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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 11:51

A une réunion du mardi soir, Colette nous a montré cet insecte noir :

 

insecte--Colette.JPG

Gr-Nature-reunion-9-10-2012--1-.jpg

 

Il nous semble que c’est le Carabe chagriné, Carabus coriaceus. Il est plus grand que le Carabe violet. Ses élytres sont noir mat,  rugueux. Actif surtout la nuit, il ne vole pas. Carnivore, il se nourrit de limaces, de vers de terre, de larves.

On pourrait distinguer le mâle et la femelle : la largeur des articles des pattes antérieures est plus grande chez le mâle. Mais il faudrait avoir les deux pour comparer !

Chagriné : non, ce carabe n’est pas triste, il n’a pas de chagrin… Chagrin, c’est aussi un « cuir grenu » et par extension « une peau rugueuse », c’est donc à cause de ses élytres rugueux qu’on le nomme ainsi. Coriaceus, « dur comme du cuir », fait aussi allusion au cuir…

 

Carbe chagriné Julien 10.06.JPG

 

On l’appelle aussi «  Procruste chagriné », pour quelles raisons ??? Mystère…

Dans la mythologie grecque, Procruste ou Procuste était  l’un des fils de Poséidon. Il offrait l’hospitalité aux voyageurs et leur faisait subir des tortures : il les attachait sur un lit où ils devaient tenir exactement. S’ils étaient trop grands, il coupait ce qui dépassait. S’ils étaient trop petits, il les étirait… Thésée  se mit en travers du lit et  tua le brigand d’un coup d’épée.

 

                                                                                                                   Monique

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:02

Le Groupe Nature de Faverges propose un diaporama de Monique Magnouloux sur la Nouvelle-Zélande mardi 13 novembre à 20 heures - Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)- Entrée libre

 

 

Nouvelle-Zélande/ Aotearoa, le pays du long nuage blanc

 

L’ isolement de la NZ  (son voisin le plus proche, l’Australie, est à 2 000 km !) a permis le développement d’une flore et d’une faune endémiques originales très riches.

 

1 Celmisia sp. touffe 8-5

                             Une touffe de Celmisia, lac Tennysson, Upper Clarence Valley, île du sud

Marguerites endémiques de Nelle-Zélande (70 espèces environ), quelques espèces en Australie.

 

1 Kea 13-7

                            Perroquet de montagne, Kéa, Nestor notabilis, endémique des montagnes de l'île du sud

 

 

  Après un  long voyage nous  arriverons à  Auckland dans l’île du Nord avec 12 heures de décalage horaire. Décalage aussi dans les saisons : c’est le printemps !

 

2 printemps à Auckland 1-1 Arbre de Noël de NZ Metroside

                        L'arbre de Noel de Nouvelle-Zélande", Metriosideros excelsa (Myrtaceae) : fleurs à nombreuses  

étamines rouges en décembre, pollinisation  par les oiseaux.

 

Dans la forêt subtropicale de Waitakere, nous admirerons les troncs gigantesques des Kauris (Agathis australis),  les plus grands conifères du monde après les séquoias.  Parmi les fougères arborescentes, la fougère argentée, « Ponga », est devenue le symbole de la NZ et des All Blacks. Premier contact avec le Manuka, l’arbre à thé, Leptospermum scoparium,  qui a des propriétés antibactériennes très intéressantes,  les miels de Manuka sont très chers, suivant leurs niveaux d’activité (miels de dégustation, miels thérapeutiques).

 

3 fougère argentée Ponga Cyathea dealbata dessous 4-3

                                                           Fougère argentée

 

3 Leptospermum scoparium Manuka Myrtacées1-2

                                                                 Manuka, l'arbre à thé

 

La NZ se trouvant  sur la ceinture de feu du Pacifique,  à la jonction de 2 plaques tectoniques, il y a  une intense activité volcanique,  des tremblements de terre...  Nous visiterons la vallée géothermale de Waimangu, créée  par l’éruption du Tarawera en 1886, nous logerons au bord du lac Taupo, formé à la suite d’une éruption volcanique extrêmement violente (en 186), nous ferons une randonnée au pied des volcans du Parc National Tongariro.

