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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 09:22

 

Ce champignon n’a ni pied ni lamelles, il est en forme de coupe, rouge écarlate à l’intérieur, plus pâle, rose, à l’extérieur. C’est un Ascomycète. Les spores sont à l’intérieur : on aperçoit  parfois un petit nuage de spores qui sort de la coupe. On dit alors que le champignon sporule.


Sarcoscypha-coccinea--13-.JPG

 

Sarcoscypha-coccinea-Talloires.JPG

Il se développe en hiver (spores d’hiver !) et au début du printemps sur bois pourrissant et sur débris ligneux enfouis.

Il n’est pas toxique, il serait même comestible, mais c’est un champignon rare qu’il vaut mieux laisser en place.

D’après Wikipédia, il a une très large répartition : tout l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud, en Amérique du sud, en Australie…


Sarcoscypha coccinea Talloires (2)

 Les Anglais l’appellent « Scarlet Elf Cup », une coupe écarlate qui servirait aux Elfes ! Les noms allemands sont légèrement plus longs et moins poétiques : Scharlachroter Kelchbecherling ou Zinnoberroter Prachtbecherling…. Son nom latin : Sarcoscypha coccinea (Jacq. : Fr.) Lamb.


Sarcoscypha-coccinea--14-.JPG

 

Sarcoscypha : chair, charnu- vase, coupe

Coccinea fait penser à coccinelle = rouge ! Cocc : grain, pépin, cochenille, kermès, écarlate…

…Le rouge carmin qu’on obtient en broyant les cochenilles Dactylopius coccus qui parasitent les raquettes des cactus « figuiers de Barbarie », Opuntia. C’est le colorant E120 utilisé par les industries alimentaires et pharmaceutiques.

Opuntia-cochenilles.JPGCochenilles-2.JPG

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Plantations d'opuntias à Guatiza, sur l'île de Lanzarote (Canaries) pour la culture de la cochenille.

Cette culture est en déclin à cause de la concurrence du marché des colorants synthétiques industriels.


La Pézize écarlate est un champignon facile à reconnaître, me direz-vous !

Eh bien, non ! Les mycologues d’aujourd’hui distinguent 3 espèces différentes en France (cf Guide des champignons d’Eyssartier et Roux- Les articles de Hans-Otto Baral)).

Et ces 3 espèces ne sont pas faciles à distinguer. Microscope indispensable !

S. jurana,  sur bois mort de tilleul

S. coccinea (le « vrai » !), sur hêtre, orme, noisetier, jamais sur tilleul

S. austriaca : sur aulne, érable, saule, robinier….

 

Nous n’avons pas cueilli notre Sarcoscypha…Ce n’est pas S. jurana, il n’y avait pas de tilleuls dans la forêt on nous l’avons trouvé le 22 mars (au-dessus de Talloires, vers le Saut du moine). Un « vrai » coccinea, ou un austriaca ???

 

                                                                                     Monique

 

 


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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:00

Quai des Clarisses, salle des Clarisses (la Manufacture, parking Sainte Claire), à Annecy

 

Rappel : diaporama proposé par l'Association mycologique et botanique d'Annecy, initialement programmé en février et reporté en raison de mauvaises conditions météorologiques.

 

 

Les Gentianes des Alpes du nord

 

 

Les Gentianes, aux magnifiques corolles d’un bleu intense, qui caractérisent la flore alpine et embellissent nos montagnes constituent un groupe de fleurs dans la famille des Gentianacées, original, riche en diversité d’espèces, de formes et de couleurs.

Gentiana-ramosa-Simplon---2-.JPG

                                       Gentiana ramosa - col du Simplon

Gentiana purpurea Saisies 19-07-12

                                           Gentiana purpurea - les Saisies  

Gentiana ciliata

                                          Gentiana ciliata - le Bouchet

Gentiana punctata gr pl 2

                                          Gentiana punctata - les Evettes, Bonneval-sur-Arc


 

Ces plantes sont largement connues du grand public. Qui ne connait pas la grande jaune (Gentiana lutea), la moyenne pourpre (Gentiana purpurea), les acaules avec leur corolle démesurée (Gentiana acaulis) ou les petites bleues représentées par la classique Gentiane printanière (Gentiana verna) ? Mais pour un botaniste qui apprécie également ces belles corolles, l’intérêt du groupe se cache parmi quelques espèces rares, qu’eux seuls savent dénicher parmi les pelouses et zones humides d’altitude.

