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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:06

17 avril 2013 : après des semaines de froid et de mauvais temps, nous avons enfin le soleil, un vrai temps d’été ! Nous sommes dans la réserve du Moulin de Vert dans le canton de Genève…

Le long du Rhône, des tas de branchages ont été laissés au bord du chemin.

Un photographe est posté devant l’un de ces tas : il nous montre une vipère aspic qui se faufile dans les branches.

Un peu plus loin, devant un autre tas, une famille regarde une grande couleuvre. Elle est étalée de tout son long, elle ne bouge pas, comme nous elle profite des rayons du soleil, nous pouvons l’observer et la photographier à loisir.


Couleuvre2.jpg

C’est une couleuvre verte et jaune de belle taille, Hierophis viridiflavus (Lacépède 1789),  Zaménis,  Fouet,  Jisclar, Cinglard suivant les régions…

 

Couleuvre.jpg

 Je dois avouer que j’ai peur des serpents. Quand j’étais jeune, j’ai rencontré une fois une « verte et jaune » agressive qui, au lieu de fuir, m’a fait face en sifflant : ma copine et moi, nous avons eu une peur bleue, nous avons détalé sans demander notre reste, abandonnant le livre de récitations que nous révisions….Par la suite, chaque fois que je passais à l’endroit de la rencontre, j’avais froid dans le dos en pensant  à cette « attaque »!

 

Mais là, la couleuvre ne m’a pas surprise. Je me trouve à une distance correcte, elle est tout à fait calme. Quel plaisir de l’observer dans ces conditions !

Il semble qu’elle est en phase de digestion : son ventre  est gros. Comme elle avale ses proies toutes rondes, il lui faut du temps pour digérer ! Elle se nourrit de petits mammifères, de lézards, d’oisillons, d’œufs, de grenouilles, de têtards, d’insectes, de petits serpents…

 

Couleuvreb.jpg

                                                        Photos : Roger Fillion

 L’année passée, le 23 mai,  nous avons rencontré un petit serpent en montant au château de Menthon. C’était une jeune  couleuvre « verte et jaune », nous ne l’avions pas reconnue : le jeune ne ressemble pas beaucoup à l’adulte !

 

Nous devons souvent passer à côté de serpents sans nous en rendre compte ! C’est bien bête d’avoir peur, les tiques p. ex. sont plus dangereuses !!

 

                                                                Monique

 

                                                                                                                                                                                                                                                            

 


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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:28

Jynx du grec iugè, cri de douleur et sifflement de certains reptiles : pour se défendre ou intimider son adversaire, le Torcol siffle comme une couleuvre en colère (bruit généralement connu de beaucoup d’oiseaux cavernicoles).

« torquilla » de torqueo, tordre : le Torcol,  tout en sifflant, tord le cou lentement comme un serpent lorsqu’il est dérangé. En France, autrefois on l’appelait « tournis », « cö-d’couleuvre » (cou de couleuvre) ou « coulouvre de cheînne » (couleuvre de chêne).

Les Italiens le nomment « torcicollo » (qui veut aussi dire « torticolis »). Les Allemands l’appellent « Wendehals », les Anglais « Wryneck ».

 

Torcol Roger F Motz

C’est très étonnant de le voir se contorsionner : il est capable d’allonger son cou et de ressembler à un serpent, en même temps les plumes de la tête se hérissent, les yeux se ferment à demi.

 

 « Fourmilier » : comme son nom l’indique, le Torcol se nourrit essentiellement  de fourmis et de leurs larves, mais aussi de papillons, chenilles, araignées… Il capture les insectes en passant sa langue sur les écorces, dans les crevasses ou sous les feuilles.

 

Si le Torcol n’était pas si criard au printemps, il passerait inaperçu par ses couleurs ternes et sa petite taille (un peu plus grand qu’un moineau).

Le plumage aux dessins complexes et aux couleurs mordorées rappelle celui de l’Engoulevent, la Bécasse ou le Hibou moyen-duc : il se confond avec l’écorce et le bois mort, on parle de plumage cryptique (mimétique).

