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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 17:37

initialement programmée lundi 11 février à Annecy, salle des Clarisses, est reportée au lundi 15 avril.

 

Gentiana-verna-St-Jo-mai-07.JPG

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:00

 

P1420250.jpg

 

 

Nantbellet.jpg

Janvier : Nuageux ou pluvieux avec des températures douces la 1ère décade. Ensuite assez beau, mais brouillards matinaux ; plus froid. Retour de la pluie début 3ème décade et neige en fin de mois. Peu ensoleillé dans l’ensemble.

Février : Froid très intense (glacial, sibérien, polaire… au choix) durant la 1ère quinzaine : 13 jours de gel ininterrompu dont 1 minima à moins 17°,5 le 5. (En 1985,  le 7 janvier le mercure était descendu à -20°,5).

 

Lac Léman

                                                                    Lac Léman, Genève

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                                                                Lac d'Annecy, St Jorioz

 

Par la suite, réchauffement lent mais progressif. Gel nocturne tous les jours du mois (température moyenne des minimas -8°,4), mais belles journées très ensoleillées, sec -7mm d’eau- Un enneigement exceptionnel et durable en montagne : hauteur cumulée à Faverges depuis le 17 décembre : 87 cm.

 

Mars : Que du soleil, 26 jours entiers sur 31 et de plus en plus chaud. Fort déficit en eau avec seulement 30 mm en 2 mois. Température moyenne très au-dessus des normales. (15°,1 maximales)

 

Viola-odorata.jpg

                                               Tapis de Violettes odorantes

 

Avril : La tendance s’inverse à partir du 2, nuageux à couvert ou très pluvieux, froid -19 jours avec pluie, et 195 mm- puis brusque réchauffement (25°,5 le 28) et courte embellie due à un fort vent du sud en fin de mois.

 

Mai : Même temps toujours très instable couvert ou pluvieux, froid (-0°,5 le 17) les 3 premières semaines ensuite plus calme et sans pluie la dernière décade.

 

Juin : Après cet épisode ensoleillé, retour de la fraîcheur et de pluies abondantes du 3 au 13 (136 mm en 11 jours), puis de nouveau un temps plus agréable, de belles journées et une température de saison ; plus chaud en fin de mois.

 

Juillet : Début d’été maussade, souvent nuageux (rares journées de plein soleil), puis beau, voire très beau et chaud la 2ème quinzaine (31°,5 le 27).

 

Août : Continuation du temps estival de plus en plus chaud et sec. 6 jours de forte chaleur : au-dessus de 30° (33°,5 le 21) et seulement 41 mm d’eau en 40 jours (16 juillet-24 août). En toute fin de mois, brusque chute des températures et fortes pluies (neige à 1800 m).

 

Septembre : Même temps jusqu’au 6, puis retour du beau avec alternance de journées très pluvieuses (155 mm pour le mois). Fraîcheur après le 26.

 

Octobre : Toujours frais et encore une période très pluvieuse (du 8 au 12). Temps variable, contrasté, tendance douceur, puis brusque coup de froid (avec neige le 28 et température mini 3°,5) jusqu’à Toussaint.

 

Novembre : Fortement arrosé jusqu’au 11 (115 mm), puis beau, ensoleillé et doux, sauf quelques matinées de brouillard (en plaine) avant le retour de la pluie le 26.

 

Décembre : Temps très perturbé, froid, chutes de neige exceptionnelles pour un « début de saison » (sans doute un record d’au moins 40 ans) -12°,5 le 12 et 71 cm de neige cumulée en 6 couches consécutives. Ensuite redoux et pluies abondantes du 14 au 28, et derniers jours ensoleillés (19 jours avec pluie et 238 mm d’eau).

Noël B.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 22:12

 

Faverges - Maison des Associations (au-dessus de l'Office de Tourisme) 20 h

Entrée libre

 

Iphiclides-podalirius-Flambe-Calloudes.jpg                                            Flambé

 

Suivons des papillons, de la Haute-Savoie aux Alpes-de-Haute-Provence, des plus éclatants aux plus discrets, de fleur en fleur !

Ils se nourrissent, ils se reproduisent, ils se reposent et parfois se font manger, sous nos yeux.

Leur présence est le gage d'une bonne biodiversité et nous pouvons leur rendre la vie plus facile.