 

Ce qui caractérise peut-être le mieux ce genre, dans l’imagerie populaire, c’est la couleur principalement bleue. Un bleu d’ailleurs quasiment jamais égalé en intensité chez d’autres fleurs bleues appartenant à d’autres familles. C’est aussi ce mot magique, Gentiane, qui immédiatement évoque la montagne et la pelouse alpine émaillée d’une multitude de fleurs.

Les Alpes du nord en comptent environ 25, de la plus petite, guère plus haute que 5 cm (Gentiana brachyphylla), à la plus grande qui dépasse le mètre (Gentiana lutea) et de la plus rare (Gentiana utriculosa) à la plus fréquente (Gentiana verna).


Gentiana verna St Jo mai 07

                                          Gentiana verna - St Jorioz

 

Une découverte de toutes les espèces vivant sous nos latitudes vous sera présentée lors de cette soirée à travers les différents habitats qui les accueillent.


Gentiana-cruciata-Saisies-ponte-19-07-12--7-.JPG

                                       Gentiana cruciata - les Saisies

 

Gentiana-germanica-Repentance---2-.jpg

                                      Gentiana germanica - Teppes de la Repentance, Viry

Gentiana-pneumonanthe---2-.jpg

                                         Gentiana pneumonanthe- St Jorioz

  

 

                                                                                           Denis

 


 


 

                                      

 


 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:31

  à 20 h à Faverges, Salle des Associations (au-dessus de l'Office du Tourisme)

Entrée lbre

 

2007b.jpg

 

Les occasions d’admirer les fleurs sont multiples. D’abord bien sûr dans la nature. Nous avons en effet la chance d'habiter une région où la flore est particulièrement riche, remarquable et diversifiée. Nous pouvons l'admirer aussi dans les parcs et jardins, chez les fleuristes, sur des photographies, des toiles d'artistes peintres, des dessins d’enfants et sur des timbres-poste.

Qui n’a pas été séduit par ces magnifiques séries de timbres reproduisant les beautés de la nature : sites, animaux, arbres, fleurs… Certains pays ont choisi d’en faire leur représentation favorite.

A l'occasion d'un diaporama, Pierre Melin, nouvel adhérent au Groupe Nature de Faverges, nous fera découvrir comment le Service des Postes, maintenant Phil@poste, a pris en compte, au fil du temps, la flore dans la philatélie française.

Nous verrons, au travers de cette présentation quasi exhaustive, tous les timbres-poste où apparaissent des fleurs, qu'elles soient le sujet principal du timbre ou qu'elles accompagnent ou décorent un autre thème.

2005ac

 

1983c Aster1992 Nénuphar 



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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:28

Non, ce ne sont pas des petits mots d’amour, ce sont 2 noms (entre beaucoup d’autres) pour un légume fruit exotique…

Chouchou à la Réunion, ou Chayote, aux Antilles Christophine (parce que Christophe Colomb l’aurait introduit aux Antilles),  Mirliton à Haïti… ce légume fruit a de nombreux noms. En latin, un seul nom valable partout, Sechium edule (N.J.Jacquin)Swartz- Famille des Cucurbitacées.

 

Chayottes-Grand-Frais-2013.JPG

 

C’est une plante grimpante de la famille des courges et des courgettes, originaire d’Amérique centrale. Le nom « chayote » (ou chayotte) vient de son nom aztèque.


Sechium-edule-christophine-tonnelle-Beaugendre.JPG

 

Cultivée dans tous les pays chauds, elle produit beaucoup, les tiges dépassent 15 m en une saison ! Elle peut même devenir envahissante, à la Réunion c’est par endroits une peste végétale. En France, on peut essayer de la cultiver en pot à l’intérieur (planter le fruit entier), puis la mettre en pleine terre, mais elle ne donnera des fruits qu’en fin de saison, dans le meilleur des cas ! Il lui faudrait 6 mois de chaleur- ce qui n’arrive pas chaque année en Savoie !