 

Torcol-Roger-F-Motz--2--copie-1.jpg

 

 

Le Torcol est un oiseau migrateur. Il passe l’hiver en Afrique, de la Méditerranée  à l’Equateur et lorsqu’il revient chez nous en avril, il fait entendre son chant lancinant et monotone : « quin quin quin quin quin… », huit à douze sons nasillards et plaintifs émis en série. Mâle et femelle se répondent sans arrêt - chez cette espèce, les deux sexes chantent – En été il est très discret et on ne détecte plus sa présence.

 

Bien qu’appartenant à la famille des Pics, le Torcol n’est pas un bon grimpeur – sa queue souple et arrondie ne se prête pas à l’appui - il progresse en sautillant le long des branches obliques. Mais comme les Pics, il a 2 doigts dirigés vers l’avant et 2 doigts dirigés vers l’arrière.

 

Son bec ne lui permettant pas de creuser le bois, il utilise les cavités naturelles ou celles forées par un pic pour installer son nid. Il s’installe volontiers dans un nichoir, même si la place est déjà occupée par des mésanges. Il y a quelques années, nous l’avons vu extraire du nid jusqu’au dernier brin de mousse, en dépit des réactions des propriétaires … et finalement changer d’avis quelques jours plus tard et continuer à essayer d’autres logements !

 

Il habite les vergers, les jardins, les lisières des bois de feuillus. En avril, nous guettons son retour à Marlens, Faverges, Giez…  et nous sommes heureux de le revoir chaque année !

 

Les photos ont été prises le 12 avril à Motz, près de Seyssel, au bord du Rhône, par Roger Fillion.

 

                                                   Claudie

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:58

Proposé par l'Association mycologique et botanique d'Annecy lundi 22 avril 2013 à 20h30, quai des Clarisses, salle des Clarisses (la Manufacture, parking Sainte-Claire)

 


Le barrage de Génissiat domine un canyon étroit qui s'assagit à partir de Pyrimont; depuis ce village, le Rhône va s'élargir et longer des rives beaucoup moins escarpées.

 

Saut-du-ski-8.jpg

 

Saut-du-ski3.jpg

 

Depuis la préhistoire, ces rives ont été occupées par l'homme... Nous y retrouvons la trace des chasseurs cueilleurs du mésolithique, des abris sous-roche du néolithique, les carrières qui ont perduré de l'époque gallo-romaine au dix-neuvième siècle, la ville antique de Condate, avec ses thermes et son port, ainsi que la voie romaine qui y conduisait.

 

Chateau-de-Genissiat2.jpg

                                                                                         Château de Génissiat

 

La magnifique petite ville de Seyssel témoigne par ses monuments d'un riche passé.

 

Seyssel-reflets3.jpg

                                                                             Seyssel

 

Notre parcours nous conduira jusqu'à Lavours où se dresse une grange dépendant de l'abbaye d'Hautecombe, les maisons anciennes avec leurs greniers où séchait le maïs. Dans le calcaire du "mollard", nous visiterons une grotte gravée à la fin de la préhistoire.

 

Lavours4.jpg

                                                                        Lavours

 

Outre ces rappels aux monuments et au passé, notre montage présentera des animaux et quelques plantes, vivant le long de ce parcours.

Notre histoire se terminera provisoirement dans les marais de Lavours qui constitue un riche milieu naturel.

 

Roger Fillion

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 09:22

 

Ce champignon n’a ni pied ni lamelles, il est en forme de coupe, rouge écarlate à l’intérieur, plus pâle, rose, à l’extérieur. C’est un Ascomycète. Les spores sont à l’intérieur : on aperçoit  parfois un petit nuage de spores qui sort de la coupe. On dit alors que le champignon sporule.


Sarcoscypha-coccinea--13-.JPG

 

Sarcoscypha-coccinea-Talloires.JPG

Il se développe en hiver (spores d’hiver !) et au début du printemps sur bois pourrissant et sur débris ligneux enfouis.

Il n’est pas toxique, il serait même comestible, mais c’est un champignon rare qu’il vaut mieux laisser en place.

D’après Wikipédia, il a une très large répartition : tout l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud, en Amérique du sud, en Australie…


Sarcoscypha coccinea Talloires (2)

 Les Anglais l’appellent « Scarlet Elf Cup », une coupe écarlate qui servirait aux Elfes ! Les noms allemands sont légèrement plus longs et moins poétiques : Scharlachroter Kelchbecherling ou Zinnoberroter Prachtbecherling…. Son nom latin : Sarcoscypha coccinea (Jacq. : Fr.) Lamb.


