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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 22:40

 

Dimanche 16 juin 2013 : la Société Mycologique et Botanique de Haute-Maurienne organise la « Journée botanique de la FMBDS » (Fédération Mycologique et Botanique Dauphiné-Savoie). Nous sommes 8 du Groupe Nature de Faverges (Haute-Savoie) à nous rendre à Modane.

 

accueil du groupe Modane 16-6-2013

 

accueil-Maurice-Mollard-president--Modane-16-6-2013.JPG

 

Les amis de la société de Modane ont bien fait les choses : ils ont commandé le soleil (rare cette année !), ils ont dressé une table devant leur local pour une collation de bienvenue, café, jus d’orange, croissants…

Une mini-exposition de plantes caractéristiques de la région est installée sur le rebord de la fenêtre. Il y a même un champignon…

 

accueil pte expo Maurice Mollard Claudie Jacques

 Une aubépine : Crataegus rhipidophylla, proche de C. monogyna, mais à feuilles, fleurs et fruits un peu plus grands.

 

Crataegus-monogyna-rhipidophylla-Modane-16-6-2013.JPG

Un gaillet : Galium glaucum, feuilles glauques comme son nom l’indique, présent mais rare en Haute-Savoie.

 

Galium glaucum (2)

Un coquelicot : Papaver argemone, capsule  claviforme hérissée de soies. Encore présent, mais rare en Haute-Savoie.

 

Papaver argemone capsule hérissée de soies Modane 16-6201

Un Buplèvre (famille des Apiacées/Ombellifères) : Bupleurum rotundifolium, disparu de Haute-Savoie, dernière mention en 1878 à Saint-Ferréol, tout près de Faverges ! Encore bien présent en Savoie entre Montvernier et St-André, trouvé récemment en Tarentaise.

Bupleurum-rotundifolium-Brides--3-.jpg

Il y a aussi une Arabette, Arabis nova, un Fumeterre, Fumaria vaillantii , une Knautie,  Knautia purpurea = K. timeroyi et Caucalis platycarpos, Turritis glabra, Rorripa sylvestris….

 

Knautia-purpurea-.jpg

  A 9 h, la trentaine de participants se regroupe dans les voitures et prend la direction d’Aussois, puis la chenille processionnaire emprunte une piste en direction du Plan des Arponts.

Nous continuons la montée à pied en herborisant dans la forêt des Arponts sous la houlette de Thierry et de Maurice.


 La Bruyère des neiges, Erica herbacea (= E. carnea), est presque banale ici, mais c’est une plante rare en France, elle n’est présente que dans 3 départements : en Savoie (de Modane à Lanslebourg, plus quelques stations en Tarentaise), dans les Alpes-Maritimes et « chez nous » en Haute-Savoie (une station au-dessus de Faverges en montant à la Dent de Cons entre 1300 et 1650 m et une autre au-dessus de Saint-Pierre-en-Faucigny, à Prêlaz).

 

Callophrys rubi Erica carnea = herbacea Aussois

Ce petit papillon vert, c’est l’Argus vert ou Thécla de la ronce, Callophrys rubi. N’est-il pas beau avec ses yeux noirs cerclés de blanc et ses antennes annelées noir/blanc ?

 

Le Bugle de Genève, Ajuga genevensis, est d’un bleu plus vif que le Bugle rampant qui envahit nos pelouses ! Nous verrons aussi le Bugle pyramidal…

 

Ajuga genevensis Cevin (3)

 

Les fourmis des bois ont construit d’impressionnantes fourmilières, de grands dômes constitués d’aiguilles de conifères et de brindilles.  Avez-vous déjà fait cette expérience ? Vous  mettez vos mains au-dessus d’une fourmilière. Les fourmis se sentent attaquées, elles ripostent en levant leur abdomen et en projetant des jets d’acide « formique ». Sentez vos mains, ça débouche les narines ! Posez sur le dôme des fleurs bleues, de Pulmonaire par exemple : avec l’acide, elles deviennent roses !

 

fourmis (2)

 

Monique, Sabrina et Claudie

 

(à suivre)

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:01

On l’appelle « Galle du châtaignier », « Chalcide du châtaignier » ou « Cynips du châtaignier ».

Nous avons découvert cette galle spectaculaire en Savoie, à Cevins  le 14 mai, puis à Conflans-Farette au-dessus d’Albertville le 29 mai.

 

Chataignier-galle-Cevins--2-.jpg

 

Elle est probablement déjà installée en Haute-Savoie, si vous la repérez, dites-le nous !

