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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:53

~~ Cynomorium coccineum L. : le Cynomore écarlate, le Champignon de Malte, l’Eponge de Malte

Mais quel est donc ce champignon ? En fait, c’est une plante ! Elle faisait partie des Balanophoracées- aujourd’hui c’est une Cynomoriacée.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Nous l’avons trouvée fin mars en Andalousie orientale, dans le désert de Tabernas (province d’Almeria). Il y en avait 17.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Elle parasite les Tamarix, Salsola, Suaeda, Atriplex, Obione et autres espèces halophiles (plantes qui poussent sur des terrains salés). Un épi floral rougeâtre (coccineum = écarlate) de 15-30 cm de haut, porté par une tige courte un peu écailleuse. Les fleurs sont extrêmement petites, fleurs mâles à une étamine, visibles à la loupe, fleurs femelles moins visibles.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~ La plante dégage une forte odeur de putréfaction : Cynomorium = déjection de chien. .

Pourquoi « Champignon de Malte » ? Le Cynomorium était très recherché au XVIIIe siècle. Séché et réduit en poudre, on l’employait pour traiter les dysenteries, dermatoses, hémorragies. On lui prêtait également des vertus aphrodisiaques. On le trouvait à Malte, à l’ouest de Gozo, sur un îlot appelé « Fungus Rock », le « Rocher des champignons » car on croyait à l’époque qu’il s’agissait d’un champignon. Les chevaliers de l’ordre de Malte en avaient le monopole du commerce. En 1744, on mit le rocher sous contrôle militaire avec interdiction d’approcher ! Les Balanophoracées sont originaires des régions subtropicales à tropicales. Balanophora signifie porteur de gland (forme de l'inflorescence femelle)…APG III a créé une famille spéciale pour notre plante : la famille des Cynomoriacées qui ne comprend que 2 espèces, C. coccineum et une espèce proche C. songaricum (= C. coccineum subsp. songaricum) qui pousse en Asie centrale, les Chinois l’utilisent comme plante médicinale.

Nous avons trouvé cette plante étrange au Maroc, près de l’oued Massa en 1986. Et aussi en Sardaigne, sur la côte ouest, au Cap San Marco péninsule del Sinis, en avril 2011.

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes
En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

~~Sa répartition : Sud de l’Espagne, Portugal, Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Maroc, Palestine, Iran, Asie centrale...

Monique et Claudie

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 20:40

~~Fin mars, nous avons passé une semaine en Andalousie avec Pascal Jarige, un guide naturaliste très sympathique.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Nous étions dans la région d’Almeria, une région qui n’est pas très touristique : presque tous les terrains plats sont occupés par la « plasticulture », des serres en plastique où l’on cultive des concombres, des belles tomates bien rouges mais sans goût qu’on nous propose en hiver… Cette mer de plastique est visible depuis les satellites !

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Mais dès qu’on quitte la plaine, on se trouve dans des sites sauvages intéressants. C’est la région la plus aride d’Europe : 156 mm par an au phare du cap de Gata, température moyenne supérieure à 18°.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~On y trouve des plantes et des paysages qui nous rappellent le Maroc.

Noria et palmiers dattiers

Noria et palmiers dattiers

~~A Rodalquilar : une noria (machine hydraulique qui permet d’élever l’eau), des palmiers dattiers (Phoenix dactylifera) et le ciel bleu… comme au Maroc ! L’emblème du Parc Naturel de Cabo de Gata-Nijar, créé en 1987 : Chamaerops humilis, le Palmier nain, qu’on connait bien du Maroc.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Les feuilles de ce petit palmier ont un limbe palmé en éventail, on les utilisait pour la fabrication de balayettes. Plante dioïque, fleurs mâles jaunes, fleurs femelles vertes…mais il y a aussi des fleurs hermaphrodites…

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Sur cette photo, on voit des taches bien vertes, les palmiers nains, et des grosses touffes d’une graminée robuste, Stipa tenacissima, l’alfa (de l’arabe halfa). L’alfa couvre de vastes zones en Afrique du nord, il sert à fabriquer des objets vannés ou tressés, des cordes, du papier pour les éditions de luxe….

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Voici une plante remarquable que nous avons rencontrée au Maroc : la Cistanche parasite les Chénopodiacées (Salsola, Sueda, Arthrocnemum...).

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Cistanche phelypaea (L.) Coutinho – Famille des Orobanchacées

Feuilles réduites à des écailles, pas de chlorophylle, pas de racines, mais un gros tubercule qui se fixe sur la plante parasitée par un suçoir. Au Sahara cette partie souterraine pleine d’amidon est consommée. Il faut la cueillir juste avant que la tige ne sorte de terre. Cuite dans la cendre, elle aurait un goût de pommes de terre… un peu amères. La plante est utilisée aussi pour ses vertus médicinales et pour ses propriétés tinctoriales (cf son ancien nom : Cistanche tinctoria).

