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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 07:27

 

Lac des Evettes, Petite Ciamarella et Albaron


Les Evettes

Haute-Maurienne

20.7.09

 

     Nous sommes montés par le sentier de la Gorge de la Reculaz, qui est moins fréquenté. Juste après le parking, nous rencontrons l'Astragale à fleurs pendantes (Astragalus penduliflorus), le Buplèvre étoilé (Bupleurum stellatum), le Laser de Haller (Laserpitium halleri), la Raiponce ovoïde (Phyteuma ovatum) et la Crépide à feuilles de conyze (Crepis conyzifolia). Puis nous observons différents saules : le Saule bleuâtre (Salix caesia), le Saule  helvétique (Salix helvetica), le Saule noirçissant (Salix myrsinifolia), le Saule glauque soyeux (Salix glaucosericea).

  

    Le sentier traverse des aulnes verts avec une végétation de mégaphorbiée : l'Hugueninie à feuilles de tanaisie (Hugueninia tanacetifolia), la Gentiane ponctuée (Gentiana punctata), l'Achillée à grandes feuilles (Achillea macrophylla), le Rumex à feuilles d'arum (Rumex arifolius)... Nous admirons les Pusatilles alpines (Pulsatilla alpina) en pleine floraison. Nous reconnaissons le Callianthème à feuilles de coriandre (Callianthemum coriandrifolium).  Sous les rochers, à l'ombre, des belles touffes de Violettes à deux fleurs (Viola biflora).

     Quelques câbles nous permettent de monter rapidement au-dessus de la gorge. Nous distinguons les Primevères du Piémont (Primula pedemontana) :  corolle pourpre rose, gorge blanche, feuilles bordées de glandes rougeâtres. La corolle des Primevères visqueuses (Primula latifolia) est violette, la gorge est concolore, les feuilles atténuées en coin, dentées dans la partie supérieure, les glandes sont incolores.

 

     La vue sur le Mont Seti et le glacier du Grand Méan est impressionnante. Nous débouchons sur le cirque glaciaire des Evettes dominé par de très beaux sommets : Grande et petite Ciamarella, Albaron....  Le paysage est magnifique ! La Valériane celtique (Valeriana celtica) est abondante mais difficile à photographier !



    
Au-dessous du refuge : le Séneçon à une fleur (Senecio uniflorus), le Trèfle des Alpes (Trifolium alpinum), l'Azalée couchée (Loiseleuria procumbens), l'Antennaire des Carpathes (Antennaria carpatica), la Lloydie tardive (Lloydia serotina), la Pédiculaire rose (Pedicularis rosea ssp. allioni) aux feuilles très découpées comme une fougère, la Potentille à grandes fleurs (Potentilla grandiflora), la Véronique buissonnante (Veronica fruticans), l'Androsace à feuilles obtuses (Androsace obtusifolia)...

     Nous comparons les Gentianes de Schleicher (Gentiana schleicheri) dont les feuilles sont relevées en spatules de ski et les Gentianes à feuilles courtes (Gentiana brachyphylla) aux feuilles rondes et molles.

    Nous admirons de belles touffes de Pensées à éperon (Viola calcarata) et le Vélar  (Erysimum jugicola = pumilum), plante nourricière du Veiné -de -vert (Pieris callidice), une piéride présente dans les Alpes et les Pyrénées.

    Sous un rocher, à l'abri du vent qui est glacial, des Séneçons doronic (Senecio doronicus) sont  visités par des Damiers de l'alchémille (Hypodryas cynthia) : une espèce essentiellement alpine, qui vole dans les pentes clairesemées jusqu'à 3000 m. Les Pipits spioncelles et les Traquets motteux alarment, car nous passons à proximité de leurs nids !

 

     Au Plan des Evettes, la Linaire alpine (Linaria alpina) forme des touffes très colorées. Nous photographions la chenille noire à taches jaunes de Parnassius phoebus, le Petit Apollon que l'on rencontre au bord des torrents. Dans la mousse, une Brassicacée blanche, Arabis subcoriacea, et plus loin, la Grassette alpine (Pinguicula alpina) aux fleurs blanches maculées de jaune.

