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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:43

Le lac Léman (ou lac de Genève !) est le plus grand lac d’Europe centrale (582 km2), il ne gèle jamais complètement.  C’est pour cela qu’il accueille de nombreux oiseaux hivernants.
En janvier 1891, évènement exceptionnel : la Rade de Genève est  gelée, on peut marcher sur la glace. En 1929 et en 1956 ce secteur s’est à nouveau couvert de glace, mais depuis, cela ne s'est plus jamais produit.   Par contre chaque année (ou presque) quelques jours de bise ( un vent du nord-est sec et froid)  transforment à certains endroits exposés,  les berges en  galeries d’art  où on peut admirer de magnifiques sculptures de glace. Roger et Alain nous avaient envoyé des photos impressionnantes, mais nous n’avions jamais vu ce spectacle étonnant de nos propres yeux…. Vraiment, ça vaut le déplacement !


Vendredi  10 février 2012

quai arbre
Versoix (tout près de Genève en allant en direction de Lausanne) : aujourd’hui  la bise noire souffle fort. Sur le lac, la tempête, de hautes vagues à crêtes blanches, on se croirait  au bord de la mer ! L’eau passe par-dessus les murets et déborde sur le quai où elle gèle rapidement. Le quai est  impraticable, c’est une véritable patinoire. Deux voitures sont complètement  couvertes d’une  carapace de glace. Pour les récupérer  il faudra attendre le dégel… Dans quel état se trouveront-elles ? Pas sûr qu’elles démarrent au quart de tour !  Roger nous dit que les arbres étaient encore plus beaux en début de semaine : les branches portaient de longs glaçons, le vent violent en  a cassé.

 

voiture

 

 

 


Nous nous sommes bien équipés, pas question de laisser les oreilles aux courants d’air, on ressemble à des esquimaux, mais il faut bien ça ! On se tient comme on peut aux murs, aux barrières couvertes de glace. Les embruns des vagues se déposent en gouttelettes sur nos vêtements, il ne faut pas rester trop longtemps au même endroit si on ne veut pas être transformés en statues de glace !

 

jetée

                                                                  photo : Roger

 

Malgré les couches de vêtements qui nous protègent les oreilles on entend  un mugissement  impressionnant, le vent, les vagues…  L’embarcadère est inaccessible, complètement pris dans la glace. Les gouttelettes se sont aussi posées sur l’objectif de nos appareils photos ! Il faut vite les essuyer avant qu’elles gèlent !

B-copie-1.jpgmaisons et glace

 

B (3)

P1330448.jpg
Le Jardin botanique est fermé à cause de la tempête, dommage, nous pensions aller nous réchauffer dans la grande serre tropicale !
A la « Perle du lac », après la visite du musée de l’histoire des sciences qui nous a permis de nous réchauffer, nous affrontons à nouveau le vent et le froid  au bord du lac.

 

B

B---2-.jpg

La glace sur les longues branches des grands arbres c’est superbe ! Et les zébrures sur les murs de glace…  Pas facile de faire des photos, avec le vent ça bouge,  la bordure en fausse fourrure de la capuche de mon anorak me cache un peu la vue, et appuyer sur le déclencheur avec les gants ce n’est pas commode !


B---3-.jpgB (2)

 

 

quais Mon Claudie

 

 

     Et pour terminer Roger nous  conduit au musée Ariana, musée de la céramique et du verre.


     Un spectacle grandiose ! Une promenade  très dépaysante en Petite Sibérie à une cinquantaine de km de chez nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         Monique et Claudie

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:47

 poirier--2-.jpg

Georges Bal, un expert connu dans toute la région- et même au-delà - nous parlera de

« la physiologie des arbres fruitiers ou d’ornement »

 
Fonctionnement normal d’une plante
Tropismes : croissance sous influences extérieures
Corrélations : racines, partie aérienne
Equilibre physiologique- Induction florale
Réactions à la taille
Comment apprécier de façon simple l’équilibre physiologique
Adapter les techniques culturales

 

Le Groupe Nature vous invite à venir nombreux mardi 7 février à 20 heures.

