Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 21:17

 

 

 

VALMEINIER 1800. Départ pédestre de notre rando annuelle ouverte à tous nos amis. Plus d’une quarantaine de présents ! Beaucoup de succès car Paul nous réserve toujours une sortie qui promet de magnifiques paysages souvent peu connus.

 

 

« Sous le soleil », a promis la météo ! En effet, tout semble parfait. La station est occupée par une foule d’estivants.

 

 

Nous empruntons le GR du « Tour du Mont Thabor », et après quelques lacets nous quittons les remontées mécaniques heureusement ! Selon les affinités, les capacités, les groupes s’échelonnent en remontant la vallée du ruisseau des Marches en direction du col du même nom, que les premiers atteignent avant midi (2725 mètres).

 

Groupe-pique-nique-col--2-.jpg

 

 

                A l’est, à nos pieds, nous admirons le lac de Bissorte, retenue E.D.F., à 2082 mètres. Pas une ride ! Ses dimensions : longueur 545 mètres, hauteur du barrage : 63 mètres. Construit en 1935.

 

 

 

lac-Bissorte.jpg

 

 

Tout de suite Claudie, Odette, José,… s’accroupissent pour…  herboriser PARDI !!                                  

S’ils pouvaient dénicher la plante rare !... D’autres commentent le paysage : au nord le Crêt de Longefour et au sud la Roche Noire nous encadrent. Nous ne voyons pas le Mont Thabor masqué par les sommets proches.

 

              Certains entreprennent de suivre un sentier à flanc d’éboulis en direction du sud-est. Surprise : au bout, un agréable coin de pelouse nous accueille. Nous dominons toujours le lac mais nous pouvons aussi admirer le fameux Mont Thabor perdu dans des écharpes de brumes.

Ceux qui sont venus jusque là décident d’y manger.

 

col et Mt Thabor

 

vue-generale.jpg

 

 

          Au retour, dans l’éboulis je m’attarde, pour observer des plantes remarquables qui s’accrochent dans les failles terreuses : discrète linaire alpine aux lèvres mauve protégeant un cœur orangé, renoncule des glaciers dont la corolle blanche vire à la lie de vin  en vieillissant et enfin benoîte rampante jaune d’or. Quand les graines de cette dernière mûrissent, elles s’enroulent tout d’abord en un tourniquet parfait avant de s’étaler en boules floconneuses. Tous les stades étaient représentés.

 

Linaria-alpina---2--copie-1.jpg

                                                                           Linaire alpine

 

Ranunculus glacialis

                                                                          Renoncule des glaciers

Ranunculus glacialis (2)

 

Geum reptans

                                                               Benoite rampante (stolons)

 

Geum reptans (3)

                                                                 Benoite rampante en fruits

 

Et nous avons aussi admiré le coussinet de l'Androsace alpine.

 

Androsacea-cf-alpina-col-des-Marches.jpg

 

 

             Au retour, beaucoup se décident à passer par le petit lac de Roche  Noire  où certains avaient pique-niqué. Il porte bien son nom car il est enchâssé dans des blocs rocheux.

 

petit lac (2)

 

 

              Pour ma part, je décide de prendre les devants et d’attendre tout le monde pour le regroupement. Je m’arrête près d’une minitourbière le long du torrent. Des truitelles fuient et se réfugient sous les touffes des rives creuses. Nous sommes pourtant à 2200 mètres d’altitude ! Des têtards trapus de grenouilles rousses (ils possèdent déjà leurs pattes arrière) se regroupent aux endroits ensoleillés.

 

Groupe-et-linaigrettes--4--copie-1.jpg

 

             J’ai la chance de capturer un lézard vivipare parmi les sphaignes et les saules nains. Je le conserve pour le montrer aux premiers arrivants. C’est une femelle reconnaissable à son ventre blanc-jaunâtre (bronzé chez le mâle). Ce reptile aime les lieux humides et peut vivre jusqu’à 3 000 mètres. Vivipare veut dire que ses jeunes naissent vivants mais en réalité il est ovovivipare car  les œufs éclosent dans le ventre de la mère. Ils ne sont pas pondus dans un endroit chaud comme chez notre lézard des murailles (ovipare) : milieu montagnard oblige !!

