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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:30

 

       Le 25 mai, nous avons passé la journée au Petit Salève.

En début d'après-midi, alors que nous étions dans la hêtraie au dessus des Voûtes,  nous avons eu la chance de rencontrer un beau papillon de nuit : la Hachette,  Aglia tau.

Aglia-tau-Hachette-femelle-Petit-Saleve---2-.jpg

                                                                         Photo Papillon 25 mai


       Il fait partie des 5 espèces françaises de Saturnidae avec le Petit Paon de nuit, le Grand Paon de nuit, l’Isabelle et le Bombyx de l’ailante.

       C'est un papillon que nous connaissons bien. Au printemps, il nous arrive de le voir dans les hêtraies. 

Au centre de chaque aile un ocelle bleu cerclé de noir et gravé d'un T (qui a donné son nom latin au papillon, « tau » signifiant T en grec) blanc et bien visible. Cette marque ressemblant à une petite hache est à l'origine de son nom vernaculaire « Hachette ».

motif hachette

       En l'observant, nous comprenons que c'est une femelle. Elle est plus terne, ses antennes sont filiformes. Et surtout, elle a un gros abdomen rempli d'oeufs.

 

Aglia-tau-Petit-Saleve.jpg

 

       Le mâle a des ailes d'un ocre jaune vif et de magnifiques antennes pectinées. Il vole le jour, alors que la femelle vole la nuit. Mais alors comment font-ils pour se rencontrer ? La journée, la femelle émet des phéromones que le mâle détecte grâce à ses antennes pectinées. Une fois fécondée, la femelle va pondre sur les hêtres.

J’ai bien envie d’élever cette femelle. Mais ses œufs n’ont peut-être pas été fécondés par un mâle ? Je me décide. J’emmènerai mon papillon le lendemain dans une hêtraie du vallon de St Ruph et j’essaierai d’attirer un mâle !

Au retour, j’installe mon papillon dans un terrarium. Le lendemain matin, je m’aperçois que ma femelle a déjà pondu de gros œufs vert clair ! Ses ailes sont abimées (elle s’est agitée pendant la nuit) et elle meurt rapidement. En effet, la plupart des papillons de nuit ne s’alimentent pas, ils n’ont pas de trompe, ils ne vivent que quelques jours, le temps de se reproduire.

       Les œufs sont très gros pour des œufs de papillon, par contre, ils sont peu nombreux (environ une vingtaine pondus contre les parois ou sur les rameaux que j’ai disposés). Ils sont un peu aplatis, opaques et changent de couleur très vite : du vert, ils passent au marron.

 

26-mai-ponte-et-mort--5-.jpg

26-mai-oeufs.jpg

                                                                                   Photo 26 mai ponte

       Début juin, je m’inquiète car les œufs sont un peu déprimés, creusés : je doute de leur fertilité.

Mais le 3 juin, surprise ! Ils éclosent et donnent naissance à de bien curieuses chenilles que je ne me lasse pas d’observer !

 

Aglia-tau-chenilles-1-jour.jpg

                                                            Photo 3 juin éclosion

 

chenilles-Hachette-9-juin--2--copie-1.jpg                                                      Chenilles le 9 juin


       Les petites chenilles vertes sont amusantes, elles portent de longues épines (« scoli ») annelées de rouge et de blanc, fourchues à leur extrémité. On dirait des banderilles ! Je comprends maintenant pourquoi les œufs étaient si gros : il fallait loger tout ça dans un petit espace !

Les 2 premiers jours, elles me donnent du souci : elles sont très agitées et ne pensent qu’à se sauver. Avec un pinceau, je les replace délicatement sur leur feuille. Mais je me documente et j’apprends que ce comportement est normal et qu’il faut éviter de les manipuler ainsi.

Les semaines suivantes, elles se développent très lentement. Je change régulièrement les feuilles de hêtre mais ces chenilles ne sont pas très voraces, elles grossissent peu. Le 20 juin je les photographie encore. Elles mourront quelques jours plus tard. Je suis très déçue ! Je pense tout d’abord à une attaque de  champignons (maladies cryptogamiques).