                                                                               ENTREE LIBRE

 
Prochain diaporama, mardi 6 mars 

 « Seul avec mon sac à dos à la rencontre du peuple Birman » François Chabrerier


Initialement François devait nous présenter le voyage qu’il a fait en août 2011 au Vietnam. Mais fin décembre 2011 il est allé en Birmanie, et c’est ce dernier voyage qu’il nous présentera.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:11

Combe-Savoie-et-Aig-Arve.jpg
Janvier : Douceur inhabituelle mais plus souvent grisaille que soleil jusqu’au 19 (t° maxi + 13°5 le 8, moyenne +3°9). Peu de pluie (44mm/mois), ensuite beau, froid et sec.

Février : Quelques jours avec des brouillards givrants vers 900 m fin janv./ début fév. Puis une période exceptionnelle de temps très ensoleillé, sans un nuage du 3 au 13 et des températures de plus en plus douces. 33 jours consécutifs sans précipitations… (un record ! 13 janv./14 févr.). Pas le moindre petit flocon durant 2 mois (26 déc./24 fév.). Enneigement très déficitaire en montagne. Variable la 2e quinzaine et un peu de pluie vers la fin.

Mars : Un soleil toujours aussi généreux ; chaud et sec jusqu’au 27 ; pluies faibles en fin de mois.

Avril : Encore et encore du soleil (trop ?), donc de la chaleur. T° moyenne mensuelle 11°05 le plus chaud depuis 1997 (après 2007) mais pas d’eau -25 mm pour le mois, 172 mm depuis le début de l’année. Il manque l’équivalent de 2 mois ½ de précipitations.

Mai : Toujours le même temps,  chaud et ensoleillé, peu arrosé. La hauteur d’eau cumulée des 5 mois est de 265 mm alors que la « normale » aurait dû être le double.

Juin : Alternance de pluie et de beaux jours. Pluviométrie du mois au-dessus de la moyenne avec 178 mm.  Un répit pour la végétation mais très insuffisant pour les nappes phréatiques. Coup de chaud avant la fin du mois (30° le 28).

Juillet : Du beau temps la 1e décade suivi de fortes pluies jusqu’en fin de mois (184 mm). Peu d’ensoleillement et fraîcheur (après un printemps très chaud). Moyenne mensuelle 15°8, inférieure à juin de 0°2.

Août : Très beau, t° supérieures à la normale, peu arrosé. Période de fortes chaleurs la 2e quinzaine (maxi 32°) suivie d’un bref refroidissement avant la fin du mois (6° le 28).

Septembre : Modérément ensoleillé à variable jusqu’au 20 suivi d’un temps radieux et chaud jusqu’au 5 octobre (16 jours de suite). T° moyenne du mois égale à celle de juillet (15°6).

Octobre : très beau, chaud au début puis plus automnal. Hauteur d’eau inférieure à la moyenne.

Novembre : Plutôt ensoleillé ; de la douceur mais 1e brouillards (nuits fraîches) en 2e quinzaine. Pluviométrie quasiment nulle : 4 mm pour le mois et 28 jours de suite sans précipitations.

Sans doute un autre record ! ( … déjà en février).Cours d’eau à un niveau très bas, voire à sec - le calme plat-

Décembre : Enfin un temps agité, perturbé, venteux. Pluies très abondantes : 191mm le 16 au soir. Forts coups de vent nord le 16. Ensuite épisode neigeux du 17 au 20 suivi d’un léger redoux. Retour progressif du beau pour Noël et jours suivants, puis de nouveau neige et pluie pour finir l’année (hauteurs de neige importantes en altitude : 1m25 à la Sambuy 1850 m le 31-12)

Noël B.