 

Inachis-io-5-1--2----Copie.jpg

                                                  Paon du jour

Aporia-crataegi-2---Copie-copie-1.jpg                                           Gazé

 


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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 22:16

 

Ce champignon brun-rose ayant la forme d'une petite coupe (2 à 10 cm de diamètre) peut en effet ressembler à une oreille humaine.

La face externe est veloutée, la face interne ridée et veinée. La chair est translucide, gélatineuse, élastique, presque sans saveur.

 

Oreille-de-Judas.jpg

 

Oreille-de-Judas--3-.jpg

Ce champignon assez commun pousse toute l'année même en hiver, sur les troncs de feuillus avec une prédilection pour les sureaux.

Selon les Ecritures Saintes, après avoir trahi Jésus, Judas, rongé par le remords, se serait pendu à un sureau... ce qui explique le nom « oreille de Judas ».

 

Oreille-de-Judas---Copie.jpg

 

C'est un comestible un peu élastique qui se consomme cru en salade ou cuit en accompagnement. On l'appelle "champignon noir" en cuisine asiatique.

 

                                          L'Oreille mésentérique, Auricularia mesenterica

 

Très proche de l’Oreille de Judas, l’Oreille mésentérique colonise les troncs et souches de divers feuillus, qu’elle détruit avec rapidité par une pourriture blanche. Elle est présente toute l’année, mais surtout en hiver.

 

La partie supérieure, stérile, est hérissée de poils blanchâtres et zonée de parties plus foncées à peine tomenteuses.

 

Auricularia-mesenterica-face-sup--2-.jpg

 

La partie fertile ( hyménium) est gris-brun à brun-pourpre et composée de nombreux replis qui font penser au mésentère, c-à-dire à la membrane plissée qui soutient les intestins. Elle est caoutchouteuse et gélatineuse.

 

Auricularia-mesenterica-face-inf.jpg

 

Ce champignon n’est pas comestible.

 

                                                                         Claudie

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:03

 

Le chêne abrite un très grand nombre d’espèces de galles de taille, de forme et de couleur très variées (au moins 250 espèces en Europe !). Il ne semble pas en souffrir.

 

Mais qu’est-ce qu’une galle ? Définition du dictionnaire Robert : une « galle » (ou « cécidie »), c’est une « excroissance apparaissant sur un tissu végétal, provoquée par un agent pathogène (animal, végétal ou bactérie). »

 

Quand on se promène en automne en forêt, on remarque des galles bien rondes, un peu rugueuses, de couleur vert pâle, jaune ou /et rouge fixées sur les feuilles tombées à terre (face inférieure, sur la nervure). On  les appelle « galles cerises », elles sont très communes. Ce sont des galles spécifiques au chêne.

 

Cynips chêne

 

Quand on fait une coupe, on voit une logette centrale qui abrite une sorte de petit asticot blanc, une larve. En effet, cette galle est provoquée par un petit insecte Cynips quercusfolii.

 

Galle chêne ouverte

 

 

 

J’ai recueilli une galle cerise et je l’ai mise dans une boîte transparente sur le rebord de ma fenêtre. Une petite « guêpe » noire en est sortie le 24 décembre, juste pour Noël. En 2011, j’avais fait la même expérience : l’émergence avait eu lieu aussi le 24 décembre.

 

Cynips quercus folii 24- 12- 2012 (2)

 

Cynips quercus folii 24- 12- 2012 (3)

 

Cynips galle chêne ronde éclosion à Noel (2)

 

Voici comment cela s’est passé :

Cet été, une petite « guêpe » femelle a pondu un œuf  sur la face inférieure d’une feuille de chêne. Après éclosion de l’œuf, les tissus du chêne ont réagi en se développant  autour de la larve, produisant cette galle charnue, lui fournissant ainsi le gîte et le couvert.

La larve s’est développée. Puis elle s’est  nymphosée, donnant  naissance à une petite « guêpe » femelle de 3 mm. Cette petite « guêpe » a perforé la paroi de la galle, elle est sortie en plein hiver, le 24 décembre. 


 Et après ?

Au printemps, notre petite « guêpe » pondra des œufs non fertilisés (reproduction « parthénogénétique ») dans les bourgeons du chêne, ce qui produira de petites galles de 2 à 3 mm couvertes de poils roux.

