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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 21:50

Arbre incontournable du sud-ouest marocain, on aperçoit à l’atterrissage à Agadir  les tâches sombres qu’il forme en contraste avec la teinte plus claire des oliviers cultivés en ligne.

 

 

 

04--arganes.JPG

 

 

C’est un arbre « caméléon » : il peut déployer  une cime impressionnante quand il est cultivé ou si les conditions sont favorables,  se tordre en petit buisson rachitique dans les lieux ingrats, ou encore prendre une « forme en drapeau » sur les côtes ventées. Entre ces extrêmes on est frappé par ses formes étonnantes avant de dépérir ou pour se défendre de la fronde caprine, les chèvres hardies étant capables de dévorer ses feuilles les plus hautes.

Une lutte désespérée pour la survie ? On pense aux vieux châtaigniers des Cévennes, morts en gloire.

 

2---chevres-dans-arganier-5.JPG

 

1--chevres dans arganier 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sécheresses de ces dernières années, la déprise agricole et l’exode rural, le surpâturage sauvage,

peut-être un oubli du développement de ces régions du grand sud ont entraîné un recul de l’arbre  prodigue.

 

On peut espérer que la découverte récente par les « occidentaux » des vertus ancestrales de l’huile d’argan donne une nouvelle chance à cet arbre généreux. La création de coopératives féminines  signalées sur le bord de la route, dans les montagnes d’Aït- Baha par exemple, est une réalisation particulièrement prometteuse.

 

3---huile-argane-1.JPG

 

 

L’huile  est obtenue de manière traditionnelle, les femmes assises au sol cassant les noyaux un à un, mais avec l’hygiène et la traçabilité nécessaires à des garanties de qualité. Ces coopératives ont pu profiter de capitaux européens, mais sont souvent gérées par des Marocaines. Il faudrait connaître de manière précise les retombées financières pour les familles. On peut tout de même penser que les femmes en gagnant un peu d’autonomie, en améliorant leur situation socio-économique, en se retrouvant entre elles comme elles le font de manière traditionnelle pour différentes tâches, peuvent se sentir fortifiées dans ces lieux de parole, où le travail bien que répétitif paraisse moins pénible que les travaux féminins des champs.

 

4---argane-1.JPG


5--arganes 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, il ne serait pas souhaitable que l’exportation de l’huile d’argan pour nos produits de beauté, prive les populations locales d’un produit de nécessité. Le commerce doit rester équitable ! Le prix de l’huile d’argan  a beaucoup augmenté ces dernières années, surtout dans les coopératives  où l’on propose au touriste de passage le litre à plus de 35 €,  certes c’est une huile « bio ». Cette huile est vendue moins chère sur les marchés, où l’on dit qu’elle peut être plus ou moins frelatée mais devient trop coûteuse pour les populations locales qui risquent de devoir se contenter des huiles d’arachide d’importation.

 

Si vous voulez vous régaler d’huile d’argan, allez donc à Aït Baha où l’hôtel principal 3 étoiles propose pour 25 dirhams, un petit déjeuner traditionnel avec une tasse d’huile d’argan et une d’huile d’olive dans lesquelles on trempe le pain !

 

Cet arbre « multi-usage » bien connu désormais par la renommée de son huile aux mille vertus, a peut-être une chance de retrouver un développement durable. Les pluies abondantes de ces 2 dernières années permettent d’espérer  que  l’arganeraie ne disparaîtra pas.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:08

Le 5 juin, nous avons franchi le Haut-Atlas par le Tizi n’Test, col à 2100 m d’altitude et nous sommes descendus dans la plaine du Sous.

 

1 -- Tizi n Test lma Belle Vue1120615

2 --Tizi n Test vue P1120610

 

3----Arganier-4-9.JPG

 

Les premiers arganiers ont été rencontrés vers 1500 m et , arrivés dans la plaine, nous avons fait un arrêt spécial.