 

Comme chez les courges et courgettes les fleurs mâles et les fleurs femelles sont séparées, mais sur la même plante. Le fruit contient une seule graine plate qui commence à germer à l’intérieur du fruit (graine « vivipare »)…Ce que je n’ai pas vu dans le fruit que j’ai acheté en février à « Grand Frais » !


chayotte-interieur.JPG

 

Le fruit peut être consommé de toutes sortes de façons, un peu comme les courgettes. Cuit  à la vapeur, puis farci et cuit au four, c’est délicieux ! On peut même l’utiliser pour faire des gâteaux.

 

christophines-Guadeloupe.JPG

 A la Réunion où la plante a été introduite en 1840,  on gratte les tiges pour obtenir de fines lamelles qu’on appelle « paille de chouchou ». Ces fibres servent à faire des chapeaux, c’est une spécialité du cirque de Salazie. La matière première des fameux « chapeaux de paille d’Italie » très en vogue en Europe au début du XXe siècle venait de la Réunion.

 

 

                                                        Monique

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:10

 

Que diriez-vous d’une balade du côté de Glaise (commune de Faverges, près de Seythenex) ?

En ce moment on a de grandes chances de voir des mouflons dans les prés.


P1110308 - Copie

 


 Surtout, il ne faut pas manquer de rendre une petite visite à  Daniel Boitte artisan chocolatier !

 

P1110332.jpg

 


 Vous poussez la porte…et vous vous trouvez enveloppé d’un merveilleux parfum de chocolat qui vous chatouille les narines…

Daniel vous expliquera comment il fabrique ses spécialités : les flocons des Alpes, les crottes de marmotte, les larmes de bouquetin, les éboulis de St Ruph et bien d’autres délices…

 

 

Le cacaoyer est un arbre originaire d’Amérique tropicale : Theobroma cacao Linné 1753, du grec, Theobroma, nourriture des dieux, et de l’aztèque cacauatl, cacao.

Famille des Sterculiacées. Depuis APG III (2009), famille des Malvacées (classification phylogénétique).

 

cacao-Glaise-panneau--6-.JPG

 

Ses fruits, les cabosses, sont des baies de couleur variable  selon la variété. Elles poussent directement sur le tronc et les grosses branches (cauliflorie).

 

cacao-plusieurs-cabosses.JPG

 

cacao-cabosse-mure.JPG

 

cacao--Glaise--1-.JPG

 

La cabosse contient des graines, les « fèves » de cacao, entourées d’une pulpe blanche sucrée.

 

cacao--Glaise--4-.JPG

 

cacao--Glaise--2-.JPG

 Ces fèves servaient de monnaie d’échange. Les Aztèques fabriquaient une boisson rituelle : après avoir été préparées (fermentées et grillées), les  graines étaient écrasées, mélangées à de l’eau, des piments, de la farine de maïs. Cette boisson était épaisse, amère et épicée, mais en remplaçant le piment par du sucre, cela devenait une gourmandise !

Le cacao a été introduit à la Cour de France par l’infante espagnole Anne d’Autriche qui épousa Louis XIII en 1615.  Le chocolat se démocratisa au début du XIXe siècle avec l’apparition de grandes chocolateries, Van Houten, Menier, Nestlé….

 

N’hésitez pas ! Le vrai chocolat, c’est bon pour la santé…et c’est délicieux !

 

Monique

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:16

                                 Maison des Asociations (au dessus de l'Office du Tourisme) - Entrée libre -

 

 

IMGP0697.JPG

 

Namibie-zebres-de-plaine-Equus-burcheli--461.JPG

 

Namibie, désert vivant

 

Grand pays de 824 269 km2, la Namibie est située sur la côte atlantique de l'Afrique entre l'Angola et l'Afrique du Sud. Elle est traversée par le Tropique du Capricorne. Célèbre notamment par son vaste désert, le plus vieux du monde, la Namibie offre cependant de nombreux paysages où le minéral domine.

La végétation est en grande partie de type aride. Les milieux rencontrés varient, du désert de sable roux à la forêt galerie des bords de rivière, en passant par des déserts rocheux, des savanes herbeuses ou arborées.