Aglia-tau-chenille-20-juin---Copie.jpg

 

Aglia-tau-chenille-20-juin--2-.jpg

                                                    Photo 20 juin chenille

 

       Plus tard, un ami m’apprend qu’en captivité, il ne fallait surtout pas nourrir ces chenilles avec du hêtre. Il fallait préférer le charme, le noisetier, le chêne (attention à ne pas changer de plante en cours d’élevage !)

 Et pourtant, dans la nature, le hêtre est la plante nourricière par excellence…

Il n’est pas toujours facile de mener à bien un élevage !

 

                                                           Claudie

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:24

Notre Arum maculatum  (Gouet, pied-de-veau) fait partie de la même famille.

 

 C’est une plante aquatique tropicale. La rosette de feuilles  flotte sur l’eau car les feuilles sont couvertes de poils très fins « hydrophobes ». Ces poils qui « ont peur de l’eau » ne se mouillent pas et contiennent beaucoup d’air.

Sous la rosette, il y a de nombreuses racines.

Pistia-stratiotes-Ste-Helene.jpg

 

Pistia-stratioites-sept-2012-racines-2-.jpg

 

Les fleurs sont très petites, nous n’en avons pas vu sur les rosettes que nous avons observées lors d’une réunion du mardi soir. Sur un petit spadice caché dans un involucre il y a une seule  fleur femelle et une fleur mâle (parfois deux…), et après la fécondation, un fruit contenant des graines qui peuvent donner de nouvelles plantes. 

Mais cette plante a surtout une très forte multiplication végétative : quand il fait chaud, chaque rosette donne rapidement naissance à 2 petites rosettes nouvelles qui se détachent et donnent naissance à de nouvelles rosettes. Si bien que cette plante peut rapidement  couvrir de vastes surfaces et devenir envahissante !

 

 

Nous avons trouvé cette plante en Savoie, pas loin de Montmélian, sur le canal à côté du lac de Sainte Hélène.

 

canal-Ste-Helene.jpg

 

La laitue d’eau n’est pas venue ici par ses propres moyens à cause du réchauffement climatique !  Des jardineries en vendent pour décorer les aquariums et les pièces d’eau en été. Quelqu’un l’a introduite sur le canal ….

Heureusement elle ne supportera pas les températures négatives de notre hiver savoyard, elle va disparaître. Mais si l’hiver était plus doux, elle pourrait se multiplier et poser des problèmes.

 

Pistia stratiotes rapporté du lac de  Ste Hélène,  photographié après la première chute de neige.

 

Pistia-stratiotes-12-10-28-neige-a-Lathuile.jpg

 

Pistia stratiotes 29-10-12 après neige (2)

 

Il ne faut pas introduire n’importe quoi  dans la nature !

 

                                                                       Monique

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:25

Les fruits du frêne s'appellent des "samares". Ce sont des fruits secs contenant une graine, entourée d'une aile membraneuse.

1 Fraxinus excelsior fruits bout du lac 25 juin 06

 

 

Souvent les frênes ne portent pas de samares, on voit des masses brunâtres qui pendent….

2-Galles-sur-frene11-11-2010.jpg

 

 Des Acariens de très petite taille envahissent les fleurs mâles du frêne : Eriophyes fraxinivorus = Aceria fraxinivora. Cela provoque une déformation des fleurs qui se traduit par la présence de ces masses inesthétiques très visibles sur les rameaux. Ces excroissances, ce sont des galles « en chou-fleur »  produites par l’arbre en réaction à l’attaque des Acariens. L’arbre offre le gîte et le couvert à l’envahisseur !

 

3 Frêne galles lac

 

3-Frene-galle-Charvin--1-.jpg

 

 

Ces masses  vertes puis brunes persistent sur les arbres tout au long de l’hiver, elles sont plus visibles après la chute des feuilles. Elles ne gênent pas beaucoup la croissance de l’arbre, les dégâts sont insignifiants.

 

Ces Acariens se reproduisent habituellement au rythme de 4 générations par an.

