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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:13

Voici le vulcain rouge

Qui vole comme un oiseau ;

Son aile noire et splendide

Porte un grand ruban ponceau.

Gérard de Nerval

Vous avez certainement déjà rencontré cette Vanesse très colorée, commune en France.

Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.
Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.

Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.

En automne, le Vulcain est attiré par les fruits mûrs, les fleurs du Lierre, la sève coulant des blessures des arbres.

Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta
Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta

Le Vulcain est un papillon migrateur. On l’appelle d’ailleurs « Amiral », Vanessa « atalanta » (dans la mythologie, Atalanta est une chasseresse qui courait vite.)

Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.
Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.

Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.

Les 1ers migrants arrivent dès la fin avril, suivis de forts contingents en mai et en juin. L’espèce donne d’ordinaire deux générations, la seconde souvent très prolifique.

En automne, les adultes de cette dernière vague d’émergences regagnent souvent les contrées plus méridionales.

Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta

« Ces déplacements dilués dans le temps et entrepris souvent par des individus isolés, ne se remarquent guère. Mais parfois des flux importants sont observés. » Tristan Lafranchis

Il semble que ce soit le cas cet automne.

Voici quelques observations relevées sur le site <haute-savoie.lpo.fr>

29 septembre 2016

Talloires, chalets de l’Aulp : environ 100 Vulcains, passage continu de migrateurs à 1 ou 2 m au-dessus du sol, sur tout l’épaulement entre 1400 à 1800 m.- P. Lafontaine

Verchaix, chapelle de Jacquicourt : 170 Vulcains en 1 heure –C. Médan

30 septembre 2016

Verchaix, Véruy : 50 Vulcains en 10 minutes – C. Médan

La Chapelle-d’Abondance, col de Resse : 408 Vulcains en 1 heure, de 12h30 à 13h 30, sur un front de 30 mètres – auteur non diffusé

Brizon : 50 Vulcains entre le plateau et la Pointe d’Andey – M-A. Bianco

3 octobre 2016

Samoëns, la Berte : 80 Vulcains – M-A.Bianco

7 octobre 2016

Annecy-le-Vieux, Lachat : 50 Vulcains en 15 mn, passage quasi continu entre 12 h45 et 13 h – C.Eminet

Dans le Midi, le sud de l’Europe, les Vulcains restent actifs toute l’année.

Plus au nord - en Grande Bretagne par exemple- avec le réchauffement climatique, les observations hivernales sont de plus en plus fréquentes.

Des chercheurs de l’Université de Berne étudient le comportement migratoire du Vulcain : direction de vol, distances parcourues, vitesse de vol).

Cette année, du 29 au 30 septembre, 7000 Vulcains ont été marqués (taches colorées au feutre sur l’aile) alors qu’ils franchissaient deux cols des Alpes Suisses, en route vers leurs sites d’hivernage dans la région méditerranéenne.

Alors si vous rencontrez un Vulcain marqué, photographiez le et envoyez votre observation à <haute-savoie.lpo.fr>

Marquage au feutre

Marquage au feutre

Lors de vos randonnées, soyez attentifs : vous verrez probablement des Vulcains en migration, reconnaissables à leur vol rectiligne en direction du sud, se succédant à quelques mètres de distance !

Claudie

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 22:18

Au cours d'un séjour sur la côte vendéenne fin juillet, je suis allé me promener juste au sud de Notre-Dame de Monts, là où la longue côte rectiligne est bordée par un cordon dunaire. Celui-ci sépare le Marais Breton de l'océan. Le sable minéral et coquillier contient une part non négligeable de minéraux volcaniques apportés du Massif Central par la Loire, puis repartis sur les plages par les courants côtiers.

En m'éloignant du bord de l'eau, je traverse la berme (plage proprement dite) pour atteindre des zones fragiles et menacées. D'abord la dune mobile ou dune blanche, bourrelet de sable accumulé par la mer et le vent. Elle est plus ou moins stabilisée grâce à l'intervention de l'homme, notamment par des pieux (ganivelles) et des plantations d'oyats (Ammophila arenaria) qui fixe le sable avec ses interminables rhizomes ramifiés.