 

 

Peu à peu tout le monde se regroupe. Nous sommes en avance. Discussions, sieste dans l’herbe. Le temps commence à se brouiller ; c’est aussi le moment de descendre.

 

station

 

Nous attendons le car une demi-heure à la station puis nous allons manger à Valmeinier 1500. La pluie nous surprend en plein apéritif. Nous nous régalons tout de même avec le chant des copains de la chorale de Marlens accompagnés, comme de bien entendu, à la guitare, par le dynamique chef  Jean-Marc.

 

088.jpg

 

 

                     A l’an prochain …

 

 

                                                              ROBERT

Repost 0
Published by groupe nature - dans SORTIES
commenter cet article
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:50

Entrée libre

 

Durant le mois d’octobre  2012, l’Institut de veille sanitaire a répertorié 664 cas d’intoxications  dont 3 décès liés à la consommation  de champignons.

En automne 2011, on a dénombré  1600 intoxications  avec 45 cas graves dont 32 symptômes phalloïdiens (provoqués par la consommation de l’amanite phalloïde), 2 ont conduit au décès.

 

Amanita-phalloidea-copie-1.jpg

 Ces intoxications sont la conséquence, dans la majorité des cas, d’une confusion avec des champignons comestibles.

 

On continue à mourir par imprudence, par ignorance ou par excès de confiance.

 

Ne consommez  jamais un champignon dont l’identification n’est pas certaine !

Repost 0
Published by groupe nature - dans INFOS
commenter cet article
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 10:09

 

 

 

Champignons d’automne1-Amanites-tue-mouches.JPG

Quelques recettes de plantes 2-Anthyllis-montana.JPG

« 12 secrets de plantes », exposition d’Ilona Mezei du Parc des Bauges

Les graines3-cacao--Glaise.JPG

Les plantes envahissantes - La lutte contre la renouée du Japon au Plan d’Eau de Marlens- L’ambroisie -  L’arbre aux papillons - L’impatience de l’Himalaya- 4-bis-Impatiens--de-l-Himalaya.JPG

Le Solidage  etc.

4-panneau-plan-d-eau-renouee.JPG

Ecole d’Entrevernes : le traçage des eaux de sources

Un peu de géologie, fossiles. Christophe Richard6 fossile pte huitre

Gravures naturalistes à l'eau forte. Maurice Pantaloni apportera une presse et montrera comment il procède.

Des araignées…quelle beauté !

Françoise Drouard5-Argiope-de-Brunnich.JPG

Diaporamas, observations à la loupe binoculaire…

 

Samedi 28 Septembre, 14h-18h

Dimanche 29 Septembre, 9h-18h

Lundi 30 Septembre réservé aux scolaires

 

Salle Polyvalente de Faverges- Entrée libre

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by groupe nature - dans EXPOSITIONS
commenter cet article
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 22:31

Merci aux amis courageux qui ont répondu présent à l’invitation du Groupe Nature malgré un temps peu engageant : ils sont venus de Montmélian, d’Albertville, d’Ugine et même de Modane.  Les amis de Moûtiers, pris par une exposition de champignons à Naves, n’ont pas pu venir.

Ils ont été accueillis au Plan d’eau de Marlens par des membres du Groupe Nature. Il pleuvait… Mais grâce à la débrouillardise et au dévouement de Paul, aidé de Jean-Marc, tout ce petit monde a pu prendre le café au sec, sous un chapiteau dressé près du parking.

 

café Sabrina DSCF7254

 

Puis ils sont partis en prospection équipés pour la pluie et munis de gilets fluo (ouverture de la chasse !). 2 sites ont été choisis : « Les Combes » à Seythenex et le « Col de l’Epine » à Marlens.

 

groupe-avec-gilets-fluo-dans-la-foret-Sabrina-70.JPG

 

Intersocietes-myco-13-Odette.JPG

 

Après le pique-nique convivial, les champignons récoltés ont été déterminés par Daniel R-M et Serge M.  J’ai été heureuse de rejoindre le groupe : la cheville dans le plâtre depuis 4 semaines, je suis privée de sorties dans la montagne et dans les bois, privée de réunions, privée de fleurs, de papillons, de champignons etc. !