 

Pour la traversée en ferry du détroit de Cook, région réputée pour ses vents forts  (les 40e Rugissants…), nous aurons la chance d’avoir un temps très calme.

 

L’île du Sud est très sauvage.  Nous ferons des balades dans des forêts de Nothofagus, des hêtres spécifiques de l’hémisphère sud,   dans les Alpes de NZ, au bord de lacs incroyablement bleus et au pied du Mt Cook-Aoraki, 3754 m, le point culminant,  terrain d’entraînement de Sir Edmund Hillary, vainqueur de l’Everest en 1953.

 

4 Nothofagus Lewis Pass 7-5

 Lewis Pass, 815 m : un petit lac entouré de Nothofagus couverts de lichens barbus, au fond, des sommets enneigés.

 

4 Mt Cook Aoraki

Mont Cook / Aoraki, le plus haut sommet des Alpes de Nouvelle-Zélande, 3754 m : il a perdu 10 m lors d'in éboulement rocheux le 14 décembre 1991.

 

Milford Sound  est l’une des régions les plus arrosées du monde, mais notre croisière en bateau dans le fjord se fera  par un temps magnifique !

 

5 Milford sound 13-6

                                                                                  Pic de la Mitre 1692 m

5 Otaries à fourrure Milford sound 13-6

                                                     Otaries à fourrure se prélassant au soleil

 

Nous terminerons notre voyage à Taiaroa Head  au bout de la péninsule d’Otago (près de Dunedin) où nous verrons  une  colonie d’albatros royaux.

 

Nous évoquerons aussi le problème des plantes et des animaux envahissants…

 

                                                                                              Monique

 

 

 

Prochain diaporama mardi 4 décembre  : « Balades naturalistes dans les réserves de France » par Maurice Pantaloni

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:48

 

Ce printemps j’ai mis en terre 2 graines de ricin que Robert m’avait données, elles ont bien germé et m’ont donné deux belles plantes !

 

Ricinus-communis-2012--1-.JPG

                                                                             Ricinus communis


Le Ricin fait partie de la famille des Euphorbiacées, famille qui compte de nombreuses plantes toxiques.

Cette plante d’origine africaine est vivace dans les pays chauds. Chez nous elle est cultivée comme plante ornementale annuelle. Les feuilles palmées (« Palma Christi »), souvent rougeâtres, sont très décoratives.

 

Ricinus-communis-2012--5-.JPG

C’est une plante monoïque : les fleurs femelles et les fleurs mâles sont sur la même plante, mais séparées, les fleurs femelles (stigmates rouges) dans la partie supérieure de l’inflorescence, les fleurs mâles (étamines jaunes) dans la partie inférieure, les fleurs sont réduites à leur plus simple expression, pas de pétales, pas de sépales.

 

Ricinus-communis-2012--6----Copie.JPG

 

Les fruits sont des capsules épineuses contenant 3  graines qui sont très toxiques.

 

Ricin-fruits-02-09-12.JPG

 

Cinq graines peuvent provoquer la mort d’un enfant, deux graines suffisent à provoquer des troubles graves, mais heureusement ces graines ont un goût désagréable.

Ces graines ressemblent à des tiques gonflées de sang, Linné a donné le nom de Ixodes ricinus à une tique.

 

Ricin-graines.JPG

 

Pressées à froid ces graines donnent une huile qui est utilisée en médecine comme laxatif, en cosmétique pour la fabrication de rouges à lèvres et autres produits… Cette huile garde sa viscosité à haute et à basse température, elle est utilisée comme lubrifiant pour les moteurs d’avion.

 

                                                                                Monique

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 09:02

                                                                                    

Direction générale de la Santé

 

Paris, le 31 octobre 2012

 

Communiqué de presse

 

664 cas d’intoxication dont 3 décès

liés à la consommation de champignons

 

Ne consommez jamais un champignon

dont l’identification n’est pas certaine !