 

Dryocosmus-kuriphilus-Cynips-Chataignier-galles--Cevins--3-.jpg

 

Un petit hyménoptère noir est à l’origine des dégâts. Il est originaire de Chine où il parasite les espèces locales de châtaignier.

Cet insecte ravageur a été introduit  en 1940 au Japon et en Corée. En 1974 il envahissait le SE des USA.

En 2002 on le signalait pour la première fois en Europe, en Italie, dans la région de Cueno (Piémont), région bien connue pour sa production de châtaignes : chaque année une « fête de la châtaigne » y est organisée en octobre.

La vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) est atteinte en 2006, le ravageur progresse…

 

Cette petite mouche noire se reproduit par parthénogenèse : pas besoin de mâle, une femelle vierge produit des descendants femelles. Une seule femelle suffit donc pour installer une population.

Elle pond en juin-juillet dans les bourgeons. Les jeunes larves passent l’hiver bien à l’abri dans ces bourgeons, on ne remarque rien…

Au printemps  des galles bien visibles apparaissent, vertes, roses, rouges…Elles peuvent êtres situées sur tous les organes verts de l’arbre, sur les nervures ou le pétiole des feuilles, sur les rameaux, sur les inflorescences...

 

Dryocosmus-kuriphilus-Cynips-Chataignier-galles--Cevins--2-.jpg

 

Elles abritent de petites larves blanches qui grossissent tranquillement à l’abri des prédateurs, puis se nymphosent.

Pour sortir, les adultes (toujours des femelles) forent un trou en juin-juillet. Elles  ne perdent pas de temps à chercher des mâles : elles s’empressent de pondre dans les bourgeons…

 

Les galles peuvent rester accrochées pendant plusieurs mois. Pendant l’hiver, on peut donc voir des feuilles et des galles sèches sur les rameaux atteints par le cynips les années précédentes.

 

Il faudrait couper et brûler les rameaux infestés, mais cette méthode  n’est possible qu’en tout début d’infestation !

Pour les régions productrices de châtaignes, c’est un fléau.

 

L’arbre à pain qui représentait jadis une source de nourriture très importantes pour les hommes et aussi pour les porcs dans les Cévennes, l’Ardèche, dans le centre de la Corse etc… connait  bien des misères, la maladie de l’encre, le chancre et maintenant ce Cynips venu de Chine !

 

Tristan-chataignier---2-.jpg

 

                                       Un Tristan (Aphantopus hyperantus) butinant  les fleurs mâles du châtaignier

 

Chataignier--2-.jpg

                                                                                     Les bogues

 

                                                                                   Monique

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 07:25

Millau a longtemps été la capitale de la ganterie. Aujourd’hui elle reste connue pour ses activités de mégisserie, mais aussi pour son viaduc. Sait-on qu’une célébrité mondiale a vécu à quelques kilomètres de là ?

 

Hippolyte Coste est né en 1858 près de Balaguier-sur-Rance dans l’Aveyron. Très jeune il est attiré par les beautés de la nature et en particulier par la botanique. En même temps que ses études au grand séminaire de Rodez, il court herboriser dans la campagne voisine pour constituer un important herbier et accumuler des connaissances.

 

P1040512.jpg

 

Nommé prêtre, il sera affecté dans plusieurs localités avant de l’être en 1894 à Saint-Paul-des-Fonds, au pied du Larzac. Il exercera sa double activité de prêtre et de botaniste partout où il séjournera. Il finira ses jours à Saint-Paul en 1924. A l’époque quand on avait besoin du curé, il suffisait de repérer la soutane noire dans les champs des Causses. Il sera surnommé ‘’le Curé des Fleurs’’.

 

P1040511.jpg

 

Au fil des mois, des années, il va ainsi observer, collecter, collectionner… des milliers d’informations sur la flore. L’abbé Coste s’est intéressé à tous les groupes de plantes, dans plusieurs régions (Midi, Pyrénées, Cévennes…) et en particulier pour les Causses aux anémones, violettes, thyms, roses, germandrées… De nombreux savants botanistes reconnus se joindront à lui pour compléter, préciser ses recherches, comme par exemple Carbonnel, de Lassale, Simon, Fourès… et surtout J. Soulié avec qui il lie une amitié solide de 30 ans. Son œuvre majeure qui reste une référence encore aujourd’hui est la ‘’Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes’’, plus connue en tant que ‘’Flore de Coste’’ qui lui valut une renommée internationale. Les trois volumes de cette œuvre rédigés en cinq ans (1901-1906) proposent des descriptifs précis et des illustrations remarquables, souvent reprises en France comme à l’étranger. Cette flore a été réactualisée plusieurs fois et a servi de base à l’élaboration d’autres ouvrages.