 

Monique-platre-intersoc-myco-13-Odette-copie-1.JPG

 

Serge a donné des explications très claires, avec des anecdotes parfois amusantes, comme par ex. cette dame qui contestait la toxicité du Paxille enroulé : « Monsieur, je vous dis que j’en mange chaque année depuis 10 ans ! ». Serge lui a répondu : « Mais Madame, c’est à partir de la 11e année qu’il y a des risques ! ». Anecdotes rendant cette séance de détermination très captivante.

 

Determination--4-.JPG

 

Rappelons que Paxillus involutus n’est pas mortel à chaque fois. Les Polonais le consommaient sous le nom de « chanterelle brune ». Mais cru ou mal cuit, ou consommé trop souvent, il peut provoquer la mort. Il a causé la mort du grand mycologue Julius Schäffer (spécialiste des russules) en 1944, à une époque où on ne connaissait pas encore la toxicité de ce champignon. Sa femme a consommé le plat de paxilles sans inconvénients …. « La consommation répétée conduit à un mécanisme de sensibilisation (allergie). »

 

Paxillus-involutus-Pas-du-Roc-73.JPG

                                                  Paxillus involutus, Paxille enroulé

 

Les connaissances évoluent, des champignons réputés comestibles sont reconnus toxiques, par ex. Gyromitra esculenta, qui se traduit par Gyromitre « comestible », le Tricholome équestre..

 

108 champignons ont reçu un nom… (il reste toujours quelques espèces embarrassantes qui restent au fond des paniers ! Pour ces espèces, « détermination poubelle » !)

Voici une petite sélection :

 

cf-Agaricus-silvicola.JPG

                       Agaricus silvicola, un « rosé » à odeur d’anis et jaunissement lent mais intense

 

Calvatia-gigantea.JPG

 

Calvatia-gigantea-interieur-SabrinaDSCF7310.JPG                        Calvatia gigantea = Langermannia gigantea, la vesse de loup géante.  Olivier a repéré ces 2 exemplaires   de     grosseur moyenne, ils peuvent être beaucoup plus gros !) depuis la voiture.

 

Cantarellus-cibarius.JPG

                                Cantharellus cibarius, la chanterelle, de très beaux exemplaires ont été trouvés

 

Catathelasma-imperiale.JPG

                          Catathelasma imperiale= Biannularia imperialis, gros champignon massif. Nom de genre bien difficile à prononcer, « Biannularia », présence de 2 « anneaux », c’était plus simple !

 

Coprinus-micaceus.JPG

                                  Coprinus micaceus, en touffes, sur souches, chapeau ocre à centre poudré

 

Geastrum-quadrifidum-et-sessile.JPG

                        2 espèces de Geaster (aster :étoile- ge.. : de terre) : Geastrum fimbriatum = sessile, pousse sous les conifères et Geastrum quadrifidum.

 

Lentinellus-cochleatus.JPG                                      Lentinellus cochleatus, chapeaux en colimaçon, forte odeur d’anis.

 

  C’est le début de la saison mycologique. Rendez-vous à l’exposition  d’automne du Groupe Nature à la salle polyvalente de Faverges, entrée libre : samedi 28 Septembre, 14h-18h - dimanche 29 Septembre, 9h-18h - lundi 30 Septembre réservé aux scolaires.

 

paniers-intersoc-2013-copie-1.JPG

 

 

Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans MYCOLOGIE
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:28

 

L’Epeire feuille-de-chêne, Aculepeira ceropegia

Son ventre a la forme d’un ballon de rugby, il est orné d’un dessin caractéristique évoquant une feuille de chêne.

 

Aculepeira-ceropegia--Epeire-feuille-de-chene-dessin.jpg

 

Cette araignée détricote et retisse sa toile chaque jour en fin d’après-midi.

Elle passe presque tout son temps au milieu de sa toile. Mais parfois elle se repose dans une petite « couchette » de soie blanche qu’elle a installée juste à côté, ici sous une fleur de scabieuse.

