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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:28

~~Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 17 novembre à 20 h

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

Sampeyre (1000 m) est situé au pied du col Agnel (2744 m) qui relie le Queyras (Hautes-Alpes) au Val Valraita dans le Piémont italien.

Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan
Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan

Col Agnel et Mont Viso, en arrière plan

Renoncule des glaciers
Renoncule des glaciers

Renoncule des glaciers

~~Nous découvrirons des paysages de montagne, des pelouses fleuries, des talus d’une incroyable richesse botanique, des insectes, de beaux villages aux maisons en pierres sèches et aux toits couverts de lauzes…

A l’hôtel Torinetto on nous servira des repas succulents et nous vivrons de nombreux moments de bonheur avec nos amis italiens Iolanda, Giovanni et les autres…

Petit village dans le val Bellino et Lys orangé
Petit village dans le val Bellino et Lys orangé

Petit village dans le val Bellino et Lys orangé

~~Venez participer avec nous à cette session botanique franco-italienne studieuse et conviviale, il y aura des chants italiens et français lors des repas et aussi lors d’un pique-nique sous les gouttes de pluie… Comme quoi, on peut s’amuser et s’instruire tout à la fois !

« A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité » - Diaporama de C.Desjacquot, J.Carpentier, M.Magnouloux

~~ Venez nombreux !

Faites suivre l'info à vos amis !

Prochain diaporama : Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie » - Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 21:18

~~Chaque année nous cueillons quelques Tricholomes prétentieux, mais c’est la première année que nous en trouvons en si grandes quantités ! Le Suédois Elias Magnus Fries, le « père de la mycologie », a nommé ce champignon Agaricus portentosus en 1821. Lucien Quélet l’a placé en 1872 dans le genre Tricholoma. Tricholoma portentosum – Tricholome prétentieux- Charbonnier - Bise d’automne - Bise d’hiver - Petit gris d’automne- Petit-gris jaune- C’est une espèce tardive que nous avons pu présenter fin septembre à notre exposition, mais elle est bien plus abondante depuis la mi-octobre.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Chapeau gris ardoise brillant avec des fibrilles, aspect gras, visqueux - Lames blanches avec reflets jaunes - Pied blanc souvent lavé de jaune- Odeur agréable de farine, d’huître, de marée- saveur de farine. Sous pins, épicéas…

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Comment un champignon peut-il être « prétentieux » ? Dessin de Roland Sabatier, extrait du livre « Le gratin des champignons » (chez Glénat- 1986- nouvelle édition en 2012).

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Prétentieux : qui estime, par vanité, avoir une certaine supériorité, qui cherche à se mettre en valeur pour des qualités qu’il n’a pas- qui fait preuve de trop de vanité. Antonyme : humble, modeste. Portentosus : miraculeux, prodigieux, extraordinaire, presque incroyable… Ce mot ne signifie pas « prétentieux » ! Alors pourquoi l’appelle-t-on Tricholome « prétentieux » ? Ce serait peut-être plus juste de l’appeler « Tricholome merveilleux »…. En anglais et en allemand, il n’est pas question de « prétentieux » : Grey and yellow Knight-cap- Schwarzfaseriger Ritterling- Quoiqu’il en soit, le Tricholome prétentieux est un beau champignon que nous avons plaisir à rencontrer, c’est un très bon comestible.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~Mais attention ! Il ne faut pas le confondre… avec le Tricholome tigré, Tricholoma pardinum, plus charnu, toxique (il provoque de graves troubles gastro-intestinaux)

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~avec le Tricholome vergeté, Tricholoma virgatum, immangeable à cause de sa saveur amère

avec le Tricholome de Josserand, Tricholoma josserandii, toxique (il provoque des troubles gastro-intestinaux)

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~avec le Tricholome disjoint, Tricholoma sejunctum, plus jaune et amer… etc.

Automne 2015 : une bonne saison pour les prétentieux !

~~PRUDENCE- ON NE CONSOMME QUE DES CHAMPIGNONS QUE L’ON CONNAIT BIEN ET EN QUANTITE MODEREE.