Sarcoscypha-coccinea--14-.JPG

 

Sarcoscypha : chair, charnu- vase, coupe

Coccinea fait penser à coccinelle = rouge ! Cocc : grain, pépin, cochenille, kermès, écarlate…

…Le rouge carmin qu’on obtient en broyant les cochenilles Dactylopius coccus qui parasitent les raquettes des cactus « figuiers de Barbarie », Opuntia. C’est le colorant E120 utilisé par les industries alimentaires et pharmaceutiques.

Opuntia-cochenilles.JPGCochenilles-2.JPG

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Plantations d'opuntias à Guatiza, sur l'île de Lanzarote (Canaries) pour la culture de la cochenille.

Cette culture est en déclin à cause de la concurrence du marché des colorants synthétiques industriels.


La Pézize écarlate est un champignon facile à reconnaître, me direz-vous !

Eh bien, non ! Les mycologues d’aujourd’hui distinguent 3 espèces différentes en France (cf Guide des champignons d’Eyssartier et Roux- Les articles de Hans-Otto Baral)).

Et ces 3 espèces ne sont pas faciles à distinguer. Microscope indispensable !

S. jurana,  sur bois mort de tilleul

S. coccinea (le « vrai » !), sur hêtre, orme, noisetier, jamais sur tilleul

S. austriaca : sur aulne, érable, saule, robinier….

 

Nous n’avons pas cueilli notre Sarcoscypha…Ce n’est pas S. jurana, il n’y avait pas de tilleuls dans la forêt on nous l’avons trouvé le 22 mars (au-dessus de Talloires, vers le Saut du moine). Un « vrai » coccinea, ou un austriaca ???

 

                                                                                     Monique

 

 


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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:00

Quai des Clarisses, salle des Clarisses (la Manufacture, parking Sainte Claire), à Annecy

 

Rappel : diaporama proposé par l'Association mycologique et botanique d'Annecy, initialement programmé en février et reporté en raison de mauvaises conditions météorologiques.

 

 

Les Gentianes des Alpes du nord

 

 

Les Gentianes, aux magnifiques corolles d’un bleu intense, qui caractérisent la flore alpine et embellissent nos montagnes constituent un groupe de fleurs dans la famille des Gentianacées, original, riche en diversité d’espèces, de formes et de couleurs.

Gentiana-ramosa-Simplon---2-.JPG

                                       Gentiana ramosa - col du Simplon

Gentiana purpurea Saisies 19-07-12

                                           Gentiana purpurea - les Saisies  

Gentiana ciliata

                                          Gentiana ciliata - le Bouchet

Gentiana punctata gr pl 2

                                          Gentiana punctata - les Evettes, Bonneval-sur-Arc


 

Ces plantes sont largement connues du grand public. Qui ne connait pas la grande jaune (Gentiana lutea), la moyenne pourpre (Gentiana purpurea), les acaules avec leur corolle démesurée (Gentiana acaulis) ou les petites bleues représentées par la classique Gentiane printanière (Gentiana verna) ? Mais pour un botaniste qui apprécie également ces belles corolles, l’intérêt du groupe se cache parmi quelques espèces rares, qu’eux seuls savent dénicher parmi les pelouses et zones humides d’altitude.

 

Ce qui caractérise peut-être le mieux ce genre, dans l’imagerie populaire, c’est la couleur principalement bleue. Un bleu d’ailleurs quasiment jamais égalé en intensité chez d’autres fleurs bleues appartenant à d’autres familles. C’est aussi ce mot magique, Gentiane, qui immédiatement évoque la montagne et la pelouse alpine émaillée d’une multitude de fleurs.

Les Alpes du nord en comptent environ 25, de la plus petite, guère plus haute que 5 cm (Gentiana brachyphylla), à la plus grande qui dépasse le mètre (Gentiana lutea) et de la plus rare (Gentiana utriculosa) à la plus fréquente (Gentiana verna).


Gentiana verna St Jo mai 07

                                          Gentiana verna - St Jorioz

 

Une découverte de toutes les espèces vivant sous nos latitudes vous sera présentée lors de cette soirée à travers les différents habitats qui les accueillent.