Oyat (Ammophila arenaria)

Oyat (Ammophila arenaria)

Le caquillier maritime ou roquette de mer (Cakile maritima), l'euphorbe maritime (Euphorbia maritima), l'immortelle des sables (Helichrysum staechas) trouvent aussi leur place au sommet de cette dune blanche.

Cakile maritima - Euphorbia paralias
Cakile maritima - Euphorbia paralias

Cakile maritima - Euphorbia paralias

A l'arrière de cette dune, le sable se couvre de plantes basses : c'est la dune grise où se développent des plantes adaptées au vent salé, à la sécheresse, au sol sablonneux. J'y vois entre autres le pavot cornu ou pavot jaune des sables (Glaucium flavum), le lagure ovale ou queue de lièvre (Lagurus ovatus), le panicaut maritime ou chardon bleu (Eryngium maritimum), la centaurée aux bractées épineuses (Centaurea aspera)…

Glaucium flavum - Lagurus ovatus
Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Eryngium maritimum - Centaurea aspera
Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Ici et là je découvre quelques petites dépressions d'eau douce autour desquelles fleurissent les onagres (Oenothera sp) et où gambadent les lapins de garenne.

Onagres et Lapin de garenne
Onagres et Lapin de garenne

Onagres et Lapin de garenne

Je retrouve quelques plantes de la dune blanche comme l'immortelle des sables, puis la bugrane rampante (Ononis repens), la giroflée maritime (Matthiola sinuata), la vipérine commune (Echium vulgare), le silène maritime (Silene maritima), un œillet (Dianthus sp), le liseron soldanelle (Calystegia solldanella), la roquette de mer, une achillée…

Helichrysum stoechas - Ononis repens
Helichrysum stoechas - Ononis repens

Helichrysum stoechas - Ononis repens

Matthiola sinuata

Matthiola sinuata

Il faut souvent chercher ces plantes dans de vastes espaces couverts de poacées. J'ai vu de nombreuses tiges, parfois très "piquantes" comme le chardon à petits capitules (Carduus tenuifolius), chargées de dizaines de petits escargots blancs. Aucun oiseau en vue au cours de ce début de matinée. J'aurais dû aller plus à l'intérieur des terres, dans les zones de marais. Je me contente d'un beau papillon (Nymphalides – la Mégère).

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)
Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Enfin, j'arrive à l'arrière de cette dune grise où s'étend la dune boisée, plantée essentiellement par semis de pins maritimes et de cyprès de Lambert. S'y développent aussi les troènes et les chênes verts. Dans ces sous-bois clairs, j'ai vu le dompte-venin de chez nous (Vincetoxicum hirundinaria), le lagure ovale qui semble se plaire partout où il y a des sols sablonneux et une orchidée desséchée (pyramidale semble-t-il). En sortant de cette bande boisée, le tamaris (Tamarix gallica), originaire de Méditerranée occidentale, s'est bien installé sur cette partie de côte océane.

Cyprès -Tamaris
Cyprès -Tamaris

Cyprès -Tamaris

J'ai noté les gros efforts faits par les autorités concernant la protection de ces milieux fragiles, en incitant les promeneurs à respecter les sols, la végétation, par de nombreux panneaux d'information et de sensibilisation, par un balisage très clair et bien présent.

Sur les plages de Vendée

Pierre

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 22:12

· Quelques champignons d’automne

· Fruits et légumes

· Arbres, arbustes, baies et fruits sauvages, la Pyrale du buis, la Chalarose du frêne…

· Un peu de géologie

· Diaporamas, observations à la loupe binoculaire

· Etc.

Samedi 24 Septembre, 14h-18h

Dimanche 25 Septembre, 9h-18h

Lundi 26 Septembre réservé aux scolaires

Salle Polyvalente de Faverges

Entrée libre

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs
Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille
Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)
Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:33

Juste à l'Est de Noirmoutier (Vendée), s'étend le Marais Breton au centre duquel est implanté le village de Bouin. Avant la réalisation des levées de terre, puis des digues, Bouin était une ile régulièrement soumise aux tempêtes et autres raz-de-marée.