 

Glace.jpg

 

glacons--6-.jpg

 

                               Fin janvier et février : un temps froid et sec, peu de neige mais beaucoup de glace !

 

Du-Cret-des-Mouches.jpg

 

                Le 24 novembre, du Crêt des Mouches une belle mer de nuages et des plantes qui ont refleuri .

 

 

Gentiana-acaulis-24-nov.jpgGentiana verna Crêt Mouches 24 nov (2)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 22:53

 

Jeudi 21 juillet    Montée au refuge Savoia


Le sentier serpente entre mélèzes et cascades puis nous suivons un large chemin empierré, bordé de murets. Nous faisons une halte à la croix de l’Aroley (2310m) qui offre un  beau point de vue sur le massif du Grand Paradis. Nous voici sur le très grand plateau du Nivolet à 2500m d’altitude.

 

P1040360

 

Pique-nique à l’alpage du Grand Collet. Un petit groupe monte au col du même nom. Nous continuons jusqu’au refuge Savoia (2641m).

 

P1040369                   Adénostyle

P1040370                                                                                   Nacré subalpin

 

Un joli lac, un troupeau de vaches, plusieurs parties de Uno et un très bon repas !

 

Vendredi 22 juillet   col Rosset 3023m descente sur le val de Rhêmes


Il fait froid mais très beau. Nous traversons l’alpage Riva et nous arrivons au lac Rosset à 2703m.

 

P1040403.jpg

 

Ciel bleu sans un nuage, nombreux lacs, edelweiss et asters, et en face la montée très raide, mais courte ! du col Rosset.

 

P1040436.jpg           Véronique buissonnanteP1040440.jpg

                                                                              Renouée des Alpes

 

Un groupe de vététistes nous rejoint.  Du col, on peut voir le massif du Mont Blanc et la Dent du Géant. Descente difficile dans les éboulis.

 

P1040382.jpg

 

Nous arrivons à Thumel, dans le val de Rhêmes.

Le séjour est terminé, retournons à la maison ! Il paraît qu’en Haute Savoie, il a plu tous les jours….nous avons eu de la chance ! Merci à tous pour la très bonne ambiance, l’entraide et la convivialité et un grand merci à Jean pour l’organisation et la réussite de ce projet.

                                                                                                              Janine

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 22:18

Cette randonnée  organisée par AT Charvin regroupait 16 personnes conduites par Jean.

 

Le Grand Paradis, premier parc national italien (1922),  s'étend sur un vaste territoire de hautes montagnes. Dès 1856, le roi Victor Emmanuel II déclare ces montagnes "Réserves Royales de chasse", afin de sauver les bouquetins de la disparition. Le roi avait constitué un corps de gardes spécialisés. Il avait créé un réseau de chemins et de sentiers muletiers, encore utilisé aujourd'hui, permettant un accès facile. En 1920, le roi Victor Emmanuel II fit cadeau à l'état italien des 2100 hectares de cette réserve de chasse afin de créer ce Parc National.

 

Dimanche 17 juillet 2011 Visite d’Aoste

 

 

Sous une pluie diluvienne, notre guide local nous fait revivre l’histoire de la ville fondée par les Romains en 25 av JC. L’arc de triomphe d’Auguste, la porte prétorienne, le théâtre et le cryptoportique du forum sont des vestiges bien restaurés de cette lointaine époque. Nous voici maintenant à l’époque médiévale dans la collégiale de St Ours et son cloître roman.

Nous visitons ensuite le château d’Introd et ses admirables greniers en bois typiques de la vallée d’Aoste au Moyen Age.

Le soir nous nous installons à l’hostellerie du Paradis à Eaux Rousses.

 

Lundi 18 juillet  Montée au refuge Chabod.


Un large chemin empierré bordé de mélèzes nous amène à l’alpage de Lavassey où nous remarquons les curieuses bergeries aux étonnants toits arrondis en forme de voûtes. Au loin, on aperçoit le sommet enneigé du grand Paradis (4061m) et son glacier.

