue Tulipa sylvestris subsp. Australis

 -       au sud du plateau du Guillomard, à la Bastide des Fonds : Fritillaria nigra ou fritillaire des Pyrénées car localisée dans les régions du sud (Pyrénées, Languedoc, sud des Causses), ici très abondante.

 

photos-blog-4.jpg

La liste complète des plantes vues ne peut être reproduite ici. Et il y a surtout toutes celles que je n’ai pas vues à cause des retards dus à la météo ou tout simplement parce que d’autres merveilles apparaissent plus tard. Je pourrais citer Adonis vernalis ou Adonis de printemps, Ophrys aveyronensis ou Ophrys de l’Aveyron, ou encore Ophrys aymoninii ou Ophrys mouche des Causses…  En tout état de cause, cette région est à visiter et revisiter à toutes les époques de l’année.

 

Pierre Melin

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 18:51

 

Le Monolithe de Sardières est une aiguille de cargneule de 93 m de hauteur située à cheval sur 2 communes, Sollières-Sardières et Aussois, à une altitude de 1620 m.

 

Monolithe-Sardieres-16-6-13--1-.JPG

Il est complètement entouré d’arbres si bien qu’on ne le voit pas de loin. Sur la photo ancienne on voit qu’il y avait beaucoup moins d’arbres et qu’ils étaient moins hauts, au premier plan on voit même une prairie.

 

Monolithe Sardières 16-6-13 (5)

C’est ici qu’ont eu lieu les cérémonies de la création du Parc National de la Vanoise le 6 juillet 1963, en présence d’Edgard Pisani, ministre de l’agriculture.

 

 Les cargneules datent du Trias – première époque du secondaire entre -245 et 205 millions d’années, comme les gypses. Elles ressemblent à du tuf, elles sont perforées en surface de cavités irrégulières.  

Comment ces cavités se sont-elles formées ? Ce n’est pas très clair… Le dictionnaire de géologie dit qu’elles  sont dues à la transformation  de calcaires dolomitiques avec dissolution préférentielle de la dolomie par des eaux chargées en sulfates… Le panneau explicatif dit que ces calcaires dolomitiques sont devenus caverneux en surface par dissolution du ciment calcaire…

 

Monolithe-panneaux-.jpg

 

On peut dire que la formation de ce Monolithe s’apparente à celle des cheminées de fées ou des demoiselles coiffées : l’agent principal est l’érosion et ce n’est pas parce que le monolithe n’a pas de chapeau  que ce serait différent. Le chapeau a pu tomber et comme la partie supérieure est de composition plus résistante elle joue le rôle de chapeau et elle a protégé son soubassement de l’érosion….

 

 

Femmes des cavernes au Monolithe de Sardières 16-6-13

                                  Femmes des cavernes devant le Monolithe

 

La 1e ascension du Monolithe a été effectuée en 1957 par Michel Paquier, né en 1933, mort en 1967, à 34 ans, d’un accident en montagne….

 

Monolithe Sardières 16-6-13 (6)

C’est un site touristique très fréquenté, la végétation a souffert du piétinement, des panneaux nous demandent de suivre les chemins tracés.

 

Monolithe Sardières 16-6-13 (7)-copie-1

 Avant de quitter Aussois et la Haute-Maurienne, nous faisons encore un petit arrêt près du « Rocher des Amoureux », un site d’escalade bien connu dans la région. Nous ne connaissons pas la légende qui est à l’origine de ce nom.

 

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En faisant le tour du rocher, nous notons encore quelques plantes, p.ex. la râpette couchée, Asperugo procumbens, avec ses petites fleurs bleues, son calice accrescent et sa tige qui accroche, armée de petits crochets.

 

Asperugo-procumbens-.jpg

Asperugo-procumbens---2-.JPG

 Le Marabout ou Stipe plumeuse (Stipa pennata au sens large), une graminée des pelouses steppiques aux longues arêtes soyeuses…

 

P1010671.jpg

 

Stipa-pennata--2-.jpg

 Nous avons passé une excellente journée en Maurienne, merci aux amis de la société de Modane pour l’organisation !