Gentiana-cruciata-Saisies-ponte-19-07-12--7-.JPG

                                       Gentiana cruciata - les Saisies

 

Gentiana-germanica-Repentance---2-.jpg

                                      Gentiana germanica - Teppes de la Repentance, Viry

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                                         Gentiana pneumonanthe- St Jorioz

  

 

                                                                                           Denis

 


 


 

                                      

 


 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:31

  à 20 h à Faverges, Salle des Associations (au-dessus de l'Office du Tourisme)

Entrée lbre

 

2007b.jpg

 

Les occasions d’admirer les fleurs sont multiples. D’abord bien sûr dans la nature. Nous avons en effet la chance d'habiter une région où la flore est particulièrement riche, remarquable et diversifiée. Nous pouvons l'admirer aussi dans les parcs et jardins, chez les fleuristes, sur des photographies, des toiles d'artistes peintres, des dessins d’enfants et sur des timbres-poste.

Qui n’a pas été séduit par ces magnifiques séries de timbres reproduisant les beautés de la nature : sites, animaux, arbres, fleurs… Certains pays ont choisi d’en faire leur représentation favorite.

A l'occasion d'un diaporama, Pierre Melin, nouvel adhérent au Groupe Nature de Faverges, nous fera découvrir comment le Service des Postes, maintenant Phil@poste, a pris en compte, au fil du temps, la flore dans la philatélie française.

Nous verrons, au travers de cette présentation quasi exhaustive, tous les timbres-poste où apparaissent des fleurs, qu'elles soient le sujet principal du timbre ou qu'elles accompagnent ou décorent un autre thème.

2005ac

 

1983c Aster1992 Nénuphar 



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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:28

Non, ce ne sont pas des petits mots d’amour, ce sont 2 noms (entre beaucoup d’autres) pour un légume fruit exotique…

Chouchou à la Réunion, ou Chayote, aux Antilles Christophine (parce que Christophe Colomb l’aurait introduit aux Antilles),  Mirliton à Haïti… ce légume fruit a de nombreux noms. En latin, un seul nom valable partout, Sechium edule (N.J.Jacquin)Swartz- Famille des Cucurbitacées.

 

Chayottes-Grand-Frais-2013.JPG

 

C’est une plante grimpante de la famille des courges et des courgettes, originaire d’Amérique centrale. Le nom « chayote » (ou chayotte) vient de son nom aztèque.


Sechium-edule-christophine-tonnelle-Beaugendre.JPG

 

Cultivée dans tous les pays chauds, elle produit beaucoup, les tiges dépassent 15 m en une saison ! Elle peut même devenir envahissante, à la Réunion c’est par endroits une peste végétale. En France, on peut essayer de la cultiver en pot à l’intérieur (planter le fruit entier), puis la mettre en pleine terre, mais elle ne donnera des fruits qu’en fin de saison, dans le meilleur des cas ! Il lui faudrait 6 mois de chaleur- ce qui n’arrive pas chaque année en Savoie !

 

Comme chez les courges et courgettes les fleurs mâles et les fleurs femelles sont séparées, mais sur la même plante. Le fruit contient une seule graine plate qui commence à germer à l’intérieur du fruit (graine « vivipare »)…Ce que je n’ai pas vu dans le fruit que j’ai acheté en février à « Grand Frais » !


chayotte-interieur.JPG

 

Le fruit peut être consommé de toutes sortes de façons, un peu comme les courgettes. Cuit  à la vapeur, puis farci et cuit au four, c’est délicieux ! On peut même l’utiliser pour faire des gâteaux.

 

christophines-Guadeloupe.JPG

 A la Réunion où la plante a été introduite en 1840,  on gratte les tiges pour obtenir de fines lamelles qu’on appelle « paille de chouchou ». Ces fibres servent à faire des chapeaux, c’est une spécialité du cirque de Salazie. La matière première des fameux « chapeaux de paille d’Italie » très en vogue en Europe au début du XXe siècle venait de la Réunion.

 

 

                                                        Monique

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:10

 

Que diriez-vous d’une balade du côté de Glaise (commune de Faverges, près de Seythenex) ?

En ce moment on a de grandes chances de voir des mouflons dans les prés.


P1110308 - Copie

 


 Surtout, il ne faut pas manquer de rendre une petite visite à  Daniel Boitte artisan chocolatier !

