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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:09

Au début du mois de juillet, nous avons identifié et étiqueté de nombreuses plantes le long du sentier botanique. Que sont elles devenues ?

paysage-arrivee-du-telesiege-2.jpg

 

Certaines sont toujours bien fleuries : la marguerite, le mélampyre des bois, la joubarbe des toits, la petite et la grande astrance, le saxifrage paniculé, l’œillet….

 

 

joubarbe des toits 1er aout

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres ont presque complètement disparu, je retrouve avec peine quelques feuilles en fouillant dans les herbes. J’enlève les pancartes correspondantes.

On reconnaît bien l’épi  fané de la campanule en thyrse, les fruits de l’aster, de l’épervière velue, du crépide orangé et de l’anémone des Alpes.

En cherchant bien, on retrouve aussi la gentiane printanière et celle de koch.

La ronce des rochers, le bois joli et le muguet arborent de jolis fruits rouge vif.

ronce des rochers 1er aout

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bois joli 1er aout

aster-des-Alpes-1er-Aout.jpg

veratre-blanc-1er-aout.jpg

 

 

J’admire les belles touffes de gentianes champêtres et les épipactis pourpres.

De nombreuses personnes, surtout des familles, se promènent avant de grimper en direction de la Sambuy ou d’aller déguster les bons fromages de la Bouchasse..

Accès facile par le télésiège, paysage grandiose avec vue sur le lac d’Annecy et le Mont Blanc, la combe de la Sambuy offre un bel écrin pour ce sentier botanique.

                                                                 Janine

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 18:44

11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--2-.JPG

P1060071.JPG Vendredi 19 août,

11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--14-.JPG

 

 

 Monique, son petit-fils Jules, Claudie et moi, sommes allés visiter le sentier ludique des arbres, un sentier aménagé par Danielle Daurelle du gîte la Biolette à Leschaux, dans le parc des Bauges. Un joli sentier, facile, qui relie le gîte au chef-lieu…pas pénible, pas de dénivelée !!!

 

 

P1060047.JPGDanielle est une personne très accueillante ….

 

Sur le sentier j’ai noté quelques arbres et arbustes : l’Eglantier, le Fusain, le Sorbier des oiseleurs, le Houx, le Camérisier à balai, l’Aubépine, le Troène, la Viorne obier, la Ronce,  le Cornouiller, le Prunellier, le Sureau noir, l’Aulne, l’Erable sycomore, le Noisetier, le Noyer, le Hêtre, le Charme, le Frêne, l'If, le Sapin ,l'Epicéa, le Saule Blanc, le Tremble, le Pommier, le Chêne pédonculé, le Poirier, le Merisier, le Bouleau etc…

 

Danielle a confectionné un petit carnet d’interprétation. Jules a été très doué et très passionné pour deviner le nom des arbres ! Peut-être un prochain Naturaliste pour le Groupe Nature ?P1060051.JPG

 

Bien entendu il y a aussi des plantes, des champignons…

Monique et Claudie ont déterminé des plantes pour que Danielle complète sa liste.

 

11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--5-.JPGDanielle nous a fait visiter sa boutique 11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--9-.JPG

  « si j’étais un Artbre »,  11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--6-.JPGil y a vraiment de belles choses sur le thème de l’arbre faites par des artistes de toutes sortes.

11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--1-.JPG

A l’entrée de la boutique, Sylvebarbe nous accueille ! Magnifique travail, n’est-ce pas ?

Biolette-Sylvebarbe.jpg

 

Une matinée bien sympathique dans un joli cadre des Bauges ! Quand nous y retournerons au printemps, venez avec nous, vous ne le regretterez pas !

Sabrina

  

Extrait du site de Danielle:

 

Si j'étais un arbre...

Arbres de vos campagnes,

De vos montagnes,

Si variés, si peu remarqués,

Qui avons tant de secrets à partager,

Arbustes de vos champs, de vos haies,

Si précieux aux hommes,

Et par eux menacés.