Ils ont 3 stades de développement : l’œuf produit une larve, l’adulte (corps allongé vermiforme minuscule, 2 paires de pattes seulement, pas d’yeux, reproduction parthénogénétique) passe l’hiver.

Les adultes reprennent leurs activités au printemps, pondent dans la plante provoquant la formation de galles dans lesquelles les larves se développent et ainsi de suite.

 

 Mais connaissez-vous les fleurs du frêne ?

Ce n’est pas très facile de les observer car les frênes sont de grands arbres !

Les fleurs du frêne s’épanouissent avant l’apparition des feuilles. Pas de corolle, de calice ni même de nectar : le vent se charge du transport du pollen, pas besoin d’attirer les insectes pollinisateurs ! Les fleurs se réduisent à l’essentiel.

Les frênes  portent seulement des fleurs mâles ou seulement des fleurs femelles car souvent l’un des deux  sexes avorte. Si toutes les fleurs femelles avortent on a un arbre mâle.

L’avortement des fleurs mâles généralisé est plus rare. Dans ce cas, on a sur le même arbre des fleurs femelles et quelques fleurs mâles.

Les fleurs mâles présentent  de nombreuses étamines d’abord pourpre foncé puis jaunes de pollen.


4-Frene-fleurs-males.jpg

 

5-fleurs-males-a-maturite.jpg                                                                                  Fleurs mâles

 

Les fleurs femelles ressemblent à  de petites « bouteilles »  rouge pourpre coiffées d’un stigmate capteur de pollen.

 

6-galle-frene-samares-et-galles-Miolans.jpg

 

Sur cette photo on voit des samares et des galles, ce serait donc un arbre femelle et mâle à la fois.

 

Consultez le n° 160 de la Salamandre (2004), consacré aux fleurs des arbres. Les photos de Gilbert Hayoz sont magnifiques !

 

                                                                                                         Monique

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:52

Le 7 novembre, nous faisons la boucle des Pointières. Ce hameau est situé sur la commune de Queige, à quelques kilomètres d’Albertville. Le ciel est bleu, nous montons dans la forêt, nous arrêtant de temps à autre pour identifier un dernier champignon, un lichen, une mousse. Nous avons une belle vue sur la combe de Savoie.

Combe-de-Savoie.jpg

                            

En face de nous, des sommets enneigés – Grand Roc, Mont d’Armen, Pécloz, Dent de Cons, Belle Etoile, Chaurionde, et plus bas la forêt du Tal toute ensoleillée.

Pointieres--2-.jpg

 

  Le sentier est tout à l’ombre, il fait froid et nous avons hâte de retrouver  le soleil !

Givre-Feuilles--5-.jpg

             

Près d’un ruisseau, dans un endroit humide et froid, des branches de hêtre tombées au sol nous intriguent. Quels champignons blancs portent-elles ?

Cheveux-de-glace-Pointieres--14-.jpg

 

Nous nous approchons et sommes émerveillés : de fins cheveux bouclés semblent sortir du bois et fondent dès qu’on les touche. Des fils de glace très fins pareils à des cheveux blancs ! 


Cheveux-de-glace-Pointieres--6-.jpg

Cheveux-de-glace-Pointieres.jpg

Mais comment expliquer ce phénomène ?

Sur Internet, on peut lire que « la formation des chevelures de glace se produit dans des conditions météorologiques particulières : par gel modéré et lorsque le sol, très humide, n'est pas encore gelé…Les chevelures de glace apparaissent sur des végétaux particuliers, comme le bois mort de hêtre ou de chêne. L’eau contenue dans le bois est expulsée à travers les pores et gèle sous forme de fils très fin au contact de l'air. »

Cheveux-de-glace-Pointieres--7-.jpg

 

" Le mécanisme peut-être plus complexe, semble être lié à la présence de mycéliums de champignons sur ces bois en décomposition."

..."La poussée de ces fils de glace peut avoir une force suffisante pour repousser l'écorce d'un bois mort."

 

Nous avons eu beaucoup de chance d’observer ce phénomène qui semble assez rare !