 

Aculepeira-ceropegia-dans-sa-couchette.jpg

 

Nous l’avons surprise en train d’emballer un criquet. En quelques secondes et après l’avoir paralysé avec son venin, l’araignée a déversé sur lui une soie compacte dévidée en larges rubans. Le pauvre insecte a vite été ligoté et n’a eu plus aucune chance de s’en sortir !

 

Aculepeira-ceropegia--emballe-criquet-Creuzates--2-.jpg

 

 

L’Epeire à quatre points, Araneus quadratus

Une grosse araignée à ventre rond, de couleur verte avec quatre très belles taches blanches.

 Une ombelle retournée et desséchée lui permet d’y fixer sa tente de soie blanche : pendant la journée, c’est là qu’elle se repose.

 

Araneus-quadratus-Epeire-a-4-points-Creuzates--7-.jpg

A la fin de l’été, elle change de couleur et devient kaki foncé, orange ou même rouge brique.

Avant de mourir, elle pondra une centaine de petits œufs emballés dans un cocon de soie isolante : ainsi ils pourront passer l’hiver sans problème.  

 

Araneus diadematus, l’Epeire diadème ou Araignée porte-croix

Ce petit nom à cause de la croix en pierres précieuses  qui semble dessinée sur son abdomen.

Une femelle photographiée sur une Reine-des-prés ou Spirée (Filipendula ulmaria)

 

Araneus-diadematus--femelle-Creuzates.jpg

 

Nous avons capturé un mâle avec le filet, mais après l’avoir observé, nous l’avons relâché aussitôt.

 

Araneus-diadematus-male-Creuzates--2-.jpg

 

                                                                                                       Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans ARAIGNEES
commenter cet article
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 22:34

La Decticelle bariolée,  Metrioptera roeselii – (A.J.Rösel von Rosenhof, grand naturaliste allemand )

Les lobes latéraux du pronotum sont bordés de blanc jaunâtre ou de vert pâle

 

Metrioptera-roeselii-Decticelle-bariolee-.jpg

Très commune dans les prairies humides mais aussi dans les pelouses sèches jusqu’à 1500 m

Pour déposer ses œufs, la femelle perce avec ses mandibules dans une tige épaisse (par ex. celle du Cirse maraîcher, Cirsium oleraceum) une ouverture dans laquelle elle plonge son oviscapte.

 

Le Dectique mangeur de verrues, Decticus verrucivorus

Ce nom vient d'une croyance populaire largement répandue en Europe, selon laquelle on faisait mordre les verrues par le dectique, puis on les brûlait en y déposant le suc intestinal caustique de l'animal.

 

Decticus-verrucivorus--2-.jpg

De même taille que la Grande Sauterelle verte, le Dectique mangeur de verrues est très commun sur les pelouses rases d'altitude. Il se nourrit essentiellement d'insectes mais aussi de végétaux.

 

Le Criquet bariolé, la Poupée sibérienne, Arcyptera fusca

Un criquet d'assez grande taille, aux couleurs voyantes. Il est d'un jaune olivâtre maculé de jaune et de noir. Les tibias postérieurs sont d'un rouge éclatant.

 

Arcyptera-fusca-Arcyptere-bariolee-Creuzates.jpg

 Il aime les pelouses sèches pauvres en végétation et on le repère à sa stridulation qui rappelle le bruit que fait une voiture à friction. Le mâle produit en vol un crépitement de crécelle.

 

Le Criquet des genévriers,  Euthystera brachyptera

Ce petit criquet est très beau, ordinairement d'un vert clair presque fluorescent avec des reflets soyeux. Dans les deux sexes, les organes de vol sont très réduits, mais chez la femelle ils sont tellement  atrophiés qu'on dirait des «écailles » roses.

 

Euthystera-brachyptera-.jpg

                                             Le Criquet des genévriers affectionne les endroits humides.

 

La Miramelle des reposoirs, Miramella subalpina

Un criquet d’un vert éclatant, avec une bande noire sur les côtés du pronotum. La face inférieure des fémurs est rouge.

Elle aime les milieux humides, les pâturages luxuriants, les reposoirs à moutons. On la voit souvent sur les feuilles de la Gentiane jaune.

