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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:06

En août 1923, l'ingénieur Louis le Marié est à la recherche de pétrole sur les hauteurs d'Arcachon. Il creuse un forage jusqu'à 472m de profondeur et d'un coup une eau soufrée à 25° jaillit à 8m de hauteur, à raison de 70 000 litres à l'heure. La source des Abatilles est née.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Nous avons visité cette exploitation cet été à l'occasion d'un séjour à Arcachon. Visite guidée très intéressante qui nous a permis de connaitre l'histoire de cette entreprise qui connait un développement spectaculaire ces dernières années.

En janvier 1924 les travaux de captage sont terminés. Les analyses de l'eau en avril 1925 montrent que cette eau figure dans la liste très restreinte des eaux françaises faiblement minéralisées, sans nitrate, neutre pour l'organisme. Aucun traitement n'est nécessaire avant l'embouteillage. Eloignée des zones de cultures intensives, protégée par une succession de couches d'argile, de sable, de calcaire, l'eau captée à 472m provient d'une nappe souterraine originaire du Massif Central.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Les bienfaits de cette eau sont très vite connus et exploités. Un établissement thermal voit le jour en 1928. Les curistes du monde entier affluent, participant à la renommée et au développement de la station balnéaire d'Arcachon.

La guerre 39-45, les changements de propriétaires, les mauvais choix de stratégies de développement font que l'exploitation du site (eau et établissement thermal) périclite, puis connait quelques reprises plus ou moins réussies de 1950 à 2013.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Le renouveau vient du rachat de l'établissement par un négociant-producteur bordelais qui a modernisé l'outil industriel, revu le design des produits et développé des partenariats dans les domaines du sport, du bien-être et de la gastronomie. La production actuelle est de 12 à 18 000 bouteilles/heure, selon les besoins.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

La visite de l'usine d'embouteillage a passionné les visiteurs, de la formation de la bouteille à partir d'une éprouvette plastic à l'emballage, en passant par le remplissage, le bouchage et l'étiquetage…

Hélas vous ne trouverez pas cette eau dans les commerces près de chez vous : elle est actuellement commercialisée seulement à la source elle-même, dans les bons restaurants et les grandes surfaces du Sud-Ouest. Mais elle fait de plus en plus parler d'elle, l'exploitation a même été citée cet été parmi les entreprises les plus performantes de l'année.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

                                                                  Pierre

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 23:08

Bien avant les randonneurs et alpinistes, les premiers à s'aventurer en haute montagne ont été les chasseurs et les cristalliers. Ces derniers vendaient leur récolte aux joailliers de Genève ou de Milan. Dès 1637, on signale que "le cristal est parfaitement beau dans les glacières du Haut-Faucigny". Louis XIV possédait un "quartz fumé des glacières de Savoye".

Les hommes robustes de Chamonix prospectaient dans la vallée de la Mer de Glace, jusqu'au pied des Droites et des Courtes, riches en cristaux de quartz. Le plus célèbre de ces pionniers est Jacques Balmat (1762-1834), vainqueur du Mont-Blanc en 1786 avec le Dr M.G. Paccard. Au fil du temps, les cristaux sont devenus objets de curiosité, de souvenir, de collection.

J.Balmat

J.Balmat

Mais l'utilisation des cristaux est beaucoup plus ancienne puisque les hommes du paléolithique s'en servaient après taillage comme outils de découpe.

80 cristalliers sont aujourd'hui inscrits en tant que tels à la mairie de Chamonix. Ils profitent des chutes de rochers, des effondrements de pans de montagne, des mises à jour des flancs de glacier suite à la fonte, pour découvrir de nouveaux cristaux. Il faut se rappeler que la Mer de Glace atteignait le village des Bois au cours du petit âge glaciaire (dans les années 1850). Au cours des dernières années avec l'augmentation des températures, son épaisseur s'est réduite de 3.50m.

Quartz

Quartz

Le massif du Mont-Blanc offre en abondance des cristaux de quartz de couleur hyalin (transparent), fumé ou noir, mais aussi de fluorite verdâtre ou plus exceptionnellement rose à rouge vif.