 

alpage-de-Lavassey.jpg

 

Installation au refuge, repas et spectacle : coucher de soleil grandiose sur les sommets.

 

refuge-Chabod.jpgSéneçon blanchâtre

                                                                         Séneçon blanchâtre

 

Mardi 19 juillet  Retour au parking de Praviou via le refuge Victor Emmanuel


Nous suivons aux jumelles  les cordées qui progressent lentement sur le glacier du Grand Paradis. Puis nous prenons le départ. Le temps est gris, le sentier se faufile entre les cailloux, les dalles et les blocs de rochers. Le grésil commence à tomber. Enfin, nous apercevons le « tonneau ». Il s’agit du refuge Victor Emmanuel  II (2732m). Il neige et il fait très froid. Heureusement, nous pouvons manger à l’intérieur en compagnie de nombreux randonneurs et alpinistes.

P1040247

Descente sous la pluie sur un bon sentier. Nous aurons beaucoup de mal à faire sécher vêtements et chaussures pour le lendemain.

P1040236

                          Saule

 

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                                                                             Trèfle des Alpes

 

Mercredi 20 juillet   Alpages de Meyes, col du Manteau.


Nous montons sur une ancienne route, nous traversons un tunnel et nous atteignons les alpages de Meyès. Les maisons de pierre au toit de lauze sont abandonnées et tombent en ruine.

 

bouquetin-GB.JPG

 

P1040281P1040338

 

 

Chamois et bouquetins se régalent de l’herbe tendre des alpages. Nous voici au col du Manteau (ou Manto) 2789m.

 

P1040296

 

 Un grondement impressionnant nous fait revenir sur nos pas : c’est un éboulement sur le versant d’en face. Un important nuage de poussière se dissipe après quelques minutes.

 

P1040331Nous voici près du lac Djouan. Edelweiss au bord du chemin ! Ouvrez l’œil ! Le joli sentier en balcon est bordé de fleurs et traverse des roches teintées de vert, c’est vraiment superbe.

 

P1040290.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous descendons vers Orvieilles (2765m), pavillon de chasse du roi Victor- Emmanuel  II.

 

P1040347

 

 

                                                                        Janine

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 14:19

Voici la colonie de Fous à Muriwai, au nord d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

Les oiseaux nichent sur les replats des falaises au bord de la mer de Tasman.

 

Colonie-de-Fous-Gannets--1-3.JPG

Colonie-de-Fous-Gannets--1-3--8-.JPG

 

 

La plante qui se trouve au premier plan est un Phormium tenax (famille des Xanthorrhoeaceae, sous-famille des Hemerocalloideae pour APG III- famille des Agavaceae pour la classification classique…). Plus simplement : Lin de Nouvelle-Zélande, New-Zealand  Flax, Harakeke en Maori.

Les Maoris utilisaient la plante pour faire des vêtements, des paniers, des cordages très solides, des filets pour la pêche, des pièges à oiseaux, des tapis etc. Ils ont sélectionné des variétés pour la qualité de leurs fibres et pour leurs propriétés médicinales. La plante a été mentionnée par le capitaine Cook.

 

Phormium-tenax-panneau-2-3.JPGPhormium tenax 2-3 panneau et pl

2 panneaux au Jardin botanique d’Auckland

 

Les fleurs brunâtres du Phormium sont riches en nectar, elles attirent les oiseaux et les insectes.

 

Verdier Te Anau YvetteDSC 0741 j

 

 

Un verdier perché sur un Phormium, photo d’Yvette

 

En Europe nous avons le Fou de Bassan, Morus bassanus (du nom de la petite île écossaise où se trouve une colonie, Bass Rock). Famille des Sulidae.

En Nouvelle-Zélande, c’est le Fou austral, Australian Gannet,  Morus serrator. En fait, le plumage de notre Fou de Bassan n’est pas vraiment différent !