Dans une combe à neige, un lichen Solorina crocea : la face inférieure du thalle est orangée et les apothécies sont brunes.

   

 

   Nous redescendons par le sentier habituel, avec une belle vue sur la vallée de Bonneval et les sommets dominant le col de l'Iseran. En fin de journée, le petit hameau de l'Ecot est éclairé par le soleil couchant, ses maisons couvertes de lauzes s'intègrent parfaitement avec les flancs rocheux de la montagne.



Claudie et Jean Marc

 

 Séneçon de haller

 

 

 

 


 

 Suite des photos sur flickr le site de Groupe Nature

 

 

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 20:48

 

 "Nous sommes montés au Lac Blanc (2600m) depuis le barrage du Mont Cenis."

Notre gro
upe à Lanslevillard

  



Le lac
du Mt cenis et le dôme de Ronce





 


 Le Lac Blanc et les Dents d'Ambin






Mont-Cenis : quelques plantes intéressantes observées en montant au Lac Blanc

 

 

La Saponaire jaune (Saponaria lutea L.)

 

Plante gazonnante de 5 à 10 cm, à nombreuses rosettes stériles, fleurs en têtes serrées, jaune clair.

Protection Nationale. Connue en France uniquement en Savoie au Mont-Cenis (communes de Bramans et Lanslebourg).



 

La Valériane celtique (Valeriana celtica L.)

 

Plante de 20 cm, les fleurs sont petites, disposées en épi interrompu, jaunâtres, rougeâtres à l'extérieur.

Le Nard celtique est utilisé depuis plus de 2000 ans en médecine populaire. Il fut extrêmement apprécié par les parfumeurs.

Protection Nationale. Cà et là en Maurienne, Bonneval, Bessans, Lanslebourg, une station en Tarentaise à Val-d’Isère.

(Plante absente de Haute-Savoie)


 

Le Callianthème à feuilles de coriandre (Callianthemum coriandrifolium Rchb.)

 

Renonculacée aux fleurs blanches à 6-12 pétales.

Plante discrète, peu fréquente mais relativement abondante en Haute-Maurienne.

(Plante absente de Haute-Savoie)



 

L'Anémone du Mont Baldo (Anemone baldensis L.)

 

Les fleurs sont solitaires, blanches (3cm).



Le fruit est caractéristique : il ressemble à une fraise... mais pas rouge !

Assez répandue dans le secteur du Mont-Cenis.

(Plante connue de Haute-Savoie, mais peu fréquente)



 

La Raiponce à feuilles de globulaire (Phyteuma globulariifolium Sternb. & Hoppessp pedemontanum (R.Schultz) Bech)

 

Cette plante ne dépasse pas 6 cm. Les feuilles de la base sont ovales et forment une rosette. L'inflorescence  globuleuse ne comporte que 5-6 fleurs bleues.

Pelouses rocailleuses sur silice.

(Plante absente de Haute-Savoie)



 

L'Eritriche nain (Eritrichium nanum (L.)Schrad. ex Gaudin)

 

C'est le « Roi des Alpes », merveilleuse miniature ! Il forme de petits coussins hérissés de poils soyeux. Les fleurs bleu azur ressemblent au myosotis. Il faut beaucoup marcher pour pouvoir l'admirer : il pousse dans les fentes des rochers siliceux de 2500 à 3300 m !

(En Haute-Savoie au Buet ??? à retrouver !)



 

La Gentiane de Schleicher (Gentiana schleicheri (Vacc.) Kunz)

 

C'est une petite gentiane aux fleurs bleu azur. Les feuilles sont petites, relevées en pointe comme des spatules de ski !

(Plante absente de Haute-Savoie)




Quelques pédiculaires rencontrées pendant ces deux jours

 

 

La Pédiculaire du Mont-Cenis (Pedicularis cenisia Gaudin)

 

Les fleurs sont roses avec un casque plus foncé muni d'un bec long et pourpre. Le calice est très laineux avec une dent plus courte que les autres dents incisées.