Refuges de vos souvenirs,

Gardiens de votre avenir,

Si nécessaires à la diversité,

Qui abritons tant

D’étranges habitants...

Ces quelques lignes à pieds

Et ce si joli sentier

Pour nous redécouvrir,

Nous respecter,

En un mot nous aimer.

 

http://www.biolette.com

 

Danielle Daurelle Gîte d'Etape "La Biolette"
74320 LESCHAUX

 

 

 En attendant d’aller sur son sentier, un sentier virtuel : http://www.biolette.com/arbre/sentier.html

 

11-08-19-La-Biolette-avec-Sabrina--7-.JPG

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 22:54

L’Apollon (Parnassius apollo) aime les versants ensoleillés. C’est un bon planeur capable de parcourir des distances importantes.

Parnassius-apollo-male.jpg

 

Le petit Apollon (Parnassius sacerdos) a des antennes blanches annelées de noir et une tache rouge sur l’aile antérieure.

On le rencontre près des torrents où pousse Saxifraga aizoides, plante-hôte des chenilles.

Parnassius sacerdos Petit Apollon

 

Le Cuivré de la verge d’or (Lycaena virgaureae) butine les capitules de la Tanaisie vulgaire.

 

Tanacetum-et-Heodes-virgaurea-C-verge-d-or---3-.jpg

 

La Mélitée alpine (Mellicta varia) est une espèce localisée dans les Alpes.

 

Mellicta varia M alpine Simplon - Copie

 

Le Grand Nacré (Argynnis aglaja) parcourt les prairies et les landes alpines jusqu’à 2500 m.

 

Argynnis-aglaja-Grd-Nacre-Simplon--3-.jpg

 

Le Moiré striolé  (Erebia montana) est assez abondant dans les Alpes, dans des stations sèches et chaudes.

 

Erebia montana Moiré striolé Simplon (2)

 

Le Chiffre (Argynnis niobe forme eris) La forme eris est dépourvue de taches nacrées au revers de l’aile postérieure.

 

Argynnis niobe f. eris Chiffre Simplon (3)

 

Le Moyen Argus (Plebejus idas)  La présence de certaines fourmis parait indispensable et expliquerait l’étroite localisation des colonies de cet Azuré.

 

Plebejus idas Azuré genêt Simplon

 

L’Argus de la sanguinaire (Eumedonia eumedon) pond sur le calice de Geranium sylvaticum.

 

Eumedonia eumedon ponte Simplon

 

L’Azuré de l’oxytropide  (Polyommatus eros) le dessus du mâle est bleu clair brillant bordé de noir.

 

Polyommatus eros Azuré oxytropide Simplon

 

 

 

                                           Claudie

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 22:20

Nous montons au dessus du col du Simplon et admirons le sommet majestueux du Fletschhorn.

 

Fletschhorn (2)

 

Nous arrivons sur une crête ventée : nous sommes dans l'étage alpin avec une landine constituée d'éricacées. Les petites fleurs roses de l'Azalée couchée ( Loiseleuria procumbens) sont déjà fanées. Par contre, la Camarine (Empetrum nigrum ssp hermaphroditum ) porte de grosses baies noires.

Cachée dans la végétation, nous découvrons la jolie chenille de la Laineuse du saule nain (Eriogaster arbusculae).

 

Empetrum nigrum

Eriogaster-arbusculae-Laineuse-du-saule-nain-Simplon-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Busserolle des Alpes ( Arctostaphylos alpina ) a des feuilles caduques qui rougissent en automne avant de tomber

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Arctostaphyllos-alpina.jpg

 

Le Lycopode en massue ( Lycopodium clavatum) porte des épis sporangifères en principe groupés par 2 ou 3. 

Il semble que ce soit la sous-espèce monostachyon : taille plus petite, épis solitaires portés par un pédoncule court. C'est une forme arctico-alpine que l'on trouve dans le nord de l'Europe, les Alpes suisses et autrichiennes, le nord des Carpathes.

On peut rappeler que les spores de ce Lycopode ont été utilisées, sous le nom de « poudre de lycopode », pour la conservation des pilules, lorsque celles-ci étaient fabriquées artisanalement par les pharmaciens.