Visite d'une nurserie d'huitres

L'activité sur ce marais a longtemps été tournée vers la production de sel, avant d'être aujourd'hui essentiellement ostréicole. Entre le Port des Champs et le Port du Bec, une zone gagnée sur la mer (polder) et protégée par une digue est alimentée en eau de mer par un canal (étier). Cette eau y entre à marée haute et en ressort à marée basse, par des écluses, au niveau de la sortie du Port du Bec.

Visite d'une nurserie d'huitres

Ce port de pêche reste très actif encore aujourd'hui et surprend avec ses ponts de bois, d'un autre âge semble-t-il.

Visite d'une nurserie d'huitres

Sur ce site poldérisé, sont implantées 20 entreprises qui font "grandir" les huitres avant de les emmener en mer pour qu'elles prennent leur taille normale : ce sont les nurseries d'huitres. Les nurseurs se fournissent en essaims auprès d'écloseurs (5 en France). La production française annuelle est de 4 à 500 millions d'essaims (1 million d'huitres par essaim).

Les micro-huitres (2-3mm) sont placées en couche régulière dans des tamis qui sont plongés pendant 2 à 3 mois dans des bacs où circule en continu de l'eau de mer.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

L'exploitant surveille leur croissance régulière en s'assurant qu'elles sentent bien l'eau de mer et qu'elles ont une belle dentelle (transparence du pourtour de la coquille). Les huitres malades ou mortes sont rejetées.

Visite d'une nurserie d'huitres

Le PH de l'eau de mer est surveillé ainsi que la température 17-18°. On y ajoute des diatomées provenant d'eau de mer pompée dans le sol et riche en phytoplancton. Ces micro-algues se développent en 3 jours dans 3 bassins différents avant d'être ajoutées à l'eau de mer qui circulent dans les bassins et traversent les tamis.

Les bébés huitres grandissent été comme hiver, mais un peu moins vite en hiver. Quand elles atteignent 1.5cm de diamètre, les huitres sont mises en poches à mailles adaptées à leur taille (4, 9 ou 14mm).

Visite d'une nurserie d'huitres

Les poches sont posées en mer sur des tables (700 tables / ha) et sont retournées régulièrement : au moins 1 fois par mois.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

Il faut 2 à 3 ans pour "faire une huitre".

La visite s'est terminée par une dégustation d'huitres et un verre de l'incontournable Muscadet.

Pierre

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 22:19

A Château Ville Vieille, sur le sentier des Astragales, nous avons photographié un très joli papillon de nuit : Cerura vinula, la Grande Queue fourchue, la Grande Harpie (famille des Notodontidae).

Le sentier des Astragales – Queyras (3)
Le sentier des Astragales – Queyras (3)

De grande taille -70 mm d’envergure - ailes antérieures gris blanchâtre ornées de lignes noires fines et en zigzag, abdomen gris clair marqué d’étroites bandes transversales noires. Antennes pectinées, c’est un mâle.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)
Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Ce papillon doit son nom « Grande Queue fourchue » à l’aspect de sa chenille (cf blog 16-07-2009 : « Une chenille surprenante qui ne manque pas d’idées pour éloigner les importuns »)

En effet, elle a un comportement défensif assez élaboré, entre autres elle fait saillir à l’arrière de son corps, de longs filaments rouges qu’elle agite comme des fouets.

( Photo : Bessans, Savoie )

( Photo : Bessans, Savoie )

Sur un Groseillier à maquereaux, Ribes uva-crispa, la chenille du Petit Paon de nuit, Saturnia pavonia.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Fadet des garrigues, Coenonympha dorus, un Fadet méridional

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

La Thècle de l’amarel, Satyrium acaciae - la plante-hôte n’est pas l’Acacia mais le Prunellier, Prunus spinosus. « Amarel » désignait autrefois Prunus mahaleb.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Cuivré mauvin, Lycaena alciphron

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Un accouplement de Moyen Argus, Plebejus idas

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

La Zygène des bois, Zygaena lonicerae ssp alpiumgigas

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

L’Acidalie double-ceinture, Idaea aureolaria

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Clairon des abeilles, Trichodes apiarius – la larve se développe dans les nids d’abeilles.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Larin du chardon, Larinus planus- la femelle de ce charançon pond dans les capitules des chardons et des centaurées.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Sur un Astragale queue de renard (Astragalus alopecurus), un Lepture rouge sang (femelle),

Anoplodera sanguinolenta.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Claudie

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 16:09

Sur le sentier il y a aussi d’autres Astragales…

L’Astragale de Montpellier, Astragalus monspessulanus. Elle fleurit plus tôt. En Haute-Savoie, c’est une plante rare, mais nous la connaissons bien ; elle pousse tout près de chez nous, sur la commune de Faverges, à Vésonne, à la Balmette…

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

L’Astragale esparcette, Astragalus onobrychis, est absente de Haute-Savoie, mais elle n’est pas rare en Savoie. Elle forme de grands tapis violets.