Les Acacias sont très présents et avec le Mopane, constituent le fond de la végétation ligneuse. Mais quelques plantes remarquables ne vivent que dans les régions peu hospitalières : la très fameuse Welwitschia aux deux feuilles éternelles, les Hoodia épineuses, les Pachypodium au tronc gorgé d'eau et bien d'autres jaillissent comme par miracle du sable ou du rocher.

La faune, bien protégée dans des Parcs Nationaux à la gestion stricte, est un régal permanent pour le visiteur. Girafes, Eléphants, Oryx, Zèbres, Phacochères, Antilopes diverses se rencontrent à tous les points d'eau ou le long des pistes. Les oiseaux sont généralement peu farouches, et Rolliers, Calaos, Outardes ou Serpentaires sont fréquemment  observés.

La côte atlantique est affectée d'un climat rude pour ces latitudes. Le courant froid du Benguela qui la longe en remontant des zones antarctiques, génère des brumes et des nuages sur 20 à 50 km de frange côtière. Les nuits y sont très fraîches. Mais ces brumes constituent la seule alimentation en eau pour la majorité des animaux et des plantes qui vivent dans ce désert côtier.

Un étrange diverticule territorial est constitué par la Bande de Caprivi au nord-est. Irriguée par le fleuve Kavango, cette zone plus humide nous offre Hippopotames, Buffles et Crocodiles notamment.

La population humaine est clairsemée avec une densité de 2 habitants au km2. Près de 80 000 blancs descendants des colons allemands ou sud-africains cohabitent avec des indigènes Héréros, Himbas, Bushmen et autres ethnies aux traditions encore vivaces. Malgré des richesses importantes (diamants, uranium, pêche, astrakan...), il existe un fort déséquilibre économique entre le nord et le sud, entre les 3 grandes villes et les campagnes. Le tourisme constitue un nouvel apport économique à maîtriser.

D'abord colonie allemande, puis province sud-africaine, la Namibie n'accède à l'indépendance qu'en 1990, après une longue guerre de libération.

Pour nous visiteurs naturalistes, le voyage de trois semaines effectué en juillet 2005 et  celui de 2 semaines en juillet  2010, furent l'occasion de découvrir en vraie grandeur, des paysages, des animaux, des plantes que nous ne connaissions que par les images des livres ou de la télévision. Et à ce point de vue, la réalité concrète a dépassé largement la fiction.

Nous serons ravis de vous faire partager nos émotions lors de cette conférence le 12 mars 2013.

 

Jacques BORDON

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 21:48

Le Jaseur appartient à la famille des Bombycillidés (Bombyx : nom grec du ver à soie – cilla : faux mot latin qui signifie « queue »). Cette famille doit son nom à l’apparence soyeuse du plumage des espèces qui la composent. Les Allemands l’appellent « Seidenschwanz » « queue soyeuse ».

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jaseur-de-dessous-RF.jpg

 

jaseur 17 RF

La queue se termine par une barre jaune vif. Les plumes des ailes aux extrémités jaunes et rouges semblent trempées dans de la cire, d’où le nom de « Waxwing », « aile de cire » donné par les Anglais.

Bombycilla garrulus : garrulus signifie bavard, jaseur.

Jaseur de Bohême : en fait, notre Jaseur ne niche pas en Bohême, mais il y passe souvent l’hiver.

 

Jaseur-RF.jpg

 

2 Jaseurs 2 RF

 

Le Jaseur est la seule espèce de cette famille présente en Europe. Une autre espèce vit au Canada et aux Etats-Unis : le « Jaseur d’Amérique » ou « Jaseur des cèdres ».

 

Les apparitions irrégulières, parfois spectaculaires des Jaseurs n’ont pas manqué de frapper l’imagination populaire. Jadis, ces invasions étaient considérées comme des signes de malheur. Appelé « oiseau de peste » aux Pays-Bas et « oiseau de guerre » dans les pays baltes, le Jaseur boréal a donc mauvaise réputation.