 

 

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a répertorié 664 cas d’intoxications dont 3 décès liés à la consommation de champignons au cours des trois dernières semaines, principalement en Rhône-Alpes, Pays de Loire et Aquitaine.

Ces intoxications sont la conséquence, dans la majorité des cas, d’une confusion avec d’autres champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement.

Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications sont graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. La plupart d’entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation.

 

Face à ces cas d’intoxications qui se renouvellent et perdurent chaque année, la Direction générale de la Santé (DGS) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) souhaitent mettre en garde les amateurs de cueillette des champignons :

 

-        ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;

-        au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés) ;

-        cueillez uniquement les spécimens en bon état et prélevez la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;

-        ne cueillez pas près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants ;

-        déposez les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;

-        séparez les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;

-        lavez-vous soigneusement les mains après la récolte ;

-        conservez les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours au maximum après la cueillette ;

-        consommez les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne les consommez jamais crus.

 

 

En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes

(notamment diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) suite à une consommation de champignons de cueillette

 

Appelez immédiatement un centre antipoison ou le Centre 15

en mentionnant cette consommation

Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:27

 

Peu répandu, ce Cortinaire pousse aussi bien en plaine qu’en montagne, le plus souvent sous feuillus (chênes …), parfois sous conifères.  Saveur douce, odeur de radis, de pomme de terre…

 

P1010002.JPG

                                                                    Photo prise par Pierre R.

 

Cortinarius-orellanus-12-1-08-myco-Annecy.JPG

Cortinaires-des-montagnes-assiette.jpg

 

Son nom français : Cortinaire couleur de roucou, Cortinaire des montagnes.

On l’aurait appelé « Cortinaire des montagnes »  suite à une erreur d’étymologie…

Cortinaire couleur de roucou, Cortinarius orellanus :

Orellanus de Orellana, nom d’un explorateur espagnol  qui a nommé le fleuve Amazonie. Un arbuste d’Amérique du sud   lui a été dédié, Bixia orellana, le Roucouyer, l’Arbre rouge à lèvre.

 

Bixa-orellana-roucouyer-et-ciel-bleu.JPG

 

Bixa-orellana-fruits--.JPG

Copie-de-Bixa-orellana-fruits-roucou.JPG

 

  C’était  une plante sacrée pour les Indiens. Le fruit à épines molles contient des graines qui servent à faire une teinture rouge. Les Indiens l’utilisaient comme peinture corporelle  (… les « Peaux Rouges » !).

 

Bixa-orellana-Roucou-graines.JPG


 

Aujourd’hui les Guadeloupéens font macérer les graines dans de l’huile « pour remplacer la tomate dans la cuisine ».

 

 

Bixa-orellana--roucou-huile-recette.JPG

 

On utilise le roucou comme colorant alimentaire (E 160b). Certains fromages comme la mimolette, le cheddar, l’édam lui doivent sa couleur orangée. Le roucou servait à teindre les filets de haddock.

Couleur de roucou : ce cortinaire est rouge vif, roux.

 

Les exemplaire photographiés  (lundi  22 octobre, réunion de détermination à Annecy) ont été trouvés près de Rumilly.

 

12-10-08-myco-Annecy----1-.JPG

 

  Jadis, on ne connaissait pas la toxicité de ce champignon. Dans les années 1950, il a beaucoup fait parler de lui, des dizaines de personnes ayant été intoxiquées en Pologne. Depuis on connaît mieux le « syndrome orellanien ».

 

Les premiers symptômes - une dizaine d’heures après l’ingestion- sont bénins.  Les symptômes d’atteinte rénale apparaissent  plusieurs jours après le repas fatal, entre le 4e et le 14e jour. Les intoxications à  « latence » longue sont toujours très graves : on ne pense pas à la possibilité d’une intoxication par des champignons qui sont digérés depuis longtemps et  les reins sont déjà très gravement atteints. Il est trop tard pour agir. La mort survient  le plus  souvent, après de grandes souffrances,  ou, dans le meilleur des cas, dialyse à vie, transplantation rénale…

 

PRUDENCE !