Monique

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:41

~~En 1999, lorsque j’ai acquis une maison dans la Drôme, près de Valence, il y avait 4 grands buis de 4 à 5 m de haut. Quelques années plus tard, j’ai planté encore au bord d’une allée quelques pieds de buis donnés par une amie. Ces buis ont poussé sans problème particulier. En 2013, j’ai constaté que toutes les branches du bas jusqu’50 cm environ perdaient leurs feuilles, surtout sur les buis les plus anciens. Mais je n’y ai plus prêté attention. En juillet 2014, à la suite des nombreux articles parus sur internet ou dans la presse, j’ai appris que ces dégâts étaient causés par la Pyrale du buis, Cydalima perspectalis – famille des Crambidae - Ce ravageur du buis est un petit papillon de nuit originaire d’Extrême-Orient. Il a été importé en Europe suite au commerce international…du buis ! Il est arrivé en Suisse et en Allemagne en 2007, en France en 2008 (premiers cas notés en Alsace). Le pourtour méditerranéen a suivi assez rapidement ainsi que tout l’est du Massif central, la côte atlantique et la région parisienne. L’espèce est présente maintenant sur au moins 60 départements français dont la Haute-Savoie et la Savoie. En Europe, il a gagné la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Autriche… et la liste des pays colonisés ne cesse d’augmenter.

En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015
En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015

En haut : photo Internet - En bas : photo prise à Lathuile (74) 1-9-2015

~~Je constatais la progression du dessèchement des branches inférieures jusqu à 1 m environ, mais je ne savais pas voir de traces particulières de cocons, chenilles, papillons. Par contre, cette année, dès le 1er mai, j’ai eu la surprise de découvrir de nombreuses chenilles. J’en ai installé une dizaine dans un terrarium avec des rameaux de buis pour les nourrir : j’avais envie de voir à quoi ressemblerait le papillon… Ces chenilles sont ornées de bandes longitudinales vert jaune et vert sombre, avec une grosse tête d’un noir brillant. Une petite verrue noire et un long poil blanc de chaque côté sur chaque anneau.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis
La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~ Ces chenilles sont très voraces, elles grignotent avec appétit les feuilles de buis pourtant coriaces et atteignent la taille maximale (4 cm) en un mois !

Elles ont tout dévoré, il ne reste que des crottes : vite, il faut aller chercher du buis !

Elles ont tout dévoré, il ne reste que des crottes : vite, il faut aller chercher du buis !

~~Elles tissent une sorte de filet de camouflage, fait de fils de soie et de crottes mêlées, reliant les extrémités rameuses du buis et les feuilles s’y trouvant. Profitant de leur mimétisme, elles peuvent dévorer à leur aise et à l’abri des regards, les parties vertes de l’arbuste.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Petit à petit, les chenilles se nymphosent : la chrysalide verte devient rapidement brune (21 mm).

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Les papillons ont émergé au bout de 2-3 semaines. Le 3 juin, un premier papillon nait : il est brun foncé avec de beaux reflets mordorés.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Les autres naitront les jours suivants. La plupart sont blancs, les ailes légèrement bleutées bordées de gris-brun, envergure 36 à 44 mm.

La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis
La Pyrale du buis, Cydalima perspectalis

~~Quelques-uns sont plus sombres, comme le premier. Ces papillons nés en juin s’accouplent, se reproduisent : les œufs sont pondus sur la face inférieure des feuilles de buis. Il y aura au moins 3 générations par an. Cette prolifération rapide, l’absence de prédateurs, font qu’il est difficile de se débarrasser de la pyrale ! Pour essayer de sauver mes buis, j’ai brûlé toutes les autres chenilles. J’ai prévu d’utiliser un traitement biologique par pulvérisation proposé par les Ets Truffaut. Pour enrayer la propagation, on peut aussi utiliser un produit biologique à base de Bacillus thuringiensis. Un comble : le Frelon asiatique (Vespa velutina) introduit lui aussi il y a peu en France serait un prédateur avéré de la Pyrale du buis ! Mais à grande échelle, plutôt que de s’évertuer à lutter contre les nouvelles venues, il serait préférable d’essayer de maintenir des écosystèmes riches et diversifiés, ce qui limiterait les effets de leur introduction.