Son arrivée massive lors de l’hiver rigoureux de 1914 n’a fait que la conforter. L.Ternier écrivait dans Le Chasseur Français en juillet 1919 : « De nos jours, les paysans croient encore à la légende du jaseur. Ils assurent que les ailes du jaseur, dont quelques plumes sont terminées par une petite partie dénudée semblable à une gouttelette de cire rouge, pleurent des larmes de sang. Cette fois encore, les évènements ont donné raison à la légende. Combien de sang a coulé depuis le dernier passage des jaseurs ? Il serait donc là, le jaseur des vieilles légendes et que les anciens appelaient Avis incendiaria, oiseau portant avec lui le feu du ciel et des enfers… »

 

jaseur-huppe-RF.jpg

 

 

 

Il n’y a pourtant rien à craindre avec les jaseurs ! Ils ne sont pas du tout farouches. Paul Géroudet dit qu’ils sont d’un tempérament bonasse et flegmatique. On peut les approcher assez facilement. D’ailleurs la grande confiance de ces oiseaux en font des victimes faciles pour les tendeurs qui les convoitent pour orner leur volière, ou pour les braconniers.

C’est une espèce protégée.

 

Cet hiver, nous avons la chance de pouvoir observer ces magnifiques oiseaux dans notre pays, certes en moins grand nombre que pendant l’hiver 2004-2005 où 12 000 à 25 000 jaseurs avaient investi la France (Alpes, Vosges, Alpes du sud, Massif Central et même la Bretagne !)

Nous les avions bien observés à St Jorioz (digue à Caille) et aussi sur le plateau de Plainejoux où ils se nourrissaient de cynorrhodons.

 

Profitons-en, car il nous faudra attendre quelques années avant de les retrouver !

 

                                                                                                           Claudie

 

Les photos qui illustrent cet article ont été prises par un ami Roger F.

 

                                                           

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 21:10

Le Jaseur boréal  Bombycilla garrulus, encore appeléJaseur de Bohême, est un magnifique oiseau nordique de la taille de l’Etourneau. Il possède un plumage aux teintes pastel, gris –brun rosé, avec des touches de couleur rouge et jaune vif aux ailes et au bout de la queue et surtout une splendide huppe érectile sur la tête. Un masque noir dans lequel luit la perle de l’œil et une gorge noire ourlée délicatement de blanc rendent cet oiseau inconfondable.

 

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Il nidifie dans les forêts du Grand Nord européen et jusqu’en Sibérie, au dessus de 63° de latitude. Se nourrissant d’insectes en été et de baies le reste de l’année, la réussite de sa reproduction et donc de ses effectifs, dépendent beaucoup des quantités de nourriture disponible. Quand celle-ci est abondante, il peut y avoir surpopulation, obligeant les oiseaux l’hiver venu, à se déplacer massivement en quête de nourriture, comme poussés par une « fièvre émigratrice » que rien n’arrête.

 

oiseaux-6176--AD.jpg

 

Les oiseaux se dirigent  donc vers le sud et le sud-ouest. Il arrive ainsi que ce passereau passe plusieurs semaines sur le sol français. Cette présence est cyclique mais irrégulière et souvent de courte durée. Elle est attendue par de nombreux ornithologues.

Cette année en Haute-Savoie, les jaseurs sont signalés depuis début février  à Cluses, Neydens, Beaumont, Margencel. Nous sommes allés les observer à Cluses, à la Sardagne. Nous en avons vu une douzaine dans de grands peupliers couverts de gui, au bord de l’Arve. 

 

jaseur-huppe-rabattue-AD.jpg

 

 

gui AD (2)

 

 

Le jaseur boréal est un oiseau gourmand et à l’appétit d’ogre. Il est insectivore en période de reproduction mais il consomme des fruits et des baies le reste de l’année, en grandes quantités : il est capable d’avaler jusqu’à trois fois son poids en nourriture !

Il mange diverses baies (gui, lierre, aubépine, églantier, sorbier, alisier, viorne, épine-vinette, raisin d’ours, sureau, troène, if …) Nous l’avons vu se suspendre aux rameaux pour cueillir sa nourriture, un peu comme le font les mésanges et les beccroisés. De temps en temps, ils se posent à terre pour se désaltérer dans les flaques.