(Très, très rare en Haute-Savoie, Brévent)

 

La Pédiculaire à bec et en épi (Pedicularis rostratospicata Crantz)

 

Les fleurs nombreuses forment un épi très allongé. Elles sont rose vif avec un casque foncé, recourbé, muni d'un long bec. Le calice est velu avec des dents allongées et pointues.

(Très rare en Haute-Savoie, secteur du col du Bonhomme)

 

La Pédiculaire rose d'Allioni (Pedicularis rosea Wulfen ssp. allionii (Rchb. f.) Arcang.)

 

Les feuilles aux lobes étroits font penser à une fougère. Les fleurs en grappe dense et courte, sont rose vif avec un casque plus foncé, courbé et sans bec.

Cette plante est peu fréquente.

(Plante absente de Haute-Savoie)

 

La Pédiculaire arquée (Pedicularis gyroflexa Vill.)

 

Calice très velu avec des lobes allongés, dentés. Fleurs en grappes courtes, rose vif avec un bec réduit (2mm). Feuilles grandes, pratiquement toutes à la base.

Rare en Tarentaise.

(Présence à confirmer en Haute-Savoie)

 

La Pédiculaire de Kerner (Pedicularis kerneri Dalla Torre)

 

Petite plante aux fleurs peu nombreuses (2-6), roses avec un casque recourbé, à bec long et tronqué. Calice glabre avec des dents recourbé.

De 2200 m à 2900m.

(En Haute-Savoie dans le secteur granitique)

 

La Pédiculaire verticillée (Pedicularis verticillata L.)

 

C'est la plus répandue de toutes. Les feuilles sont verticillées par 3-4. Les fleurs sont pourpres avec un casque sans bec.

(En Haute-Savoie, fréquente dans les Préalpes calcaires)

 

La Pédiculaire chevelue (Pedicularis comosa L.)

 

Une Pédiculaire aux fleurs jaunes, en grappe allongée et serrée. Les grandes bractées ne se trouvent qu'à la base.

(En Haute-Savoie sur calcaire)

 

 

Claudie

  Les photos des Pédiculaires sur le site flickr

 

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 07:56

 16 juillet 2009

 

Gentiana pneumonanthe L.

Gentiane des marais, pulmonaire des marais

 

Pourquoi « pneumonanthe » ? Jadis cette plante était utilisée dans certaines régions pour traiter des maladies des poumons (du grec pneumon poumon et anthe fleur), cf le nom français « pulmonaire ».

 

Des tiges de 10 à 60 cm portent des feuilles étroites, opposées et plusieurs fleurs d’un beau bleu azur. J’ai compté 11 fleurs épanouies ou en boutons sur une tige de 60 cm. Dans le « pré à orchidées » de l’autre côté de la piste cyclable les tiges étaient plus chétives…

 

En France, cette gentiane a une répartition inégale.

Elle est très rare en Savoie (mais ne bénéficie d’aucun statut de protection) : une seule station, le marais de Saint-Maurice-de-Rotherens (bulletin de la SMB de la région chambérienne n°7 2002).

En Haute-Savoie elle est protégée.

La gentiane est signalée en 1859 au « marais  Cospire » ( ?) à Sevrier, en 1906 « dans le marais entre la gare et la route » (aujourd’hui c’est un parking)  !!! Les stations de Sciez et de Peillonex ont disparu récemment...

Actuellement elle est présente dans 2 stations, au marais de l’Enfer à Saint-Jorioz et dans la Réserve du Bout du Lac à Doussard (où nous avons compté seulement une quinzaine de pieds le 22 juillet).

Elle est moins rare dans d’autres régions, le Massif Central par exemple.

 

La gentiane des marais est la plante-hôte exclusive d’un petit papillon très rare, l’Azuré des Mouillères, Maculinea alcon, au cycle de vie surprenant !

