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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 14:20

 


 

Notre montée vers les aiguilles montre un relief tourmenté, travaillé par l’érosion, d’une part actuelle (torrents encaissés, cônes d’éboulis) et d’autre part ancienne, résultant des dernières glaciations (moraines latérales). Un bel exemple de tout cela sur la photo ci-dessous, montrant une moraine glaciaire latérale, elle-même en grande partie emportée par l’érosion du torrent.

 

 

 

Les aiguilles :

  • Elles sont constituées d’un conglomérat d’âge tertiaire (nummulitique moyen - env. – 50 MA), lequel constitue ici la base d’une unité géologique dite flysch des aiguilles d’Arves. Nous avons pu en toucher de nombreux blocs le long du sentier. La grosseur et la variété des éléments constitutifs sont remarquables. Le ciment est siliceux comme le confirme visuellement la présence du lichen géographique.

  • Elles reposent sur des terrains schisteux argileux, plus facilement sensibles à l’érosion, qui sont datés du jurassique moyen à supérieur (env. -130 MA). Il manque donc ici tout le crétacé. Les géologues appellent cela une lacune stratigraphique et expliquent qu’il y a eu ablation d’une énorme épaisseur des couches du crétacé et même dans le jurassique selon les endroits.

  • Les directions des plis affectant les conglomérats d’une part et les couches sous jaçantes du jurassique d’autre part sont différentes. Cela prouve que des mouvements tectoniques ont affecté le jurassique avant le dépôt des conglomérats au tertiaire.

  • Les géologues s’interrogent encore sur l’origine des éléments composant le conglomérat dont certains sont manifestement d’origine assez lointaine.

 

Pour les lecteurs désirant approfondir la question, je conseille le site http://www.geol-alp.com

(page Maurienne sud/Aig_d’Arves.) de M. Gidon

 

Roland ML

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:33




Etape 1 (pour tous) : Dénivelé environ 400 mètres : Le Chalmieu (1 560 m) – Le Combet (1 650m) – Les Chabottes (1 960m)

Etape 2 (marcheurs moyens à bons) : Pré Valloire (2 000m) – La Motte (2 179m) – Basse du Gerbier (2 570m).

Au total (les 2 étapes) : le dénivelé est d'environ 1 100m – Temps environ 3h 30.

Carte I.G.N. VALLOIRE 3435 ET

« Si Dame Nature n'a pas une dent contre nous, de l'aube jusqu'au soir nous en verrons quand même trois belles !!! »

Cette année, changement stratégique de date : pour exorciser les « arrosages » d’après 15 août ? Pour profiter d’une flore plus généreuse ? On essaie…

Six heures : le ciel sans nuages est prometteur. Une cinquantaine de personnes, membres ou sympathisants du Groupe Nature partent confiants en direction de la Maurienne.

Huit heures quinze : arrivée à « Le Chalmieu » hameau de la commune d’Albiez-Montrond. Le soleil encourage les randonneurs qui bientôt rejoignent le GR de pays, les yeux rivés au sud sur les 3 majestueuses Aiguilles d’Arves. De nombreux couloirs d’éboulis drainent les sommets environnants et des torrents, la plupart à sec en été, vont se jeter dans la gorge toute proche du Ruisseau du Pradin.

Roland, le spécialiste du groupe, nous éclaire sur la géologie complexe du coin. Paul nous détaille et désigne chaque sommet.

Le sentier assez doux chemine dans les prés puis dans les pâturages. Il est bordé d’arcosses (aulnes verts) arbustes typiques des zones humides d’altitude. La pente s’accentue. Nous traversons à gué quelques torrents. De l’autre côté du ruisseau dame marmotte, à première vue imperturbable continue à s’alimenter ; mais ses coups d’œil furtifs et fréquents vers les intrus que nous sommes dénoncent sa vigilance. Avec mes jumelles, je constate qu’elle sélectionne uniquement les têtes de trèfles, partie la plus nourrissante de la plante. Elle a le droit, elle, et même le devoir de s’enrober de graisse à la belle saison !

Le groupe s’étire et finalement trente personnes se retrouvent à l'Olletaz (2550 m) d’altitude. Mille mètres de dénivelé ont été avalés.