 

P1120878.jpg

 

L’énorme herbier de Coste, complété des récoltes de J. Soulié, ainsi que sa bibliothèque ont été légués à la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron (SLSAA) dont il était membre.

 

P1040515.jpg

 

Au rez-de-chaussée de l’ancien presbytère de Saint-Paul-des-Fonds, un petit musée a été aménagé, consacré à la vie et à l’œuvre du chanoine Hippolyte Coste. Outre un diaporama, diverses photos et fac-similés de documents, on peut voir dans une vitrine une de ses planches d’herbier originales. Dans la petite cour du presbytère aménagé en jardin public, un buste de l’abbé a été érigé par la SLSAA. Il repose dans le cimetière voisin, accolé à l’église.

 

 

Voici un lieu qu’il est indispensable de connaitre lorsque l’on visite la région.

 

Pierre Melin

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 14:47

C’est la plus grande de nos grives (28cm). Elle fait partie de la famille des Turdidés (turdus = grive) comme la Grive musicienne, la Grive litorne, la Grive mauvis, le Merle noir et le Merle à plastron, le Monticole (ou Merle) de roche ainsi que d’autres oiseaux plus petits comme les rouges-gorges, les rouges-queues, les traquets, les rossignols et les agrobates.

Elle est présente dans notre région toute l’année.

 

Grive-draine---Copie.JPG

La tête, le dos et le dessus de la queue sont gris.

Les taches noires sont rondes et disposées de manière anarchique, chez la Grive musicienne, elles sont alignées ou disposées en V.

 

Grive-draine--3----Copie.JPG

 

La Grive draine est insectivore mais elle se nourrit de fruits (cerises, pommes) et de baies (sureau, sorbier, alisier, aubépine… et aussi les raisins)

Elle mange tout particulièrement les boules de gui (viscivorus, du latin viscum (le gui) et voro (dévorer), cf aussi ses noms allemand et anglais de « grive de gui » : Misteldrossel et Mistle thrush)

 

Viscum-album-11.06.JPG.JPG

 

Gui-boules.JPG

 

Elle contribue tout comme la Fauvette à tête noire, à la dissémination du gui. En effet, les graines, non digérées, sont expulsées avec les fientes et germent là où elles tombent, souvent sur les branches de l’arbre. 

 

Gui-graines-sur-piquet.JPG

 

Le chant est mélodieux et fluté. Il rappelle celui du merle mais le ton est plus triste. La Grive draine a l’habitude de chanter  par mauvais temps, même sous une pluie battante.

Le cri de contact est un « dr-r-r-r » roulé et sec, caractéristique, et peut-être à l’origine du mot « draine » qui serait une onomatopée.

 

A la fin de l’été, les grives se réunissent en petites bandes et s’associent parfois avec les Grives litornes et quelques Grives mauvis. Elles passent une grande partie de leur temps à découvert, se déplacent sur le sol à la recherche de nourriture, se tenant bien droites, tête relevée et queue pointée vers le bas.

Le vol est onduleux et laisse apercevoir le dessous des ailes d’un blanc éclatant.

 

C’est un migrateur partiel. Certaines de nos grives migrent vers le sud de l’Europe pour y passer l’hiver, tandis que d’autres arrivant du nord et de l’est de l’Europe, séjournent dans notre région.

 

                                                                                                                           Claudie

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 08:30

 

Association mycologique et botanique d’Annecy


Dernier diaporama de la saison, lundi 13 mai 2013, à 20 h 30, quai des Clarisses, salle des Clarisses (la Manufacture, parking Sainte-Claire).

« Les araignées » Françoise Drouard

 

Micrommata-virescens-femelle-Courchevel--2-.JPG


                                                                     Micrommata virescens

 

 

 

LE MONDE DES ARAIGNÉES

 

Un monde à découvrir,

avec de la beauté,

de la cruauté,

de la diversité,

des performances,

du sexe,

… toute une vie !

 

Argiope bruennichi St Jo proie                                                                         Argiope bruennichi

 



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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 14:08

Dans «Un livre de famille protestant » (Genève, 1891),  John Peter va à pied à Neydens  depuis Saint-Julien par Ternier. Ce chemin, je l’ai souvent parcouru  avec mon grand-père : nous allions jusqu’à Neydens rendre visite à mes grands-parents paternels. Ce n’est plus possible depuis la construction de l’autoroute.