Les chenilles sont d’abord végétariennes, elles se nourrissent  de la plante-hôte, dévorant l’intérieur des fleurs, les ovaires fécondés… Puis, au bout de quelque temps, elles se laissent tomber au sol. Des fourmis rouges du genre Myrmica (M. ruginodis, M. scabrinodis et M. rubra) les emportent dans leurs fourmilières… et là elles deviennent carnivores ! Pendant plusieurs mois elles vont sans vergogne se nourrir des œufs et des larves des fourmis qui les hébergent ! En échange elles exsudent un liquide sucré dont les fourmis sont friandes (ah ces fourmis gourmandes qui sacrifient leur descendance pour se régaler de miellat !!!) L’été suivant les papillons éclosent, s’accouplent et pondent sur la plante-hôte…

 

Jusqu’à présent l’Azuré des Mouillères n’a pas été trouvé en Haute-Savoie.

Claudie et moi nous avons cherché en vain le papillon et ses petits œufs blancs sur les inflorescences de la gentiane…Pour les œufs, il semble que ce soit trop tôt, il faudrait  les chercher dans quelques semaines (mais le marais va être fauché et la plupart des pieds de gentiane vont disparaître !)…

 

                                      Monique

 

 

 

 

 

Le Marais de l’Enfer à Saint-Jorioz, photo de Claudie




Gentiane pneumonanthe, photo de Claudie






Gentiane croisette, Gentiana cruciata, avec les oeufs d’une sous-espèce de l’Azuré des Mouillères Maculinea alcon ssp. rebeli  (près de la cascade de Confolans, col d'Ornon, Isère) et en plus une sauterelle, Leptophyes punctatissima, photo de Claudie, le 14-08-08 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 06:38

 

 

Je suis allée herboriser avec l’association botanique de Moûtiers
 « Nature en Tarentaise »
.

Nous étions 6 de Faverges : Chantal et José, Marie Reine, Claudie et Jean Marc,  moi et 6 de Moûtiers : Philippe, Jean Paul, Christian, Monique, Christiane et Germaine, la présidente.


 

1. Samedi : au col de la Madeleine, au dessus de Lanslevillard,  nous avons rencontré la chenille de la Grande Queue fourchue (Cerura Vinula). Elle était sur notre chemin pour faire plaisir à Claudie (cf l’article sur notre blog).



 

Voici une liste des plantes que j’ai pu noter : bien entendu il y  en avait beaucoup d’autres !!

 

Achillea millefolium

Allium sphaerocephalum (ail à tête ronde)

Arctostaphyllos uva-ursi (raisin d’ours)

Artemisia vulgaris (armoise)

Aster alpinus

Astragalus onobrychis

Berberis vulgaris

Bupleurum ranunculoides

Campanula cochleariifolia 

Campanula rotundifolia

Centaurea scabiosa (à feuilles découpées)

Dianthus carthusianorum

Dianthus sylvestris

Echium vulgare (vipérine)

Epilobium angustifolium

Euphorbia  verrucosa 

Gentiana lutea

Helianthenum nummularium

Hepatica nobilis

Juniperus communis

Larix decidua (beaucoup de Mélèzes dans le coin)

Laserpitium siler

Leontodon hispidus 

Lilium martagon

Ononis cristata -  Ononis du Mont Cenis, famille des Fabacées

Cette toute petite bugrane pousse au ras du sol dans les pelouses subalpines et les éboulis. Ses fleurs sont très élégantes, l’étendard est rose clair rayé de foncé, les ailes blanches. L’ensemble de la plante est couvert de poils glanduleux.

Pinus uncinata (pin à crochets)

Poa alpina

Poa annua

Potentilla pusilla

Prunella grandiflora

Prunus padus (à grappes dressées)

Rhamnus pumilus

Rhinanthus alectorolophus

Salix appendiculata

Salix laggeri

Sambucus nigra

Sambucus racemosa (sureau à grappes)

Saxifraga paniculata

Scutellaria alpina

Sedum album

Sedum anacampseros

Sedum montanum

Sempervivum arachnoideum

Sempervivum montanum

Teucrium montanum

Urtica dioica

Verbascum lychnitis (tige très anguleuse)

Veronica spicata

 

Nous avons soupé et dormi au gîte "le Manujo" à Lanslevillard.

Nous avons passé une agréable soirée. J’ai partagé ma chambre avec Marie-Reine.