Michèle P. d’Annecy

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 18:17

~~Cet été je suis allée à la rencontre d’arbres remarquables et d’arboretums. L’arboretum de Saint Lambert est situé à côté de la maison forestière de l’ONF de Vaucluse, entre la D140 (Lioux) et la D943 (Saint Saturnin - Sault). Dans cet arboretum j’ai découvert un pin remarquable, le Pin de Coulter : ses cônes sont impressionnants, ce sont les plus gros du genre. On l’appelle le « faiseur de veuves », le « pin des veuves » ! En effet, il vaut mieux ne pas faire la sieste sous ce pin, surtout un jour de grand vent !

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~J’aurais bien voulu ramener en souvenir un cône entier, mais les cônes étaient bien trop haut, comme vous pouvez le constater sur la photo.

Sabrina sous un Pin de Coulter

Sabrina sous un Pin de Coulter

~~J’ai trouvé sur le sol quelques écailles, elles sont énormes ! Je les ai présentées à l’exposition d’automne du Groupe Nature.

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~Pin de Coulter, Pin à gros cônes - Pinus coulteri D.Don. (= P. macrocarpa Lindl.) Le Pin de Coulter est originaire du sud de la Californie (États-Unis) et du nord de la Basse-Californie (Mexique), il vit sur les versants secs et rocheux des montagnes. Il est nommé ainsi en hommage à Thomas Coulter, un botaniste et physicien irlandais (1793-1843) qui l’a découvert en 1832. David Douglas l’a introduit la même année en Angleterre. Cet arbre peut atteindre une hauteur de 25 m, et 1 m de diamètre. Il a un port largement étalé, mais plutôt conique chez les jeunes sujets. Ses branches sont souvent ascendantes. Ses rameaux brun-violet sont robustes. Leur couleur s'éclaircit avec l'âge. Son écorce épaisse est pourpre-brun, écaillée, aux fissures profondes.

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~Ces jeunes Pins de Coulter ont été photographiés au Maroc, à Ifrane, devant l’hôtel Chamonix (Moyen Atlas- photo de Monique). Ils ne sont pas encore très hauts. Ses aiguilles sont raides, très légèrement incurvées, longues (15 à 30 cm). Elles sont de couleur verte à vert-gris, par faisceau de 3 (mais parfois 4 ou 5), avec des stomates sur toutes les faces. Elles persistent 3 à 4 ans.

Photo prise à Ifrane, au Maroc (Monique)

Photo prise à Ifrane, au Maroc (Monique)

~~Les fleurs mâles sont pourpres, puis jaunes en s'ouvrant, les fleurs femelles sont rouges. Les cônes sont ovoïdes et très volumineux, ils font jusqu'à 35 cm de long et 10 cm de large et peuvent peser jusqu'à 2,5 kg. Le Pin de Coulter est l'espèce de pin qui possède les cônes les plus lourds.

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~Ils mûrissent en 2 ans, mais ne s'ouvrent qu'un peu plus tard. Leurs écailles possèdent de robustes épines crochues pointant vers l'apex. Les graines, brun-foncé, sont comestibles, elles font de 1,5 à 2 cm, et possèdent une aile qui fait jusqu'à 2,5 cm de long.

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~A Ifrane, des cônes étaient en vente au marché, il fallait bien sûr marchander le prix !

Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »
Le Pin de Coulter, le « faiseur de veuves »

~~En avril, nous avons revu plusieurs cônes du « faiseur de veuves » en Grèce (île d’Eubée), ils décoraient un bar où nous avons fait une pause entre deux herborisations. (Monique) La Forêt de St Lambert a été créée par l’INRA, elle est composée de conifères plantés vers 1950. Dans les années 60 un arboretum est créé afin de tester la résistance à la forte amplitude thermique et à la pauvreté du sol d’autres espèces que les chênes locaux.

~~J’ai beaucoup apprécié cet arboretum. On y rencontre de nombreuses espèces typiques de la forêt méditerranéenne : le Pin de Salzman, le Pin laricio de Corse, le Pin noir d’Autriche, l’Erable de Montpellier, l’Erable champêtre, le Chêne vert, le Chêne pubescent, le Genévrier cade…. Le sentier est bien aménagé, il fait une boucle de 1 km environ. Devant chaque arbre, des panneaux avec les renseignements. Loin de la civilisation, tout le long du sentier dans la forêt, j’ai vécu un excellent moment.