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~ L’épi floral est très fourni, nombreuses grandes fleurs à corolles jaune vif ou jaune pâle, parfois violacées.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~La plante pousse souvent en touffes.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~ La région d’Almeria, une région aride originale qui attire les botanistes surtout en début de saison et qui intéresse aussi les passionnés de géologie… Merci à Pascal qui nous a fait découvrir cette belle région !

Monique et Claudie

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 19:19

J’ai eu la chance de revoir cette pulsatille mi-avril dans le nord Isère. J’ai cherché à en savoir un peu plus.

Les pulsatilles appartiennent à la famille des Renonculacées. On en compte plusieurs dizaines d’espèces et sous-espèces sur le territoire national. Aujourd’hui, elles font partie des Anémones qui regroupent en un genre unique Anemonoides, Hepatica, Homalocarpus et Pulsatilla. Il faudrait donc les appeler Anémones : Anémone rouge- Anemone rubra. Elles font partie des plantes sans calice apparent, même si ce que l’on voit ressemble aux pétales d’une fleur. Il s’agit en fait de sépales ou bractées pétaloïdes ou tépales qui sont au nombre de 6/7.

Cette pulsatille est facilement repérable par sa couleur rouge-brun, couleur qui peut varier légèrement selon les régions et l’exposition. Elle devient quasiment noire à la dessiccation.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos SavoieLa pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Les sépales pétaloïdes sont couverts de poils blancs, les étamines externes sont jaunes et stériles. Les feuilles sont découpées, 2 à 4 fois pennatiséquées (divisées un peu comme une feuille de fougère), glabres à l’état adulte.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Elle préfère les terrains secs et steppiques, sur calcaire. Elle est présente dans le centre de la France, en Rhône-Alpes et dans les Pays de Loire et elle fait l’objet d’une protection dans ces deux dernières régions. Dans le nord Isère, elle a été relevée dans 11 communes seulement (plateau de Crémieu), mais elle est hélas en régression.

La pulsatille rouge, par sa couleur, est très proche de plusieurs autres espèces, comme par exemple la pulsatille des montagnes (montana), des prés (pratensis ou nigricens) ou encore vulgaire (vulgaris).

D’autres espèces ou sous-espèces sont de couleur plus claire ou tirant sur le violet-rose : c’est le cas Pulsatilla rubra var. serotina et Pulsatilla vulgaris var. costeana (ou Pusatille de Coste) ci-dessous, deux endémiques des Causses que nous avions découvertes lors du diaporama en 2013.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Notre département n’offre hélas aucune de ces pulsatilles violacées. On rencontre chez nous, de couleur blanche avec l’envers des tépales souvent rosé ou violacé, la pulsatille des Alpes (alpina) et la pulsatille de printemps (vernalis), cette dernière avec l’envers des tépales très duveteux…

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

… et de couleur jaune sur terrain acide l’anémone soufrée (apiifolia).

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Au sens propre, l’anémone est la "fleur du vent". Mais elle est vite défigurée sous les vents forts, aussi est-elle devenue le symbole de l’amour fragile, de courte durée.

Pierre

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 07:23
La foire aux plantes à Aiguebelette

Samedi 25 avril je suis allée à la foire aux plantes à Aiguebelette, on y vend des plantes que l'on ne trouve pas partout. Des variétés de menthes, de sauges, des lavandes, de l’angélique ….

C’est vraiment fabuleux ces foires, j'avais envie de tout acheter, mais il a fallu que je me

raisonne ; j’habite maintenant dans un petit appartement et non dans une maison avec jardin !

J’ai quand même acheté un plant de Stévia et un d'Agastache, cela me rappelle Marylène, décédée il y a quelques mois.

C'est elle qui m'avait fait connaitre ces deux plantes.

Marylène me manque, je pense souvent à elle, souvenez-vous, elle avait un jardin de fleurs comestibles à Alex, j'avais programmé une visite pour le Groupe Nature il y a quelques années.

Article du 30 juin 2010 : http://groupenaturefaverges.over-blog.fr/article-visite-du-jardin-de-marylene-53196843.html

La fameuse Stevia, qui remplace le sucre !

Stevia rebaudiana fait partie de la famille des Astéracées. Cette espèce contient des édulcorants intenses naturels.

La foire aux plantes à Aiguebelette
La foire aux plantes à Aiguebelette

Agastache

Agastache, Agastache foeniculum

Fleurs et feuilles

Une aromatique à découvrir !