En mai-juin, des « guêpes » sexuées sortiront de ces galles.

Après accouplement, les guêpes femelles pondront sous les feuilles de chêne…et le cycle recommencera.

 

Le cycle de ces petites guêpes  ( Hyménoptère apocrite de la famille des Cynipidae ) est donc un cycle complexe, avec alternance de générations : une génération  parthénogénétique  hivernale et une génération sexuée printanière…

 

Jadis on croyait que ces insectes appartenaient à des espèces différentes, on appelait le premier Cynips quercusfolii, et le second Spathegaster taschenbergi.

 

                                         Monique

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:46

      Mardi 15 janvier à 20 h Faverges, Maison des Associations (au -dessus de l'Office du Tourisme)

                                                      -   Entrée libre -

 

 

Framboises-1.JPG

 

 

                              Prochain diaporama, mardi 5 février : "Les papillons" par Françoise Drouard

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 20:41

 

La Posidonie tire son nom du dieu grec de la mer, Poséidon.

 

C’est une plante sous-marine présente uniquement en Méditerranée, de 0 à 40 m de profondeur. Ce n’est pas une algue, mais une plante à fleurs (Angiospermes) appartenant à la famille des Posidoniacées.

Les feuilles sont allongées en ruban (20- 60 cm de long, 1 cm de large) La souche épaisse est entourée de fibres rousses qui sont les débris des anciennes feuilles. La floraison est rare, le fruit charnu qui ressemble à une  olive, contient une seule graine.

Les Posidonies forment de vastes prairies marines, des « herbiers » qui produisent de grandes quantités d’oxygène et abritent de nombreuses espèces animales (crabes, hippocampes, oursins, seiches, poissons, étoiles de mer…) et végétales. Leurs racines stabilisent les sédiments marins.

Posidonia-oceanica-CO1--1-.jpg

 

Panneau-posidonies-Co-5--1-.jpg

 

Panneau-posidonies-Co-5--2-.jpg

 

Panneau-posidonies-Co-5--3-.jpg

 

En automne, les feuilles tombent, elles sont transportées par les vagues le long des côtes et s’accumulent sur les plages. Ces dépôts appelés « banquettes » ne sont pas des déchets. Au contraire ils sont très utiles et protègent le littoral de l’érosion provoquée par les vagues.

Posidonies-banquettes-Sardaigne-San-Antioco.jpg

                                                          Sardaigne

 

Les fibres des feuilles difficilement dégradables, sont hachées menues par les vagues puis roulées par les courants. Elles s’échouent sur la plage sous forme de boules feutrées, les « pelotes de posidonies » (aegagropiles).

 

 

 

Posidonies 2-4 (2)

 

Cette plante est sensible aux pollutions, elle est aussi victime des nettoyages opérés sur les plages et subit des arrachages naturels pendant les tempêtes.

Elle est protégée sur les côtes méditerranéennes françaises depuis 1988.

Dans les eaux plus froides de l’Atlantique, les Posidonies sont remplacées par les Zostères.

 

                                                                                                        Claudie

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:30

 

       Le 25 mai, nous avons passé la journée au Petit Salève.

En début d'après-midi, alors que nous étions dans la hêtraie au dessus des Voûtes,  nous avons eu la chance de rencontrer un beau papillon de nuit : la Hachette,  Aglia tau.

Aglia-tau-Hachette-femelle-Petit-Saleve---2-.jpg

                                                                         Photo Papillon 25 mai


       Il fait partie des 5 espèces françaises de Saturnidae avec le Petit Paon de nuit, le Grand Paon de nuit, l’Isabelle et le Bombyx de l’ailante.

       C'est un papillon que nous connaissons bien. Au printemps, il nous arrive de le voir dans les hêtraies. 

Au centre de chaque aile un ocelle bleu cerclé de noir et gravé d'un T (qui a donné son nom latin au papillon, « tau » signifiant T en grec) blanc et bien visible. Cette marque ressemblant à une petite hache est à l'origine de son nom vernaculaire « Hachette ».

motif hachette

       En l'observant, nous comprenons que c'est une femelle. Elle est plus terne, ses antennes sont filiformes. Et surtout, elle a un gros abdomen rempli d'oeufs.