Sabrina

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 21:01

Faites un copier coller de ce lien s'il ne s'ouvre pas :

https://youtu.be/FKxxLhkyH1c

2 minutes 27

en musique avec Les 4 Saisons de Vivaldi - L'Automne

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 18:02

~~Nous voici arrivés au col du Grand Fond (2671 m). Belle vue sur le lac et le refuge de Presset.

Pierra Menta côté Presset
Pierra Menta côté Presset

Pierra Menta côté Presset

~~ La célèbre Pierra Menta est à droite sur la photo. Mais on a du mal à la reconnaître car elle n’a pas son aspect habituel… Vous connaissez la légende…. Gargantua aurait donné un grand coup de pied dans les Aravis : un bloc se détacha, laissant un trou qui donna naissance à ce qu’on appelle maintenant la « Porte des Aravis », le bloc alla se ficher au beau milieu du Beaufortain, la Pierra Menta.…

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

~~De l’autre côté, vue sur la Brèche de Parozan. Le massif du Mont Blanc est caché par les nuages, c’est dommage.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Sur l'arête du col nous découvrons une touffe de Campanule du Mont-Cenis, Campanula cenisia, aux fleurs bleu pâle…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~ la Saxifrage à 2 fleurs, Saxifraga biflora, cette plante n’est pas fréquente. Pour la rencontrer il faut monter à une certaine altitude

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~…l'Achillée naine, Achillea nana, aux feuilles velues-laineuses. Cette plante aromatique est utilisée comme le Genépi, pour confectionner des tisanes et des liqueurs.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Le Cresson des Chamois a changé plusieurs fois de nom… Jadis on l’appelait Hutchinsia alpina, en hommage à Miss Ellen Hutchins (1785-1815), une Irlandaise de santé fragile, décédée à 30 ans, elle était passionnée par la flore alpine, les mousses, les lichens, les algues marines… Puis on l’a appelé Pritzelago, aujourd’hui Flora Gallica a choisi un autre nom Hornungia alpina subsp. alpina….

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Oxyria digyna, c’est une sorte de petite oseille à feuilles rondes qui pousse dans les éboulis acides.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Pendant le casse-croûte, nous observons à la jumelle un Aigle royal, 2 Vautours fauves en vol. Nous avons vu dévaler de la Brèche de Parozan quelques 25 bouquetins qui nous ont attendus un peu plus tard, un peu plus bas. Ce sont des mâles.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Au retour, nous avons noté quelques criquets : la Decticelle montagnarde, Anonconotus alpinus, la Miramelle des moraines ou Criquet marcheur, Podisma pedestris, la Miramelle des frimas, Melanoplus frigidus, le Criquet ensanglanté Stethophyma grossum, le Criquet bariolé, Arcyptera fusca… Voici le Criquet des pâtures, Chorthippus parallelus. Nous observons un couple. Le mâle est petit, vert, côtés des fémurs postérieurs et tibias rougeâtres. La femelle est plus grande, brune, ailes très réduites, bord des fémurs rougeâtre. Le mâle fait des tentatives d’approche…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Mais cette balade dans le Beaufortin nous réservait une dernière énorme surprise… Entre la prise d’eau EDF et le Cormet de Roselend, nous avons vu un Gypaète barbu, posé, pas loin de nous ! Barbichette noire, œil cerclé de rouge - Plumage contrasté, c’est un adulte.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie
LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Il est certainement bagué, mais on ne peut pas voir la bague. Dommage, nous aimerions savoir d’où il vient, comment il s’appelle … Ce n’est pas Linky, ce Gypaète observé dans le Beaufortain à peu près à la même époque : né en 2013 en Haute-Savoie à Sixt-Fer à Cheval, bagué au nid, observé en Suisse, dans le Valais, en janvier et février 2014, c’est un juvénile.

Le temps de faire une ou deux photos… Puis le Casseur d’os a pris son envol et a regagné les falaises de l’autre côté de la vallée.

~~En vol : on voit bien sa queue en forme de losange.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

Nous sommes émus : c'est la première fois que nous voyons un Gypaète de si près !