 

 

Lycopodium-clavatum.jpg

Lycopodium--selago--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez le Lycopode sélagine (Lycopodium selago), les spores sont cachées sous les feuilles et la multiplication est végétative.

 

Le Saule glauque et soyeux ( Salix glaucosericea ) est blanchâtre des deux côtés.

Salix glaucosericea

 

Nous marchons encore mais sommes récompensés par la découverte d’une campanule très particulière,  la Campanule incisée (Campanula excisa), endémique des Alpes nord-occidentales. La corolle est incisée jusqu'à un tiers de sa longueur et présente une échancrure presque circulaire. 

 

 

Campanula excisa Simplon (2)

 

Contrairement au Séneçon blanchâtre, le Séneçon de Haller (Senecio uniflorus)  ne possède qu'un seul capitule.

Il est dédié à A. von Haller (1708-1777), naturaliste suisse.

 

Senecio-halleri-uniflorus-Simplon---4-.jpg

 

                                                    Claudie

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 20:55

La route du col du Simplon (2005 m) relie Brigue dans le Valais à Domodossola en Italie du nord. Cette belle route avec galeries et couvertures en béton, est praticable toute l’année.

C’est Kaspar von Stockalper (1609-1691), « le Roi du Simplon », qui fit aménager le chemin muletier pour pouvoir réaliser ses opérations commerciales.

 

Hospice col Simplon

Mais, beaucoup plus tard, Napoléon1er  fit agrandir la route (1801-1805) et fit construire l’hospice du Simplon qui fut terminé en 1835 par les chanoines du Grand Saint Bernard. Ceux-ci l’exploitent encore aujourd’hui. Cette imposante bâtisse peut héberger jusqu’à 130 personnes.

 

Nous montons en direction du glacier de Rossboden. Au loin, le Fletschhorn 3993 m

Un panneau rappelle la terrible catastrophe qui eut lieu le 19 mars1901, l'écroulement de tout un pan de ce glacier. Sur l’immense chaos de gravats et de rochers provenant de cette débâcle pousse aujourd’hui une belle forêt de mélèzes.

 

Glacier-Rossboden-Fletschhorn---2-.jpg

Tanacetum-vulgare---4-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare) aux capitules jaunes sans fleurs ligulées, est ici très abondante. 

 

Tanacetum-vulgare-.jpg

 

La Raiponce de Scheuchzer (Phyteuma scheuchzeri ) : son inflorescence est globuleuse, les bractées sont linéaires et dépassent largement l'inflorescence. 

Nous avons aussi rencontré le Saule helvétique (Salix helvetica) aux feuilles vert foncé dessus et blanches-tomenteuses dessous. En France, ce saule est protégé.


 

Phyteuma-scheuchzeri.jpgSalix helveticus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Letharia-vulpina.jpg

Letharia vulpina est un lichen très fréquent sur les troncs des mélèzes. Il est d'un vert jaunâtre très lumineux. Toxique, il était utilisé en Scandinavie pour empoisonner renards et loup.

 

 A  Engeloch, un peu en dessous du col, nous montons dans un pré très raide, en explorant la base des gros rochers, à l’abri du vent du nord, où se réfugient des espèces méridionales.  

La Gentiane rameuse ( Gentianella ramosa ) a une corolle à 5 lobes lilas clair et une gorge barbue. Les lobes du calice sont linéaires. C'est une endémique des Alpes occidentales. En France, elle est très rare, elle fut découverte en 1950 à Bonneval-sur-Arc (les Evettes).

 

Gentiana ramosa Simplon (2) 

 

Le Saxifrage pyramidal (Saxifraga cotyledon) pousse dans les parois siliceuses. Il est spectaculaire : d'une rosette basale s'élève une grande hampe florale blanche pouvant atteindre 80 cm ! Les feuilles sont dentées et bordées de nombreux pores crustacés.

 

Saxifraga cotyledon Simplon (3)

 

L'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii) forme des petits coussins blancs hémisphériques. Malheureusement, ses petites fleurs blanches étaient déjà fanées !