Astragale esparcette
Astragale esparcette

Astragale esparcette

La plus intéressante, c’est la petite Astragale d’Autriche, Astragalus austriacus … Nous ne la connaissions pas encore. Plante grêle, discrète, les fleurs sont petites, peu nombreuses, les ailes divisées en 2 lobes. C’est une espèce steppique d’origine sud-sibérienne et pontique, elle est présente aussi en Europe centrale et méridionale. Dans les Hautes-Alpes elle est peu commune ( Briançonnais, Queyras, Guillestrois, Embrunais…)

Astragale d'Autriche
Astragale d'Autriche

Astragale d'Autriche

Et beaucoup d’autres plantes, par exemple…

Le Genévrier sabine, Juniperus sabina, feuilles petites, imbriquées sur 4-6 rangs, celles des jeunes rameaux libres et étalées, linéaires lancéolées, piquantes, odeur nauséabonde quand on les froisse. En France en Savoie, Dauphiné, Provence, Pyrénées. Ce Genévrier était planté dans les jardins médicinaux, il a des propriétés abortives. Mais il tuait souvent la mère en même temps que le fœtus ! Les Romains l’ont appelé « sabine » car il poussait chez leurs voisins les Sabins…

Genévrier sabine

Genévrier sabine

La Campanule en épi, Campanula spicata.

Campanule en épi

Campanule en épi

La Bugrane jaune, Ononis natrix, plante velue-glanduleuse, visqueuse, fleurs jaunes striées de pourpre.

Bugrane jaune

Bugrane jaune

La Carline à feuilles d’acanthe, Carlina acanthifolia, qu’on appelle aussi Chardon soleil, Cardabelle, Chardon baromètre… Le capitule n’est pas encore bien développé.

Carline à feuilles d'acanthe
Carline à feuilles d'acanthe

Carline à feuilles d'acanthe

Le Chardon bleu (ce n’est pas le vrai : Eryngium alpinum, famille des Apiacées), ou Boulette, Oursin bleu, Echinops ritro, famille des Astéracées. Du grec echinos, hérisson, opsis, aspect : inflorescences sphériques bleues, piquantes.

Echinops ritro

Echinops ritro

La Gentiane croisette, Gentiana cruciata. Regardez bien ! Il y a des petits œufs blancs : les œufs du papillon Azuré de la croisette, Phengaris rebeli = Maculinea rebeli. La chenille est soignée par des fourmis. Une seule génération, de fin juin à mi-août.

Gentiane croisette

Gentiane croisette

La Nonnée brune, Nonea erecta = pulla, une Boraginacée à fleurs brun-pourpre sombre, presque noires. Le genre est dédié à J.-Phil. Nonne, médecin à Erfurt au XVIIIe siècle. Plante de l’est de l’Europe, de la Russie à l’Autriche, la Yougoslavie. En France dans les Hautes-Alpes (Château-Ville-Vieille, 579 pieds comptés en 1989 par les agents du Parc national des Ecrins), les Bouches-du-Rhône, la Drôme, les Pyrénées orientales, en Alsace… Protection Nationale.

Nonnée brune

Nonnée brune

La Sauge d’Ethiopie, Salvia aethiopis, plante bisannuelle très ramifiée, couverte de poils blanchâtres, nombreuses fleurs blanches. En Savoie entre St-Jean-de-Maurienne et Bramans, en régression, protection Rhône-Alpes, pas de protection dans les Hautes-Alpes.

