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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 08:48

~~Dimanche, notre ami Roger a fait un tour dans une forêt de la Semine.

Il a été surpris de trouver des champignons en bon état :

• des Chanterelles en tubes (Craterellus tubaeformis)

• des Chanterelles jaunes (Cantharellus cibarius)

• des Pieds de mouton (Hydnum repandum)

• et des Hygrophores de mars (Hygrophorus marzuolus).

Des champignons en Haute-Savoie début janvier !

~~ Voici la photo qu’il a prise avec son téléphone portable !

Monique

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 12:07

~~Sabrina nous a montré comment il fallait procéder… Après avoir évidé des pommes rouges (de préférence), on coupe des tranches pas trop épaisses (on laisse la peau !)

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~On met ces tranches quelques instants dans de l’eau bouillante sucrée pour qu’elles ramollissent un peu. On les sort de l’eau, on laisse refroidir.

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~On étale la pâte (pâte feuilletée toute prête), on coupe des bandes, on met un peu de sucre et éventuellement de la cannelle.

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~On pose les tranches de pommes sur la partie supérieure de la bande, le côté bombé en haut doit dépasser, les tranches doivent se chevaucher. Ensuite on replie la partie inférieure sur le bas des pommes

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~Et on roule… de façon à obtenir une rose !

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~On peut mettre ces roses dans des petits moules individuels ou tout simplement sur une plaque… La rose sort du four, on a ajouté un peu de sucre glace.

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~ A manger froid ou tiède, avec une boule de glace à la vanille…

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

~~On se régale !

Savez-vous faire des roses avec des pommes et de la pâte ?

Sabrina

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 21:12

Je viens d'apprendre la mort de Monsieur Jean-Marie Pelt, né le 24 octobre 1933 à Rodemack en Moselle et mort le 23 décembre 2015 à Metz, un grand monsieur, un homme simple au grand coeur. J'aimais beaucoup l'écouter.
Il était pharmacien, biologiste, botaniste et écologiste.
Il fut maire-adjoint de Metz, ville où il présidait l’Institut européen d’écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie notamment en milieu urbain.

Permettez-moi de vous conter une petite anecdote personnelle datant de quelques années, de ma rencontre avec ce grand monsieur :
J'étais allée au 27e Forum Terre du Ciel, à Aix les bains, où monsieur Jean Marie Pelt, animait une conférence.
Et il m’a fait un très beau cadeau :
Quand j'arrivais à sa conférence, la salle était complète, et la dame à l'entrée ne voulait pas me laisser passer, car il n'y avait plus de chaises, mais bon, j'ai dit : " Ce n'est pas grave, je m’assiérai par terre" et elle accepta.
Et je me suis assise dans l'allée centrale mais elle est revenue me dire de ne pas rester là, car il fallait laisser le passage libre pour la sécurité.
Jean Marie Pelt a entendu notre échange, et il m'a proposé de m'assoir à coté de lui, sur l'estrade. La chance !
J’ai échangé quelques mots avec lui, et en partant, je lui ai demandé de me faire un petit mot pour le groupe de botanique de Faverges, ce qu'il m'a fait très gentiment. J’étais trop contente de rapporter cet autographe comme un trophée dans notre groupe qui le conserve précieusement!

Un citation de Jean-Marie Pelt pour conclure :
« Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux. »
— Jean-Marie Pelt, L’Homme re-naturé, 1977

Sabrina

Hommage à Jean Marie-Pelt
Hommage à Jean Marie-Pelt
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 19:49

~~Notre amie Yvette nous a quittés ce mercredi 2 décembre à Paris. Elle aimait la photographie et la nature… Nous sommes allées ensemble en Andorre, en Nouvelle-Zélande, en Corse, dans le Jura, en Roumanie, en Pologne… Que de bons souvenirs ! Elle devait nous accompagner en Espagne à Almeria en mars, mais la maladie l’en a empêchée.

A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande
A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande

A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande

Dans les dunes du Parc national de Slowinski en Pologne (c’est du sable, pas de la neige !)

Dans les dunes du Parc national de Slowinski en Pologne (c’est du sable, pas de la neige !)

Avec Claudie en Pologne

Avec Claudie en Pologne

~~Nous sommes très touchées par sa disparition. Voici quelques photos d’Yvette :

Dracophyllum muscoides, famille des Ericaceae-Epacridaceae, une plante en coussinets. En montant à Old Man Range, Otago, Nouvelle-Zélande. En N-Z il y a beaucoup de fleurs blanches.