 

Accouplement-Miramella-alpina.JPG.jpg

 

                                                                                                   Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans SORTIES
commenter cet article
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 13:30

Trois ans, presque jour pour jour, après une première sortie du Groupe Nature de Faverges sur cette tourbière (cf. article du Blog en date du 13 août 2009), nous nous sommes retrouvés sept au départ du circuit (Claudie, Marie-Reine, Janine B., Maurice et Colette, Françoise B. Pierre), Monique n’ayant pu participer suite à une chute la veille en redescendant du Pic du Jallouvre.

 

Cette tourbière de 5 ha est située à une altitude de 1320m sur le territoire de la commune de Saint-François-de-Sales et dans le Parc Naturel Régional des Bauges. En février 1985, elle est le 1er site de Savoie protégé par arrêté préfectoral de biotope qui couvre 18 ha. En août 2006 elle a fait l’objet d’un classement en site Natura 2000 en raison de la présence d’espèces floristiques et faunistiques d’intérêt communautaire. En 2007, elle est inscrite à l’inventaire ZNIEFF de type 1 (Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), sous la dénomination « Tourbières et landes environnantes ». Le site est également inscrit à l’inventaire des tourbières de Rhône-Alpes. Tous ces périmètres ne se superposent pas forcément. Rappelons que les procédures de classement présentent certains avantages, notamment exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, réduction des droits de succession, mais imposent en revanche des engagements et recommandations aux propriétaires de terrains et chalets ou des utilisateurs du site. En effet les activités humaines restent importantes sur ce secteur, lui conférant une grande fragilité.

 

Carte-Creusattes.jpg

 

Avec des informations précises et affûtées, Maurice a su nous rappeler la formation et l’évolution de cette tourbière, ses caractéristiques et composantes, ainsi que les nombreuses études engagées préalablement à la protection de ce secteur. Le contexte géologique calcaire des Creusates, la topographie et le système hydrologique expliquent le changement progressif des conditions de vie des plantes et par là l’extrême diversité de milieux plus ou moins concentriques. Au centre, une mosaïque de dépressions à petites laiches et des cordons plus hauts de sphaignes ; un anneau de prairie à molinie ; une bande de mégaphorbiaies à reine des prés et au delà des prés, les boisements. Au cœur du site, l’épaisseur de tourbe est très importante (11m) dont 10.5m se sont constitués en seulement 6000 ans.

 

Toutes ces zones ont fait l’objet de recensements exhaustifs, tant sur le plan floristique que faunistique. Des espèces rares sont présentes que nous ne pourrons évidemment pas toutes admirer. A l’approche de la tourbière, nous ne sommes pas encore sur des terrains véritablement humides. Ce sont les boisements et prés constituant le bassin versant de la tourbière. On y trouve Genista tinctoria, Succisa pratensis, Carlina acaulis, Centaurea jacea, Vaccinium vitis-idaea, Antennaria dioica, Arnica montana, Hieracium pilosella, ainsi que différents Carex, Juncus  et Eriophorum

 

En s’approchant, la première à surprendre est très présente ici ainsi que sur la tourbière du plateau de Sommand (74): il s’agit de Swertia perennis, belle plante très fleurie de couleur bleu-gris. Cette gentiane est accompagnée de Parnassia palustris, de Galium

 

Fleurs--Creusattes-1.jpg

uliginosum, Succisa pratensis et en fruit Trollius europaeus et Geum rivale. Dans un secteur plus délimité, c’est Filipendula ulmaria qui domine. Sur quelques hauts coussins de sphaignes, quelle beauté de voir quelques sporophytes sphériques avec l’opercule qui sera expulsé à la maturité, après que la capsule soit devenue cylindrique. En entrant précautionneusement dans la zone tourbeuse, nous évitons de marcher sur Drosera rotundifolia, longifolia et l’hybride des deux espèces, Rhynchospora alba, Trichophorum alpinum et les

 

Fleurs-Creusattes-2.jpg

 

feuilles seulement de Pinguicula vulgaris et de Menyanthes trifoliata. Elles sont toujours étonnantes à regarder, même si ce ne sont pas des raretés. Mais hélas nous n’aurons pas vu Scheuchzeria palustris et d’autres plantes hautement protégées. Nous avons pu constater que le bouleau gagne du terrain dans la partie nord de la tourbière. Les autorités responsables devront y veiller.