L'arganier trouve sa limite orientale un peu en aval du bourg de Talouine où nous avons passé la nuit.


L’arganier  est une « véritable providence ». Dans cet arbre, tout est utilisé : le bois, très dur, fournit du charbon, des poutres. Le fruit sert à l’alimentation humaine et animale. Les feuilles constituent un fourrage pour le bétail.

Et l’arganeraie joue un rôle capital dans la lutte contre l’érosion des sols. Elle est un rempart contre la désertification, c’est un « rideau vert » qui protège le sud ouest du Maroc.

L’arbre reste vert toute l’année, les feuilles, coriaces, sont persistantes, elles piègent l’humidité atmosphérique (influence de l’Océan Atlantique) et la restituent au sol.

 

Argania spinosa (L.) Skeels = Argania sideroxylon : « spinosa » car il porte des épines, « sideroxylon » : l’arganier est très proche du Sideroxylon de Madère et des Canaries, son bois est très dense, c’est un « bois de fer ».

 

Il appartient à la famille des Sapotacées, famille tropicale (le sapotillier, le karité font partie de cette famille). Il est le seul représentant du genre. Ce serait une « relique » du Tertiaire.

Il est endémique du sud-ouest du Maroc, plaine du Sous, littoral atlantique entre l’embouchure de l’oued Tensift et l’embouchure du Draa. Il y a aussi quelques arganiers près de Rabat et près d’Oujda, ainsi qu’en Algérie (Jbel Ouarkziz-Hammada de Tindouf).

Les forêts d’arganiers sont clairsemées, environ 30 arbres par ha, mais beaucoup plus près d’Essaouira. Les arbres atteignent 6-10 m. Les fleurs jaune verdâtre donnent des fruits qui ressemblent un peu à de grosses olives vertes.

 

5- Arganier noix 4-9

6-- Arganier noix, seau 4-9

 

 

 

« pâturage suspendu »des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu’au sommet des branches

C'est le "pâturage suspendu des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu'au sommet des branches et broutent les feuilles. On raconte qu’elles mangent les fruits et, comme elles ne peuvent pas digérer les noyaux, elles les expulsent, bien débarrassés de leur pulpe. Ces noyaux seraient récupérés, puis cassés pour récupérer les amandes. Ensuite les amandes sont grillées et pressées pour obtenir de l’huile…

Cette année, nous n’avons pas vu de chèvres dans les arganiers…Mais nous avons vu une femme qui ramassait les fruits tombés à terre et nous l’avons aidée à remplir son seau (sur la photo vous voyez Germaine de Moûtiers). Il doit y avoir d’autres moyens que les chèvres pour débarrasser le noyau de la pulpe !

 

7---Germaine-ramasse-les-noix-d-argan-4-9.JPG

 


Depuis longtemps les Berbères de l’Atlas utilisent l’huile d’argan. Cette huile possède toutes les vertus, vertus alimentaires, cosmétiques et médicinales….

En médecine traditionnelle, elle est utilisée pour soigner ou prévenir certaines maladies de la peau. Elle assouplit et protège la peau, elle lutte contre le vieillissement des tissus.

On masse les bébés avec de l’huile d’argan.

Cette huile aide à la cicatrisation des boutons de la varicelle.

Elle est utilisée dans les traitements de l’acné des adolescents.

Chez la femme enceinte, elle évite l’apparition de vergetures.

Pour lutter contre les rhumatismes, cette huile « réchauffe » les articulations.

Elle nourrit les cheveux…

Elle agirait contre le cholestérol, l’infarctus du myocarde…

 

L’huile d’argan est très chère car le rendement est faible (50 kg de fruits pour 1litre d’huile)

 

De nombreuses coopératives de femmes  fabriquent l’huile d’argan. Cette huile et les produits dérivés sont maintenant bien connus et appréciés en Europe,  ils sont exportés, on peut les acheter sur internet.…


8----Argan-6-1--2-.JPG

9-Argan-6-1--3-.JPG Monique

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 22:39

Le 4 juillet, 13 personnes du Groupe Nature sont montés par le télésiège pour installer le sentier botanique de la Sambuy.