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne
Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Monique

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:52

Les pentes de l’adret depuis Château-Queyras (1350 m) jusqu’à Abriès (1540 m) sont très ensoleillées tout au long de l’année et reçoivent très peu de pluie. A Ville-Vieille, le « sentier des Astragales » nous fait parcourir des pelouses sèches steppiques très intéressantes.

La star de ces pelouses, c’est la* magnifique Astragale queue-de-renard qui pousse en abondance tout le long du sentier : Astragalus alopecurus, famille des Fabacées (= Papilionacées). Protection Nationale.

*Il faudrait dire « un » Astragale…. Mais… je n’y arrive pas !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Elle a changé plusieurs fois de nom : on l’a appelée Astragalus alopecuroides, nom que Linné avait appliqué à l’Astragale qui pousse dans la région de Narbonne. Ces deux plantes se ressemblent mais sont différentes. En 1968, Braun-Blanquet attribua à la plante des Alpes le nom d’Astragalus centralpinus. Elle a été appelée aussi A. maximus… Aujourd’hui il faut l’appeler Astragalus alopecurus Pallas 1800, Queue de renard des Alpes, Astragale Vulpin, Astragale queue de renard. Et Astragalus alopecuroides L. 1753 désigne la plante de la région de Narbonne, à inflorescences globuleuses, dents du calice un peu plus grandes que le tube.

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Remarquez la couleur rousse de la forêt sur les pentes à l’arrière de Ville-Vieille. C’est un phénomène spectaculaire bien connu qui se produit de façon cyclique tous les 8-10 ans. La pullulation cyclique de la chenille de la Tordeuse grise du mélèze provoque la défoliation des mélèzes, la croissance des arbres est certes un peu ralentie, mais les aiguilles repoussent…

Au premier plan à droite, les Astragales…

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une grande plante (jusqu’à 1 m de haut), velue, blanchâtre. Les fleurs jaunes sont groupées en inflorescences ovoïdes.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les inflorescences en boutons sont velues, toutes couvertes de poils, c’est tout doux !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les fleurs sont nombreuses, celles du bas s’ouvrent en premier, quand les fleurs du haut s’épanouissent, celles du bas sont fanées.

L’araignée, c’est l’Epeire feuille-de-chêne, Aculeipera ceropegia.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

La plante n’attire pas beaucoup les papillons. Nous avons remarqué qu’elle attirait surtout des Hyménoptères.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une Sauterelle (les antennes sont longues) et c’est un mâle ( les cerques à l’extrémité de l’abdomen), Tettigonia sp.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Anoplodera sanguinolenta, un beau Longicorne (Cerambycidae)

En France, l’Astragale queue de renard est rare, elle est présente dans les Hautes-Alpes (Edouard Chas, 1994 : pas très rare, Gapençais, Queyras, Embrunais). Dans les Alpes-de-Haute-Provence la population est peut-être éteinte. En Corse, un seul site, Punta Alta sur la commune de Focicchia : la population est en forte diminution, 60 individus dans les années 1990, une dizaine seulement en 2015.

Elle est présente en Italie (Valtournenche et val de Cogne, à Epinel, juste après le tunnel de Lexert), en Bulgarie (Rhodopes-ouest d’après Conspectus 2012), en Turquie (au N-E d’après G. Pils), en ex-URSS…

C’est Peter Simon Pallas (1741-1811) qui l’a baptisée « A. alopecurus ». Entre 1768 et 1774, ce zoologiste et botaniste allemand a dirigé une expédition en Russie centrale et en Sibérie. C’est certainement durant cette expédition qu’il a collecté cette plante.

Monique

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:15

Etonnant ! Des milliers de têtards dans un petit lac du Chablais, sur la commune de Bellevaux !

Le lac de Pététoz est un lac naturel, situé en haut de la vallée du Brévon, cours d'eau qui alimente le lac de Vallon situé en contre-bas. Calé au pied des contreforts du Roc d'Enfer (2243m) à une altitude de 1430m, la superficie de ce petit lac est de moins de 5000m².

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Implanté dans un véritable cadre de verdure, il est ceinturé de trèfles d'eau (Menyanthes trifoliata) et sa surface est couverte de plantes aquatiques dont les longues lanières se déplacent au gré du vent.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Mais tout en pique-niquant au bord du lac, sur un terrain très humide, spongieux, proche d'une sphaigneraie, nos regards sont attirés par des petites bêtes jouant à apparaître et disparaître dans le sol vaseux, se contorsionnant, changeant de forme, se contractant, s'étirant…

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant de sangsues, de toutes grosseurs.