 

Tout au long de la journée, Claudie nous a fait découvrir le monde des sauterelles et des criquets, souvent parés de couleurs étonnantes à y regarder de plus près : ce sera l’objet du prochain article.

 

Pierre

Repost 0
Published by groupe nature - dans SORTIES
commenter cet article
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 17:25

Hamearis lucina, la Lucine

 

Le seul représentant européen d’une famille de papillons tropicaux, les Riodinidés que l’on trouve surtout en Amérique latine.

Notre Lucine n’a pas les couleurs métalliques brillantes (bleu, rouge, vert) de ces papillons tropicaux,  mais elle est très mignonne avec ses deux rangées de taches blanches sur l’aile postérieure.

 

LY-Hamearis-lucina-Lucine-St-Jean-Belleville---2-.jpg

Ce matin-là, les Lucines étaient très nombreuses à prendre le soleil sur les grandes Apiacées.

 

LY-Hamearis-lucina-Lucine-St-Jean-Belleville-.jpg

On appelle aussi ce papillon « Faune de la primevère » car les femelles pondent sur le dessous des feuilles de  primevères.

 

Lasiocampa quercus, le Bombyx du chêne, le Bombyx du genêt

 

On rencontre assez souvent ce beau papillon de nuit en montagne.

Lors de cette sortie, nous avons vu un mâle (antennes pectinées) aux ailes d’un brun châtain sombre et chaud avec une bande jaune d’or et un point discoïdal blanc. Les mâles sont actifs le jour, les femelles sont nocturnes.

 

LAS-Lasiocampa-quercus-Bombyx-du-chene-male-St-Jean-Belle.jpg

 

La chenille est polyphage : elle se nourrit sur différents arbres, arbustes et plantes.

 

Boloria euphrosyne, le Grand Collier argenté

 

NY-Boloria-euphrosyne-Grd-Collier-argente-St-Jean-Bellevil.jpg

 Ce joli papillon fait partie des Nacrés. On peut voir sur le dessous de l’aile postérieure, au milieu, une tache nacrée brillante et sur le bord toute une série de ces mêmes taches.

La chenille se nourrit sur les violettes.

 

Cupido osiris, l’Azuré de la chevrette, l’Azuré osiris

 

Ce petit Lycène est lié au Sainfoin (différents Onobrychis) : les œufs sont pondus isolément sur les inflorescences.

Le mâle est bleu-violet bordé de noir, la femelle brun-noir suffusée de bleu à la base.

 

Cupido-osiris-femelle-A-chevrettesur-Onobrychis-.jpg

 

Cupido-osiris-femelle-A-chevrettesur-Onobrychis---2-.jpg

 

Cupido-osiris-male-St-Jean-Belleville---Copie.jpg

 

Eumedonia eumedon, l’Argus de la sanguinaire

 

Pour découvrir ce petit papillon dans nos montagnes, il suffit de le guetter près des touffes du Géranium des bois (Geranium sylvaticum).

 

Eumedonia-eumedon-Col-des-Annes.jpg

En effet, ce Lycène est lié à cette plante,  les œufs blancs et légèrement aplatis sont déposés isolément sur le style de la fleur. Essayez de les découvrir, c’est amusant et pas si difficile !

 

Eumedonia-eumedon-oeuf-Glieres.JPG

 

A la naissance, la petite chenille s’introduit dans l’ovaire et se nourrit des tissus séminifères. Au 3e  stade, elle quitte la fleur, descend au pied de la plante pour hiberner. Au printemps, elle regagne la plante, ronge un pétiole, provoquant le flétrissement de la feuille qui se referme comme un parapluie. La chenille s’abrite dans l’abri ainsi formé, où elle reçoit la visite de fourmis qui viennent quémander sa sécrétion dorsale sucrée.