Comme chaque année à cette époque, il faut mettre en place les étiquettes qui permettront aux visiteurs de repérer facilement les plantes.

 

Groupe sentier bota

 

les-jeunes.jpg

Les petits enfants d’Emile sont venus gentiment apporter leur aide.

Jacques a perfectionné la signalisation en fléchant le parcours.

 

Jacques.jpg

 

Les fleurs étaient magnifiques : les photographes ont apprécié tout particulièrement l’Epervière orangée (Hieracium aurantiacum) pour sa couleur éclatante.

Hieracium-aurantiacum---2----Copie.jpg

Et aussi les asters (Aster alpinus) pour leur teinte délicate.

Le Bois-joli (Daphne mezereum) était en fruits : ses baies de couleur rouge vif, sont toxiques.


Aster-alpinus--2-.jpg

Daphne-mezereum--3-.jpg

 En cette journée ensoleillée, nous avons aussi observé quelques papillons...

L’Apollon (Parnassius apollo), une espèce protégée en France. Il est encore localement abondant dans les Pyrénées et les Alpes, mais il a déjà disparu des Vosges, du Forez, du Vivarais et du Causse Noir.


Parnassius-apollo1.JPG.jpg

Le Nacré porphyrin (Clossiana titania) le revers de l'aile postérieure est caractéristique, varié de jaunâtre et de brun-pourpre.

Nacré porphyrin

Le Némusien  (Lasiommata maera) fréquente les lieux pierreux et broussailleux.

La Turquoise, un petit papillon de couleur bleu-vert métallique.


Turquoise.jpg

 

La Zygène pourpre (Zygaena purpuralis) s'est laissé photographier très facilement : elle était posée sur un brin d'herbe, parfaitement immobile, en fait sur le point de mourir. En la retournant, nous avons constaté que des pollinies d'orchidées s'étaient collées sur sa trompe, l'empêchant ainsi de se nourrir.


Zygaena-cf-purpuralis-et-pollinies.jpg

Zygaena-cf-purpuralis-et-pollinies--3-.jpg

Avec leur longue et fine trompe, les papillons visitent les orchidées munies d'un éperon. (par exemple, Gymnadenia conopsea, l'Orchis moucheron) pour prendre le nectar, mais ce faisant, ils pollinisent ces orchidées en repartant avec les pollinies qui se collent sur leur tête .

 

                                   Claudie

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:14

Vous avez certainement rencontré cette superbe araignée lors de vos promenades !

Quand c’est une femelle adulte, on la reconnaît facilement à ses rayures horizontales jaunes et noires, imitant le frelon : d'ailleurs les oiseaux s'y trompent et aucun n'ose l'approcher ! Notre belle araignée passe donc toute la journée bien en évidence au milieu de sa toile !

 

Argiope bruennichi St Jo proie

 

C'est une araignée orbitèle : pour chasser, elle tisse une toile géométrique orbiculaire, dans la végétation, à moins d'un mètre de hauteur du sol.

Vous  la trouverez dans les prairies chaudes et ensoleillées mais aussi dans les zones humides.

Cette araignée  tisse sa toile chaque matin et la signe du stabilimentum, un zig-zag de soie blanche Ce stabilimentum est sujet à de nombreuses controverses quant à ses fonctions : il pourrait contribuer à la stabilisation de la toile, à l'utilisation de la surface pour favoriser le dépôt de gouttelettes de rosée et servir de source d'eau. D'autres pensent qu'il masque la silhouette de l'araignée et réduit les possibilités de localisation par les prédateurs.

Mais, selon l’hypothèse la plus récente, le stabilimentum reflèterait les rayons UV comme certains pétales de fleur et pourrait ainsi contribuer à l’attraction des proies.