 

 

Monique, Sabrina et Claudie

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 22:18

Arrivés au Plan des Arponts  une vue magnifique s’offre à nous : les sommets enneigés du Val d’Ambin et du Val d’Etache …

Danièle et Sabrina Modane Arponts 16-6-13

Derrière nous, le Râteau d’Aussois.

 

groupe-Modane-Arponts-16-6-13.JPGLa flore n’est pas encore bien développée. Il y a des gentianes, des trolles, des anémones des Alpes (Pulsatilla alpina)

 

Pulsatilla alpina Modane 16-6-13… des pensées à éperon (Viola calcarata), des pédiculaires (Pedicularis comosa, P. cenisia)

 

Pedicularis-comosa---2-.jpg

 

Pedicularis-cenisia.JPG.jpg…le Séneçon  doronic (Senecio doronicum)

 … des Narcisses (Narcissus radiiflorus)

 

Senecio-doronicum-Aussois--2-.jpg

 

Narcissus-Aussois---2-.jpg… la Raiponce orbiculaire (Phyteuma orbiculare) et bien d’autres plantes…

 

Phyteuma-orbiculare-Aussois.jpgThierry nous montre les feuilles caractéristiques du Dracocéphale de Ruysch (Dracocephalum ryuschiana), plante désormais protégée (arrêté du 23 mai 2013). Pour la voir en fleurs il faudra revenir plus tard !

 

Nous nous installons pour le pique-nique comme toujours très convivial. Les bouteilles, les biscuits  apéritif, les gâteaux circulent… Il fait bon, mais nous n’avons pas le temps de faire la sieste !

Retour aux voitures.

Surprise ! Un tronc d’épicéa bouche le petit chemin où quelques voitures étaient garées pour ne pas encombrer la piste principale… Cet arbre n’est pas tombé tout seul, nous pensons aux forestiers que nous avons vus un peu plus bas… C’est une blague de mauvais goût, mais nous sommes nombreux. Courage, on va y arriver !

Ca y est ! Allez, encore un petit effort pour dégager complètement le chemin…

Accident-de-Roger-de-Lagrandiere-Modane-Aussois-Arponts-16.JPGC’est là, alors que l’incident était presque clos, que notre ami Roger fait une chute de plusieurs mètres qui aurait pu être très grave. Notre blessé est pris en charge par deux infirmières de notre groupe…


 Puis nous herborisons plus bas, au Plan de la Croix, 1482 m : de magnifiques prairies avec des fleurs de toutes les couleurs…

Au loin, le Petit Mont Cenis très enneigé, plus près à gauche la carrière de gypse et à droite on aperçoit l’église d’Extravache  près de laquelle poussent  2 plantes rares en Savoie, absentes de Haute-Savoie, Draba nemorosa  et Androsace septentrionalis.

 

2-Val-d-Ambin-Prieure-de-St-Pierre-d-Extravache.jpg

 Le Bunium bulbocastanum  est une petite Ombellifère (Apiacée) qu’on appelle dans la région « noix de terre » : la racine est renflée en un bulbe qu’on mangeait jadis. En Haute-Savoie cette plante est rare.


Bunium-bulbocastaneum-Hautecour.jpgLa Bugrane du Mont Cenis (Ononis cristata)

L’Astragale du Danemark (Astragalus danicus)

Les fruits de la Caméline à petits fruits (Camelina microcarpa)

 

Ononis-cenisia.JPG.jpg

 

Astragalus-danicus.jpg

 

Camelina-microcarpa-Aussois-.jpg

La belle chenille de la Livrée des prés, Malacosoma castrensis (Lasiocampidae)

 

La-Malacosoma-castrensis-Livree-des-pres-chenille-Modane-.JPG

La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) chasse à l’affût depuis un perchoir. Elle capture ses proies – essentiellement des insectes - avec son bec légèrement crochu. Il lui arrive de les empaler sur les épines des buissons pour se faire des réserves appelées « lardoirs ». Le mâle a la tête grise avec un masque noir, le dos roux.

 

Pie-grieche-ecorcheur-male-Aussois---2-.jpg

 

                                                         Monique, Sabrina et Claudie

 

(à suivre)

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