Fluorite rouge

Fluorite rouge

Ces cristaux se sont formés il y a des millions d'années, à quelque 20kms de profondeur, sous l'effet d'une circulation d'eau à 450°, chargée de dioxyde de silicium, à très forte pression. La couleur plus ou moins fumé du quartz est due aux radiations d'uranium présent à très faible dose dans le granit. Les effets de la tectonique des plaques se chargent de faire remonter le tout : 1mm par an.

Fluorite violette - Dioptase
Fluorite violette - Dioptase

Fluorite violette - Dioptase

Pyrite - Quartz fumé
Pyrite - Quartz fumé

Pyrite - Quartz fumé

Gypse

Gypse

Tous ces cristaux (plus de 500) sont aujourd'hui exposés au Musée des cristaux de Chamonix créé en 2007.

Musée  des cristaux

Musée des cristaux

Un club de minéralogistes créé en 1996, comptant 200 membres bénévoles, se charge d'animer les visites et autres manifestations annuelles (bourse, journée internationale…). Ce musée s'enorgueillit par ailleurs d'accueillir des collections privées ou d'autres musées, comme par exemple en ce moment les magnifiques cristaux d'azurite provenant des mines de cuivre de Chessy (Rhône), prêtés par le musée des Confluences de Lyon.

Azurite
Azurite

Azurite

Azurite

Azurite

Dans le cadre d'une sortie du groupe Géologie d'AVF Annecy (Accueil des Villes Françaises), nous avons eu droit ce 18 mai 2017 à une visite guidée et commentée par un cristallier : très enrichissant !

(photos B. Guéneau et P. Melin)                                                                   Pierre

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:33

Juste à l'Est de Noirmoutier (Vendée), s'étend le Marais Breton au centre duquel est implanté le village de Bouin. Avant la réalisation des levées de terre, puis des digues, Bouin était une ile régulièrement soumise aux tempêtes et autres raz-de-marée.

Visite d'une nurserie d'huitres

L'activité sur ce marais a longtemps été tournée vers la production de sel, avant d'être aujourd'hui essentiellement ostréicole. Entre le Port des Champs et le Port du Bec, une zone gagnée sur la mer (polder) et protégée par une digue est alimentée en eau de mer par un canal (étier). Cette eau y entre à marée haute et en ressort à marée basse, par des écluses, au niveau de la sortie du Port du Bec.

Visite d'une nurserie d'huitres

Ce port de pêche reste très actif encore aujourd'hui et surprend avec ses ponts de bois, d'un autre âge semble-t-il.

Visite d'une nurserie d'huitres

Sur ce site poldérisé, sont implantées 20 entreprises qui font "grandir" les huitres avant de les emmener en mer pour qu'elles prennent leur taille normale : ce sont les nurseries d'huitres. Les nurseurs se fournissent en essaims auprès d'écloseurs (5 en France). La production française annuelle est de 4 à 500 millions d'essaims (1 million d'huitres par essaim).

Les micro-huitres (2-3mm) sont placées en couche régulière dans des tamis qui sont plongés pendant 2 à 3 mois dans des bacs où circule en continu de l'eau de mer.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

L'exploitant surveille leur croissance régulière en s'assurant qu'elles sentent bien l'eau de mer et qu'elles ont une belle dentelle (transparence du pourtour de la coquille). Les huitres malades ou mortes sont rejetées.

Visite d'une nurserie d'huitres

Le PH de l'eau de mer est surveillé ainsi que la température 17-18°. On y ajoute des diatomées provenant d'eau de mer pompée dans le sol et riche en phytoplancton. Ces micro-algues se développent en 3 jours dans 3 bassins différents avant d'être ajoutées à l'eau de mer qui circulent dans les bassins et traversent les tamis.

Les bébés huitres grandissent été comme hiver, mais un peu moins vite en hiver. Quand elles atteignent 1.5cm de diamètre, les huitres sont mises en poches à mailles adaptées à leur taille (4, 9 ou 14mm).