 

                                                                                                 Monique

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:43

 

Coprinus comatus 2

 

En ce moment, on rencontre souvent le Coprin chevelu ( Coprinus comatus, du grec  kometes, chevelu, cf la «queue » de la comète) au bord des routes, des chemins… C’est un bon comestible, mais il faut le cueillir jeune et le faire cuire sans tarder !

 

Coprinus picaceus Miolans 2012 (2)

                                                                 Coprin pie (Coprinus picaceus)

 

Celui-ci est plus rare, nous  ne le rencontrons pas chaque année. Il a été photographié en Savoie  le  11 octobre,  sur un talus dans une forêt près du château de Miolans, en dessous des belles falaises  calcaires de la crête de l’Arclusaz.

 

Miolans château et vignes


C’est Coprinus picaceus, le Coprin pie - pie, c-à-d  noir avec des taches blanches, comme la robe de certains chevaux, comme l’oiseau bavard et voleur…  Odeur pas très agréable de naphtaline, de gaz, de bitume ! Comestible médiocre, sans intérêt culinaire. Aujourd’hui il faudrait l’appeler Coprinopsis picacea (spores brun-pourpre, non noires).

Le chapeau est brun noir, couvert de plaques blanches : c’est le reste d’un voile laineux blanc qui couvrait le jeune champignon.

 

Coprinus picaceus Miolans 2012 (1)


Le coprin pie est fragile, éphémère. Comme chez tous les  coprins,  les lames et la chair sont déliquescents.  Le champignon « fond », et comme les spores sont  foncées, il ne reste bientôt plus qu’un liquide qui ressemble à de l’encre.

 

Coprinus comatus lames encre 10.06

 

                                      Coprin chevelu (Coprinus comatus) en train de se liquéfier.

 

 

                                                                                                   Monique

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:35

Le réseau MYCOTOX a été mis en place grâce au Dr Philippe Saviuc, médecin référent de la FMBDS (Fédération mycologique et botanique Dauphiné-Savoie) et de la SMF (Société Mycologique de France), associations reconnues d’utilisé publique.

Ce réseau reposant entièrement sur le bénévolat est composé de son référent, Philippe Saviuc, par ailleurs responsable de la toxicovigilance au CHU de Grenoble (poste supprimé pour des raisons budgétaires en septembre 2012 !!!), et des 47 associations fédérées, en étroites relations avec le Dr Corine Pulce, Centre régional antipoison de Lyon.

Le Dr Corine Pulce constate en ce moment en moyenne 5 appels par jour pour des intoxications par ingestion de champignons. Tel : 04.72.11.69.11

 

 

La FMBDS dont l’objectif numéro un est la prévention des intoxications indique une forte poussée de champignons toxiques et mortels en région Rhône-Alpes (voir son site http://www.fmbds.org/toxiques.html ) :

 

En 2012, on continue à mourir par imprudence,

par ignorance ou par excès de confiance

en « testant » des champignons

 

Les équipes médicales, notamment aux urgences et en réanimation font des prouesses mais ne peuvent rien faire contre l’imprudence des consommateurs.

 

Depuis début octobre 2012 seulement, il est à déplorer en Rhône-Alpes TROIS intoxications par ingestion de champignons sauvages et malgré tous les soins prodigués par des équipes médicales très compétentes, deux personnes ont perdu la vie et la troisième risque des séquelles jusqu’à la fin de ses jours.

   2 personnes (une femme de 75 ans et un homme de 38 ans), sans lien entre eux, ont « testé » des champignons sauvages.

L’hospitalisation pour syndrome phalloïdien (atteinte hépatique et rénale) a abouti à leur décès.

 

   1 autre personne de 75 ans a présenté les signes de ce même syndrome phalloïdien avec troubles digestifs majeurs dont une insuffisance rénale majeure.

L’importance et la gravité des séquelles est difficile à estimer à ce jour.