 

2. Dimanche : du lac du Mont Cenis, nous sommes montés jusqu'au Lac Blanc (2600m) pour aller à la rencontre de l’Eritriche nain, Eritrichium nanum (L.)

Espèce alpine dont les fleurs ressemblent à un myosotis. Les feuilles sont par contre disposées en rosettes et forment un coussinet. Cette Borraginacée peut se rencontrer jusqu’à 3600 mètres !

 

Ajuga pyramidalis

Campanula scheuchzeri

Dryas octopetala

Gentiana nivalis

Gentiana brachyphylla

Gentiana schleicheri (feuilles de la base relevées en spatules de ski)

Gentiana punctata

Geranium sylvaticum

Gymnadenia rhellicani
Leontopodium alpinum

Onobrychis montana

Oxytropis helvetica

Pedicularis cenisia : pédiculaire du Mont Cenis

Cette fleur se développe dans des milieux  plutôt secs sur des pelouses et  dans la  rocaille où l'on retrouve ces petits  casques  roses. Le nom de la Pédiculaire  vient du  latin pediculus, qui signifie " pou ",  on  l'utilisait pour faire des décoctions  pour lutter contre les poux du bétail  notamment.

Petrocallis pyrenaica

Rhododendron ferrugineum

Sempervivum arachnoideum

Senecio doronicum

Silene acaulis

Viola calcarata

 

Nous avons vu énormément de fleurs : le Mont-Cenis est un petit paradis pour les botanistes. C’est un massif des Alpes du Nord à la frontière entre la France (département de la Savoie) et l'Italie. Je ne connais aucun botaniste qui n’a pas fait son tour dans le coin !!!

 

Sabrina

Devant le gîte à Lanslevillard













En face du lac blanc


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:26

Famille des Primulacées

 

Avec ses longues hampes de fleurs roses  elle nous fait penser aux primevères asiatiques des jardins alpins…


Si vous ne la connaissez pas encore, je vous conseille d’aller à Val-d’Isère, au Pont Saint Charles. Vous pourrez la photographier en compagnie d’une autre rareté, la pédiculaire tronquée de couleur pourpre (Pedicularis recutita).

La Cortuse  aime les endroits frais et humides, le bord des ruisseaux, les aulnaies vertes, biotopes que nous avons en Haute-Savoie…

Mais en France, elle est en extrême limite occidentale d’aire de répartition : on  la trouve uniquement en Savoie, et elle y est très localisée (Val-d’Isère, Tignes, Sainte-Foy, Villaroger, Termignon où elle a été transplantée).  

Des stations où la plante était abondante ont été noyées par les eaux des barrages du Mont- Cenis  et de Tignes…

Elle bénéficie  maintenant d’une protection nationale.


Le botaniste et médecin siennois Matthioli (1500-1577- Le genre Mattthiola porte son nom) a dédié cette plante à son ami Cortuso, directeur du jardin botanique de Padoue (le jardin universitaire le plus ancien du monde ; un catalogue imprimé en 1591 répertorie 1168 plantes).

Linné adopta ce nom en 1762. 


j'ai photographié la Cortuse dans le Val d’Aoste où elle est considérée comme rare et localisée. Elle est présente dans les vallées de Champorcher, Cogne, Valsavarenche et Rhêmes (entre 1630 et 2200 m).

 

    Monique

 

 

 

La Cortuse avec la violette à 2 fleurs et la fougère  Cystopteris fragilis



Champorcher (Italie), 2 juillet 2009. MM

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 07:15

 

 Val d’Aoste (Italie), 29 juin 2009

 

Les botanistes de la SBF (Société Botanique de France) sont à Pont d’Aël, 890 m. Ils ont traversé l’impressionnant pont aqueduc romain qui domine la gorge où écume le Grand Eyvia. Toute la matinée ils ont herborisé le long du sentier à flanc de coteau, dans des milieux steppiques. Ils sont ravis, la liste est longue, 300 espèces de plantes... Mais  le soleil tape, c’est l’heure du pique-nique, on retourne au village…

C’est là qu’Alain découvre dans l’herbe 2 bêtes bizarres….