 

Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans PAPILLONS
commenter cet article
7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 16:30

 A la « Journée Intersociétés » organisée le 30 juin par les amis de Moûtiers à  Saint-Jean-de-Belleville nous avons observé de nombreux papillons (cf « Rassemblements de petits Bleus »,  blog du 28 juillet), mais aussi beaucoup de fleurs de toutes sortes.

 

 Le Silène fleur-de-Jupiter, Silene flos-jovis (= Lychnis), aux belles fleurs rose vif groupées en têtes serrées, est rare en Haute-Savoie, il pousse sur silice ou sur sols acidifiés.

 

Lychnis-flos-Jovi---2-.JPG

 Une Gesse à grosses fleurs jaunes qui deviennent orangé-brunâtre, Lathyrus occidentalis. Elle pousse sur calcaire, on la rencontre en montant à la Dent de Cons depuis Faverges-Frontenex. Remarquez les trous à la base des fleurs  (plante de gauche) : un bourdon est venu voler le nectar sans passer par la porte…

 

Lathyrus-occidentalis-St-Jean-Belleville---3-.JPG

 

 Une Boraginacée qui n’a pas de poils, le Mélinet glabre, Cerinthe glabra.

 

Cerinthe glabra St Jean Belleville (2)

 L’Asphodèle blanc du Dauphiné, Asphodelus albus subsp. delphinensis. En Haute-Savoie, nous n’avons pas cette grande Liliacée. La station la plus proche, c’est au-dessus d’Albertville en allant au Grand Roc.

 

Asphodelus St Jean B

 Il y avait aussi de superbes Lis : Lilium bulbiferum  var. croceum, le  Lis orangé ou Lis faux safran (« croceum », couleur safran)…

 

Lilium-croceum-St-Jean-Belleville-.JPG

 

Lilium-croceum-St-Jean-Cl-JM--1-.JPG

 La variété qui porte des bulbilles à l’aisselle des feuilles  (« bulbiferum », qui porte des bulbes) ne pousse pas chez nous, mais plus à l’Est, nous l’avons vue par exemple en Croatie….


 Ce Lis est rare et  très localisé en Haute-Savoie : dans les gorges de Saint-Jeoire à Onnion,  à Mieussy, au-dessus de Sallanches et de Magland, dans le Vuache où 15 pieds ont été dénombrés en 2009, dont seulement 4 fleuris (l’endroit serait trop sec).

Il est moins rare en Savoie…


 Lis photographié dans un jardin à Saint-Jean. Autrefois on s’autorisait à prélever des bulbes !

 

Lilium-croceum-St-Jean-de-Belleville---1--copie-1.JPG

    Il y a longtemps ma grand-mère m’a offert un livre précieux : le tome I de « Fleurs des Alpes cueillies dans mes excursions » (Lausanne 1928).

 

Fleurs-des-Alpes-Comtesse-de-Vendome.JPG


 Il  contient  des reproductions d’aquarelles de la Duchesse de Vendôme, la Princesse Henriette de Belgique  (1870-1948). Elle est la sœur du roi  de Belgique Albert Ier (1875-1934), le roi alpiniste qui a inauguré en 1930 le refuge Albert Ier, offert par le Club Alpin Belge au Club Alpin Français. Albert Ier a réalisé de belles et difficiles ascensions dans le massif du Mont Blanc, dans les Dolomites… Il est mort d’un accident d’escalade dans les rochers de  Marche-les-Dames près de Namur en février 1934.

 

 

Voici la planche n° 2 : « Lis de Saint-Jean. (Rochers de Mieussy, Savoie) »

 

Lilium-croceum-Comtesse-de-Vendome--1-.JPG

 

   La Princesse Henriette, « modeste amateur, sans grande science, mais animée d’un amour ardent de la nature et d’une profonde passion pour les fleurs » emportait toujours avec elle du papier et des couleurs pour « esquisser les fleurs sur place … dans leur milieu».

 

P1260171-copie-1.JPG

    Elle indique toujours le lieu où elle a rencontré la fleur…Ce Lis, elle l’a peint à Mieussy, station qui existe encore aujourd’hui.