 

   A noter qu’en novembre 2011, une poussée tardive d’amanites phalloïdes avait attiré l’attention d’un consommateur adulte (dans un cimetière, cela ne s’invente pas !). Il n’avait pas hésité à « tester » leur comestibilité. Il a été sorti d’affaire grâce à une équipe médicale compétente mais nous ne connaissons pas à ce jour les séquelles de cette consommation imprudente en raison du secret médical qui couvre ce dossier.

 

 

Le syndrome phalloïdien :

Incubation longue, d’une durée supérieure à 6 heures après l’ingestion : une intoxication potentiellement mortelle doit être suspectée. Responsable de 90 à 95% des décès liés aux champignons

Symptôme = signe de l’intoxication : ex : nausées, diarrhées, hallucinations, sueurs, modification du rythme du cœur…

Syndrome : regroupement de symptômes

 

Quelques responsables :

Amanites : Amanita phalloides, Amanita virosa, Amanita verna, ...                                       

Lépiotes : Lepiota helveola, L. brunneoincarnata, L. josserandii, ...                                          

Galères : Galerina marginata

 

Amanita-phalloidea.jpg

Amanite-phalloide--3--copie-1.jpg

 

Amanita phalloides limace                                               Amanites phalloïdes  (Amanita phalloides)

Lepiota cristata Cons 10.06.JPG                                                       Lépiote crétée   (Lepiota cristata)

                   Cette petite lépiote est dangereuse comme toutes les petites lépiotes.


Symptomatologie

Incubation silencieuse de plus de 6 h puis successivement :

       Gastro-entérite aiguë (forte diarrhée)

       Rémission trompeuse possible

       Destruction du foie et/ou insuffisance rénale majeure

Décès pouvant survenir entre le 6e et le 10e jour

 

Traitement

Il doit être mis en œuvre rapidement.

En raison des progrès de la réanimation et les possibilités de greffe du foie, le taux de mortalité est passé de 50 % (1965) à 10 %

 

Principes toxiques

Amatoxines : responsables des problèmes hépatiques

 

La présence conjointe d’un anneau et d’une volve doit alerter le ramasseur sur le risque de se trouver en présence d’une amanite phalloïde, d’où l’importance de bien cueillir le pied

En 2011 on a dénombré plus de 1600 intoxications avec 45 graves dont 32 syndromes phalloïdiens  (dont 2 ayant conduit au décès)

 

Le 13 et 14/10/2012, à l’exposition du Club mycologique et botanique de Meyzieu, plusieurs visiteurs ont indiqué « tester » des champignons de manière régulière sans s’inquiéter de savoir si ces espèces présentent un risque. C’est ce comportement qui amène à consommer des espèces mortelles ou toxiques.

Le 14/10 : une personne est venue avec un spécimen de champignon qu’elle a récolté en abondance et « en boutons ». Alors qu’elle en consommait chaque jour depuis 3 jours, elle s’apprêtait à en faire consommer à ses petits enfants. Il se trouve que par le plus grand des hasards il s’agissait seulement dAgaricus xanthoderma (à odeur très forte d’encre) dont les conséquences gastriques sont loin d’être aussi graves que celles dues à l’Amanita phalloïdes ou à certaines lépiotes. Sans trouver d’avis formel auprès de différents pharmaciens, elle a pris conseil auprès d’un de ses voisins qui lui a indiqué une méthode de contrôle pour le moins originale digne du Moyen-Âge: « ajouter de l’ail à sa préparation et, si le champignon ne verdit point, c’est que le champignon est comestible ».

Notre sympathique personne a donc testé la comestibilité de sa récolte en ajoutant de l’ail à sa préparation et ne voyant pas de vert …Qu’en aurait-il été s’il avait été question de très jeunes amanites phalloïdes « en bouton » ou de sa forme blanche ? et si ses petits enfants en avaient consommé ?