…Mais… c’est la Saga pedo, cette drôle de sauterelle sans ailes dont j’avais entendu parler et que je rêvais de rencontrer !!!

 

La Magicienne dentelée, la Langouste de Provence,  Saga pedo Pallas 1771

 

Ordre des Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons), famille des Tettigoniidae (sauterelles), sous-famille des Saginae.

 

C’est la plus grande sauterelle d’Europe, 10 cm de long, 17 cm avec les antennes.

Nos 2 individus n’étaient pas encore adultes quoique déjà d’une belle taille, nous n’avons pas pensé à les mesurer. Les premiers adultes apparaîtraient au mois d’août…

 

On appelle la Saga la « magicienne » : quand elle prend son attitude d’intimidation, elle se dresse et agite ses pattes avant comme si elle exécutait un numéro de prestidigitation. Et « dentelée » parce que les pattes sont ornées de petites dents.

 

La Saga est aptère (elle n’a pas d’ailes).

Comme chez les phasmes, il n’y a  que des femelles, pas de mâles. Elles pondent des œufs fertiles sans fécondation (reproduction par parthénogénèse, démontrée par le Professeur Robert Matthey de Lausanne dans les années 1940).

 

Dans la journée la Saga est difficile à observer car elle se tient immobile dans la végétation, on dit qu’il est plus facile de l’observer la nuit…Mais sortir la nuit ne lui réussit pas : des restes de Saga ont été retrouvés dans des pelotes de réjection de hiboux  petits-ducs et grands-ducs !

Elle chasse à l’affût, capture avec ses longues pattes armées de dents des sauterelles et des grillons et les dévore avec ses puissantes mandibules. C’est un redoutable prédateur.

  

La Saga aime les milieux chauds et ensoleillés. Près de chez nous elle est connue (mais très rare) aux Follatères dans le Valais (Suisse). Elle a une large répartition mondiale. D’autres espèces de Saga vivent dans la région des Balkans.

 

Très rare, la Saga est protégée à l’échelle européenne (inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne et à l’annexe IV de la Directive Habitats).

 

Dans ces milieux arides il y a beaucoup d’autres insectes, 96 espèces de papillons diurnes y ont été recensés dont une espèce endémique décrite récemment, le Sablé piémontais,  Polyammatus humedasae Toso et Balletto 1976.

Sur les conseils de Charly nous avons cherché les cocons d’un petit papillon de nuit, Cynaeda gigantea, dans les touffes d’Onosma pseudoarenaria.  En Savoie nous avons une espèce voisine, Cynaeda dentalis, la chenille vit sur la Vipérine, Echium vulgare (merci Philippe F. pour le renseignement).

 

 

 

      Monique

 

 

 

 

 

Le village de Pondel (Pont d’Aël) à l’entrée de la vallée de Cogne, MM



Le village et le pont-aqueduc romain qui domine la gorge où écume le Grand Eyvia, MM



 La Magicienne dentelée sur la casquette de Charly, MM



 

 

photos d’Alain

 

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 08:18

 Le 2 juillet.

Une grande animation règne  dans le bassin près de la ferme. De nombreuses grenouilles minuscules, certaines beiges, d’autres noires sortent de l’eau et se hissent sur de petites  brindilles  ou grimpent le long des parois verticales. Il reste dans l’eau de nombreux têtards de tailles  différentes,  et d’autres animaux à quatre pattes, au corps noir taché de jaune ! Ce sont de petites salamandres !

J’en ai souvent vu dans la forêt ou, malheureusement,  écrasées sur la route, mais jamais dans l’eau ! Les adultes sont terrestres et plutôt nocturnes, mais les larves des salamandres sont aquatiques : elles ont des branchies externes bien visibles qui leur  permettent de respirer dans l’eau et une large membrane sur la queue pour nager.

Je fais la même observation quelques jours plus tard, dans une flaque d’eau sur le chemin du tour de Nantbellet : de nombreuses larves, certaines sont déjà tout à fait semblables aux adultes.