 

L'Argiope immobilise ses proies (sauterelles, abeilles, mouches...) grâce à un venin paralysant, inoculé par des crochets portés par les chélicères.

Elle dilue les chairs de sa proie grâce à des sucs digestifs très puissants.

 

Sur la face ventrale de la femelle, à l'avant de l'abdomen, on peut voir l'épigyne en forme de crochet.

 

Argiope-bruennichi-St-Jo-face-ventr.jpg

 

Les pédipalpes ont des fonctions tactiles et préhensiles. 

 

 La femelle mesure 15-25 mm, le mâle est bien plus petit (4-8 mm) et plus terne.

 

A la fin de l'été, vous pourrez trouver des petites urnes en parchemin, cachées dans la végétation : ce sont des cocons en forme de montgolfière –mais ici, l’ouverture se trouve en haut - dans lesquels la femelle dépose ses oeufs, avant de mourir.

cocon ArgiopeLH

                                                                 Photo : Luc Hamon, Minzier (74), 29 août 2010

 

Argiope de Bruennich…. mais qui est donc Brünnich ?

Martin (ou Morten) Thrane Brünnich(1737- 1827) est un zoologiste et un minéralogiste danois. Il a publié entre autres Ornithologia borealis, où il décrit pour la 1ère fois de nombreuses espèces d’oiseaux du nord de l’Europe, un traité sur les Eiders, un ouvrage sur les insectes Entomologia. Un oiseau porte son nom : le Guillemot de Brünnich. Cet oiseau de mer de la famille des Alcidés vit en colonies sur les côtes rocheuses, tout au nord de l’Europe : c’est une espèce arctique.

 

Nous  rencontrons très souvent  cette araignée : au marais de St Jorioz, à la Réserve du Bout-du-Lac, dans notre jardin... et même au Maroc, le 10 juin, dans les anciennes salines d’Aït Ourir (Haut Atlas, 700 m).

 

Argiope bruennichi marais St Jo

 

Argiope-Brunnich-6-6--2----Copie.jpg

Le petit point rouge que vous apercevez sur l'argiope : c'est un acarien qui se sert de l'araignée comme moyen de transport !

 

                                 Claudie

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 20:32

 

 

« Claudie, viens voir ce papillon dans la salle à manger ! »

Je me précipite, je regarde et quelle n'est pas ma surprise lorsque je constate que c'est une Bacchante ! Le papillon que je rêve de rencontrer ! Je pensais aller l'observer dans le bassin genevois, par exemple dans le bois de la Repentance à Viry, mais ce magnifique papillon est venu me rendre visite chez moi !

Vite, je le photographie sur la vitre, puis sur un feuillage dans mon jardin.

 

1-Lopinga-achine-Bacchante-Marlens.jpg

 

Lopinga-achine-Bacchante-Marlens--6-.jpg

 

C'est un papillon d'assez grande taille (5 cm d'envergure), il est brun avec une série complète de grands ocelles noirs cerclés de jaune pâle sur les deux faces des ailes antérieures et postérieures ; ces ocelles sont pupillés de blanc sur le revers et bordés par une bande claire.

La Bacchante vole peu, se pose dans le feuillage bas, souvent à l'ombre. Elle apprécie la sève qui suinte des blessures des arbres et vient boire autour des flaques.

 

On rencontre ce papillon dans les lisières de prairies maigres et les bois clairs à strate herbacée développée, jusqu'à 1100 m d'altitude.

C'est une espèce protégée sur l'ensemble du territoire français.

Un papillon particulièrement menacé sur l’ensemble du territoire national, même si sa situation en Haute-Savoie semble encore relativement bonne.

 

Mais pourquoi ce papillon porte-t-il le nom de « Bacchante » ???

Une bacchante, c’est une prêtresse du culte de Bacchus, le dieu du vin, c’est aussi une moustache…

La Bacchante s’enivre-t-elle en buvant la sève des arbres ?