Visite d'une nurserie d'huitres

Les poches sont posées en mer sur des tables (700 tables / ha) et sont retournées régulièrement : au moins 1 fois par mois.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

Il faut 2 à 3 ans pour "faire une huitre".

La visite s'est terminée par une dégustation d'huitres et un verre de l'incontournable Muscadet.

Pierre

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:15

Etonnant ! Des milliers de têtards dans un petit lac du Chablais, sur la commune de Bellevaux !

Le lac de Pététoz est un lac naturel, situé en haut de la vallée du Brévon, cours d'eau qui alimente le lac de Vallon situé en contre-bas. Calé au pied des contreforts du Roc d'Enfer (2243m) à une altitude de 1430m, la superficie de ce petit lac est de moins de 5000m².

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Implanté dans un véritable cadre de verdure, il est ceinturé de trèfles d'eau (Menyanthes trifoliata) et sa surface est couverte de plantes aquatiques dont les longues lanières se déplacent au gré du vent.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Mais tout en pique-niquant au bord du lac, sur un terrain très humide, spongieux, proche d'une sphaigneraie, nos regards sont attirés par des petites bêtes jouant à apparaître et disparaître dans le sol vaseux, se contorsionnant, changeant de forme, se contractant, s'étirant…

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant de sangsues, de toutes grosseurs.

Mais le plus surprenant, fut de voir s'approcher une large tache noire sur le lac : il s'agissait en fait de milliers de têtards, collés les uns contre les autres.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Cette colonie s'est approchée très près du bord, y est restée de longues minutes avant de repartir lentement plus au large. Nous nous sommes interrogés sur ce nombre impressionnant de têtards et cette façon de se déplacer en groupement compact, sans avoir hélas de réponse.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

La source du Brévon située un peu plus en aval complète admirablement les curiosités rencontrées lors de cette splendide randonnée.

Pierre et Catherine

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 11:08

Comme chaque année en mars, Christelle d’Asters (Conservatoire d'espaces naturels de Haute-Savoie) organise un chantier de fauche de la zone à Drosera au marais de Giez. Ce marais, situé sur les communes de Faverges et de Doussard est classé Zone Natura 2000, il est protégé par un arrêté préfectoral de protection de biotope.

Rendez-vous à 9 h au boviduc à Villard- Vésonne.

Il s’agit de débroussailler manuellement un petit secteur du marais.

Ce 1er mars nous étions 6 du Groupe Nature de Faverges : Danièle, José, Robert, Jacques, Paul, moi-même et notre amie Odette de la société d’Ugine. Le beau temps était au rendez-vous. Nous étions une belle équipe, bien organisée, avec débroussailleuses, râteaux, fourches…

Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera
Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera

Pourquoi cette action ? Pour laisser pousser une orchidée précieuse : le Liparis de Loesel qui fleurira en juin. Cette plante, nous la trouvons aussi au marais de l'Enfer de Saint-Jorioz et au grand marais de Margencel, en tout dans une vingtaine de stations en Haute-Savoie.

…Et d’autres plantes rares comme la Drosera à longues feuilles, une plante carnivore, la Linaigrette grêle (Eriophorum gracile) et la Linaigrette à larges feuilles (famille des Cypéracées), l’Orchis odorant (Gymnadenia odoratissima). Et aussi la petite Utriculaire (Utricularia minor, famille des Lentibulariacées), une plante carnivore aquatique. Ses pièges à petits invertébrés, les utricules, peuvent être portés aussi bien par des rameaux chlorophylliens que non chlorophylliens. Les fleurs, de petite taille, sont jaune pâle et portent un court éperon conique.

Nous avons observé des pontes de grenouilles.

Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera
Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera
Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera
Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera

Et pour finir cette belle matinée, Christelle nous a offert des boissons chaudes et des viennoiseries.

A l’année prochaine pour un nouveau fauchage !