L'agastache possède un parfum très marqué. Froissé, son feuillage exhale une senteur assez forte proche de la menthe; les fleurs sont à la croisée des chemins entre anis, menthe et réglisse.

Outre les thés et autres tisanes, on pourra également employer les feuilles d'agastache pour parfumer crudités, salades, sauces pour les poissons ou même les gâteaux.

En infusion c’est désaltérant comme l’antésite !

La foire aux plantes à Aiguebelette
La foire aux plantes à Aiguebelette

Regardez le panneau des tomates, il y a vraiment de nombreuses variétés.

Ah la Nature ! C’est fabuleux, vous ne trouvez pas ?

Sabrina

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 21:04

Le nid du Grèbe huppé est un radeau de débris végétaux plus ou moins décomposés et de fragments de roseaux. Les nids sont parfois proches les uns des autres : au bord du lac d’Annecy, à Glière, il y en avait une douzaine, distants de 1 à 2 mètres !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le nid est situé à proximité de l’eau libre, dans les étendues de roseaux ou de joncs pas trop touffues, ce qui facilite la plongée, l’accès au nid et la surveillance.

La femelle pond en moyenne 3 à 5 œufs.

Quatre semaines plus tard, c’est l’éclosion ! Dès que la nichée entière est éclose, et qu’elle est rassemblée sur le dos du père ou de la mère, le nid est abandonné.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le Grèbe ébouriffe les plumes de son dos : un poussin y est caché, bien au chaud à l’intérieur du plumage, mais on ne le voit pas !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Soudain, une petite tête rayée de noir et de blanc sort de la cachette douillette.

Les poussins nidifuges sont nourris par les deux parents qui les transportent souvent sur leur dos : ils nagent peu et ne plongent pas encore.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin accueille l’arrivée d’un parent qui vient remettre une petite proie, un petit alevin par des piaillements affamés.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes.

En effet, les adultes font avaler à leurs poussins, dès leur éclosion, des petites plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

L’adulte tend un duvet à son poussin.

Avant de donner une proie ou une plume au petit, il la trempe toujours dans l’eau.

Ces duvets forment une boule protectrice, une sorte de capiton, au fond de l’estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Et périodiquement, le grèbe régurgite une pelote d’éléments indigestes ou dangereux (écailles, arêtes…) retenus par le filtre de plumes.

Le Grèbe appartient à la seule famille au monde (Podicipidés) à manger ses plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin (à gauche) mâchouille une petite plume.

On remarque trois grandes taches de peau nue sur les joues et sur le front qui, en se gonflant de sang et en s’allumant comme des feux rouges, vont servir aux jeunes grèbes à faire passer des messages à leurs parents.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe dort déjà en position de bouée.

Les 15 premiers jours, le jeune grèbe passe la journée sur le dos de ses parents.

Au bout de 15 jours, il nage presque continuellement à côté de l’adulte.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe a un plumage grisâtre. La tête, le cou et les joues sont rayées de lignes verticales, points, carrés, virgules noirs.

Ce dessin est propre à chaque bébé, l’adulte pourra ainsi reconnaître son rejeton et le distinguer de ses frères et sœurs.

Plus tard à 71-79 jours, les jeunes grèbes pêcheront seuls et se libèreront de la surveillance paternelle.

Claudie

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:46
les arbres remarquables, diaporama

Sabrina Millot présente un diaporama sur les arbres remarquables mardi 28 avril à 20 heures à la Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

Arbres remarquables

Je vous présenterai des arbres remarquables que j’ai découverts dans notre terroir savoyard et dans d’autres régions de France.

Des êtres vivants exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces arbres représentent un patrimoine naturel et culturel qui mérite d’être conservé.

Grandioses, étonnants et majestueux, ces arbres ne laissent pas indifférents et inspirent le respect !

Sabrina

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochains diaporamas cet automne :

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Tous les mardis de mai et juin, réunions de détermination de plantes à 20 h au local du Groupe Nature.

http://www.groupenaturefaverges.over-blog.fr

les arbres remarquables, diaporama
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:22

C’est le plus grand de nos grèbes (envergure 75-90 cm), on le reconnaît facilement avec sa huppe noirâtre et double (cristatus : qui a une crête, une aigrette, une huppe).