 

 

Colonie-de-Fous-Gannets--1-3--4-.JPG

 

La Nouvelle-Zélande compte 28 sites de nidification.

La colonie la plus importante est celle de Cap Kidnappers (pourquoi ce nom ? lorsque le capitaine Cook et son équipage sont passés là-bas à bord du « Endeavour »,  des Maoris ont  tenté d’enlever, de kidnapper, le jeune Tahitien qui servait à bord du bateau).

La colonie de Cap Kidnappers compte 15 000 oiseaux,  c’est la plus grande colonie accessible du monde.

On dit que l’équipage du capitaine Cook avait chassé des Fous pour le repas de Noël, en décembre 1769 (1e voyage)…

Aujourd’hui les Fous sont protégés, il vaut mieux acheter une dinde pour le Réveillon !

 

 

Monique

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:45

 

 

Le film « Au pays de l’aigle royal » (43 mn) a été tourné en 16 mm par Claude Lavigne et René Roche. Musique originale de Georges Schmitt et Michel Tardieu.


Aigle-royal-film-affiche--1-.JPG

Il a nécessité 6 ans d’observations et de tournage (de 1996 à 1992) pour réunir les matériaux indispensables à son montage. Au printemps 2011 il a été numérisé pour permettre sa sortie en DVD.


En suivant la vie de ce grand rapace, du nourrissage des jeunes jusqu’à leur envol, ce film permet,  au travers de l’œil performant de l’Aigle, de découvrir la vie de la faune sauvage qui peuple son vaste territoire.


Film primé aux festivals d’Abbeville, Les Diablerets et Dompierre.

Le DVD sera en vente (15 euros).

 

 

Le film « Les bouquetins » (17 mn) a été tourné au printemps 2011 par René Roche.

 

 

Le Groupe Nature vous invite à venir nombreux mardi 10 janvier à 20 heures, Maison des Associations à Faverges.

ENTREE LIBRE

 

Prochain diaporama, mardi 7 février : « La physiologie des arbres fruitiers »par Georges Bal

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 20:54

 

Fin novembre, un ami nous a donné des kakis.

 

Kakis-nov-2011--1-.JPG

 

 

On voit parfois des kakis sur les marchés, mais pour qu’ils soient bons, il faut qu’ils soient très, très mûrs et lorsqu’ils sont blets ils ne sont pas transportables, ils sont très fragiles, un petit coup, ils éclatent…

 

Ce fruit ressemble un peu à une tomate, de couleur rouge orangé,  mais il pousse sur un arbre. En automne, cet arbre perd ses feuilles avant que le fruit ne soit mûr.

 

 Plaqueminier-.jpgPlaqueminier-kakis-Prc-Tete-d-or.jpg

 

 

 Les 4 sépales restent attachés à la base du fruit. La peau est fine, comme celle de la tomate. La pulpe, très douce, contient un nombre variable de gros pépins. On mange la pulpe à la petite cuillère, on laisse la peau et les pépins (j’en ai trouvé de 1 à 7).

 

Kakis-nov-2011-sepales---2-.JPGKakis-nov-2011-pepins--3-.JPG

 

 

Le nom de l’arbre : plaqueminier, Diospyros kaki. Famille des Ebénacées, comme l’arbre qui donne le bois d’ébène. Arbre originaire de la Chine.

Pyros, le blé, le grain, dios, dieu, ce serait donc la « nourriture des dieux »…

Pourquoi « kaki » ? Rien à voir avec la couleur kaki (mot persan qui signifie « couleur de poussière, de terre » : en Inde, des soldats anglais avaient dû traverser une rivière boueuse  avant de livrer un combat, on avait constaté que les pertes subies étaient moindres, si bien qu’on a par la suite adopté cette couleur pour le camouflage militaire …mieux adaptée que le rouge garance des pantalons de nos soldats !)