Sabrina

Marais de Giez, chantier de fauche de la zone à Drosera

Autres photos :

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:30

La nuit tombe… On s’équipe, vêtements chauds, bottes, lampes frontales, torches, troubleau (un filet pour attraper les bestioles dans l’eau) ….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Yves enfile une combinaison imperméable.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous traversons le Creux du Loup, nous suivons Yves dans le bois de la Rippe qu’il connait par cœur… Nous passons à côté de plusieurs mares qui s’assèchent en été. Deux mares sont particulièrement intéressantes : elles sont sur une parcelle dont je suis propriétaire, notre grand-père de Saint-Julien l’avait achetée pour son bois de chauffage.

Yves et Luc vont dans l’eau à la pêche et nous montrent leurs récoltes dans des bocaux de verre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On ne voit pas grand-chose sur la photo, on devine Yves et Luc au milieu de la mare….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici une Grenouille agile, Rana dalmatina : le talon dépasse le museau. Elle est fine, museau triangulaire plutôt pointu, gros tympan proche de l’oeil, dos brun pâle, ventre blanc uni.... . Le mâle en période de reproduction a des « gants de boxes », des pelotes, pour s’agripper à la femelle. Cette grenouille ne vit pas à plus de 1000 m d’altitude, tandis que la grenouille rousse monte assez haut en montagne.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Les pontes au bord de la mare sont des pontes de Grenouille rousse. La Grenouille agile pond plus au milieu et pas en surface.

Une Larve de Salamandre, Salamandra salamandra : les larves respirent avec des branchies. Il faut repérer les taches claires à la base de chaque patte, section de la queue de la salamandre ronde, queue plate pour le triton. Mais en mars, on ne peut pas confondre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Le Triton palmé, Triturus helveticus (= Lissotriton helveticus), a les flancs et le dos brun olive taché de sombre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

En période nuptiale les mâles ont les pattes arrière palmées….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

…et des callosités nuptiales sur les pattes avant (pour bien s’accrocher à la femelle pendant l’accouplement).

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici le Triton alpestre, Triturus alpestris. Il aime les eaux fraîches, les mares forestières et les lacs de montagne. C’est un mâle, dos et flancs gris à bleuâtre, on devine le ventre orange.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Dans ces mares, il y a aussi des Tritons à crête italiens, Triturus carnifex, mais nous n’en avons pas vu.

On trouve des larves de moustiques, des gyrins, des dytiques, des petits crustacés : des Daphnies au corps transparent protégé par une carapace translucide, des antennes plumeuses utilisées pour la nage, un seul œil (en réalité 2 yeux réunis), 5 minuscules paires de pattes reliées au thorax ; des Cyclops (un seul œil cf le cyclope de la mythologie), genre de plus de 100 espèces, corps divisé en 2 parties, la partie antérieure de forme ovale comprend la tête, 5 segments thoraciques, et une 2e partie plus mince qui comprend le 6e segment thoracique, 4 segments abdominaux, 2 appendices caudaux. ….

Mais le clou de la soirée c’est une sorte de petite crevette qui nage sur le dos et qui est très rare : en France elle a été trouvée en Alsace…et à Viry, dans « mon » bois !!

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Eubranchipus grubii (Dybowski 1860) = Siphonophanes grubii = Branchipus hungaricus

Fairy Shrimp - Frühjahrsfeenkrebs KiemenfuB (= branchie-pied)

C’est tout petit, 25 mm de longueur (longueur maximale : 33 mm). La tête porte des yeux pédonculés et 2 paires d'antennes, le thorax 11 paires de pattes, des pattes aplaties (c’est un phyllopode : « qui a les pattes aplaties en forme de lames », de phyllo= feuille). Si j’ai bien compris, les pattes servent de branchies…

L'abdomen (…la queue) se termine par deux appendices (furcas) en forme de fourche. Nourriture : plancton, particules en suspension dans l'eau.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

A gauche, une femelle. Elle porte ses œufs dans une poche ovale. Ils vont tomber au fond de l'eau. Quand la mare s’asséchera, les œufs s’entoureront d’une carapace solide, ils attendront des conditions meilleures sous forme de cystes. A l’automne, il y a à nouveau de l’eau, mais pour arriver à maturité les cystes ont besoin d’une période de gel.