Les larves grandissent dans l’eau. Mais après la métamorphose elles doivent rapidement quitter l’eau car elles ont perdu leurs branchies,  leurs poumons se sont développés. Les salamandres vont alors mener une vie terrestre et ne retourneront près de l’eau qu’après la fécondation pour expulser les larves.

Le 16 juillet, un nouvel occupant se prélasse dans le bassin : c’est une couleuvre à collier !
Qui va- t- elle mettre à son menu ?

  Janine

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 06:07

 Une chenille surprenante qui ne manque pas d'idées  pour éloigner les importuns !

 

     Le 8 juillet, je me promène sur la petite route qui mène au parking du vallon de St Ruph.

Je photographie quelques papillons et insectes lorsque j'aperçois sur une branche de saule marsault, une magnifique chenille !

 

 

     Cette  chenille est d'une belle taille, presque 80 mm de long. Elle est d'un vert pâle éclatant, avec une bande dorsale brun-noir liserée de blanc, élargie vers le milieu en losange. Les pattes thoraciques sont noires, annelées de blanc. C'est la chenille de Cerura vinula, la Grande Queue fourchue -famille des Notodontidae. Je commence à la photographier.

Se sentant inquiétée, cette chenille observe alors un comportement défensif assez élaboré.

Elle tourne sa tête face à moi et rétracte les segments antérieurs de son corps, simulant ainsi un « visage » rouge et boursouflé : en effet, autour de la capsule céphalique apparaît un anneau d'un rouge écarlate agressif, orné dans sa partie supérieure de deux faux yeux noirs.

Sur la partie inférieure s'ouvre une fente permettant l'éjection d'acide formique jusqu'à une distance de 10 cm ! Etonnant, non ?

Et ce n'est pas tout ! En même temps, la chenille fait saillir de ses deux appendices postérieurs (pattes anales modifiées) de longs filaments rouges et souples qu'elle agite comme des fouets pour effrayer l'ennemi !

 

      La Grande Queue fourchue a une répartition eurasiatique : on la rencontre du nord de la zone méditerranéenne jusqu'en Chine en passant par l'Europe tempérée.

En France, on la trouve partout jusqu'à 2500 m d'altitude, mais elle affectionne les milieux humides  car la chenille se nourrit sur divers saules et peupliers.

     Au moment de la nymphose, elle confectionne un cocon très dur à base de particules de bois : collé contre une branche, ce cocon est presque invisible, parfaitement camouflé.  Afin de le dissimuler, elle y incorpore des fragments d'écorce et des éclats de bois qu'elle agglomère avec sa propre soie.

 

     Le papillon émerge l'année suivante : c'est un Hétérocère (papillon de nuit) assez trapu, velu, avec une ornementation caractéristique en zigzags noirs sur fond blanchâtre.

 

                                                Claudie

 


 La chenille de la Grande Queue fourchue (Cerura vinula)

 

 Dessin caractéristique : la bande dorsale liserée de blanc, élargie vers le milieu en losange.

 Posture d'intimidation : un visage menaçant apparait !

Les pattes thoraciques annelées de blanc et les pattes postérieures modifiées en appendices filamenteux rouges.
 


 

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 10:02

Avec Monique, la semaine dernière, nous avons trouvé  dans la forêt au-dessus de Doussard quelques cyclamens, alors je vais vous faire partager un petit poème sur cette fleur qui sent tellement bon !!!

 Mais  saviez-vous  que les horticulteurs mettent du parfum de synthèse pour que les grands pots de cyclamens sentent  (J’ai travaillé en horticulture).


Un petit poème que j'ai retrouvé dans mes archives mais je ne connais pas l'auteur...    Sabrina

Le cyclamen

Le cyclamen de Clamecy

Qui regrette tant la Savoie

Clame par ci, clame par là

De toute sa voix

Mais il est sur la bonne voie

                                 Le cyclamen reverra la Savoie                      

 

 

 

 

 

 

Cyclamen d'Europe

Cyclamen europaeum ( Primulacées )

 

 
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 06:29

 

1er juillet 2009

 

Mercredi 1er juillet, nous étions invités par le Groupe d'Ugine à une sortie à la Tourbière des Saisies. Nous étions 3 de Faverges (Marie-Reine, Jacques et moi) et nous avons passé une agréable journée. Des plantes intéressantes et un paysage  enchanteur : vue sur le massif du Mt Blanc, la chaîne des Aravis et le Beaufortain.