L’arbre est cultivé au Japon, et kaki c’est  le nom que les Japonais donnent au fruit qu’ils apprécient beaucoup.

 

Les fleurs sont parait-il insignifiantes…J’aimerais bien les observer au printemps…

Il y a des centaines de variétés de kakis,  certaines variétés sont dioïques…

 

A Noël, nous avons goûté un « kaki-pomme », une variété pas courante et très intéressante : en effet, le fruit se mange ferme, comme une pomme, et il est délicieux.

P1330059

 

En Turquie (région d’Antalya) j’ai photographié en novembre 2009 Diospyros lotus, le plaqueminier faux-lotier, gaiac d’Italie, originaire de l’Ouest de l’Asie. Le fruit serait le fameux Lotus dont se nourrissaient les Lotophages (Odyssée) : les marins d’Ulysse, après avoir goûté ce fruit oublièrent leur pays natal et leur famille. Espèce dioïque, fruits âpres et farineux, d’abord jaunâtres… puis noirs ( ?), comestibles à l’état blet.

 

30-Arif-Diospyros-lotus.JPG

 

Dans les cagettes de fruits au marché à Arif près d’Arykandia, on voit des kakis, ce n’est pas la même variété que ceux que j’ai goûtés, ils sont moins orange et n’ont pas l’air bien mûrs...

 

10-Arif-marche--fruits.JPG

 

Monique

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:50

Nous avons admiré les magnifiques photos d’Yvette (blog, 1e décembre 2011).

Nous l’envions de voir chaque année au même endroit (chez elle, dans son jardin !) la Rosalie, l’un des plus grands (2,5-3 cm, longues antennes annelées) et des plus beaux coléoptères d’Europe, espèce rare et protégée au niveau national et européen.

Rosalia timbres Pologne et Suisse

 

 

La Rosalie  est représentée sur les timbres d’une douzaine de pays.

 

Nous (Claudie et moi), la Rosalie, nous ne l’avons vue qu’une seule fois, il y a longtemps, dans une hêtraie près de Samoëns.

Quand Yvette nous a dit qu’elle la voyait régulièrement dans le département du Cher, près de Sancerre, nous avons été étonnées. Nous  pensions que cette espèce était inféodée aux forêts de hêtres en montagne, Alpes, Pyrénées… Nous nous sommes renseignées, oui, l’espèce est présente aussi en plaine, sur les bords de la Loire nantaise, dans le marais Poitevin p.ex. , mais en plaine elle est encore plus rare qu’en montagne. Les larves peuvent se développer dans du bois de frêne ou d’autres feuillus…

insectes 0047

 

 

Photo : Julien B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2006, Odette a participé à une sortie organisée par le PNR des Bauges avec Benoît Dodelin, le spécialiste de la Rosalie, pour apprendre à reconnaître les indices de présence de la Rosalie (cf bulletin annuel du Groupe Nature 2007, p 39). Les larves sont xylophages (consommatrices de bois), elles contribuent au processus de décomposition du bois mort, elles ne s’attaquent pas au bois sain. ecorces Odette

Il faut donc du bois mort de hêtre (chez Yvette, c’est du chêne !) exposé au soleil. On repère des  trous bourrés de sciure, creusés par les larves. Si le bois n’est pas utilisé comme bois de chauffage, l’insecte adulte (imago) sortira au bout de 3 ans par des trous ovales (2 cm de large) en juin-juillet.

trou-de-sortie-Rosalie-Odette.png

 

 

Photos : Odette

 

Il faut donc éviter de stocker le bois de chauffage de hêtre (fayard) en forêt sauf s’il est enlevé avant juillet, période de ponte.

Pour favoriser la reproduction de la Rosalie, on peut placer debout dans un site ensoleillé des troncs de hêtres morts de 2 m de long et au moins 25 cm de diamètre (cf expérience menée en Suisse dans 3 stations, Val Verzasca, Prättigau, Jura).