Dracophyllum muscoides, famille des Ericaceae-Epacridaceae, une plante en coussinets. En montant à Old Man Range, Otago, Nouvelle-Zélande. En N-Z il y a beaucoup de fleurs blanches.

Haematomma alpinum, un beau lichen à apothécies rouge écarlate que nous avions trouvé en Nouvelle-Zélande en montant à  Old Man Range. L’autre lichen, jaune pâle : Ramalina geniculata.

Haematomma alpinum, un beau lichen à apothécies rouge écarlate que nous avions trouvé en Nouvelle-Zélande en montant à Old Man Range. L’autre lichen, jaune pâle : Ramalina geniculata.

Argyronome laodice, le Nacré de Pallas : Biebrza, Pologne-  Ce grand papillon est assez répandu en Europe de l’est, de la Roumanie à la Baltique (Pologne, SE Suède, S Finlande). Migrateur occasionnel en marge de son aire, probablement en expansion vers le Nord. Revers caractéristique : une moitié jaune-vert, une moitié brun-violet, séparées par une fine ligne blanche. Plante-hôte : Viola palustris.

Argyronome laodice, le Nacré de Pallas : Biebrza, Pologne- Ce grand papillon est assez répandu en Europe de l’est, de la Roumanie à la Baltique (Pologne, SE Suède, S Finlande). Migrateur occasionnel en marge de son aire, probablement en expansion vers le Nord. Revers caractéristique : une moitié jaune-vert, une moitié brun-violet, séparées par une fine ligne blanche. Plante-hôte : Viola palustris.

Ranunculus reptans : Pologne, lac Zakszewie. Ne pas confondre avec Ranunculus repens, le bouton d’or rampant qui envahit nos jardins. C’est une minuscule Renoncule qui pousse les pieds dans l’eau. Elle est très proche de Ranunculus flammula, avec laquelle il y a de nombreuses formes de transition et d’ailleurs son nouveau nom est  Ranunculus flammula var. reptans, « plante boréale absente de France » (Flora Gallica). Cette Renoncule est rare en Pologne. En France ce serait la var. ovalis, RR et instable dans le Doubs, éteinte en Haute-Savoie (Sciez, plage inondée à Coudrée avec la Littorelle).

Ranunculus reptans : Pologne, lac Zakszewie. Ne pas confondre avec Ranunculus repens, le bouton d’or rampant qui envahit nos jardins. C’est une minuscule Renoncule qui pousse les pieds dans l’eau. Elle est très proche de Ranunculus flammula, avec laquelle il y a de nombreuses formes de transition et d’ailleurs son nouveau nom est Ranunculus flammula var. reptans, « plante boréale absente de France » (Flora Gallica). Cette Renoncule est rare en Pologne. En France ce serait la var. ovalis, RR et instable dans le Doubs, éteinte en Haute-Savoie (Sciez, plage inondée à Coudrée avec la Littorelle).

Araschnia levana, la Carte géographique : Galwika, Pologne. Cette Vanesse pond ses œufs sur sa plante-hôte, l’Ortie. Sur cette belle photo prise par Yvette, on voit que les œufs sont déposés sous les feuilles en empilements verticaux (environ 10 œufs).

Araschnia levana, la Carte géographique : Galwika, Pologne. Cette Vanesse pond ses œufs sur sa plante-hôte, l’Ortie. Sur cette belle photo prise par Yvette, on voit que les œufs sont déposés sous les feuilles en empilements verticaux (environ 10 œufs).

~~Et voici deux plantes d’Australie, le dernier voyage d’études qu’Yvette a fait avec la Société Botanique de France en octobre 2014 :

Thynasotus multiflorus, famille des Asparagacées

Thynasotus multiflorus, famille des Asparagacées

Hakea victoria, famille des Protéacées

Hakea victoria, famille des Protéacées

Monique et Claudie

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 19:03

~~Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 15 décembre à 20 h Maison des Associations

(au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

~~Lors du 1er diaporama (14 avril 2015), nous avons visité le Parc national du Djoudj, Richard Toll et les Trois Marigots dans le Sahel. Cette fois-ci, nous vous emmènerons dans le sud du pays toujours en compagnie de notre sympathique guide ornithologique Abdou Lô.