 

Cette  tourbière est située sur les communes de Crest-Voland et Cohennoz, à une altitude de 1200m.

C'est la plus grande tourbière acide des Alpes françaises, une zone protégée par un arrêté de biotope, sous gestion Natura 2000.

Elle abrite des espèces rares comme la Trientale d'Europe (Trientalis europaea), une Primulacée aux fleurs blanches à 7 pétales. Cette plante ne se trouve en France que dans les Vosges, les Ardennes, la Savoie et la Corse.

 

Dès le départ, Maurice nous montre sur un tronc humide, une petite mousse, repérée auparavant : Buxbaumia viridis, dont  la capsule est asymétrique.

 

Plus loin, c'est un tapis de petites fleurs roses : la Canneberge (Vaccinium oxycoccos), la plante hôte d'un petit papillon bleu, l'Azuré de la canneberge (Vacciniia optilete). Nous l'observerons d'ailleurs à proximité !

Le Solitaire (Colias palaeno) fréquente les tourbières de basse altitude. C'est un beau papillon jaune, un puissant voilier que je n'ai pu photographier...

 

Nous avons rencontré des plantes carnivores : le Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) et la Grassette vulgaire (Pinguicula vulgaris).

Nous avons trouvé la Petite Utriculaire (Utricularia minor), une plante aquatique assez surprenante. Les feuilles sont munies de vésicules (utricules) qui fonctionnent comme des pièges : elles aspirent l'eau et les minuscules insectes qui s'y trouvent !

 

Nous avons vu les rameaux rampants du Lycopode en épi (Lycopodium clavatum), ses épis sporangifères groupés par deux au bout d'un long pédoncule.

Quelques laiches : Carex rostrata, pauciflora, piluliflora, pallescens, panicea, nigra, canescens, leporina, echinata...

Des linaigrettes: Eriophorum latifolium, angustifolium et vaginatum à la gaine renflée.

Les fleurs pourpres du Comaret des marais, Potentilla  palustris.

 

Dans le sous-bois, Jacques a découvert une belle station de Racine de corail (Corallorhiza trifida), une petite orchidée très discrète.

Nous avons recherché la Listère en coeur (Listera cordata), une autre orchidée pas facile à découvrir !

 

Nous avons observé la Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata), l'Agrion hasté (Coenagrio hastulatum) au corps bleu et noir avec un petit dessin en forme de hallebarde, qui permet de l'identifier, la Petite nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) à l'abdomen rouge.

Avec son filet, Maurice a capturé une Leucorrhine douteuse (Leucorrhina dubia) : c'est une petite libellule à l'abdomen noir et rouge.

 

Nous avons rencontré la Cordulie arctique (Somatochlora arctica), une petite libellule au corps noir et aux beaux yeux verts.  Une espèce menacée, strictement inféodée aux tourbières à sphaignes.   Nous avons observé des femelles en train de pondre, volant au ras du tapis des sphaignes : elles pondent en effet dans de minuscules trous d'eau de quelques centimètres de diamètre.

L'Aeschne azurée (Aeshna cerulea) volait rapidement et ne s'est pas laissé photographier !

 

Nous avons croisé le Lézard vivipare, la Grenouille rousse. Dans les petites mares, nous avons observé le mode de locomotion des Notonectes et des Gerris. Pas loin de l'eau, dans la végétation, une Donacie aux élytres cuivreux, métalliques.

 

Quelques oiseaux entendus : rouge-gorge, mésange noire, huppée, casse-noix, bouvreuil, fauvette à tête noire, pinson, bec-croisé, roitelet huppé…

 

Une petite averse en fin d'après-midi : nous avons décidé de rentrer, sans emprunter le sentier aménagé de Covetan. En fait, c'était trop long, ce sera pour une autre fois !


                              

                                                     Vaccinum oxycoccos




 

                                  
                                                    Trientalis europaea



                                


Texte et photos  de Claudie


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