 

Règles de consommation

       Exemplaires

      ramassés jeunes

      ramassés en bon état

      correctement déterminés

      bien conservés (au frais)

      bien cuits

      consommés en quantité modérée et jamais à plusieurs repas consécutifs

       Prudence, en particulier pour les enfants, femmes enceintes, personnes âgées etc.

 

Dans tous les cas, la consommation de champignons requiert la plus grande prudence, le risque toxique étant parfois mortel par atteinte des reins, du foie et d’autres organes.

Indépendamment de leur toxicité naturelle, un nombre de champignons dits comestibles peuvent accumuler des métaux lourds (pollution industrielle), des pesticides ou des engrais (pollution agricole) ou encore des radioéléments (pollution radioactive).

 

Enfin, une morale écologique et civique de la cueillette est indispensable : les champignons poussent dans des bois privés ou publics et l’on doit respecter la cueillette et les lois sur la propriété d’autrui notamment.

 

Espérance Bidaud

Présidente FMBDS

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 18:17

Elle n’est pas solitaire ! Lundi 8 octobre, nous en avons trouvé une trentaine sur un talus exposé au sud à la Côte d’Hyot près de Bonneville. La plupart étaient cachées dans l’herbe. Autrefois, ces côteaux ensoleillés étaient occupés par de la vigne. Nous en avons d’ailleurs retrouvé un pied.

Amanita-strobiliformis-A-solitaire-Cote-d-Yot--5-.jpg

 

12-10-08-Amantaria-strobiliformis-solitaria-Cote-d-Hyot--4.JPG

 

Cette belle amanite blanche de grande taille aime la chaleur, c’est une espèce thermophile. Elle pousse toujours sur des terrains calcaires,  à la lisière de bois de chênes et de charmes, dans des prés à orchidées  p. ex.

 

12-10-08-Amantaria-strobiliformis-solitaria-Cote-d-Hyot--2.JPG

 Le chapeau est charnu, blanc, recouvert de flocons verruqueux. Les lamelles sont épaisses, blanches ou crème, à arête floconneuse. Le bulbe ovoïde est formé de plusieurs bourrelets.

L'anneau crémeux s'écrase sous le doigt, il est fugace. Il est placé très haut sur le pied, accolé aux lamelles.

Le chapeau n'est pas détachable du pied, ce qui est rare chez les Amanitacées.

 

Amanita strobiliformis A solitaire Côte d'Yot (3)

Les amanites se  développent à l’intérieur d’un « œuf ». Lorsque le champignon grandit, le voile se déchire, il subsiste une volve au pied et des restes de voile sur le chapeau. La membrane (voile partiel) qui protégeait  les jeunes  lames forme alors l’anneau.  Chez l’amanite solitaire, l’anneau est très fragile, on dirait de la crème de lait, il disparait très rapidement. Et la volve, à la base du pied est friable et donc peu visible : « strobiliformis », en forme de toupie ?

 

Amanita strobiliformis A solitaire Côte d'Yot

 C’est-parait-il- un excellent comestible à condition d’enlever la cuticule. Nos amis qui l’ont goûtée, ne l’ont pas beaucoup appréciée….

 

Nous avons trouvé ces champignons tellement beaux que nous  les avons laissés, sauf 2 individus que nous avons cueillis pour les séances de détermination des sociétés d’Annecy (lundi soir) et de Faverges (mardi soir).

 

De toute façon, la prudence s’impose ! On peut la confondre avec d’autres amanites blanches (Amanita virosa, Amanita verna, Amanita phalloides var. alba ) qui causent des intoxications graves souvent mortelles.

 

Les Amanites :  pour le meilleur (Amanite des Césars, Amanite rougissante, Amanite vaginée…) …. et pour le PIRE (Amanite phalloïde, Amanite vireuse, Amanite panthère…) !  PRUDENCE !