« Au Sénégal, Wassadou et delta du Sine Saloum » Diaporama de C. et J-M. Desjacquot, M. Magnouloux

~~Le campement-hôtel Wassadou est situé au bord du fleuve Gambie, à l’entrée du Parc national Niokolo-Koba. Ce n’est pas encore la forêt tropicale, mais le paysage est très vert et il y a déjà des arbres qui ont des racines à contreforts en palettes.

« Au Sénégal, Wassadou et delta du Sine Saloum » Diaporama de C. et J-M. Desjacquot, M. Magnouloux

~~Des balades en pirogue ou à pied nous permettront d’observer des hippopotames, des crocodiles, des mangoustes, des singes, des oiseaux au plumage chatoyant, des insectes etc.

Guêpier à gorge rouge et Choucadors pourprés
Guêpier à gorge rouge et Choucadors pourprés

Guêpier à gorge rouge et Choucadors pourprés

Pluvian d'Egypte et palmiers rôniers
Pluvian d'Egypte et palmiers rôniers

Pluvian d'Egypte et palmiers rôniers

~~Ensuite nous irons dans le Parc National du Siné-Saloum. Cette immense zone marécageuse est le domaine de la mangrove, une forêt amphibie de palétuviers à racines échasses ou pneumatophores (petites racines aériennes verticales)…

« Au Sénégal, Wassadou et delta du Sine Saloum » Diaporama de C. et J-M. Desjacquot, M. Magnouloux

~~ Abdou nous guidera dans les environs de Toubacouta : forêt de Sangako, petits villages, vergers de Manguiers, d’Anacardiers (ils produisent les noix de cajou), champs de bissap …

A Toubacouta," chez le Savoyard"
A Toubacouta," chez le Savoyard"

A Toubacouta," chez le Savoyard"

Hibiscus sabdariffa -bissap- et Mylabre
Hibiscus sabdariffa -bissap- et Mylabre

Hibiscus sabdariffa -bissap- et Mylabre

~~Venez nombreux ! Faites suivre l’info à vos amis. Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 22:15

~~Chaque mardi nous avons eu une profusion de champignons à déterminer, la fréquentation a été très satisfaisante, il y a eu une bonne ambiance de travail et les séances se sont souvent terminées par un pot et des gâteaux : départ à la retraite de José, anniversaire de Janine, de Fifine, naissance du petit Gabin…. autant d’occasions de faire la fête !

Séances de détermination le mardi soir...
Séances de détermination le mardi soir...

~~Voici quelques champignons que nous avons pu observer :

Asterophora parasitica = Nyctalis parasitica – le Nyctalis parasite-

Asterophora parasitica = Nyctalis parasitica – le Nyctalis parasite-

~~Ce tout petit champignon pousse sur les vieilles russules en décomposition. Les lames sont épaisses et espacées. Il a été trouvé au col de l’Epine. Asterophora, qui porte des étoiles (cf chlamydospores étoilées)- Nyctalis, du grec nuit – sombre, noir- car il affectionne les Russules noircissantes et mortes (noires).

Baeospora myriadophylla = Collybia lilacea – la Collybie à dix mille feuillets-
Baeospora myriadophylla = Collybia lilacea – la Collybie à dix mille feuillets-

Baeospora myriadophylla = Collybia lilacea – la Collybie à dix mille feuillets-

~~Ce petit champignon n’est pas fréquent, il poussait sur une souche pourrie d’épicéa en montant à la fosse à ours de Montangelier. Les lames sont très serrées, de couleur lilas. Baeospora : très petites spores- myriadophylla : à 10 000 feuilles, à lames très nombreuses.

Volvariella gloiocephala- la Volvaire visqueuse-
Volvariella gloiocephala- la Volvaire visqueuse-

Volvariella gloiocephala- la Volvaire visqueuse-

~~Mireille l’a trouvée dans sa pelouse à Giez. Le chapeau n’était plus visqueux mais il était brillant. Gloio, gluant, visqueux- cephala, tête- Sur cette photo de Roger Fillion on voit bien les lames libres de couleur rose pâle et la volve membraneuse blanche à la base du pied.

Helvella lacunosa – l’Helvelle lacuneuse-

Helvella lacunosa – l’Helvelle lacuneuse-

~~Un Ascomycète- le pied est creusé de sillons, le chapeau lobé ondulé, de couleur gris sombre.