Le Genépi blanc (Artemisia mutellina) est une armoise aromatique recherchée pour la fabrication de liqueurs.

 

Androsace-vandellii.JPG

Artemisia-umbelliformis-laxa-mutellina-Simplon--1-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Euphraise alpine (Euphrasia alpina) a des fleurs rose lilas à la lèvre inférieure tachée de jaune.

 

Euphrasia-alpina-Simplon---2-.jpg

 

 

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                                                                               Claudie

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 21:50

Arbre incontournable du sud-ouest marocain, on aperçoit à l’atterrissage à Agadir  les tâches sombres qu’il forme en contraste avec la teinte plus claire des oliviers cultivés en ligne.

 

 

 

04--arganes.JPG

 

 

C’est un arbre « caméléon » : il peut déployer  une cime impressionnante quand il est cultivé ou si les conditions sont favorables,  se tordre en petit buisson rachitique dans les lieux ingrats, ou encore prendre une « forme en drapeau » sur les côtes ventées. Entre ces extrêmes on est frappé par ses formes étonnantes avant de dépérir ou pour se défendre de la fronde caprine, les chèvres hardies étant capables de dévorer ses feuilles les plus hautes.

Une lutte désespérée pour la survie ? On pense aux vieux châtaigniers des Cévennes, morts en gloire.

 

2---chevres-dans-arganier-5.JPG

 

1--chevres dans arganier 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sécheresses de ces dernières années, la déprise agricole et l’exode rural, le surpâturage sauvage,

peut-être un oubli du développement de ces régions du grand sud ont entraîné un recul de l’arbre  prodigue.

 

On peut espérer que la découverte récente par les « occidentaux » des vertus ancestrales de l’huile d’argan donne une nouvelle chance à cet arbre généreux. La création de coopératives féminines  signalées sur le bord de la route, dans les montagnes d’Aït- Baha par exemple, est une réalisation particulièrement prometteuse.

 

3---huile-argane-1.JPG

 

 

L’huile  est obtenue de manière traditionnelle, les femmes assises au sol cassant les noyaux un à un, mais avec l’hygiène et la traçabilité nécessaires à des garanties de qualité. Ces coopératives ont pu profiter de capitaux européens, mais sont souvent gérées par des Marocaines. Il faudrait connaître de manière précise les retombées financières pour les familles. On peut tout de même penser que les femmes en gagnant un peu d’autonomie, en améliorant leur situation socio-économique, en se retrouvant entre elles comme elles le font de manière traditionnelle pour différentes tâches, peuvent se sentir fortifiées dans ces lieux de parole, où le travail bien que répétitif paraisse moins pénible que les travaux féminins des champs.

 

4---argane-1.JPG


5--arganes 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, il ne serait pas souhaitable que l’exportation de l’huile d’argan pour nos produits de beauté, prive les populations locales d’un produit de nécessité. Le commerce doit rester équitable ! Le prix de l’huile d’argan  a beaucoup augmenté ces dernières années, surtout dans les coopératives  où l’on propose au touriste de passage le litre à plus de 35 €,  certes c’est une huile « bio ». Cette huile est vendue moins chère sur les marchés, où l’on dit qu’elle peut être plus ou moins frelatée mais devient trop coûteuse pour les populations locales qui risquent de devoir se contenter des huiles d’arachide d’importation.

 

Si vous voulez vous régaler d’huile d’argan, allez donc à Aït Baha où l’hôtel principal 3 étoiles propose pour 25 dirhams, un petit déjeuner traditionnel avec une tasse d’huile d’argan et une d’huile d’olive dans lesquelles on trempe le pain !

 

Cet arbre « multi-usage » bien connu désormais par la renommée de son huile aux mille vertus, a peut-être une chance de retrouver un développement durable. Les pluies abondantes de ces 2 dernières années permettent d’espérer  que  l’arganeraie ne disparaîtra pas.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:08

Le 5 juin, nous avons franchi le Haut-Atlas par le Tizi n’Test, col à 2100 m d’altitude et nous sommes descendus dans la plaine du Sous.