 

 

Claudie

 

 

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 21:17

 

Malmignattu, zinevra

Latrodectus mactans tredecimguttatus

 

 

La Malmignatte est une cousine de la célèbre Veuve Noire d’Amérique. Nous l’avons trouvée sous une pierre, le 4 mai. Nous étions en Corse, dans la Réserve Naturelle «  Tre Padule de Suartone »  entre Bonifacio et Porto-Vecchio (commune de Bonifacio).

 

Panneau réserve CO4

 

2e mare CO4

 

Cette réserve de 217 ha, créée en 2000,  présente des mares temporaires très riches en plantes rares, comme l’Isoète à voile, la Littorelle à une fleur, la Pilulaire menue…Ces plantes protégées font vibrer le cœur des botanistes, mais elles ne sont pas vraiment photogéniques !

 

3e mare CO4

 

Baldellia ranunculoides Helosciadum crassipes Ranunculus opDans l’eau de la mare, Baldellia ranunculoides (fleur blanche), Helosciadum crassipes  (Apiacée blanche, endémique Corse-Sardaigne-Sicile-Italie Sud) et Ranunculus ophioglossifolius (jaune, à droite).

Illecebrum verticillatum CO4                            Illecebrum verticillatum, l’herbe aux panaris, fleurira quand la mare sera asséchée.

 

  La Malmignatte est une belle araignée noire ornée de taches rouges (elle est parfois entièrement noire, chez le mâle les taches sont cerclées de blanc).

 

Araignée Malmignatte CO4 (1)

 

 

Araignée Malmignatte Co 4 (2)

 

Elle  tisse une toile irrégulière très résistante au niveau du sol. Des chercheurs essaient de fabriquer cette soie, car elle a des propriétés très intéressantes pour l’industrie - élasticité, résistance, légèreté. Pour ce faire, ils se servent d’une bactérie, Escherichia coli – celle dont on parle tant en ce moment … vous savez, les concombres espagnols…

Pendant la journée, l’araignée se repose cachée dans son repaire. Si une proie se prend dans sa toile, elle se réveille et bondit. Ses proies peuvent être imposantes par rapport à sa taille (un lézard de 7 cm… c’est exceptionnel !).

Elle n’est pas agressive mais elle peut mordre si on touche à sa toile !

  Sa morsure est très dangereuse, son venin est  beaucoup plus toxique que celui du cobra et du serpent à sonnettes. Mais heureusement elle en injecte une très petite quantité. Les cas mortels sont rares, cependant une morsure nécessite une hospitalisation ( cf latrodectisme). Il y aurait une dizaine de cas chaque été…

La Veuve Noire a la réputation de manger le mâle après l’accouplement, d’où son nom. Ce n’est pas systématique, de toute façon le mâle meurt de mort naturelle  peu de temps après l’accouplement.

On trouve cette araignée dans le Midi de la France, sur le littoral atlantique, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Russie méridionale…. En Corse, elle peut se rencontrer du littoral aux bergeries d’altitude, mais elle n’est jamais abondante.

 

 

Monique

 

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:46

Observation du 13 mai 2011 à PASSY (74) dans la plaine entre la nationale 205 et la voie ferrée, près de l’atelier communal

 

oiseaux-1.jpg

 oiseaux-2.jpg

 

 

oiseau 3

 

 

 

photos Mathieu ROBERT (LPO)

texte Françoise Drouard d’après les observations sur le terrain et les informations donnés par « Le guide ortnitho » – Delachaux et Niestlé 1999

 

Le faucon kobez (Falco vespertinus) est un peu plus petit que le faucon crécerelle avec lequel il cohabite dans cette plaine. Comme lui, il pratique le vol stationnaire avant de fondre sur ses proies, surtout des insectes qu’il pourchasse aussi au vol. Comme lui, il se pose sur les fils du téléphone.

Ici, il s’arrête quelques jours au printemps sur son trajet de migration entre l’Afrique où il a hiverné et l’Europe de l’est où il va nidifier.