Tour d’horizon émerveillé sur les sommets et les vallées : les 3 aiguilles (3514m pour la Méridionale suivie de la Centrale à 3513 m et de la Septentrionale ou Tête de Chat à 3364 m). A la suite, l’aiguille de l’Epaisseur et de son prolongement une succession de sommets barrent l’ Est jusqu’à la vallée de la Maurienne. Au Nord, à l’arrière-plan, s’étale le massif de la Lauzière et au-delà « nos » Bauges où nous croyons reconnaître l’Arcalod perdu dans les brumes. A l’Ouest, c’est la Grave et Belledonne qui limitent le panorama.

Une douzaine de courageux escaladent un ultime raidillon, histoire de se sentir encore plus près des fameux pics, puis nous rejoignent pour le casse-croûte.

Discussions, photos, sieste, un peu d’herborisation. Que la vie semble douce !

Il est 14 heures : Paul Bardet, organisateur de la sortie donne le signal du départ d’autant que de vilains nuages cotonneux s’accrochent aux Aiguilles. La descente de 2 heures paraît un peu longue à certains. En chemin nous essuyons une légère averse et deux coups de tonnerre font soudain accélérer les traînards. Nous aurons tout de même la chance d’observer une « plumée » qui n’était pas là à la montée : un pigeon ramier se sera fait surprendre par un rapace, certainement une femelle épervier car le mâle (tiercelet) plus petit, se contente de passereaux adaptés à sa taille.

Des alpagistes installent des machines à traire itinérantes. Les vaches, en grande majorité de race « abondance » s’approchent. Nous apprenons qu’il y a peu de « tarines », bien que nous soyons dans la région du fromage de Beaufort, car les « abondances » sont plus généreuses en lait et plus robustes.

Au car, nous patientons jusqu’à 17h 30, règlement de circulation oblige ! Et c’est finalement sous l’averse que nous descendons à Albiez-le-Vieux. Là, Henri Robert, fondateur de notre Groupe Nature de Faverges, nous accueille à son chalet. Il nous fait l’honneur de son étonnant jardin botanique (300 plantes étiquettées). Quel travail ! Quelle passion ! Son fils, poète et musicien nous ravit d’un solo de cor des Alpes et d’un conte plein de magie, tandis que les épouses nous servent le pot de l’amitié. Merci à tous quatre pour cette halte délicieuse.

Enfin, le restaurant « La Grande Chible » nous reçoit pour un repas copieux et varié et c’est Jean-Marc et sa guitare, soutenus par ses complices, qui rythmera la soirée de ses chants tantôt entraînants, tantôt nostalgiques.

Menu : Crudités assorties avec charcuterie du pays – Sauté de veau forestière (viande d'Albiez) avec crozets et pommes de terre à la Savoyarde. Fromages secs (Beaufort, Tomme, Reblochon) ou fromage blanc aux fruits rouges. Desserts assortis. Un quart de vin par personne – Un café.

Une journée bien orchestrée qui restera dans les mémoires. Merci à tous ceux qui se dévouent pour notre plaisir.

Robert Ch.

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 10:45


Bonjour à tous,

Nous vous donnons rendez vous le 6 septembre 2009 à 8h30 à notre local, 14 montée Adolphe Hugues, (montée de Conflans) à Albertville.


 9h00 Direction forêt de Rhonne ou autre suivant sécheresse.
12h00 Repas tiré des sacs, pris sur place ou à notre local si mauvaises conditions météo.
Suivi d'une détermination digestive.

L'équipe d'Albertville Nature

Si besoin d'infos,
Daniel Rossat-Mignod  04 79 32 69 95 /  06 18 34 29 23
Olivier Sageat 06 30 92 35 53  -> abs en aout
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:06


Séance de détermination, préparation du forum des associations (samedi 5 septembre) et préparation de l’exposition (samedi 26 septembre).

On parlera aussi de la Journée Intersociétés à Albertville (dimanche 6 septembre).

Venez tous !

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 21:29

28-29-30 août

Dimanche 30 août :

Défilé à 10 h 45 (troupeaux, attelages, associations, groupes folkloriques et musicaux)

Exposition de l’association mycologique et botanique : bouquets de graminées et de diverses plantes, photographies sur la fenaison.

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:12
Je vous remercie pour vos témoignages, je n'ai plus d'ordinateur,alors je viens vous faire un petit coucou d'un cyber café, dès que François pourra, il me le reformatera car c'est la carte mère qui a lâché, il a fallu en commandé une et maintenant il va falloir qu'il prenne du temps pour s'en occuper, quel galère !!!

Ce message sur le blog car je n'ai plus les adresses, tous était sur mon ordinateur !!!