 

1 -- Tizi n Test lma Belle Vue1120615

2 --Tizi n Test vue P1120610

 

3----Arganier-4-9.JPG

 

Les premiers arganiers ont été rencontrés vers 1500 m et , arrivés dans la plaine, nous avons fait un arrêt spécial.

L'arganier trouve sa limite orientale un peu en aval du bourg de Talouine où nous avons passé la nuit.


L’arganier  est une « véritable providence ». Dans cet arbre, tout est utilisé : le bois, très dur, fournit du charbon, des poutres. Le fruit sert à l’alimentation humaine et animale. Les feuilles constituent un fourrage pour le bétail.

Et l’arganeraie joue un rôle capital dans la lutte contre l’érosion des sols. Elle est un rempart contre la désertification, c’est un « rideau vert » qui protège le sud ouest du Maroc.

L’arbre reste vert toute l’année, les feuilles, coriaces, sont persistantes, elles piègent l’humidité atmosphérique (influence de l’Océan Atlantique) et la restituent au sol.

 

Argania spinosa (L.) Skeels = Argania sideroxylon : « spinosa » car il porte des épines, « sideroxylon » : l’arganier est très proche du Sideroxylon de Madère et des Canaries, son bois est très dense, c’est un « bois de fer ».

 

Il appartient à la famille des Sapotacées, famille tropicale (le sapotillier, le karité font partie de cette famille). Il est le seul représentant du genre. Ce serait une « relique » du Tertiaire.

Il est endémique du sud-ouest du Maroc, plaine du Sous, littoral atlantique entre l’embouchure de l’oued Tensift et l’embouchure du Draa. Il y a aussi quelques arganiers près de Rabat et près d’Oujda, ainsi qu’en Algérie (Jbel Ouarkziz-Hammada de Tindouf).

Les forêts d’arganiers sont clairsemées, environ 30 arbres par ha, mais beaucoup plus près d’Essaouira. Les arbres atteignent 6-10 m. Les fleurs jaune verdâtre donnent des fruits qui ressemblent un peu à de grosses olives vertes.

 

5- Arganier noix 4-9

6-- Arganier noix, seau 4-9

 

 

 

« pâturage suspendu »des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu’au sommet des branches

C'est le "pâturage suspendu des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu'au sommet des branches et broutent les feuilles. On raconte qu’elles mangent les fruits et, comme elles ne peuvent pas digérer les noyaux, elles les expulsent, bien débarrassés de leur pulpe. Ces noyaux seraient récupérés, puis cassés pour récupérer les amandes. Ensuite les amandes sont grillées et pressées pour obtenir de l’huile…

Cette année, nous n’avons pas vu de chèvres dans les arganiers…Mais nous avons vu une femme qui ramassait les fruits tombés à terre et nous l’avons aidée à remplir son seau (sur la photo vous voyez Germaine de Moûtiers). Il doit y avoir d’autres moyens que les chèvres pour débarrasser le noyau de la pulpe !

 

7---Germaine-ramasse-les-noix-d-argan-4-9.JPG

 


Depuis longtemps les Berbères de l’Atlas utilisent l’huile d’argan. Cette huile possède toutes les vertus, vertus alimentaires, cosmétiques et médicinales….

En médecine traditionnelle, elle est utilisée pour soigner ou prévenir certaines maladies de la peau. Elle assouplit et protège la peau, elle lutte contre le vieillissement des tissus.

On masse les bébés avec de l’huile d’argan.

Cette huile aide à la cicatrisation des boutons de la varicelle.

Elle est utilisée dans les traitements de l’acné des adolescents.

Chez la femme enceinte, elle évite l’apparition de vergetures.

Pour lutter contre les rhumatismes, cette huile « réchauffe » les articulations.