 

                                                                                           Claudie

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:04

      Le Groupe Nature de Faverges propose un diaporama de Maurice Pantaloni mardi 4 décembre à 20 heures - Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)- Entrée libreDe la Méditerranée à l'Atlantique

 

   De la Méditerranée à l’océan Atlantique c’est un grand circuit qui fera escale dans 9 RN et sites protégés. Pour débuter la projection nous partirons du cap Lardier pour rejoindre la RNN de la Plaine des Maures située dans le Département du Var. C’est après 15 ans d’efforts du WWF et de ses partenaires que ce territoire a été classé. Le bois du Rouquan est suivi par le Programme Européen de conservation appelé « LIFE mares temporaires ». La Tortue d’Hermann est une priorité parmi les espèces à conserver.

 

RN de la Plaine des Maures

                                                                        RN de la Plaine des Maures

Le cap Lardier (Var)

                                                                                                Cap Lardier (Var)

 

      Puis, en remontant la vallée du Rhône, nous nous arrêterons visiter la RN de la Platière dont la mission principale vise à conserver une forêt alluviale, vestige de l’ancien Rhône.

RN-de-la-Platiere.jpg

                                                                            RN la Platière

 

Plus au NO, dans le département de l’Indre, au milieu de la Brenne aux mille étangs, la RN de Chérine gère les étangs, roselières, prairies et landes. Hérons pourprés, Guifettes moustac, tortue Cistude…sont les hôtes parmi 251 espèces de vertébrés recensées.

 

1.-La-Brenne-pays-au-mille-etangs-jpg

2.La-Brenne.jpg

                                                                            Brenne

4. La Brenne. Héron pourpré.

                                                                                      Héron pourpré

 

       Un petit arrêt dans le Finistère pour rejoindre en bateau les Glénans où nous admirerons les plages de sable blanc avec sa flore et surtout le Narcisse des Glénans.

RN-des-Glenans.jpg

                                                                         RN des Glénans  


Cap au sud, la balade fera halte en Vendée dans la RN de l’Aiguillon, un passage obligé des oiseaux migrateurs où les passionnés de la LPO observent et comptent les espèces plumées dans  leur voyage nord au printemps et sud, de la fin de l’été à la fin de l’automne. Comme les migrateurs, en suivant le littoral atlantique, nous nous poserons sur le bassin d’Arcachon qui accueille des milliers d’oiseaux en migration. Les vasières laissées libres aux marées basses leur assurent le gîte et le couvert. Mais attention aux chasseurs, cette gent ailée laisse des plumes si elle ne repère pas les zones de protection.

1.-Le-bassin-d-Arcachon.jpg

                                                                                Bassin d'Arcachon

3.Cicogne-blanche.jpg

                                                                           Cigognes blanches

2.-Bregeronnette-flaveole.jpg

                                                                        Bergeronnette flavéole

 

       Dans les Landes, au milieu de la forêt, on visitera la RN du Gat Mort, dernier vestige des tourbières landaises. Plus au sud encore, nous n’oublierons pas de nous arrêter dans la RN de l’Etang Noir, installée sur un ancien fleuve où la forêt inondée prend des allures de forêt amazonienne. Notre voyage s’achèvera au sud des Landes, tout près de l’Atlantique qui reçoit les eaux du courant d’Huchet. C’est une rivière qui est soumise aux influences de la marée sur 800m. Sa source est l’étang de Léon, situé à 40m d’altitude. Elle se fraye un passage dans une magnifique forêt galerie pour suivre ensuite un long cordon dunaire dont la flore est riche (Lis de mer, Epervière des dunes….)   