Le mâle au vol et posé (photo de droite) se reconnait à sa couleur d’ensemble gris-bleuté et ses culottes et sous-caudales rousses. Si le dessous de la queue et des ailes est tacheté, c’est qu’il s’agit d’un immature et on voit sous l’aile le mélange des nouvelles plumes d’un gris uniforme et des anciennes tachetées.

La femelle (photo de gauche) est plus claire. Elle est aussi immature et on voit le début du plumage chamois roussâtre qu’elle aura adulte sur le ventre et sous le début de la queue et des ailes.

Dans les deux sexes, l’œil est entouré de noir (et il est cerclé d’orangé chez le mâle) ; les pattes tirent sur l’orangé.

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 11:17

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Dimanche 22 mai 2011

 

 

Cette année c’est le Groupe nature de Faverges qui organisait la Journée botanique intersociétés.

Etaient présentes les associations d’Albertville, Chambéry, Modane, Montmélian, Moûtiers et Ugine.

 

Une belle journée : le matin, nous avons eu droit à une collation à l’endroit du rendez-vous, ensuite, nous sommes allés herboriser à Planfait, au-dessus de Talloires. L’équipe de Faverges avait trouvé un endroit riche en plantes avec beaucoup d’orchidées dont le Sabot de Vénus.

Personnellement je n’ai pas noté les plantes, je regardais, j’écoutais et je discutais aussi !!!

J’ai surtout fait une révision des arbres et arbustes … les orchidées ce n’est pas mon fort.  Je ne peux pas les utiliser pour la cuisine, en phytothérapie ou pour faire les potions de mes cosmétiques !

 

Il y avait vraiment une bonne ambiance !

Le soleil était présent…

 

Nous avons pique-niqué tous ensemble, il y avait plein de bonnes choses, chacun avait apporté des entrées, gâteaux,  liqueurs, pains, cerises… !

 

Un grand moment de partage ! J’ai dégusté au moins 6 gâteaux différents. Le soir j’ai fait une tisane !!!

Nous avions la vue sur le lac, en prime.

 

Ensuite, nous sommes allés à la cascade d’Angon.

 

C’était sympathique de discuter avec des personnes qui ont la même passion de la nature.

J’aime bien ces rencontres avec les autres associations !

J’ai appris à siffler avec  les feuilles coincées entre mes pouces,5750807384_67418c82d6.jpg et j’ai encore appris beaucoup d’autres choses…

 

Merci à tous pour ces  bons moments de convivialité !

 

Sabrina

 

 

Odette a fait un article de la journée avec photos sur son blog, je vous conseille d'aller y consulter :

 

http://www.natureugine.info/article-balade-botanique-a-planfait-hte-savoie-avec-le-groupe-nature-de-faverges-le-22-mai-2011-74684384.html

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 20:39

 

Etienne Mahé, en charge du centre d'élevage et du suivi du Gypaète barbu, nous envoie des informations sur les Gypaètes.

 

Le point sur les naissances en nature en France et chez nos proches voisins alpins
En Haute-Savoie : les couples du Bargy et de Sixt élèvent leur poussin, ils commencent à être visibles depuis les postes d'observation.
En Savoie : naissance à Peisey- Nancroix et Val d'Isère, échec de reproduction à Termignon
Dans les Alpes de Haute-Provence : une naissance en Ubaye.
Chez nos voisins suisses, une naissance à Derborence (Valais). En val d'Aoste, première naissance pour le jeune couple.

Lâcher 2011
Le nombre de poussins produit cette année au sein du réseau d'élevage permet de relâcher 10 poussins sur l'arc alpin : en Italie dans le parc Alpi maritime, en Suisse à Calfeisen, en Autriche sur un nouveau site et en France dans le parc naturel régional du Vercors.

Et aussi, lâcher de 6 poussins en Andalousie.

Mise en ligne du nouveau site internet www.gypaete-barbu.com
Tout ce que vous avez toujours voulu connaitre sur le gypaète !