à bientôt...Sabrina
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 07:45


 

Peintures de Mirella Calgaro et Armand Cavanna

Salle Parc Vagnard à Saint-Jorioz

Vernissage le 29 août à partir de 17 heures

30 août-19 septembre 2009

9h-12h / 15h-18h

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 19:38

 

 

Il n’y a pas eu de nouveaux articles sur le blog depuis quelques jours parce que notre amie Sabrina, notre « cheftaine es blog », a passé une semaine très pénible (décès de sa Maman).

Nous avons bien pensé à elle et nous l’embrassons affectueusement.

Ses ami (e)s du Groupe Nature

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:04
 

La tourbière des Creusates (Saint-François de Sales, Bauges, Savoie) le 3 août

 

 

La météo est plutôt inquiétante, le temps sera froid, la pluie est annoncée à partir de midi, mais il en faut plus pour décourager une valeureuse équipe. Monique a d’ailleurs précisé “vêtements de pluie… au cas où “ !

Arrivés sur les lieux, nous constatons qu’au moins une chose est exacte : le fond de l’air est frais et on s’équipe en conséquence. Monique nous montre une image de la plante vedette de la journée : Swertia perennis. Un seul pas dans la tourbière et la voilà en grand nombre, nous la reverrons sur tout le parcours dans la zone humide, il y en a ici plusieurs centaines d’exemplaires et l’on peut se demander pourquoi une plante si abondante ici n’existe pas dans nos autres tourbières du département, certaines relativement proches et à priori assez comparables en considération du climat et de la nature géologique du substrat.

Jusque vers midi nous continuons la prospection de la zone humide et de ses environs immédiats. Nombre de plantes des terrains humides sont là, citons la discrète Scheuchzeria palustris, deux rossolis, Drosera longifolia et D. rotundifolia, Tofieldia calyculata, Trichophorum alpinum, Rhynchospora alba, Carex lasiocarpa, Salix repens et bien d’autres dont Monique possède une liste. En ce qui concerne les champignons nous n’avons découvert dans la tourbière que deux minuscules espèces non identifiables sur le tas et arrivés en piteux état à la réunion mycologique du lundi soir à Annecy, sous toutes réserves un hygrophore et une galère. N’oublions pas les spécialistes des papillons et araignées qui ont trouvé matière à étude, mais sur ce sujet le rédacteur n’a retenu que le tragique destin d’une mère araignée qui nourrit ses petits jusqu’à ce que ceux-ci soient capables de … la dévorer.

Après le repas tiré des sacs (cake aux cerises et liqueur de bourgeons de sapin-épicéa de Sabrina) que la température n’engage pas à prolonger, nous repartons pour une promenade en sous bois à la recherche de quelques champignons. Hélas la récolte sera décevante : quelques russules vieillissantes avec cependant une belle russule de Romell, quelques lactaires des épicéas, une collybie à larges feuillets, mais rien pour la casserole ! Nous n’insistons pas, les plantes des bords de route permettent une bonne révision botanique : Angelica sylvestris, Rosa pendulina, Succisa pratensis, Epilobium alpestre, Ranunculus lanuginosus et tuberosus, plusieurs espèces de Trifolium etc. etc.

La pluie annoncée finit par arriver, mais maintenant peu importe : nous descendons le Col de Leschaux. Merci Claudie, Françoise et Monique.

Roland M-L

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:39

Gelée de sureau rouge


Dans la série confiture, j'ai aussi essayé le sureau rouge.
En gelée, parce que le sureau rouge est comestible, à condition de ne pas manger les graines.
On le trouve en forêt, plutôt en altitude.

Cueillir des ombelles de sureau rouge.
Les égrener, puis les laver dans une passoire.
Les mettre dans une casserole avec un ou deux verres d'eau, et faire cuire 20 minutes pour que les baies éclatent.
Elles perdent leur jolie couleur rouge et deviennent jaune-orange.je fais cuire à la vapeur.

Passer le tout au presse légumes comme n'importe quelle gelée de fruits.
Peser le jus.
Faire recuire le jus avec du sucre (750 gr pour un litre de jus).

Et là, avec le sucre, le jus redevient rouge.
Mettre en pots quand la gelée a atteint la bonne consistance.


 

Une info qui a son importance :
Les fruits du sureau rouge  sont vomitifs et purgatifs crus.
Cuits, ils deviennent comestibles, à condition d'enlever les pépins.
C'est la raison de la gelée et non de la confiture...bonne tambouille...Sabrina

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