 

John Peter  note quelques fleurs et lorsqu’il se trouve près du ruisseau de la Creuse il parle de la tulipe : «  mai voit croître en abondance la Tulipa sylvestris,  à la fleur jaune. De Genève au Mont de Sion, on la trouve seulement là et dans les replis d’un vallon, près du pont de Sierne à côté de Villette ». Je crois que cette dernière station, située dans le canton de Genève, a été abîmée par les labours.

 

Tulipa-sylvestris.jpg

 La Tulipe sylvestre est une plante rare en Haute-Savoie. Elle est connue depuis longtemps dans  les communes de Neydens et Archamps.  Elle a été mentionnée à Vacheresse et près du delta de la Dranse par Briquet et à Naves-Parmelan par Chevalier (catalogue de Perrier de la Bâthie), mais elle n’y est plus. En 2010 Roger Fillion a découvert  2 nouvelles stations dans la commune de Bassy.

 

Les feuilles (2 à 4) sont allongées, étroites,  d’un vert bleuté, un peu pliées en gouttière, la pointe est « cucullée », c-à-d repliée en capuchon.

Tulipa-sylvestris-Archamps-feuilles--2-.jpg

 

Tulipa-sylvestris-Archamps-feuilles--1-.jpg

Les fleurs jaunes sont  penchées lorsqu’elles sont  en boutons, elles se redressent au moment de la floraison (mi-avril). Les pétales et les sépales sont semblables, on les appelle « tépales ». Les 3 tépales extérieurs lavés de vert ou de rouge-brun se replient en arrière lorsque la fleur est bien épanouie, les 3 tépales intérieurs, jaunes, ciliés, se tiennent dressés, leur face externe est munie de trois nervures vertes.

 

Tulipa-sylvestris--4--copie-1.jpg

 

Tulipa-sylvestris--7-.jpg

Au centre, une colonne massive terminée par une sorte d’écusson, le stigmate, réceptionne  le pollen produit par les 6 étamines, 3 longues et 3 courtes. Dès la chute des tépales, la colonne va gonfler et deviendra fruit, capsule à trois cloisons abritant les graines.

La Tulipe  peut coloniser de grandes surfaces car elle se multiplie surtout par stolons (bulbes stolonifères, reproduction par multiplication végétative).  

 

C’était une plante des terrains cultivés qui était abondante autrefois. Pour fleurir, les bulbes ont besoin d’être remontés à la surface lors des labours traditionnels.

De nos jours, les tulipes se sont réfugiées dans les haies, les talus. Les bulbes s’enfoncent, il y a peu de plants qui produisent des fleurs.

 

La Tulipe sylvestre est une plante protégée. La commune de Neydens, fière de sa fleur,  l’a fait figurer avec la croix de Savoie sur son blason et sur les plaques qui indiquent les noms des rues.

 

Tulipe de Neydens Chemin d'Huffin (2)

 

Tulipe de Neydens Chemin d'Huffin (1)

                                                                                                                                Monique


 

                                                          

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 22:19

C’est une Orchidée robuste qui n’est pas rare dans le Midi, mais elle est précoce, elle fleurit très tôt, dès la fin de l’hiver, à un moment où les touristes ne sont pas encore arrivés !

 

Himmantoglossum-roberianum.jpg

 Elle progresse de façon spectaculaire vers le nord, elle remonte le couloir rhodanien jusqu’au département du Rhône. En 1996, elle a été découverte en Savoie, à Myans, mais la station a été détruite…Le 22 avril 2006, notre ami savoyard Arthur Lequay, bon pied, bon œil malgré son âge très avancé, a découvert 2 beaux pieds au bord du lac du Bourget.

Un pied a été trouvé tout près de chez nous, à Genève…

Alors pourquoi pas en Haute-Savoie ?

 

Son nom français : l’Orchis géant ou Orchis à longues bractées

 

Dans le passé, on l’a appelé Orchis longibracteata, Orchis robertiana, Aceras longibracteata, Barlia longibracteata

Son nom latin actuel : Himantoglossum robertianium. Nous le connaissons mieux sous le nom utilisé encore il y a quelques années : Barlia robertiana

 

Himantoglosum-robertianum2-RFillion--2-.jpg

 Le botaniste Loiseleur Delonchamps a dédié cette belle orchidée au Docteur Gaspard Nicolas Robert (1776-1857) qui l’a découverte en 1805 à Toulon et qui  lui en a fait parvenir un pied.  Loiseleur… un nom qu’on retrouve dans Loiseleuria procumbens, l’azalée couchée des landines de nos montagnes, ainsi que dans Draba loiseleurii, une drave endémique de Corse.