Merci à Roger qui nous a permis d’utiliser ses photos !

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On termine la soirée en beauté dans le chalet sur pilotis d’Yves qui domine un étang qu’il a creusé.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous nous associons à la conclusion de Roger : « Magnifique soirée dans le mystère des bois et des mares, bien terminée auprès du feu de bois dans un chalet tout confort, en partageant la fondue. Merci à Yves pour sa science ainsi que pour sa réception, et à Luc, pour l'organisation de cette soirée qui restera dans nos mémoires. »

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Monique

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:27

 

Pour le plaisir des yeux

Voici quelques photos de fruits et de légumes sculptés comme en Thaïlande par la femme de mon boucher. C’était pour les fêtes de Noël.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--2-.jpgCe sont de véritables petits chefs d’œuvres, malheureusement éphémères.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--3-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--5-.jpg

 

Légumes déco femme du boucher Noël 2014 (1)

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--6-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--4-.jpg

                                                        Bravo et merci à Sophie !

 

                                                                                                       Monique

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:47

Le Groupe Nature de Faverges présente un diaporama de Marie-Reine Dussolliet mardi décembre à 20 heures – Monique Magnouloux présentera quelques photos de fleurs des Carpates.

 

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)- Entrée libre

 

La Roumanie : au cœur de la diversité culturelle et cultuelle

 

Blottie entre les Carpates et la Mer Noire, la Roumanie a traversé les âges à la recherche de son unité. Au carrefour de l’Occident et de l’Orient, elle se reconstruit dans une Europe élargie.

Parsemée de monastères colorés, de citadelles médiévales, elle séduit les passionnés d’histoire.

La flore est préservée par des Carpates encore sauvages. Cette région concentre dans ses montagnes le plus grand nombre de carnivores d’Europe : lynx, loups, ours (60 % des ours du Vieux Continent sont en Roumanie).

 

 42-Palais-du-Parlement.jpg

 

Venez nombreux !279 Monastère de Voronet

Faites suivre l’info à vos amis.Campanula-carpatica-5-1.JPG

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !546-Sigishoara.jpg

 

Prochains diaporamas :

 

Mardi 20 janvier  « Aventure et volcans en Ethiopie, Erta ale, Dallol, une autre planète», Jacques Carpentier

Mardi 24 février « Flore du Buech (sud des Hautes-Alpes) »  Pierre Melin

Mardi 17 mars  « Sur les traces de Shere Kahn, voyage naturaliste en Inde »,  Jacques Bordon

 

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:01

On l’appelle « Galle du châtaignier », « Chalcide du châtaignier » ou « Cynips du châtaignier ».

Nous avons découvert cette galle spectaculaire en Savoie, à Cevins  le 14 mai, puis à Conflans-Farette au-dessus d’Albertville le 29 mai.

 

Chataignier-galle-Cevins--2-.jpg

 

Elle est probablement déjà installée en Haute-Savoie, si vous la repérez, dites-le nous !

 

Dryocosmus-kuriphilus-Cynips-Chataignier-galles--Cevins--3-.jpg

 

Un petit hyménoptère noir est à l’origine des dégâts. Il est originaire de Chine où il parasite les espèces locales de châtaignier.

Cet insecte ravageur a été introduit  en 1940 au Japon et en Corée. En 1974 il envahissait le SE des USA.

En 2002 on le signalait pour la première fois en Europe, en Italie, dans la région de Cueno (Piémont), région bien connue pour sa production de châtaignes : chaque année une « fête de la châtaigne » y est organisée en octobre.

La vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) est atteinte en 2006, le ravageur progresse…

 

Cette petite mouche noire se reproduit par parthénogenèse : pas besoin de mâle, une femelle vierge produit des descendants femelles. Une seule femelle suffit donc pour installer une population.