 

RN-du-Marais-Noir--Landes-.jpg

                                                                          RN du Marais Noir (Landes)

RN-le-courant-d-Huchet.jpg

                                                                   RN le Courant d'Huchet 


 

Prochaine soirée, mardi  15  janvier 2013 : « Le temps des confitures », la fabrication familiale des confitures,  par Georges Bal

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 11:51

A une réunion du mardi soir, Colette nous a montré cet insecte noir :

 

insecte--Colette.JPG

Gr-Nature-reunion-9-10-2012--1-.jpg

 

Il nous semble que c’est le Carabe chagriné, Carabus coriaceus. Il est plus grand que le Carabe violet. Ses élytres sont noir mat,  rugueux. Actif surtout la nuit, il ne vole pas. Carnivore, il se nourrit de limaces, de vers de terre, de larves.

On pourrait distinguer le mâle et la femelle : la largeur des articles des pattes antérieures est plus grande chez le mâle. Mais il faudrait avoir les deux pour comparer !

Chagriné : non, ce carabe n’est pas triste, il n’a pas de chagrin… Chagrin, c’est aussi un « cuir grenu » et par extension « une peau rugueuse », c’est donc à cause de ses élytres rugueux qu’on le nomme ainsi. Coriaceus, « dur comme du cuir », fait aussi allusion au cuir…

 

Carbe chagriné Julien 10.06.JPG

 

On l’appelle aussi «  Procruste chagriné », pour quelles raisons ??? Mystère…

Dans la mythologie grecque, Procruste ou Procuste était  l’un des fils de Poséidon. Il offrait l’hospitalité aux voyageurs et leur faisait subir des tortures : il les attachait sur un lit où ils devaient tenir exactement. S’ils étaient trop grands, il coupait ce qui dépassait. S’ils étaient trop petits, il les étirait… Thésée  se mit en travers du lit et  tua le brigand d’un coup d’épée.

 

                                                                                                                   Monique

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:02

Le Groupe Nature de Faverges propose un diaporama de Monique Magnouloux sur la Nouvelle-Zélande mardi 13 novembre à 20 heures - Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)- Entrée libre

 

 

Nouvelle-Zélande/ Aotearoa, le pays du long nuage blanc

 

L’ isolement de la NZ  (son voisin le plus proche, l’Australie, est à 2 000 km !) a permis le développement d’une flore et d’une faune endémiques originales très riches.

 

1 Celmisia sp. touffe 8-5

                             Une touffe de Celmisia, lac Tennysson, Upper Clarence Valley, île du sud

Marguerites endémiques de Nelle-Zélande (70 espèces environ), quelques espèces en Australie.

 

1 Kea 13-7

                            Perroquet de montagne, Kéa, Nestor notabilis, endémique des montagnes de l'île du sud

 

 

  Après un  long voyage nous  arriverons à  Auckland dans l’île du Nord avec 12 heures de décalage horaire. Décalage aussi dans les saisons : c’est le printemps !

 

2 printemps à Auckland 1-1 Arbre de Noël de NZ Metroside

                        L'arbre de Noel de Nouvelle-Zélande", Metriosideros excelsa (Myrtaceae) : fleurs à nombreuses  

étamines rouges en décembre, pollinisation  par les oiseaux.

 

Dans la forêt subtropicale de Waitakere, nous admirerons les troncs gigantesques des Kauris (Agathis australis),  les plus grands conifères du monde après les séquoias.  Parmi les fougères arborescentes, la fougère argentée, « Ponga », est devenue le symbole de la NZ et des All Blacks. Premier contact avec le Manuka, l’arbre à thé, Leptospermum scoparium,  qui a des propriétés antibactériennes très intéressantes,  les miels de Manuka sont très chers, suivant leurs niveaux d’activité (miels de dégustation, miels thérapeutiques).

 

3 fougère argentée Ponga Cyathea dealbata dessous 4-3

                                                           Fougère argentée

 

3 Leptospermum scoparium Manuka Myrtacées1-2

                                                                 Manuka, l'arbre à thé

 

La NZ se trouvant  sur la ceinture de feu du Pacifique,  à la jonction de 2 plaques tectoniques, il y a  une intense activité volcanique,  des tremblements de terre...  Nous visiterons la vallée géothermale de Waimangu, créée  par l’éruption du Tarawera en 1886, nous logerons au bord du lac Taupo, formé à la suite d’une éruption volcanique extrêmement violente (en 186), nous ferons une randonnée au pied des volcans du Parc National Tongariro.