 

P1110332.jpg

 


 Vous poussez la porte…et vous vous trouvez enveloppé d’un merveilleux parfum de chocolat qui vous chatouille les narines…

Daniel vous expliquera comment il fabrique ses spécialités : les flocons des Alpes, les crottes de marmotte, les larmes de bouquetin, les éboulis de St Ruph et bien d’autres délices…

 

 

Le cacaoyer est un arbre originaire d’Amérique tropicale : Theobroma cacao Linné 1753, du grec, Theobroma, nourriture des dieux, et de l’aztèque cacauatl, cacao.

Famille des Sterculiacées. Depuis APG III (2009), famille des Malvacées (classification phylogénétique).

 

cacao-Glaise-panneau--6-.JPG

 

Ses fruits, les cabosses, sont des baies de couleur variable  selon la variété. Elles poussent directement sur le tronc et les grosses branches (cauliflorie).

 

cacao-plusieurs-cabosses.JPG

 

cacao-cabosse-mure.JPG

 

cacao--Glaise--1-.JPG

 

La cabosse contient des graines, les « fèves » de cacao, entourées d’une pulpe blanche sucrée.

 

cacao--Glaise--4-.JPG

 

cacao--Glaise--2-.JPG

 Ces fèves servaient de monnaie d’échange. Les Aztèques fabriquaient une boisson rituelle : après avoir été préparées (fermentées et grillées), les  graines étaient écrasées, mélangées à de l’eau, des piments, de la farine de maïs. Cette boisson était épaisse, amère et épicée, mais en remplaçant le piment par du sucre, cela devenait une gourmandise !

Le cacao a été introduit à la Cour de France par l’infante espagnole Anne d’Autriche qui épousa Louis XIII en 1615.  Le chocolat se démocratisa au début du XIXe siècle avec l’apparition de grandes chocolateries, Van Houten, Menier, Nestlé….

 

N’hésitez pas ! Le vrai chocolat, c’est bon pour la santé…et c’est délicieux !

 

Monique

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:16

                                 Maison des Asociations (au dessus de l'Office du Tourisme) - Entrée libre -

 

 

IMGP0697.JPG

 

Namibie-zebres-de-plaine-Equus-burcheli--461.JPG

 

Namibie, désert vivant

 

Grand pays de 824 269 km2, la Namibie est située sur la côte atlantique de l'Afrique entre l'Angola et l'Afrique du Sud. Elle est traversée par le Tropique du Capricorne. Célèbre notamment par son vaste désert, le plus vieux du monde, la Namibie offre cependant de nombreux paysages où le minéral domine.

La végétation est en grande partie de type aride. Les milieux rencontrés varient, du désert de sable roux à la forêt galerie des bords de rivière, en passant par des déserts rocheux, des savanes herbeuses ou arborées.

Les Acacias sont très présents et avec le Mopane, constituent le fond de la végétation ligneuse. Mais quelques plantes remarquables ne vivent que dans les régions peu hospitalières : la très fameuse Welwitschia aux deux feuilles éternelles, les Hoodia épineuses, les Pachypodium au tronc gorgé d'eau et bien d'autres jaillissent comme par miracle du sable ou du rocher.

La faune, bien protégée dans des Parcs Nationaux à la gestion stricte, est un régal permanent pour le visiteur. Girafes, Eléphants, Oryx, Zèbres, Phacochères, Antilopes diverses se rencontrent à tous les points d'eau ou le long des pistes. Les oiseaux sont généralement peu farouches, et Rolliers, Calaos, Outardes ou Serpentaires sont fréquemment  observés.

La côte atlantique est affectée d'un climat rude pour ces latitudes. Le courant froid du Benguela qui la longe en remontant des zones antarctiques, génère des brumes et des nuages sur 20 à 50 km de frange côtière. Les nuits y sont très fraîches. Mais ces brumes constituent la seule alimentation en eau pour la majorité des animaux et des plantes qui vivent dans ce désert côtier.

Un étrange diverticule territorial est constitué par la Bande de Caprivi au nord-est. Irriguée par le fleuve Kavango, cette zone plus humide nous offre Hippopotames, Buffles et Crocodiles notamment.