Elle pond en juin-juillet dans les bourgeons. Les jeunes larves passent l’hiver bien à l’abri dans ces bourgeons, on ne remarque rien…

Au printemps  des galles bien visibles apparaissent, vertes, roses, rouges…Elles peuvent êtres situées sur tous les organes verts de l’arbre, sur les nervures ou le pétiole des feuilles, sur les rameaux, sur les inflorescences...

 

Dryocosmus-kuriphilus-Cynips-Chataignier-galles--Cevins--2-.jpg

 

Elles abritent de petites larves blanches qui grossissent tranquillement à l’abri des prédateurs, puis se nymphosent.

Pour sortir, les adultes (toujours des femelles) forent un trou en juin-juillet. Elles  ne perdent pas de temps à chercher des mâles : elles s’empressent de pondre dans les bourgeons…

 

Les galles peuvent rester accrochées pendant plusieurs mois. Pendant l’hiver, on peut donc voir des feuilles et des galles sèches sur les rameaux atteints par le cynips les années précédentes.

 

Il faudrait couper et brûler les rameaux infestés, mais cette méthode  n’est possible qu’en tout début d’infestation !

Pour les régions productrices de châtaignes, c’est un fléau.

 

L’arbre à pain qui représentait jadis une source de nourriture très importantes pour les hommes et aussi pour les porcs dans les Cévennes, l’Ardèche, dans le centre de la Corse etc… connait  bien des misères, la maladie de l’encre, le chancre et maintenant ce Cynips venu de Chine !

 

Tristan-chataignier---2-.jpg

 

                                       Un Tristan (Aphantopus hyperantus) butinant  les fleurs mâles du châtaignier

 

Chataignier--2-.jpg

                                                                                     Les bogues

 

                                                                                   Monique

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:10

 

Que diriez-vous d’une balade du côté de Glaise (commune de Faverges, près de Seythenex) ?

En ce moment on a de grandes chances de voir des mouflons dans les prés.


P1110308 - Copie

 


 Surtout, il ne faut pas manquer de rendre une petite visite à  Daniel Boitte artisan chocolatier !

 

P1110332.jpg

 


 Vous poussez la porte…et vous vous trouvez enveloppé d’un merveilleux parfum de chocolat qui vous chatouille les narines…

Daniel vous expliquera comment il fabrique ses spécialités : les flocons des Alpes, les crottes de marmotte, les larmes de bouquetin, les éboulis de St Ruph et bien d’autres délices…

 

 

Le cacaoyer est un arbre originaire d’Amérique tropicale : Theobroma cacao Linné 1753, du grec, Theobroma, nourriture des dieux, et de l’aztèque cacauatl, cacao.

Famille des Sterculiacées. Depuis APG III (2009), famille des Malvacées (classification phylogénétique).

 

cacao-Glaise-panneau--6-.JPG

 

Ses fruits, les cabosses, sont des baies de couleur variable  selon la variété. Elles poussent directement sur le tronc et les grosses branches (cauliflorie).

 

cacao-plusieurs-cabosses.JPG

 

cacao-cabosse-mure.JPG

 

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La cabosse contient des graines, les « fèves » de cacao, entourées d’une pulpe blanche sucrée.

 

cacao--Glaise--4-.JPG

 

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 Ces fèves servaient de monnaie d’échange. Les Aztèques fabriquaient une boisson rituelle : après avoir été préparées (fermentées et grillées), les  graines étaient écrasées, mélangées à de l’eau, des piments, de la farine de maïs. Cette boisson était épaisse, amère et épicée, mais en remplaçant le piment par du sucre, cela devenait une gourmandise !

Le cacao a été introduit à la Cour de France par l’infante espagnole Anne d’Autriche qui épousa Louis XIII en 1615.  Le chocolat se démocratisa au début du XIXe siècle avec l’apparition de grandes chocolateries, Van Houten, Menier, Nestlé….

 

N’hésitez pas ! Le vrai chocolat, c’est bon pour la santé…et c’est délicieux !

 

Monique

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