 

Aglia-tau-Petit-Saleve.jpg

 

       Le mâle a des ailes d'un ocre jaune vif et de magnifiques antennes pectinées. Il vole le jour, alors que la femelle vole la nuit. Mais alors comment font-ils pour se rencontrer ? La journée, la femelle émet des phéromones que le mâle détecte grâce à ses antennes pectinées. Une fois fécondée, la femelle va pondre sur les hêtres.

J’ai bien envie d’élever cette femelle. Mais ses œufs n’ont peut-être pas été fécondés par un mâle ? Je me décide. J’emmènerai mon papillon le lendemain dans une hêtraie du vallon de St Ruph et j’essaierai d’attirer un mâle !

Au retour, j’installe mon papillon dans un terrarium. Le lendemain matin, je m’aperçois que ma femelle a déjà pondu de gros œufs vert clair ! Ses ailes sont abimées (elle s’est agitée pendant la nuit) et elle meurt rapidement. En effet, la plupart des papillons de nuit ne s’alimentent pas, ils n’ont pas de trompe, ils ne vivent que quelques jours, le temps de se reproduire.

       Les œufs sont très gros pour des œufs de papillon, par contre, ils sont peu nombreux (environ une vingtaine pondus contre les parois ou sur les rameaux que j’ai disposés). Ils sont un peu aplatis, opaques et changent de couleur très vite : du vert, ils passent au marron.

 

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                                                                                   Photo 26 mai ponte

       Début juin, je m’inquiète car les œufs sont un peu déprimés, creusés : je doute de leur fertilité.

Mais le 3 juin, surprise ! Ils éclosent et donnent naissance à de bien curieuses chenilles que je ne me lasse pas d’observer !

 

Aglia-tau-chenilles-1-jour.jpg

                                                            Photo 3 juin éclosion

 

chenilles-Hachette-9-juin--2--copie-1.jpg                                                      Chenilles le 9 juin


       Les petites chenilles vertes sont amusantes, elles portent de longues épines (« scoli ») annelées de rouge et de blanc, fourchues à leur extrémité. On dirait des banderilles ! Je comprends maintenant pourquoi les œufs étaient si gros : il fallait loger tout ça dans un petit espace !

Les 2 premiers jours, elles me donnent du souci : elles sont très agitées et ne pensent qu’à se sauver. Avec un pinceau, je les replace délicatement sur leur feuille. Mais je me documente et j’apprends que ce comportement est normal et qu’il faut éviter de les manipuler ainsi.

Les semaines suivantes, elles se développent très lentement. Je change régulièrement les feuilles de hêtre mais ces chenilles ne sont pas très voraces, elles grossissent peu. Le 20 juin je les photographie encore. Elles mourront quelques jours plus tard. Je suis très déçue ! Je pense tout d’abord à une attaque de  champignons (maladies cryptogamiques).

Aglia-tau-chenille-20-juin---Copie.jpg

 

Aglia-tau-chenille-20-juin--2-.jpg

                                                    Photo 20 juin chenille

 

       Plus tard, un ami m’apprend qu’en captivité, il ne fallait surtout pas nourrir ces chenilles avec du hêtre. Il fallait préférer le charme, le noisetier, le chêne (attention à ne pas changer de plante en cours d’élevage !)

 Et pourtant, dans la nature, le hêtre est la plante nourricière par excellence…

Il n’est pas toujours facile de mener à bien un élevage !

 

                                                           Claudie

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:24

Notre Arum maculatum  (Gouet, pied-de-veau) fait partie de la même famille.

 

 C’est une plante aquatique tropicale. La rosette de feuilles  flotte sur l’eau car les feuilles sont couvertes de poils très fins « hydrophobes ». Ces poils qui « ont peur de l’eau » ne se mouillent pas et contiennent beaucoup d’air.

Sous la rosette, il y a de nombreuses racines.

Pistia-stratiotes-Ste-Helene.jpg

 

Pistia-stratioites-sept-2012-racines-2-.jpg

 

Les fleurs sont très petites, nous n’en avons pas vu sur les rosettes que nous avons observées lors d’une réunion du mardi soir. Sur un petit spadice caché dans un involucre il y a une seule  fleur femelle et une fleur mâle (parfois deux…), et après la fécondation, un fruit contenant des graines qui peuvent donner de nouvelles plantes. 