Monique, Pierre, Jean-Marc, Claudie

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 17:20

~~Du parking du Cormet de Roselend (1967 m) jusqu’à la prise d’eau (1999 m), nous marchons sur une large piste d’alpage à peu près plate. Un Cuivré de la verge d’or, Lycaena virgaurea, se pose sur une fleur de Parnassie. Dessus des ailes orange bordé de noir, c’est un mâle.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Deux grosses chenilles de Petit Paon de nuit, Saturnia pavonia, se régalent des feuilles du Saule fétide.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Il y a aussi une jeune chenille de Bombyx du chêne, Lasiocampa quercus…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~et une chenille bien poilue qu’on appelle la Chevelure dorée, Acronycta auricoma.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~A la prise d’eau EDF, nous traversons le ruisseau de la Neuva et prenons un petit sentier. Et là nous faisons une rencontre pas banale : des jeunes qui, en plus du sac à dos, portent des instruments de musique, certains assez encombrants, p.ex. une contrebasse…. Ces randonneurs musiciens donnent des concerts dans les refuges. Pour la 3e édition- été 2015, du 23 juillet au 28 août : ils sont partis du Queyras pour aller jusqu’au massif du Mont-Blanc en passant par les Ecrins, les Cerces, la Vanoise et le Beaufortain - Soit 650 km- 30 000 m de dénivelé positif- 37 jours de marche ! La veille ils ont donné un concert au refuge de Presset- Ils se rendent au refuge du col de la croix du Bonhomme- Ensuite ils ont programmé le refuge des Conscrits. Une pause dans la vallée, à Saint-Gervais, concert au théâtre Montjoie. Puis refuge du Nid d’Aigle, refuge du Goûter… Bravo les jeunes !

Photo prise sur le site  www.tourneedesrefuges.fr
Photo prise sur le site  www.tourneedesrefuges.fr

Photo prise sur le site www.tourneedesrefuges.fr

~~Après ces nombreuses semaines de sécheresse, nous ne nous attendions pas à trouver une flore encore aussi présente. Tout au long de notre avancée dans la Combe de la Neuva, nous avons pu voir une belle touffe de Gentiane asclépiade, Gentiana asclepiadea…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…blottie au creux des rochers, la Sabline ciliée, Moehringia ciliata…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…la Saxifrage sillonnée, Saxifraga exarata…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…le Céraiste à larges feuilles, Cerastium latifolium

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…le Céraiste pédonculé, Cerastium pedunculatum… et bien d'autres encore…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Peu avant l'assaut final, en bas du grand chaos rocheux qui conduit au col du Grand Fond, Dame Nature nous montre qu'elle sait organiser ses composants tel un parfait jardinier de ville, à l'image de ces massifs circulaires de linaigrettes de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri, sur un petit ilot herbeux.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie
LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Encore un petit effort pour arriver au col !

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~ Claudie, Monique, Pierre

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 22:01

~~C'est sur le marché de Royan en Charente maritime que nous avons découvert cette curieuse "tomate violette". De la famille des Solanacées, il se présente comme une tomate ronde de taille moyenne, jaune-vert quand il est jeune, violet (comme une aubergine) quand il est mûr.

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~C'est le cousin du Coqueret du Pérou (Physalis peruviana) qui produit des fruits jaunes

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~et de l'Amour en cage (Physalis alkekengi) dont on conserve la "lanterne" orangée en décoration ou dont on peut consommer les fruits rouge-orangé.

Photos : Roger Fillion
Photos : Roger Fillion

Photos : Roger Fillion

~~L'étal en proposait plus de 50kg, tous dans leur enveloppe fragile. La marchande en vantait l'originalité, les qualités gustatives. Nous nous sommes laissés tenter et n'avons pas été déçus. Le tomatillo peut être mangé cru, seul ou mélangé avec de vraies tomates, ou cuit avec de l'ail, des courgettes, du piment…, en confiture, il peut être congelé… C'est le composant de base de la salsa mexicaine. Il faut d'abord le débarrasser de son enveloppe "papier", le contact avec les doigts est alors légèrement poisseux, collant avec la peau qu'il suffit de passer sous l'eau.