Jean-Baptiste Barla (1817-1896), est un mycologue et botaniste de Nice. Son ami le botaniste italien Filippo Parlatore a créé le genre Barlia en 1858. Un autre Barlia est endémique de l’île de Tenerife, Barlia metlesicsiana. En 1868, Barla a fait paraître une « Iconographie des Orchidées de Nice et des Alpes Mariritimes » qu’il dédia à son «  savant ami » Parlatore pour le remercier …

 

Mais il faut oublier « Barlia » et dire « Himantoglossum », « langue en lanière », ce qui convient parfaitement à l’orchis bouc (labelle très long et étroit)…mais pas du tout à notre Orchis géant !

 

Les analyses phylogénétiques ont montré que les genres Barlia et Himantoglossum sont très proches et qu’ils forment un groupe monophylétique. « Le genre Himantoglossum étant plus ancien, les espèces du groupe adopteront ce nom de genre. » (F. Greulich, P. Prunier, bulletin FMBDS n°202, juin 2011) 

 

Roger-et-Barlia-robertiana-Gresine-12-04-13--1-.JPG

                           Photos prises le 12 avril par Roger Fillion en Savoie

 

                                                                             Monique

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:06

17 avril 2013 : après des semaines de froid et de mauvais temps, nous avons enfin le soleil, un vrai temps d’été ! Nous sommes dans la réserve du Moulin de Vert dans le canton de Genève…

Le long du Rhône, des tas de branchages ont été laissés au bord du chemin.

Un photographe est posté devant l’un de ces tas : il nous montre une vipère aspic qui se faufile dans les branches.

Un peu plus loin, devant un autre tas, une famille regarde une grande couleuvre. Elle est étalée de tout son long, elle ne bouge pas, comme nous elle profite des rayons du soleil, nous pouvons l’observer et la photographier à loisir.


Couleuvre2.jpg

C’est une couleuvre verte et jaune de belle taille, Hierophis viridiflavus (Lacépède 1789),  Zaménis,  Fouet,  Jisclar, Cinglard suivant les régions…

 

Couleuvre.jpg

 Je dois avouer que j’ai peur des serpents. Quand j’étais jeune, j’ai rencontré une fois une « verte et jaune » agressive qui, au lieu de fuir, m’a fait face en sifflant : ma copine et moi, nous avons eu une peur bleue, nous avons détalé sans demander notre reste, abandonnant le livre de récitations que nous révisions….Par la suite, chaque fois que je passais à l’endroit de la rencontre, j’avais froid dans le dos en pensant  à cette « attaque »!

 

Mais là, la couleuvre ne m’a pas surprise. Je me trouve à une distance correcte, elle est tout à fait calme. Quel plaisir de l’observer dans ces conditions !

Il semble qu’elle est en phase de digestion : son ventre  est gros. Comme elle avale ses proies toutes rondes, il lui faut du temps pour digérer ! Elle se nourrit de petits mammifères, de lézards, d’oisillons, d’œufs, de grenouilles, de têtards, d’insectes, de petits serpents…

 

Couleuvreb.jpg

                                                        Photos : Roger Fillion

 L’année passée, le 23 mai,  nous avons rencontré un petit serpent en montant au château de Menthon. C’était une jeune  couleuvre « verte et jaune », nous ne l’avions pas reconnue : le jeune ne ressemble pas beaucoup à l’adulte !

 

Nous devons souvent passer à côté de serpents sans nous en rendre compte ! C’est bien bête d’avoir peur, les tiques p. ex. sont plus dangereuses !!

 

                                                                Monique

 

                                                                                                                                                                                                                                                            

 


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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:28

Jynx du grec iugè, cri de douleur et sifflement de certains reptiles : pour se défendre ou intimider son adversaire, le Torcol siffle comme une couleuvre en colère (bruit généralement connu de beaucoup d’oiseaux cavernicoles).

« torquilla » de torqueo, tordre : le Torcol,  tout en sifflant, tord le cou lentement comme un serpent lorsqu’il est dérangé. En France, autrefois on l’appelait « tournis », « cö-d’couleuvre » (cou de couleuvre) ou « coulouvre de cheînne » (couleuvre de chêne).