Leptopodia elastica = Helvella elastica – l’Helvelle élastique- (à gauche)

Leptopodia elastica = Helvella elastica – l’Helvelle élastique- (à gauche)

~~Encore un Ascomycète - le pied est lisse, le chapeau a 2-3 lobes brun très pâle, on a vu par moment la sporulation. Lepto- mince, podia, pied-

Pulcherricium caeruleum – une « croûte » qui pousse sur le bois mort –

Pulcherricium caeruleum – une « croûte » qui pousse sur le bois mort –

~~ Quelle belle couleur bleu violacé foncé ! (du latin pulcher, beau- caerul-, bleu, couleur de ciel)

Gyromitra infula – le Gyromitre en turban-

Gyromitra infula – le Gyromitre en turban-

~~Chapeau brun-rouge formé de gros lobes faisant penser à un turban. Champignon toxique !

Amanita phalloides – l’Amanite phalloïde –

Amanita phalloides – l’Amanite phalloïde –

~~Ces Amanites phalloïdes ont été cueillies le 18 octobre dans la forêt de la Semine, près de Bellegarde. Rappelons que c’est un champignon mortel. Il faut apprendre à le reconnaitre pour éviter les confusions avec d’autres champignons.

Entoloma lividum – l’Entolome livide –

Entoloma lividum – l’Entolome livide –

~~Le même jour, dans la même forêt, une belle cueillette d’Entolomes livides ! Cette espèce est avec l’Amanite phalloïde, la responsable de la majorité des intoxications. Elle peut même être mortelle pour des sujets jeunes ou des personnes affaiblies.

Lepiota procera - Lépiote élevée, Coulemelle

Lepiota procera - Lépiote élevée, Coulemelle

Et pour terminer, un champignon comestible, la Coulemelle ou Lépiote élevée.

Monique et Claudie

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:02

~~Eh oui, à 1000m d'altitude, en plein cœur du massif de Chartreuse (commune de St-Pierre-de-Chartreuse), Philippe Bettremieux cultive sur 1000m² de terrain 10 000 bulbes de Crocus sativus (production annuelle 200 à 300 gr).

1- Un public attentif aux explications de Philippe

1- Un public attentif aux explications de Philippe

~~Originaire semble-t-il du Cachemire, le safran est connu depuis très longtemps (5000 ans peut-être), mais il aura mis 2000 ans pour être connu sur les bords de la mer Méditerranée. Puis ce sont les croisés et les Arabes qui l'ont ramené en Occident. Il était initialement utilisé comme teinture (1gr de safran peut teinter 1000 litres de liquide) ou en médecine (anti-inflammatoire, antioxydant). Les robes des moines bouddhistes sont encore aujourd'hui teintées au safran.

2- La fleur de Crocus sativus

2- La fleur de Crocus sativus

~~L'Iran, l'Espagne, l'Inde, la Grèce, l'Azerbaïdjan, le Maroc et l'Italie se partagent le plus gros de la production mondiale (300T/an environ). En France les principaux safraniers se trouvent dans le Quercy, le Gâtinais et dans la Creuse où se situe la plus grande exploitation (1 ha). Contrairement à la rumeur, le safran n'est pas réservé aux pays chauds. Il peut être caractérisé par les données suivantes : un investissement de départ faible (0.15 euros par bulbe), une mécanisation impossible, des risques d'attaque des bulbes par les rongeurs, un produit victime de contrefaçons, mais un développement rapide et une production très rentable (on parle d'or rouge).

3- Une plantation en planches de 3 rangs de bulbes

3- Une plantation en planches de 3 rangs de bulbes

~~Le bulbe "mère" planté de juillet à septembre dans une terre bien drainée va donner 1 ou 2 fleurs, de septembre à mi-octobre, dont on récupérera les 3 stigmates rouges qui composent le pistil de chaque fleur. L'émondage (opération de prélèvement des stigmates) s'effectue soit sur place sur la safranière à l'aide d'une pince spéciale, soit à "la maison". Intervient alors le séchage dans un four ou une étuve (Philippe utilise un four traditionnel). Les filaments, très légers et cassants, sont ensuite conservés dans un bocal fermé.

4- Le bulbe "mère"

4- Le bulbe "mère"

~~Le rendement reste faible, toutes proportions gardées : il faut 150 000 fleurs pour récolter 1 kg de stigmates frais qui donnera lui-même 200 gr de safran sec et utilisable. 60% des bulbes donneront une fleur la 1ère année. Le bulbe "mère" se démultipliera pour donner 2 à 4 bulbilles. Le safran est vendu 30 000€ le kilo. Mais sachant qu'il suffit de 0.1gr pour parfumer un plat pour 6 personnes, la dose ne coûte en réalité que 3€. Selon le plat à réaliser, il faut laisser infuser le safran 2 à 24h dans de l'eau, du lait, de la crème… avant d'ajouter l'infusion en fin de cuisson.