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Le Grèbe huppé n’est pas à l’aise en vol, encore moins à terre.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Il est adapté à la vie aquatique avec un corps allongé en fuseau : il passe l’essentiel de son temps sur l’eau, à nager ou à plonger. Il peut plonger jusqu’à 20 m, mais le plus souvent il descend de 2 à 6 m. Il se nourrit de petits poissons, larves d’insectes, petits crustacés, mollusques.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Pour faciliter la propulsion, les pattes sont situées loin en arrière, « comme les hélices à la poupe d’un navire » P.Géroudet,

Le Grèbe fait partie des Podicipédidés –du latin Pes, Pedi =pied et Podex, Podici = derrière, à l’arrière.

Au bord du lac, à Annecy-le-Vieux, un panneau présente cet oiseau au fil des saisons.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

En hiver, novembre-décembre, les Grèbes huppés sont nombreux sur le lac d’Annecy : c’est la période des rassemblements hivernaux. De nombreux grèbes des régions nordiques

passent l’hiver dans notre région : on dit que le Grèbe est un migrateur partiel.

En hiver, le plumage internuptial est terne.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Au printemps dès février, il est métamorphosé, on le reconnaît à peine ! Il est alors très élégant dans son plumage nuptial. « La tête anguleuse du Grèbe huppé se transforme en une fleur étrange : la huppe s’est allongée de deux cornes et une collerette de plumes rousses et noires encadre les joues blanches » Paul Géroudet

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Les couples se forment.

Ces grèbes sommeillent, la tête entre les ailes, le bec enfoui dans le duvet du cou.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

La parade nuptiale est spectaculaire. « Mâle et femelle se font face, tendent le cou, étalent en éventail leur collerette, redressent leur huppe et secouent la tête de gauche et de droite ». « Mâle et femelle se rapprochent l’un de l’autre en prenant d’abord l’attitude de menace, cou tendu et collerette effleurant l’eau…; mais au lieu de finir par une attaque, la provocation s’atténue et tous deux paradent face à face. Ce jeu, coupé de simulacres de toilette, peut se prolonger ou conduire à d’autres phases » P.Géroudet

Photos prises cette année, le 3 mars, à Annecy-le-Vieux.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

On ne peut distinguer le mâle de la femelle.

Malheureusement, les deux partenaires se sont séparés et nous n’avons pas vu la « danse du pingouin » : celle-ci est rarement observée et marque sans doute une intensité exceptionnelle de la parade. Les deux partenaires plongent, émergent ensemble et face à face, dressés à la verticale sur leur arrière-train, se présentent des algues, comme des offrandes.

Le Grèbe huppé est peu farouche, on peut le photographier assez facilement, par exemple à Annecy au Petit Port, depuis les pontons.

Claudie

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:18

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 14 avril à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

Pendant notre séjour au Sénégal en décembre 2013, nous avons observé 289 espèces d’oiseaux. La plupart sont très beaux, parés de couleurs somptueuses- un régal pour les yeux !

Nous vous ferons découvrir le Parc National du Djoudj, au nord du Sénégal, classé en 1980 zone humide d’importance internationale par la Convention de Ramsar, inscrit en 1981 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Ses zones humides situées dans le delta du fleuve Sénégal attirent trois millions d'oiseaux de novembre à fin avril. Nous irons en bateau jusqu’à la colonie de Pélicans blancs (7 000 couples) - un spectacle extraordinaire !

« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux
« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux

Nous visiterons aussi des zones sèches, la savane à acacias, la forêt très clairsemée de Dattiers du désert, des zones à baobabs… Nous rencontrerons un chacal, des singes, des phacochères, des varans, des grandes chauves-souris frugivores et aussi des papillons, des fleurs….

Vous ferez la connaissance de notre très sympathique guide ornithologique Abdou Lô, un homme amoureux de son pays. Il nous a parlé du Sénégal, où les ethnies se respectent et vivent en harmonie, Sénégal qui essaie d’être un exemple pour les autres pays d’Afrique.

« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux

Un deuxième diaporama programmé le 15 décembre nous emmènera dans le sud, à Wassadou au bord du fleuve Gambie et dans la mangrove du delta du Sine Saloum.

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochains diaporamas :

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Tous les mardis de mai et juin, réunions de détermination de plantes à 20 h au local du Groupe Nature.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 21:09

Au printemps 2013, lors d’une balade à Farette au-dessus de Conflans (Albertville, Savoie), nous photographions ces jeunes chenilles sur un cerisier Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) en fleurs.

Ces chenilles sont jaune orangé avec sept bandes longitudinales noires, interrompues à chaque segment par un anneau jaune. Une pilosité assez longue, blanche, fine et duveteuse, une tête noire avec un dessin jaune en Y renversé sur la face (au dernier stade).

Ce sont les chenilles de la Bucéphale, Phalera bucephala, un papillon de nuit (famille des Notodontidae).