 

Pour la traversée en ferry du détroit de Cook, région réputée pour ses vents forts  (les 40e Rugissants…), nous aurons la chance d’avoir un temps très calme.

 

L’île du Sud est très sauvage.  Nous ferons des balades dans des forêts de Nothofagus, des hêtres spécifiques de l’hémisphère sud,   dans les Alpes de NZ, au bord de lacs incroyablement bleus et au pied du Mt Cook-Aoraki, 3754 m, le point culminant,  terrain d’entraînement de Sir Edmund Hillary, vainqueur de l’Everest en 1953.

 

4 Nothofagus Lewis Pass 7-5

 Lewis Pass, 815 m : un petit lac entouré de Nothofagus couverts de lichens barbus, au fond, des sommets enneigés.

 

4 Mt Cook Aoraki

Mont Cook / Aoraki, le plus haut sommet des Alpes de Nouvelle-Zélande, 3754 m : il a perdu 10 m lors d'in éboulement rocheux le 14 décembre 1991.

 

Milford Sound  est l’une des régions les plus arrosées du monde, mais notre croisière en bateau dans le fjord se fera  par un temps magnifique !

 

5 Milford sound 13-6

                                                                                  Pic de la Mitre 1692 m

5 Otaries à fourrure Milford sound 13-6

                                                     Otaries à fourrure se prélassant au soleil

 

Nous terminerons notre voyage à Taiaroa Head  au bout de la péninsule d’Otago (près de Dunedin) où nous verrons  une  colonie d’albatros royaux.

 

Nous évoquerons aussi le problème des plantes et des animaux envahissants…

 

                                                                                              Monique

 

 

 

Prochain diaporama mardi 4 décembre  : « Balades naturalistes dans les réserves de France » par Maurice Pantaloni

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:48

 

Ce printemps j’ai mis en terre 2 graines de ricin que Robert m’avait données, elles ont bien germé et m’ont donné deux belles plantes !

 

Ricinus-communis-2012--1-.JPG

                                                                             Ricinus communis


Le Ricin fait partie de la famille des Euphorbiacées, famille qui compte de nombreuses plantes toxiques.

Cette plante d’origine africaine est vivace dans les pays chauds. Chez nous elle est cultivée comme plante ornementale annuelle. Les feuilles palmées (« Palma Christi »), souvent rougeâtres, sont très décoratives.

 

Ricinus-communis-2012--5-.JPG

C’est une plante monoïque : les fleurs femelles et les fleurs mâles sont sur la même plante, mais séparées, les fleurs femelles (stigmates rouges) dans la partie supérieure de l’inflorescence, les fleurs mâles (étamines jaunes) dans la partie inférieure, les fleurs sont réduites à leur plus simple expression, pas de pétales, pas de sépales.

 

Ricinus-communis-2012--6----Copie.JPG

 

Les fruits sont des capsules épineuses contenant 3  graines qui sont très toxiques.

 

Ricin-fruits-02-09-12.JPG

 

Cinq graines peuvent provoquer la mort d’un enfant, deux graines suffisent à provoquer des troubles graves, mais heureusement ces graines ont un goût désagréable.

Ces graines ressemblent à des tiques gonflées de sang, Linné a donné le nom de Ixodes ricinus à une tique.

 

Ricin-graines.JPG

 

Pressées à froid ces graines donnent une huile qui est utilisée en médecine comme laxatif, en cosmétique pour la fabrication de rouges à lèvres et autres produits… Cette huile garde sa viscosité à haute et à basse température, elle est utilisée comme lubrifiant pour les moteurs d’avion.

 

                                                                                Monique

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 09:02

                                                                                    

Direction générale de la Santé

 

Paris, le 31 octobre 2012

 

Communiqué de presse

 

664 cas d’intoxication dont 3 décès

liés à la consommation de champignons

 

Ne consommez jamais un champignon

dont l’identification n’est pas certaine !