5- Une dose de produit sec pour un plat (une trentaine de stigmates)

5- Une dose de produit sec pour un plat (une trentaine de stigmates)

6- Conservation en bocal hermétiquement fermé

6- Conservation en bocal hermétiquement fermé

~~ Philippe s'est lancé dans l'aventure par amour des plantes et légumes oubliés et des épices et condiments exhausteurs de goût. Dans son restaurant La Ferme de Brévardière, il propose avec sa femme Céline des plats cuisinés à base de safran, ainsi que tout un panel de produits dérivés (sirops, confitures, vinaigres…).

Pierre

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:28

~~Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 17 novembre à 20 h

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

Sampeyre (1000 m) est situé au pied du col Agnel (2744 m) qui relie le Queyras (Hautes-Alpes) au Val Valraita dans le Piémont italien.

Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan
Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan

Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan

Renoncule des glaciers
Renoncule des glaciers

Renoncule des glaciers

~~Nous découvrirons des paysages de montagne, des pelouses fleuries, des talus d’une incroyable richesse botanique, des insectes, de beaux villages aux maisons en pierres sèches et aux toits couverts de lauzes…

A l’hôtel Torinetto on nous servira des repas succulents et nous vivrons de nombreux moments de bonheur avec nos amis italiens Iolanda, Giovanni et les autres…

Petit village dans le val Bellino et Lys orangé
Petit village dans le val Bellino et Lys orangé

Petit village dans le val Bellino et Lys orangé

~~Venez participer avec nous à cette session botanique franco-italienne studieuse et conviviale, il y aura des chants italiens et français lors des repas et aussi lors d’un pique-nique sous les gouttes de pluie… Comme quoi, on peut s’amuser et s’instruire tout à la fois !

« A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité » - Diaporama de C.Desjacquot, J.Carpentier, M.Magnouloux

~~ Venez nombreux !

Faites suivre l'info à vos amis !

Prochain diaporama : Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie » - Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 21:18

~~Chaque année nous cueillons quelques Tricholomes prétentieux, mais c’est la première année que nous en trouvons en si grandes quantités ! Le Suédois Elias Magnus Fries, le « père de la mycologie », a nommé ce champignon Agaricus portentosus en 1821. Lucien Quélet l’a placé en 1872 dans le genre Tricholoma. Tricholoma portentosum – Tricholome prétentieux- Charbonnier - Bise d’automne - Bise d’hiver - Petit gris d’automne- Petit-gris jaune- C’est une espèce tardive que nous avons pu présenter fin septembre à notre exposition, mais elle est bien plus abondante depuis la mi-octobre.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Chapeau gris ardoise brillant avec des fibrilles, aspect gras, visqueux - Lames blanches avec reflets jaunes - Pied blanc souvent lavé de jaune- Odeur agréable de farine, d’huître, de marée- saveur de farine. Sous pins, épicéas…

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Comment un champignon peut-il être « prétentieux » ? Dessin de Roland Sabatier, extrait du livre « Le gratin des champignons » (chez Glénat- 1986- nouvelle édition en 2012).

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Prétentieux : qui estime, par vanité, avoir une certaine supériorité, qui cherche à se mettre en valeur pour des qualités qu’il n’a pas- qui fait preuve de trop de vanité. Antonyme : humble, modeste. Portentosus : miraculeux, prodigieux, extraordinaire, presque incroyable… Ce mot ne signifie pas « prétentieux » ! Alors pourquoi l’appelle-t-on Tricholome « prétentieux » ? Ce serait peut-être plus juste de l’appeler « Tricholome merveilleux »…. En anglais et en allemand, il n’est pas question de « prétentieux » : Grey and yellow Knight-cap- Schwarzfaseriger Ritterling- Quoiqu’il en soit, le Tricholome prétentieux est un beau champignon que nous avons plaisir à rencontrer, c’est un très bon comestible.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Mais attention ! Il ne faut pas le confondre… avec le Tricholome tigré, Tricholoma pardinum, plus charnu, toxique (il provoque de graves troubles gastro-intestinaux)

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~avec le Tricholome vergeté, Tricholoma virgatum, immangeable à cause de sa saveur amère

avec le Tricholome de Josserand, Tricholoma josserandii, toxique (il provoque des troubles gastro-intestinaux)

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~avec le Tricholome disjoint, Tricholoma sejunctum, plus jaune et amer… etc.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~PRUDENCE- ON NE CONSOMME QUE DES CHAMPIGNONS QUE L’ON CONNAIT BIEN ET EN QUANTITE MODEREE.