La population humaine est clairsemée avec une densité de 2 habitants au km2. Près de 80 000 blancs descendants des colons allemands ou sud-africains cohabitent avec des indigènes Héréros, Himbas, Bushmen et autres ethnies aux traditions encore vivaces. Malgré des richesses importantes (diamants, uranium, pêche, astrakan...), il existe un fort déséquilibre économique entre le nord et le sud, entre les 3 grandes villes et les campagnes. Le tourisme constitue un nouvel apport économique à maîtriser.

D'abord colonie allemande, puis province sud-africaine, la Namibie n'accède à l'indépendance qu'en 1990, après une longue guerre de libération.

Pour nous visiteurs naturalistes, le voyage de trois semaines effectué en juillet 2005 et  celui de 2 semaines en juillet  2010, furent l'occasion de découvrir en vraie grandeur, des paysages, des animaux, des plantes que nous ne connaissions que par les images des livres ou de la télévision. Et à ce point de vue, la réalité concrète a dépassé largement la fiction.

Nous serons ravis de vous faire partager nos émotions lors de cette conférence le 12 mars 2013.

 

Jacques BORDON

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 21:48

Le Jaseur appartient à la famille des Bombycillidés (Bombyx : nom grec du ver à soie – cilla : faux mot latin qui signifie « queue »). Cette famille doit son nom à l’apparence soyeuse du plumage des espèces qui la composent. Les Allemands l’appellent « Seidenschwanz » « queue soyeuse ».

2-Jaseurs-RF.jpg

 

jaseur-de-dessous-RF.jpg

 

jaseur 17 RF

La queue se termine par une barre jaune vif. Les plumes des ailes aux extrémités jaunes et rouges semblent trempées dans de la cire, d’où le nom de « Waxwing », « aile de cire » donné par les Anglais.

Bombycilla garrulus : garrulus signifie bavard, jaseur.

Jaseur de Bohême : en fait, notre Jaseur ne niche pas en Bohême, mais il y passe souvent l’hiver.

 

Jaseur-RF.jpg

 

2 Jaseurs 2 RF

 

Le Jaseur est la seule espèce de cette famille présente en Europe. Une autre espèce vit au Canada et aux Etats-Unis : le « Jaseur d’Amérique » ou « Jaseur des cèdres ».

 

Les apparitions irrégulières, parfois spectaculaires des Jaseurs n’ont pas manqué de frapper l’imagination populaire. Jadis, ces invasions étaient considérées comme des signes de malheur. Appelé « oiseau de peste » aux Pays-Bas et « oiseau de guerre » dans les pays baltes, le Jaseur boréal a donc mauvaise réputation.

Son arrivée massive lors de l’hiver rigoureux de 1914 n’a fait que la conforter. L.Ternier écrivait dans Le Chasseur Français en juillet 1919 : « De nos jours, les paysans croient encore à la légende du jaseur. Ils assurent que les ailes du jaseur, dont quelques plumes sont terminées par une petite partie dénudée semblable à une gouttelette de cire rouge, pleurent des larmes de sang. Cette fois encore, les évènements ont donné raison à la légende. Combien de sang a coulé depuis le dernier passage des jaseurs ? Il serait donc là, le jaseur des vieilles légendes et que les anciens appelaient Avis incendiaria, oiseau portant avec lui le feu du ciel et des enfers… »

 

jaseur-huppe-RF.jpg

 

 

 

Il n’y a pourtant rien à craindre avec les jaseurs ! Ils ne sont pas du tout farouches. Paul Géroudet dit qu’ils sont d’un tempérament bonasse et flegmatique. On peut les approcher assez facilement. D’ailleurs la grande confiance de ces oiseaux en font des victimes faciles pour les tendeurs qui les convoitent pour orner leur volière, ou pour les braconniers.

C’est une espèce protégée.

 

Cet hiver, nous avons la chance de pouvoir observer ces magnifiques oiseaux dans notre pays, certes en moins grand nombre que pendant l’hiver 2004-2005 où 12 000 à 25 000 jaseurs avaient investi la France (Alpes, Vosges, Alpes du sud, Massif Central et même la Bretagne !)

Nous les avions bien observés à St Jorioz (digue à Caille) et aussi sur le plateau de Plainejoux où ils se nourrissaient de cynorrhodons.

 

Profitons-en, car il nous faudra attendre quelques années avant de les retrouver !

 

                                                                                                           Claudie

 

Les photos qui illustrent cet article ont été prises par un ami Roger F.

 

                                                           

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