Les Italiens le nomment « torcicollo » (qui veut aussi dire « torticolis »). Les Allemands l’appellent « Wendehals », les Anglais « Wryneck ».

 

Torcol Roger F Motz

C’est très étonnant de le voir se contorsionner : il est capable d’allonger son cou et de ressembler à un serpent, en même temps les plumes de la tête se hérissent, les yeux se ferment à demi.

 

 « Fourmilier » : comme son nom l’indique, le Torcol se nourrit essentiellement  de fourmis et de leurs larves, mais aussi de papillons, chenilles, araignées… Il capture les insectes en passant sa langue sur les écorces, dans les crevasses ou sous les feuilles.

 

Si le Torcol n’était pas si criard au printemps, il passerait inaperçu par ses couleurs ternes et sa petite taille (un peu plus grand qu’un moineau).

Le plumage aux dessins complexes et aux couleurs mordorées rappelle celui de l’Engoulevent, la Bécasse ou le Hibou moyen-duc : il se confond avec l’écorce et le bois mort, on parle de plumage cryptique (mimétique).

 

Torcol-Roger-F-Motz--2--copie-1.jpg

 

 

Le Torcol est un oiseau migrateur. Il passe l’hiver en Afrique, de la Méditerranée  à l’Equateur et lorsqu’il revient chez nous en avril, il fait entendre son chant lancinant et monotone : « quin quin quin quin quin… », huit à douze sons nasillards et plaintifs émis en série. Mâle et femelle se répondent sans arrêt - chez cette espèce, les deux sexes chantent – En été il est très discret et on ne détecte plus sa présence.

 

Bien qu’appartenant à la famille des Pics, le Torcol n’est pas un bon grimpeur – sa queue souple et arrondie ne se prête pas à l’appui - il progresse en sautillant le long des branches obliques. Mais comme les Pics, il a 2 doigts dirigés vers l’avant et 2 doigts dirigés vers l’arrière.

 

Son bec ne lui permettant pas de creuser le bois, il utilise les cavités naturelles ou celles forées par un pic pour installer son nid. Il s’installe volontiers dans un nichoir, même si la place est déjà occupée par des mésanges. Il y a quelques années, nous l’avons vu extraire du nid jusqu’au dernier brin de mousse, en dépit des réactions des propriétaires … et finalement changer d’avis quelques jours plus tard et continuer à essayer d’autres logements !

 

Il habite les vergers, les jardins, les lisières des bois de feuillus. En avril, nous guettons son retour à Marlens, Faverges, Giez…  et nous sommes heureux de le revoir chaque année !

 

Les photos ont été prises le 12 avril à Motz, près de Seyssel, au bord du Rhône, par Roger Fillion.

 

                                                   Claudie

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:58

Proposé par l'Association mycologique et botanique d'Annecy lundi 22 avril 2013 à 20h30, quai des Clarisses, salle des Clarisses (la Manufacture, parking Sainte-Claire)

 


Le barrage de Génissiat domine un canyon étroit qui s'assagit à partir de Pyrimont; depuis ce village, le Rhône va s'élargir et longer des rives beaucoup moins escarpées.

 

Saut-du-ski-8.jpg

 

Saut-du-ski3.jpg

 

Depuis la préhistoire, ces rives ont été occupées par l'homme... Nous y retrouvons la trace des chasseurs cueilleurs du mésolithique, des abris sous-roche du néolithique, les carrières qui ont perduré de l'époque gallo-romaine au dix-neuvième siècle, la ville antique de Condate, avec ses thermes et son port, ainsi que la voie romaine qui y conduisait.

 

Chateau-de-Genissiat2.jpg

                                                                                         Château de Génissiat

 

La magnifique petite ville de Seyssel témoigne par ses monuments d'un riche passé.

 

Seyssel-reflets3.jpg

                                                                             Seyssel

 

Notre parcours nous conduira jusqu'à Lavours où se dresse une grange dépendant de l'abbaye d'Hautecombe, les maisons anciennes avec leurs greniers où séchait le maïs. Dans le calcaire du "mollard", nous visiterons une grotte gravée à la fin de la préhistoire.

 

Lavours4.jpg

                                                                        Lavours

 

Outre ces rappels aux monuments et au passé, notre montage présentera des animaux et quelques plantes, vivant le long de ce parcours.

Notre histoire se terminera provisoirement dans les marais de Lavours qui constitue un riche milieu naturel.

 

Roger Fillion

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