 

                                                                                      Claudie

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:36

Des panneaux sur « Jean-Jacques Rousseau et la botanique », pour fêter l’année Rousseau, le Tricentenaire de sa naissance. « Je raffole de la botanique : cela ne fait qu'empirer tous les jours. Je n'ai plus que du foin dans la tête, je vais devenir plante moi-même un de ces matins…" écrit-il le 1er août 1765

 

 

Rousseau.jpg

Des plantes invasives  étaient présentées : le solidage, l’arbre aux papillons, l’onagre, l’impatience de l’Himalaya,  l’ambroisie,  et surtout la Renouée du Japon.

Depuis 2011, différentes techniques de lutte contre la Renouée sont testées sur différentes placettes au Plan d’eau de Marlens.

11 plantes invasives 2012 (1)

Plantes-invasives--2-.jpg

 

Nous avons été heureux d’accueillir  « 12 secrets de plantes », une exposition itinérante prêtée par l’Association Jardins du Monde Montagnes (Ilona Mezei du Parc des Bauges) : « Dis-moi, que faisais-tu, que fais-tu, que ferais-tu avec ces plantes ? » Un panneau présente la démarche suivie par l’association pour mener l’inventaire du patrimoine ethnobotanique des Bauges et de Chartreuse. Des panneaux présentent 12 plantes, leur environnement, leurs usages et leur place dans la vie des montagnards : la vulnéraire, la gentiane jaune, le chanvre, le cyclamen, le frêne, l’ortie,  l’arquebuse, la  botryche lunaire, la grande berce, l’arnica, le calament,  la mélisse des bois et le sureau noir.


Expo plantes Bauges Iona

   Après la mise en place de l’expo, c’est  l’apéritif préparé par Fifine et Mimile  pour l’inauguration.

   Puis nous nous mettons  à table. L’excellent repas mijoté  par Odile a été bien apprécié !


13-repas-lundi-midi--1-.jpg

 

 

  A 14 h, les visiteurs sont arrivés…. A l’accueil, on pouvait  observer à la loupe binoculaire des tiques et d’autres petites bestioles plus sympathiques.


 D’après le comptage  des  « dames » à l’accueil  nous avons eu  600 entrées.  La brocante du dimanche nous a aidés à atteindre ce beau chiffre !

 

Le lundi, nous avons reçu plus de 200 enfants ( 9 classes des écoles Cassin et Viuz).

Le démontage de l’expo est beaucoup plus rapide que la mise en place !!

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 Un grand merci à tous ceux et celles qui ont contribué au succès de ces 3 journées !

Maintenant il faut déjà penser à l’expo 2013 !

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 17:20

                                  Paulette C. a réalisé ce beau  panneau annonçant le thème 2012, la forêt.

 

7 La forêt 2012 (1)

 

                                         L’arbre, un être vivant- L’arbre mort, source de vie-

arbres ont des fleurs puis des fruits

Les habitants de l’épicéa (pic noir, ips typographe etc )- Les habitants du chêne (geai, chouette hulotte, sanglier, galles…)- Les animaux de la forêt (chevreuil, blaireau, renard etc) –

 

épicéa et habitants

Chêne et habitants

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Différentes espèces d’arbres et de bois – Comptines, poèmes, expressions, jeux sur le thème de la forêt…

 

Françoise D. a présenté quelques araignées des milieux forestiers (Epeire diadème, Cyclose conique, Linyphides et Lycoses).

 

8 Exxpo araignées forestières FDrouard (2)

 

L’école d’Entrevernes a  réalisé de beaux panneaux  sur  le cerf (projet pédagogique mené tout au long de l’année par la Fédération des chasseurs de Haute-Savoie  avec  3 écoles, la classe unique d’Entrevernes, les CM1 de Boëge et des CP de Megève).  J’ai appris, entre autres, que le cerf avait 2 canines et qu’on pouvait détecter la présence d’un faon caché dans l’herbe grâce à un détecteur thermique, ce qui a permis à des agriculteurs de sauver 18 faons depuis 2006 lors des foins.

 

9 Cerf Entrevernes 2012 (3)

                                            Impressionnant ce « massacre » d’un cerf à 12 cors !

Expo le cerf classe d'Entreverne (3)

                                                   Un très beau cerf réalisé en pâte à papier

 

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