Elle nourrit les cheveux…

Elle agirait contre le cholestérol, l’infarctus du myocarde…

 

L’huile d’argan est très chère car le rendement est faible (50 kg de fruits pour 1litre d’huile)

 

De nombreuses coopératives de femmes  fabriquent l’huile d’argan. Cette huile et les produits dérivés sont maintenant bien connus et appréciés en Europe,  ils sont exportés, on peut les acheter sur internet.…


8----Argan-6-1--2-.JPG

9-Argan-6-1--3-.JPG Monique

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 22:39

Le 4 juillet, 13 personnes du Groupe Nature sont montés par le télésiège pour installer le sentier botanique de la Sambuy.

Comme chaque année à cette époque, il faut mettre en place les étiquettes qui permettront aux visiteurs de repérer facilement les plantes.

 

Groupe sentier bota

 

les-jeunes.jpg

Les petits enfants d’Emile sont venus gentiment apporter leur aide.

Jacques a perfectionné la signalisation en fléchant le parcours.

 

Jacques.jpg

 

Les fleurs étaient magnifiques : les photographes ont apprécié tout particulièrement l’Epervière orangée (Hieracium aurantiacum) pour sa couleur éclatante.

Hieracium-aurantiacum---2----Copie.jpg

Et aussi les asters (Aster alpinus) pour leur teinte délicate.

Le Bois-joli (Daphne mezereum) était en fruits : ses baies de couleur rouge vif, sont toxiques.


Aster-alpinus--2-.jpg

Daphne-mezereum--3-.jpg

 En cette journée ensoleillée, nous avons aussi observé quelques papillons...

L’Apollon (Parnassius apollo), une espèce protégée en France. Il est encore localement abondant dans les Pyrénées et les Alpes, mais il a déjà disparu des Vosges, du Forez, du Vivarais et du Causse Noir.


Parnassius-apollo1.JPG.jpg

Le Nacré porphyrin (Clossiana titania) le revers de l'aile postérieure est caractéristique, varié de jaunâtre et de brun-pourpre.

Nacré porphyrin

Le Némusien  (Lasiommata maera) fréquente les lieux pierreux et broussailleux.

La Turquoise, un petit papillon de couleur bleu-vert métallique.


Turquoise.jpg

 

La Zygène pourpre (Zygaena purpuralis) s'est laissé photographier très facilement : elle était posée sur un brin d'herbe, parfaitement immobile, en fait sur le point de mourir. En la retournant, nous avons constaté que des pollinies d'orchidées s'étaient collées sur sa trompe, l'empêchant ainsi de se nourrir.


Zygaena-cf-purpuralis-et-pollinies.jpg

Zygaena-cf-purpuralis-et-pollinies--3-.jpg

Avec leur longue et fine trompe, les papillons visitent les orchidées munies d'un éperon. (par exemple, Gymnadenia conopsea, l'Orchis moucheron) pour prendre le nectar, mais ce faisant, ils pollinisent ces orchidées en repartant avec les pollinies qui se collent sur leur tête .

 

                                   Claudie

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:14

Vous avez certainement rencontré cette superbe araignée lors de vos promenades !

Quand c’est une femelle adulte, on la reconnaît facilement à ses rayures horizontales jaunes et noires, imitant le frelon : d'ailleurs les oiseaux s'y trompent et aucun n'ose l'approcher ! Notre belle araignée passe donc toute la journée bien en évidence au milieu de sa toile !

 

Argiope bruennichi St Jo proie

 

C'est une araignée orbitèle : pour chasser, elle tisse une toile géométrique orbiculaire, dans la végétation, à moins d'un mètre de hauteur du sol.

Vous  la trouverez dans les prairies chaudes et ensoleillées mais aussi dans les zones humides.

Cette araignée  tisse sa toile chaque matin et la signe du stabilimentum, un zig-zag de soie blanche Ce stabilimentum est sujet à de nombreuses controverses quant à ses fonctions : il pourrait contribuer à la stabilisation de la toile, à l'utilisation de la surface pour favoriser le dépôt de gouttelettes de rosée et servir de source d'eau. D'autres pensent qu'il masque la silhouette de l'araignée et réduit les possibilités de localisation par les prédateurs.