Mais cette plante a surtout une très forte multiplication végétative : quand il fait chaud, chaque rosette donne rapidement naissance à 2 petites rosettes nouvelles qui se détachent et donnent naissance à de nouvelles rosettes. Si bien que cette plante peut rapidement  couvrir de vastes surfaces et devenir envahissante !

 

 

Nous avons trouvé cette plante en Savoie, pas loin de Montmélian, sur le canal à côté du lac de Sainte Hélène.

 

canal-Ste-Helene.jpg

 

La laitue d’eau n’est pas venue ici par ses propres moyens à cause du réchauffement climatique !  Des jardineries en vendent pour décorer les aquariums et les pièces d’eau en été. Quelqu’un l’a introduite sur le canal ….

Heureusement elle ne supportera pas les températures négatives de notre hiver savoyard, elle va disparaître. Mais si l’hiver était plus doux, elle pourrait se multiplier et poser des problèmes.

 

Pistia stratiotes rapporté du lac de  Ste Hélène,  photographié après la première chute de neige.

 

Pistia-stratiotes-12-10-28-neige-a-Lathuile.jpg

 

Pistia stratiotes 29-10-12 après neige (2)

 

Il ne faut pas introduire n’importe quoi  dans la nature !

 

                                                                       Monique

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:25

Les fruits du frêne s'appellent des "samares". Ce sont des fruits secs contenant une graine, entourée d'une aile membraneuse.

1 Fraxinus excelsior fruits bout du lac 25 juin 06

 

 

Souvent les frênes ne portent pas de samares, on voit des masses brunâtres qui pendent….

2-Galles-sur-frene11-11-2010.jpg

 

 Des Acariens de très petite taille envahissent les fleurs mâles du frêne : Eriophyes fraxinivorus = Aceria fraxinivora. Cela provoque une déformation des fleurs qui se traduit par la présence de ces masses inesthétiques très visibles sur les rameaux. Ces excroissances, ce sont des galles « en chou-fleur »  produites par l’arbre en réaction à l’attaque des Acariens. L’arbre offre le gîte et le couvert à l’envahisseur !

 

3 Frêne galles lac

 

3-Frene-galle-Charvin--1-.jpg

 

 

Ces masses  vertes puis brunes persistent sur les arbres tout au long de l’hiver, elles sont plus visibles après la chute des feuilles. Elles ne gênent pas beaucoup la croissance de l’arbre, les dégâts sont insignifiants.

 

Ces Acariens se reproduisent habituellement au rythme de 4 générations par an.

Ils ont 3 stades de développement : l’œuf produit une larve, l’adulte (corps allongé vermiforme minuscule, 2 paires de pattes seulement, pas d’yeux, reproduction parthénogénétique) passe l’hiver.

Les adultes reprennent leurs activités au printemps, pondent dans la plante provoquant la formation de galles dans lesquelles les larves se développent et ainsi de suite.

 

 Mais connaissez-vous les fleurs du frêne ?

Ce n’est pas très facile de les observer car les frênes sont de grands arbres !

Les fleurs du frêne s’épanouissent avant l’apparition des feuilles. Pas de corolle, de calice ni même de nectar : le vent se charge du transport du pollen, pas besoin d’attirer les insectes pollinisateurs ! Les fleurs se réduisent à l’essentiel.

Les frênes  portent seulement des fleurs mâles ou seulement des fleurs femelles car souvent l’un des deux  sexes avorte. Si toutes les fleurs femelles avortent on a un arbre mâle.

L’avortement des fleurs mâles généralisé est plus rare. Dans ce cas, on a sur le même arbre des fleurs femelles et quelques fleurs mâles.

Les fleurs mâles présentent  de nombreuses étamines d’abord pourpre foncé puis jaunes de pollen.


4-Frene-fleurs-males.jpg

 

5-fleurs-males-a-maturite.jpg                                                                                  Fleurs mâles

 

Les fleurs femelles ressemblent à  de petites « bouteilles »  rouge pourpre coiffées d’un stigmate capteur de pollen.

 

6-galle-frene-samares-et-galles-Miolans.jpg

 

Sur cette photo on voit des samares et des galles, ce serait donc un arbre femelle et mâle à la fois.

 

Consultez le n° 160 de la Salamandre (2004), consacré aux fleurs des arbres. Les photos de Gilbert Hayoz sont magnifiques !

 

                                                                                                         Monique

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