 

C’est un oiseau peu bruyant. Nous avons entendu le cri, un sifflement roulé assez ténu : sirrr… ou trrrr…

 

C’est toujours avec un grand plaisir que nous voyons arriver ces beaux oiseaux dans notre région. Si vous voulez les observer, dépêchez-vous ! Dès le mois de mars, ils vont nous quitter pour regagner leur site de nidification.

 

Les photos qui illustrent cet article ont été prises par notre ami Alain D.

 

                                                     A suivre…

                                                                                               Claudie

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 17:37

initialement programmée lundi 11 février à Annecy, salle des Clarisses, est reportée au lundi 15 avril.

 

Gentiana-verna-St-Jo-mai-07.JPG

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:00

 

P1420250.jpg

 

 

Nantbellet.jpg

Janvier : Nuageux ou pluvieux avec des températures douces la 1ère décade. Ensuite assez beau, mais brouillards matinaux ; plus froid. Retour de la pluie début 3ème décade et neige en fin de mois. Peu ensoleillé dans l’ensemble.

Février : Froid très intense (glacial, sibérien, polaire… au choix) durant la 1ère quinzaine : 13 jours de gel ininterrompu dont 1 minima à moins 17°,5 le 5. (En 1985,  le 7 janvier le mercure était descendu à -20°,5).

 

Lac Léman

                                                                    Lac Léman, Genève

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                                                                Lac d'Annecy, St Jorioz

 

Par la suite, réchauffement lent mais progressif. Gel nocturne tous les jours du mois (température moyenne des minimas -8°,4), mais belles journées très ensoleillées, sec -7mm d’eau- Un enneigement exceptionnel et durable en montagne : hauteur cumulée à Faverges depuis le 17 décembre : 87 cm.

 

Mars : Que du soleil, 26 jours entiers sur 31 et de plus en plus chaud. Fort déficit en eau avec seulement 30 mm en 2 mois. Température moyenne très au-dessus des normales. (15°,1 maximales)

 

Viola-odorata.jpg

                                               Tapis de Violettes odorantes

 

Avril : La tendance s’inverse à partir du 2, nuageux à couvert ou très pluvieux, froid -19 jours avec pluie, et 195 mm- puis brusque réchauffement (25°,5 le 28) et courte embellie due à un fort vent du sud en fin de mois.

 

Mai : Même temps toujours très instable couvert ou pluvieux, froid (-0°,5 le 17) les 3 premières semaines ensuite plus calme et sans pluie la dernière décade.

 

Juin : Après cet épisode ensoleillé, retour de la fraîcheur et de pluies abondantes du 3 au 13 (136 mm en 11 jours), puis de nouveau un temps plus agréable, de belles journées et une température de saison ; plus chaud en fin de mois.

 

Juillet : Début d’été maussade, souvent nuageux (rares journées de plein soleil), puis beau, voire très beau et chaud la 2ème quinzaine (31°,5 le 27).

 

Août : Continuation du temps estival de plus en plus chaud et sec. 6 jours de forte chaleur : au-dessus de 30° (33°,5 le 21) et seulement 41 mm d’eau en 40 jours (16 juillet-24 août). En toute fin de mois, brusque chute des températures et fortes pluies (neige à 1800 m).

 

Septembre : Même temps jusqu’au 6, puis retour du beau avec alternance de journées très pluvieuses (155 mm pour le mois). Fraîcheur après le 26.

 

Octobre : Toujours frais et encore une période très pluvieuse (du 8 au 12). Temps variable, contrasté, tendance douceur, puis brusque coup de froid (avec neige le 28 et température mini 3°,5) jusqu’à Toussaint.

 

Novembre : Fortement arrosé jusqu’au 11 (115 mm), puis beau, ensoleillé et doux, sauf quelques matinées de brouillard (en plaine) avant le retour de la pluie le 26.

 

Décembre : Temps très perturbé, froid, chutes de neige exceptionnelles pour un « début de saison » (sans doute un record d’au moins 40 ans) -12°,5 le 12 et 71 cm de neige cumulée en 6 couches consécutives. Ensuite redoux et pluies abondantes du 14 au 28, et derniers jours ensoleillés (19 jours avec pluie et 238 mm d’eau).

Noël B.

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