Mais, selon l’hypothèse la plus récente, le stabilimentum reflèterait les rayons UV comme certains pétales de fleur et pourrait ainsi contribuer à l’attraction des proies.

 

L'Argiope immobilise ses proies (sauterelles, abeilles, mouches...) grâce à un venin paralysant, inoculé par des crochets portés par les chélicères.

Elle dilue les chairs de sa proie grâce à des sucs digestifs très puissants.

 

Sur la face ventrale de la femelle, à l'avant de l'abdomen, on peut voir l'épigyne en forme de crochet.

 

Argiope-bruennichi-St-Jo-face-ventr.jpg

 

Les pédipalpes ont des fonctions tactiles et préhensiles. 

 

 La femelle mesure 15-25 mm, le mâle est bien plus petit (4-8 mm) et plus terne.

 

A la fin de l'été, vous pourrez trouver des petites urnes en parchemin, cachées dans la végétation : ce sont des cocons en forme de montgolfière –mais ici, l’ouverture se trouve en haut - dans lesquels la femelle dépose ses oeufs, avant de mourir.

cocon ArgiopeLH

                                                                 Photo : Luc Hamon, Minzier (74), 29 août 2010

 

Argiope de Bruennich…. mais qui est donc Brünnich ?

Martin (ou Morten) Thrane Brünnich(1737- 1827) est un zoologiste et un minéralogiste danois. Il a publié entre autres Ornithologia borealis, où il décrit pour la 1ère fois de nombreuses espèces d’oiseaux du nord de l’Europe, un traité sur les Eiders, un ouvrage sur les insectes Entomologia. Un oiseau porte son nom : le Guillemot de Brünnich. Cet oiseau de mer de la famille des Alcidés vit en colonies sur les côtes rocheuses, tout au nord de l’Europe : c’est une espèce arctique.

 

Nous  rencontrons très souvent  cette araignée : au marais de St Jorioz, à la Réserve du Bout-du-Lac, dans notre jardin... et même au Maroc, le 10 juin, dans les anciennes salines d’Aït Ourir (Haut Atlas, 700 m).

 

Argiope bruennichi marais St Jo

 

Argiope-Brunnich-6-6--2----Copie.jpg

Le petit point rouge que vous apercevez sur l'argiope : c'est un acarien qui se sert de l'araignée comme moyen de transport !

 

                                 Claudie

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 20:32

 

 

« Claudie, viens voir ce papillon dans la salle à manger ! »

Je me précipite, je regarde et quelle n'est pas ma surprise lorsque je constate que c'est une Bacchante ! Le papillon que je rêve de rencontrer ! Je pensais aller l'observer dans le bassin genevois, par exemple dans le bois de la Repentance à Viry, mais ce magnifique papillon est venu me rendre visite chez moi !

Vite, je le photographie sur la vitre, puis sur un feuillage dans mon jardin.

 

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C'est un papillon d'assez grande taille (5 cm d'envergure), il est brun avec une série complète de grands ocelles noirs cerclés de jaune pâle sur les deux faces des ailes antérieures et postérieures ; ces ocelles sont pupillés de blanc sur le revers et bordés par une bande claire.

La Bacchante vole peu, se pose dans le feuillage bas, souvent à l'ombre. Elle apprécie la sève qui suinte des blessures des arbres et vient boire autour des flaques.

 

On rencontre ce papillon dans les lisières de prairies maigres et les bois clairs à strate herbacée développée, jusqu'à 1100 m d'altitude.

C'est une espèce protégée sur l'ensemble du territoire français.

Un papillon particulièrement menacé sur l’ensemble du territoire national, même si sa situation en Haute-Savoie semble encore relativement bonne.

 

Mais pourquoi ce papillon porte-t-il le nom de « Bacchante » ???

Une bacchante, c’est une prêtresse du culte de Bacchus, le dieu du vin, c’est aussi une moustache…

La Bacchante s’enivre-t-elle en buvant la sève des arbres ?

 

 

Claudie

 

 

 

 

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Published by groupe nature - dans PAPILLONS
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