 

Les mâles émergent avant les femelles. Les 2 sexes se ressemblent, ils ont de très jolies houppettes de poils noirs sur les antennes. Mais les antennes des mâles sont presque 2 fois plus longues que le corps (chez la femelle, un peu plus longues que le corps), et leurs mandibules sont plus développées. Les adultes ne vivent qu’une dizaine de jours !

 

insectes 0050

 

 

 

rosalie

 

 

.                                                                           Photos : Julien B.

 

Pourquoi « Rosalia » ?? Rosalie, c’est un prénom de femme…

Linné a décrit cet insecte en 1758 : Cerambyx alpina. Cerambyx, la Rosalie fait partie de la famille des Cerambycidés (les Longicornes), alpina,  le spécimen que Linné a reçu venait des Alpes.

C’est Jean-Guillaume Audinet-Serville (1775-1858), premier président de la société entomologique de France, qui, en 1833 a  enlevé notre insecte du genre Cerambyx et a créé un nouveau genre Rosalia. Il a dédié ce genre à son épouse, Rosalie.

Nous avons trouvé une explication qui ne colle pas : le naturaliste suisse Johann Jakob Scheuchzer (1672-1733), celui de la Campanule, de la Linaigrette (Eriophorum scheuchzerii) etc., aurait découvert la Rosalie le 12 juillet 1793 dans le Taminatal entre Valens et Vattis dans les Alpes suisses (c’est précis !)…1793,  Scheuchzer est mort en 1733 et  Linné a nommé ce Longicorne alpina en 1758 ….Bizarre !

 

  C’est bien connu, on ne trouve que ce qu’on cherche…En 2012, nous essaierons de trouver des Rosalies !

Nous avons de la chance, Julien a promis de nous emmener dans la forêt des Bauges où il a photographié ce magnifique insecte…

 

 

Monique

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 07:39

Depuis plusieurs années, j’observe, entre le 7 juillet et le 7 août environ, le va et vient de  quelques Rosalia alpina qui se donnent rendez vous chaque après midi, pour peu qu’il soit ensoleillé, sur un billot de chêne, au fond de mon jardin.

 

Cette année 2011, compte tenu du printemps particulièrement chaud que nous avons connu, j’ai eu l’idée de rendre visite au billot le 25 juin, et joie, la première Rosalia de l’année était là, un mâle de belle taille et très agité (photo1).

 

Photo 1

 

Quelques jours après, alors  que je déjeunais sur la terrasse devant la maison, mon regard a été attiré par une agitation « bleue horizon » sur un autre billot de chêne à deux pas de là : c’est une Rosalia !.... en train de pondre ! Elle va et vient très  consciencieusement de fissures en trous introduisant dans chacun son « ovipositeur ».

 

Photo 2

 

L’agitation monte d’un cran, lorsque quelques instants plus tard, une deuxième rosalie arrive sur le billot toutes ailes dehors : un mâle ; il atterrit à deux pas de la femelle en train de pondre et la chevauche prestement bien qu’elle ne semble pas tout à fait consentante. Le couple parcourt le billot en tous sens pendant plusieurs minutes de copulation .

 

photo 3

 

Puis toujours chevauchée par le mâle la femelle reprend la ponte.

 

photo 4

 

Photo 4bis

 

Dans la même journée j’aurais l’occasion d’observer ainsi jusqu’à quatre Rosalia qui arrivent en volant et se courtisent sur le billot ; je n’en ai jamais observées autant ! je me réjouis de ce nouveau lieu d’observation si près de la maison. Hélas ce sera la dernière fois de la saison : après, plus rien !

 

Il ne me reste plus qu’à espérer que ces magnifiques insectes soient au rendez vous de 2012 et pourquoi pas que je puisse assister à « l’émergence » d’une nouvelle génération !

 

                                                                 Yvette M.

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