Mais le plus surprenant, fut de voir s'approcher une large tache noire sur le lac : il s'agissait en fait de milliers de têtards, collés les uns contre les autres.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Cette colonie s'est approchée très près du bord, y est restée de longues minutes avant de repartir lentement plus au large. Nous nous sommes interrogés sur ce nombre impressionnant de têtards et cette façon de se déplacer en groupement compact, sans avoir hélas de réponse.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

La source du Brévon située un peu plus en aval complète admirablement les curiosités rencontrées lors de cette splendide randonnée.

Pierre et Catherine

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 16:44

Dimanche 26 juin, je suis allée visiter un jardin insolite !

Ce jardin est situé à l'entrée Ouest d'Évian, au bord du lac. Le but de ce magnifique endroit est de sensibiliser sur les zones humides. Il présente à travers une exposition et un itinéraire dans le parc, les différents écosystèmes liés à l'eau.

Pour visiter ce jardin, il faut emprunter un bateau qui fonctionne avec l'énergie solaire, et qui fait la navette vers le jardin depuis le ponton qui se trouve en face du casino d'Évian.

Le Pré curieux comprend une charmante maison de style colonial datant de 1870 autour de laquelle s'étend un parc boisé de 3,5 hectares.

Ce site constitue un lieu unique de découverte des zones humides. Les jardins de l'eau ont obtenu en 2005 le label "jardin remarquable".

La guide nous a présenté la faune et la flore des étangs, torrents, marais, prairies humide,…

Vraiment fabuleux ! Au charme de ce jardin, s'ajoute celui d'une mini-croisière sur le Lac Léman sur un bateau silencieux.

Sabrina

Quelques photos :

Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:19

Du grec leirion, « lis » et dendron, « arbre » : arbre qui a des fleurs comme des lis …ou comme des tulipes…tulipifera, « qui porte des tulipes » en latin.

Le genre Liriodendron comporte 2 espèces qui se ressemblent, L. tulipifera, le Tulipier de Virginie et L. chinense, le Tulipier de Chine, plus rarement cultivé, plus petit, feuilles plus profondément lobées …

Le Tulipier fait partie de la même famille que les Magnolias : la famille des Magnoliacées, famille considérée comme archaïque.

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Talloires (74)
Tulipier à Talloires (74)

Tulipier à Talloires (74)

Le Tulipier de Virginie est originaire de l’est de l’Amérique du nord, depuis l’est des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Il a été introduit en Europe, en Angleterre en 1662, puis en France en 1732 : le marquis de la Gallissonnière rapporta quelques graines qui furent semées au Trianon.

Aujourd’hui il est souvent planté, on le trouve un peu partout dans les parcs. Il y en a au moins deux à Doussard. A Faverges il y en a un dans le parc Simon Berger, un autre tout près de la poste et peut-être d’autres

Les feuilles sont curieuses : elles sont larges. Au sommet, elles sont tronquées, on dirait que le jardinier s’est amusé à couper le bout avec ses ciseaux. Le pétiole est très long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

En automne elles jaunissent, elles prennent une couleur or qui tourne au brun, elles se maintiennent jusqu’au début de novembre et tombent.

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines
Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

L’arbre ne fleurit pas quand il est jeune. Il fleurit à partir de 25 à 30 ans.

Les fleurs sont belles, grandes, jaune pâle, orange à la base des pétales. Elles comprennent 9 tépales : 3 sépales vert clair entourant 6 pétales.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le cône central couleur crème est entouré par un anneau d’étamines linéaires, charnues, dressées, de 5 cm de long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fleurs attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fruits sont des cônes allongés de 6-8 cm de long. A maturité, ils libèrent de nombreuses graines ailées.

Les fruits persistent longtemps sur l’arbre, durant l’hiver.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le Tulipier est un arbre résistant, il est rarement parasité ou malade. Son bois se travaille aisément. Son écorce a des propriétés médicinales, c’est un succédané du quinquina.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Monique

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