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Les chenilles, grégaires dans leur jeune âge, ont l’habitude de se disposer parallèlement en rangs serrés durant les prises de nourriture. Mais elles se dispersent à l’avant-dernier ou au dernier stade : avant de se nymphoser, elles s’éloignent alors bien souvent de l’arbre nourricier.

Juste à côté, sur le rameau, une ponte déjà éclose nous intrigue : des petits œufs ronds, blancs avec un point sommital noir : cela ressemble beaucoup à la ponte de la Bucéphale, mais les œufs sont déposés autour du rameau (ponte en bague), alors que les œufs de la bucéphale sont déposés généralement sur la face inférieure des feuilles …

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Pendant l’été, le 16 juillet 2013, nous trouvons une chenille de la même espèce, mais plus grosse, 6 cm de long, à Ste Hélène du Lac, en train de se nourrir sur une feuille d’Aulne. La chenille peut se rencontrer sur de nombreux arbres et arbustes à feuilles caduques (bouleau, noisetier, chêne, hêtre, tremble…).

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

J’emporte cette belle chenille pour en faire l’élevage. Placée dans un terrarium au fond duquel je dépose une couche de terre, la chenille mange encore quelques jours puis disparaît, s’enfonce dans la terre pour se nymphoser. Je ne la dérange pas, mais beaucoup plus tard, le 6 octobre, je dégage avec précaution la terre et je la photographie. J’ai lu – malheureusement trop tard – que la chrysalide passe par les couleurs de l’arc-en- ciel les premiers jours : verte et jaune, verte et orange, verte et rouge… avant d’être toute brune.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Après la séance photo, je la recouvre de terre et place le terrarium à l’extérieur, mais à l’abri des intempéries : la chrysalide y passera tout l’hiver et le printemps.

Le 7 juin 2014 j’ai la surprise de voir un beau papillon dans le terrarium ! Un papillon de nuit d’aspect très curieux : par ses couleurs, son graphisme, sa forme (ailes enroulées autour du corps), le papillon ressemble à une écorce de bouleau ou même à un petit bout de rameau : camouflage efficace qui le fait passer inaperçu !

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)
 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Ailes antérieures gris pâle satiné avec des bandes transversales sombres et une grande tache apicale arrondie, jaune clair d’où le petit nom « Porte-écu jaune », « Lunule ».

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Ce papillon n’étale pas souvent ses ailes.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Vue de face, la tête de ce papillon est étrange, massive et comme tournée vers le bas : tête de taureau ?? C’est ce que signifie son petit nom « Bucéphale »… C’était aussi le nom du fidèle destrier d’Alexandre le Grand.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Le papillon vole de juin à août. Après l’accouplement, la femelle déposera ses œufs sous les feuilles de l’arbre-hôte, puis mourra ainsi que le mâle.

J’ai donc relâché le papillon en espérant qu’il trouve un partenaire pour perpétuer l’espèce.

Claudie

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:51
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Le 3 mars, en nous promenant le long du lac d’Annecy au Petit Port (Annecy-le-Vieux), nous avons eu la chance d’observer un Butor étoilé, Butaurus stellaris.

C’est un gros héron massif – envergure 120-130 cm- au plumage jaune et brun, rayé et pointillé de noir. La tête porte une calotte sombre, le bec a une forme de poignard.

Le Butor fait partie des Ardéidés, comme les Hérons, les Aigrettes.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

A travers les phragmites, nous le devinons à peine. Se sent-il observé ? Il s’aplatit au ras de l’eau pour se dissimuler. Il avance lentement, puis il s’envole à faible hauteur sur quelques mètres et finit par disparaître, tel un fantôme. Il est encore là pourtant, nous le cherchons, mais en vain !

Le Butor vit toujours caché, bien à l’abri dans les roseaux. Il s’y sent en sécurité, invisible de tous. Très souvent, lorsqu’il sent un danger, « il prend une attitude mimétique, cou et bec dressés vers le ciel, ce qui le rend semblable à un piquet usé ou à un faisceau de vieux roseaux secs. » Il peut rester ainsi plus d’une heure.

Notre région accueille en hiver des individus migrateurs - lac d’Annecy, étang de Crosagny (St Félix), lacs de la Cavettaz (Passy), lac du Bourget, delta de la Dranse, Etournel.). Le Butor niche en effet dans les grandes roselières peu dérangées.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Nous étions contents de voir – bien que furtivement - cette espèce menacée, dont la population est en déclin.

Une question : savez-vous pourquoi on dit d’un grossier personnage, d’un personnage désagréable, impoli qu’il est un butor ? Notre Butor n’a rien de grossier !

Claudie

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Published by groupe nature - dans OISEAUX
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