 

 

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a répertorié 664 cas d’intoxications dont 3 décès liés à la consommation de champignons au cours des trois dernières semaines, principalement en Rhône-Alpes, Pays de Loire et Aquitaine.

Ces intoxications sont la conséquence, dans la majorité des cas, d’une confusion avec d’autres champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement.

Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications sont graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. La plupart d’entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation.

 

Face à ces cas d’intoxications qui se renouvellent et perdurent chaque année, la Direction générale de la Santé (DGS) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) souhaitent mettre en garde les amateurs de cueillette des champignons :

 

-        ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;

-        au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés) ;

-        cueillez uniquement les spécimens en bon état et prélevez la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;

-        ne cueillez pas près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants ;

-        déposez les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;

-        séparez les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;

-        lavez-vous soigneusement les mains après la récolte ;

-        conservez les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours au maximum après la cueillette ;

-        consommez les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne les consommez jamais crus.

 

 

En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes

(notamment diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) suite à une consommation de champignons de cueillette

 

Appelez immédiatement un centre antipoison ou le Centre 15

en mentionnant cette consommation

Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:27

 

Peu répandu, ce Cortinaire pousse aussi bien en plaine qu’en montagne, le plus souvent sous feuillus (chênes …), parfois sous conifères.  Saveur douce, odeur de radis, de pomme de terre…

 

P1010002.JPG

                                                                    Photo prise par Pierre R.

 

Cortinarius-orellanus-12-1-08-myco-Annecy.JPG

Cortinaires-des-montagnes-assiette.jpg

 

Son nom français : Cortinaire couleur de roucou, Cortinaire des montagnes.

On l’aurait appelé « Cortinaire des montagnes »  suite à une erreur d’étymologie…

Cortinaire couleur de roucou, Cortinarius orellanus :

Orellanus de Orellana, nom d’un explorateur espagnol  qui a nommé le fleuve Amazonie. Un arbuste d’Amérique du sud   lui a été dédié, Bixia orellana, le Roucouyer, l’Arbre rouge à lèvre.

 

Bixa-orellana-roucouyer-et-ciel-bleu.JPG

 

Bixa-orellana-fruits--.JPG

Copie-de-Bixa-orellana-fruits-roucou.JPG

 

  C’était  une plante sacrée pour les Indiens. Le fruit à épines molles contient des graines qui servent à faire une teinture rouge. Les Indiens l’utilisaient comme peinture corporelle  (… les « Peaux Rouges » !).

 

Bixa-orellana-Roucou-graines.JPG


 

Aujourd’hui les Guadeloupéens font macérer les graines dans de l’huile « pour remplacer la tomate dans la cuisine ».

 

 

Bixa-orellana--roucou-huile-recette.JPG

 

On utilise le roucou comme colorant alimentaire (E 160b). Certains fromages comme la mimolette, le cheddar, l’édam lui doivent sa couleur orangée. Le roucou servait à teindre les filets de haddock.

Couleur de roucou : ce cortinaire est rouge vif, roux.

 

Les exemplaire photographiés  (lundi  22 octobre, réunion de détermination à Annecy) ont été trouvés près de Rumilly.

 

12-10-08-myco-Annecy----1-.JPG

 

  Jadis, on ne connaissait pas la toxicité de ce champignon. Dans les années 1950, il a beaucoup fait parler de lui, des dizaines de personnes ayant été intoxiquées en Pologne. Depuis on connaît mieux le « syndrome orellanien ».

 

Les premiers symptômes - une dizaine d’heures après l’ingestion- sont bénins.  Les symptômes d’atteinte rénale apparaissent  plusieurs jours après le repas fatal, entre le 4e et le 14e jour. Les intoxications à  « latence » longue sont toujours très graves : on ne pense pas à la possibilité d’une intoxication par des champignons qui sont digérés depuis longtemps et  les reins sont déjà très gravement atteints. Il est trop tard pour agir. La mort survient  le plus  souvent, après de grandes souffrances,  ou, dans le meilleur des cas, dialyse à vie, transplantation rénale…

 

PRUDENCE !

 

                                                                                                 Monique

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