Monique

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:41

~~En 1999, lorsque j’ai acquis une maison dans la Drôme, près de Valence, il y avait 4 grands buis de 4 à 5 m de haut. Quelques années plus tard, j’ai planté encore au bord d’une allée quelques pieds de buis donnés par une amie. Ces buis ont poussé sans problème particulier. En 2013, j’ai constaté que toutes les branches du bas jusqu’50 cm environ perdaient leurs feuilles, surtout sur les buis les plus anciens. Mais je n’y ai plus prêté attention. En juillet 2014, à la suite des nombreux articles parus sur internet ou dans la presse, j’ai appris que ces dégâts étaient causés par la Pyrale du buis, Cydalima perspectalis – famille des Crambidae - Ce ravageur du buis est un petit papillon de nuit originaire d’Extrême-Orient. Il a été importé en Europe suite au commerce international…du buis ! Il est arrivé en Suisse et en Allemagne en 2007, en France en 2008 (premiers cas notés en Alsace). Le pourtour méditerranéen a suivi assez rapidement ainsi que tout l’est du Massif central, la côte atlantique et la région parisienne. L’espèce est présente maintenant sur au moins 60 départements français dont la Haute-Savoie et la Savoie. En Europe, il a gagné la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Autriche… et la liste des pays colonisés ne cesse d’augmenter.

En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015
En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015

En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015

~~Je constatais la progression du dessèchement des branches inférieures jusqu à 1 m environ, mais je ne savais pas voir de traces particulières de cocons, chenilles, papillons. Par contre, cette année, dès le 1er mai, j’ai eu la surprise de découvrir de nombreuses chenilles. J’en ai installé une dizaine dans un terrarium avec des rameaux de buis pour les nourrir : j’avais envie de voir à quoi ressemblerait le papillon… Ces chenilles sont ornées de bandes longitudinales vert jaune et vert sombre, avec une grosse tête d’un noir brillant. Une petite verrue noire et un long poil blanc de chaque côté sur chaque anneau.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis
La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~ Ces chenilles sont très voraces, elles grignotent avec appétit les feuilles de buis pourtant coriaces et atteignent la taille maximale (4 cm) en un mois !

Elles ont tout dévoré, il ne reste que des crottes : vite, il faut aller chercher du buis !

Elles ont tout dévoré, il ne reste que des crottes : vite, il faut aller chercher du buis !

~~Elles tissent une sorte de filet de camouflage, fait de fils de soie et de crottes mêlées, reliant les extrémités rameuses du buis et les feuilles s’y trouvant. Profitant de leur mimétisme, elles peuvent dévorer à leur aise et à l’abri des regards, les parties vertes de l’arbuste.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Petit à petit, les chenilles se nymphosent : la chrysalide verte devient rapidement brune (21 mm).

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Les papillons ont émergé au bout de 2-3 semaines. Le 3 juin, un premier papillon nait : il est brun foncé avec de beaux reflets mordorés.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Les autres naitront les jours suivants. La plupart sont blancs, les ailes légèrement bleutées bordées de gris-brun, envergure 36 à 44 mm.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis
La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Quelques-uns sont plus sombres, comme le premier. Ces papillons nés en juin s’accouplent, se reproduisent : les œufs sont pondus sur la face inférieure des feuilles de buis. Il y aura au moins 3 générations par an. Cette prolifération rapide, l’absence de prédateurs, font qu’il est difficile de se débarrasser de la pyrale ! Pour essayer de sauver mes buis, j’ai brûlé toutes les autres chenilles. J’ai prévu d’utiliser un traitement biologique par pulvérisation proposé par les Ets Truffaut. Pour enrayer la propagation, on peut aussi utiliser un produit biologique à base de Bacillus thuringiensis. Un comble : le Frelon asiatique (Vespa velutina) introduit lui aussi il y a peu en France serait un prédateur avéré de la Pyrale du buis ! Mais à grande échelle, plutôt que de s’évertuer à lutter contre les nouvelles venues, il serait préférable d’essayer de maintenir des écosystèmes riches et diversifiés, ce qui limiterait les effets de leur introduction.

Michèle P. d’Annecy

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