« J’ai cueilli aux rochers de Mieussy (Haute-Savoie) le beau lis orangé, Lis de Saint-Jean, qui est une des plus belles parures de la flore méridionale. »

 

Lilium-croceum-Comtesse-de-Vendome--2--copie-1.JPG

 A l’époque on  cueillait les fleurs sans penser qu’elles pourraient disparaître un jour !

…Mais aujourd’hui, ce magnifique Lis est bien sûr protégé !

Eh bien, non ! Pas de Protection Nationale pour cette fleur  si remarquable…. Protection Départementale dans certains départements…

En Savoie, en Haute-Savoie, il n’est pas protégé !

 

  En fait  le Lis se protège tout seul : il pousse la plupart du temps dans des lieux inaccessibles.

Mais à Saint-Jean, les Lis poussaient tout simplement dans un pré…

 

Une règle : on ne cueille plus, on va voir la plante sur place, on l’admire et on la photographie !

 

Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans SORTIES
commenter cet article
28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:14

Lors d’une sortie botanique intersociété à St-Jean-de-Belleville (Savoie) le 30 juin 2013, nous avons observé un grand rassemblement de papillons sur le chemin mouillé par la pluie de la veille. Il y en avait bien  une soixantaine !

C’était un spectacle fascinant !

 

1-bcp-de-Cupido-minimus-qq-Cyaniris-semiargus.jpg

 

1 1 Nb Cupido minimus qq C osiris 1 Erebia alberg

                                                          Moiré lancéolé au milieu des Lycènes

 

Les papillons se rassemblent souvent sur le sol humide par temps chaud. Mais les Azurés (les « Petits Bleus ») dominent en nombre et en diversité les autres genres.

On observe aussi fréquemment des Hespéries, quelques Nacrés et Mélitées, des Piérides et en montagne, des Moirés.

 

Nous avons contemplé longuement ces papillons pour les identifier : ils ne cherchaient pas à s’envoler, même lorsque j’essayais de les capturer au filet !

 

Nous avons reconnu essentiellement des Lycènes, Cupido minimus, l'Argus frêle en très grand nombre… mais aussi  Cyaniris semiargus, le Demi-Argus, Plebejus argus, le Petit Argus, Cupido osiris, l'Azuré osiris, Lysandra bellargus, l'Azuré bleu céleste.

 

3-C-semiargus-a-g-1-M-plantain-Melitaea-Cinxia.jpg

 

50-Foule-Melitaea-cinxia-et-Petits-lycenes-St-Jean-Bellevi.jpg

 

Il y avait aussi Melitaea cinxia, la Mélitée du plantain, Erebia alberganus, le Moiré lancéolé, Pyrgus malvae, l’Hespérie de l’alcée, Epirrhoe tristata, la Mélanippe triste, un papillon de nuit appartenant à la famille des Geometridae...

 

M-cinxia-Hes-perie-mauve.jpg

                                     Mélitée du plantain (au milieu) et Hespérie de la mauve (au fond)

 

Lysandra-bellargus.jpg

                                                                Argus bleu-céleste (au milieu)

 

GEO Epirrhoe tristata Mélanippe triste et deux C minmus

                                                         Mélanippe triste (à gauche) et deux Argus frêles

 

En principe, les papillons des différentes familles ne se mélangent pas.

Les Lycènes sont éparpillés ou groupés par espèces.

 

Quelques mètres plus loin, d'autres papillons étaient posés sur une crotte de renard.

En effet, ils sont attirés par les excréments - de carnivores surtout- mais aussi les vieilles bouses et les cadavres de mammifères ou de reptiles.

 

Crotte les gros Cyaniris semiargus

                                                           Deux Demi-Argus  (à droite)

 

Ces papillons se rassemblent en grand nombre pour boire sur le sol. Ils aiment se poser sur des excréments afin d'en aspirer les sels minéraux.

On peut penser qu’ils sont attirés par la coloration des ailes de leurs congénères déjà posés au sol.

 

 

On remarque que les femelles sont souvent très peu nombreuses voire absentes de ces banquets.

…Pourquoi ??

 

Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans PAPILLONS
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du groupe nature
  • Le blog du groupe nature
  • : passionnés de nature...
  • Contact

Rechercher

Catégories