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)
LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)
LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~Il a un goût agréable, frais et légèrement acidulé. La texture est presque craquante, il n'a pas de jus liquide comme la tomate.

Pierre et Catherine Melin

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:03

~~ Le 7 juillet, attiré par la lumière, un petit papillon de nuit pénètre dans la maison et volète autour d’une lampe. Je le capture aussitôt et quelle n’est pas ma surprise, il n’est pas de couleur terne comme la plupart des Hétérocères ! C’est un magnifique papillon rose orangé, décoré de fines lignes noires sinueuses et d’une rangée de points noirs. Je l’avais repéré dans mes livres et j’avais hâte de le découvrir !

La Rosette, Miltochrista miniata

~~C’est Miltochrista miniata, la Rosette. Ce petit papillon, 20-27 mm d’envergure, vole de juillet à septembre en une génération. Il fait partie des Ecailles (Arctiidae).

La chenille se nourrit de lichens (surtout Parmelia) sur les arbres. Elle hiverne sous l’écorce. La Rosette fréquente les milieux boisés, les prairies marécageuses, les bocages.

La Rosette, Miltochrista miniata

~~Mon amie Yvette l’a photographiée dans le Berry : elle butinait les Solidages dans son jardin.

Photo : Yvette M.

Photo : Yvette M.

~~Ce papillon est répandu, pas toujours commun, et j’étais contente de le rencontrer !

Claudie

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:22

~~Lors de notre voyage, nous avons rencontré dans le désert de Tabernas - plus précisément dans le Barranco de Rioja - un lézard endémique du nord-ouest de l’Afrique, du Portugal et du sud de l’Espagne : l’Acanthodactyle commun ou Acanthodactyle de l’Atlas, Lézard à pieds épineux, Lézard fouette-pieds, Acanthodactylus erythrurus. Des épines sont disposées comme un peigne sur les orteils des pattes postérieures (acantha, « épine » et dactylos, « doigt »). Ces sortes de « raquettes » sont très utiles pour courir sur le sable ! Ce lézard extrêmement rapide n’est pas facile à photographier !

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Sa posture est caractéristique : il redresse l’avant de son corps pour fixer les prédateurs.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~ Photo d’un adulte (18-20 cm), dos brun orné de rayures blanches longitudinales, points noirs et jaunes sur les flancs, ventre blanc, queue très mince, effilée, fortement gonflée à la base chez les mâles adultes.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Un juvénile noir à rayures blanches, queue et cuisses rouge vif (cf Acanthodactylus erythrurus : erythros, « rouge » et urus, queue)

26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Un papillon commun dans le sud de l’Espagne et du Portugal, le Zébré du Sisymbre, Euchloe belemia – Dessus blanc taché de noir, dessous vert à bandes blanches. Nous l’avons vu plusieurs fois au cours de notre séjour : dans le Barranco de Rioja, à Tabernas et aussi au Cabo de Gata, en arrière de la plage de Rodalquilar.

26 mars, Barranco de Rioja
26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Mimétisme étonnant !

Il se distingue facilement des autres Marbrés (Euchloe sp) qui ont un revers tacheté de vert alors que celui-ci est zébré. Chenilles sur diverses Brassicacées (Sisymbrium, Diplotaxis…)

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~ Dans les Lauriers roses (Nerium oleander) et en particulier dans leurs fruits, nous avons observé de nombreuses punaises rouges et noires : Caenocoris nerii, la Punaise du laurier rose.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Elle est arrivée dans le sud de la France il y a quelques années seulement : vous l’y rencontrerez peut-être !

26 mars, Barranco de Rioja
26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Le Scorpion languedocien ou Scorpion jaune – Buthus occitanus – il se cache la journée sous les pierres : avant de le trouver nous avons soulevé un bon nombre de cailloux ! La nuit, il chasse les araignées et les scolopendres. Doré à orangé, pinces fines, queue épaisse et puissante, 5 petits yeux latéraux situés de chaque côté, très en avant de la tête et 2 yeux plus grands situés en arrière.

23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses
23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses

23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses

~~Du Var aux Pyrénées-Orientales, Péninsule Ibérique où il est largement répandu. Attention, sa piqûre est très douloureuse !

Claudie

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Published by groupe nature - dans VOYAGES
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