Info animation Gypaète :
Dans le cadre des « Journées nationales de la Fête de la nature », l'Association des Amis de la Réserve Naturelle de Sixt propose en partenariat avec ASTERS une journée d'observation "Gypaète" le dimanche 22 mai, au tremplin de saut à ski à la sortie du village de Sixt- Fer-à-Cheval (hameau de Salvagny, route de la cascade du Rouget.)
De 10h à 17h des bénévoles et des professionnels équipés de longues vues, accueilleront le grand public pour leur permettre d'observer ce magnifique rapace, installé sur la commune depuis quelques années.
Un stand présentant l'oiseau permettra de faire plus ample connaissance avec le plus grand rapace d'Europe de retour dans les Alpes. Avec la possibilité de se restaurer sur place (sandwichs, pâtisseries, boissons) chacun pourra consacrer le temps qu'il le désire au spectacle rare de la nidification de cet oiseau atypique, le tout dans une ambiance conviviale...
Venez nombreux et n'hésitez pas à en parler autour de vous...

Frank Miramand - Animateur réserve naturelle de Sixt-Passy

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:06

Depuis plusieurs années, à la fin du printemps, elles viennent s'échouer sur les plages. Petits disques d'un bleu profond, ornés d'une fine voile, elles nous intriguent par leur couleur et leur transparence !

 

Vellelia-tout-bleu--.jpg

Vellelia-tout-bleu----2-.jpg

 

 

 

Mais qui sont-elles ?

Elles s'appellent les vélelles. (Velella spirans) du latin « velum » = voile, en référence à la membrane cartilagineuse perpendiculaire au disque flottant qui fonctionne comme une voile, l’animal  se déplaçant au gré du vent.

Les noms diffèrent selon les régions, les pays : « barque de la St Pierre », « Segelqualle », « Barchetta di San Pietro » « barque de la St Jean », « méduse voilette » …

 

1 Vellela spirans

 

Velella (vélelle) (2)

                                                                       Vellela spirans (Vélelle)

 

 

Pourtant, il  ne s'agit pas d'une méduse, mais d'une colonie de polypes spécialisés.

 

Sous l’anneau de forme ovale (le flotteur), pendent des tentacules urticants – mais soyez sans crainte ! Adulte, la vélelle ne mesure que 5 cm de diamètre et ne provoque pas d’urticaire pour l’homme !-

Ses tentacules lui servent principalement à se nourrir, à chasser le zooplancton.

Au centre, autour du polype nourricier (la bouche), se répartissent des centaines de polypes reproducteurs qui donneront naissance, le moment venu, à de petites vélelles microscopiques.

 

On les retrouve sur toutes les plages du monde : c’est une espèce cosmopolite.

Nous en avons vu très souvent en Sardaigne, il y a quelques semaines : à la suite de grands coups de vent, elles s’échouent en grand nombre sur les côtes.

 

 

La galère portugaise (Physalia physalis)

 

“ Portuguese Man-of-War”, “ Bluebottle”, “ Galère espagnole”…


2-24-meduse-bleue-Physalia-physalis.JPG

 C’est une espèce un peu semblable.

Le pneumatophore (le flotteur) sorte de ballon translucide avec une ligne de crête aux couleurs de l’arc-en-ciel, lui permet de se déplacer grâce aux courants marins. En dessous du flotteur, une multitude de filaments, de plusieurs mètres de long, très urticants.

Elle vit dans les mers chaudes et peut constituer d’immenses bancs qui s’étendent parfois sur plusieurs kilomètres.

En juillet 2008, cette espèce, généralement présente au large du Portugal, a été poussée au nord par le vent et a été observée au large de Soulac, Hourtins, Carcans dans la Gironde.

 

Monique l’a vue aux Canaries, sur une plage de Ténériffe.

 

Ces animaux insolites provoquent la curiosité et l’étonnement chez celui qui les rencontre !

 

                                                                                   Claudie

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