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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:32

Dimanche 6 mai en allant me promener sur le sentier du petit castor entre Marlens et Ugine, j'ai découvert cet essaim.

 

P1070703.JPG

Je me suis approchée le plus près possible et j'ai pris ces photos.P1070703-001.JPG

 

P1070699.JPG

Voici des infos sur les essaims d'abeilles que j'ai trouvées sur le net :


L’abeille est un insecte de l' ordre des Hyménoptère, famille des Apidae (ordre d' insectes à deux paires d' ailes membraneuses, comprenant aussi les guêpes et les fourmis).

Ce type d’insectes est social, sauvage et domestique. L’abeille est élevée pour le miel, le pollen, la gelée royale et la cire. Elle ne vit qu’en société.

Un essaim se compose de trois castes: la reine, les ouvrières et les faux-bourdons.


A l' aide d' une paire de jumelles et en visant une fleur on se rend compte du travail incessant des abeilles. Sans relâche elles butinent et virevoltent dans la lumière du soleil. Leur but : ramener nectar, pollen, eau, propolis." Sabrina

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:50

Nous avons admiré les magnifiques photos d’Yvette (blog, 1e décembre 2011).

Nous l’envions de voir chaque année au même endroit (chez elle, dans son jardin !) la Rosalie, l’un des plus grands (2,5-3 cm, longues antennes annelées) et des plus beaux coléoptères d’Europe, espèce rare et protégée au niveau national et européen.

Rosalia timbres Pologne et Suisse

 

 

La Rosalie  est représentée sur les timbres d’une douzaine de pays.

 

Nous (Claudie et moi), la Rosalie, nous ne l’avons vue qu’une seule fois, il y a longtemps, dans une hêtraie près de Samoëns.

Quand Yvette nous a dit qu’elle la voyait régulièrement dans le département du Cher, près de Sancerre, nous avons été étonnées. Nous  pensions que cette espèce était inféodée aux forêts de hêtres en montagne, Alpes, Pyrénées… Nous nous sommes renseignées, oui, l’espèce est présente aussi en plaine, sur les bords de la Loire nantaise, dans le marais Poitevin p.ex. , mais en plaine elle est encore plus rare qu’en montagne. Les larves peuvent se développer dans du bois de frêne ou d’autres feuillus…

insectes 0047

 

 

Photo : Julien B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2006, Odette a participé à une sortie organisée par le PNR des Bauges avec Benoît Dodelin, le spécialiste de la Rosalie, pour apprendre à reconnaître les indices de présence de la Rosalie (cf bulletin annuel du Groupe Nature 2007, p 39). Les larves sont xylophages (consommatrices de bois), elles contribuent au processus de décomposition du bois mort, elles ne s’attaquent pas au bois sain. ecorces Odette

Il faut donc du bois mort de hêtre (chez Yvette, c’est du chêne !) exposé au soleil. On repère des  trous bourrés de sciure, creusés par les larves. Si le bois n’est pas utilisé comme bois de chauffage, l’insecte adulte (imago) sortira au bout de 3 ans par des trous ovales (2 cm de large) en juin-juillet.

trou-de-sortie-Rosalie-Odette.png

 

 

Photos : Odette

 

Il faut donc éviter de stocker le bois de chauffage de hêtre (fayard) en forêt sauf s’il est enlevé avant juillet, période de ponte.

Pour favoriser la reproduction de la Rosalie, on peut placer debout dans un site ensoleillé des troncs de hêtres morts de 2 m de long et au moins 25 cm de diamètre (cf expérience menée en Suisse dans 3 stations, Val Verzasca, Prättigau, Jura).

 

Les mâles émergent avant les femelles. Les 2 sexes se ressemblent, ils ont de très jolies houppettes de poils noirs sur les antennes. Mais les antennes des mâles sont presque 2 fois plus longues que le corps (chez la femelle, un peu plus longues que le corps), et leurs mandibules sont plus développées. Les adultes ne vivent qu’une dizaine de jours !

 

insectes 0050

 

 

 

rosalie

 

 

.                                                                           Photos : Julien B.

 

Pourquoi « Rosalia » ?? Rosalie, c’est un prénom de femme…

Linné a décrit cet insecte en 1758 : Cerambyx alpina. Cerambyx, la Rosalie fait partie de la famille des Cerambycidés (les Longicornes), alpina,  le spécimen que Linné a reçu venait des Alpes.

C’est Jean-Guillaume Audinet-Serville (1775-1858), premier président de la société entomologique de France, qui, en 1833 a  enlevé notre insecte du genre Cerambyx et a créé un nouveau genre Rosalia. Il a dédié ce genre à son épouse, Rosalie.

Nous avons trouvé une explication qui ne colle pas : le naturaliste suisse Johann Jakob Scheuchzer (1672-1733), celui de la Campanule, de la Linaigrette (Eriophorum scheuchzerii) etc., aurait découvert la Rosalie le 12 juillet 1793 dans le Taminatal entre Valens et Vattis dans les Alpes suisses (c’est précis !)…1793,  Scheuchzer est mort en 1733 et  Linné a nommé ce Longicorne alpina en 1758 ….Bizarre !

 

  C’est bien connu, on ne trouve que ce qu’on cherche…En 2012, nous essaierons de trouver des Rosalies !

Nous avons de la chance, Julien a promis de nous emmener dans la forêt des Bauges où il a photographié ce magnifique insecte…

 

 

Monique

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 07:39

Depuis plusieurs années, j’observe, entre le 7 juillet et le 7 août environ, le va et vient de  quelques Rosalia alpina qui se donnent rendez vous chaque après midi, pour peu qu’il soit ensoleillé, sur un billot de chêne, au fond de mon jardin.

 

Cette année 2011, compte tenu du printemps particulièrement chaud que nous avons connu, j’ai eu l’idée de rendre visite au billot le 25 juin, et joie, la première Rosalia de l’année était là, un mâle de belle taille et très agité (photo1).

 

Photo 1

 

Quelques jours après, alors  que je déjeunais sur la terrasse devant la maison, mon regard a été attiré par une agitation « bleue horizon » sur un autre billot de chêne à deux pas de là : c’est une Rosalia !.... en train de pondre ! Elle va et vient très  consciencieusement de fissures en trous introduisant dans chacun son « ovipositeur ».

 

Photo 2

 

L’agitation monte d’un cran, lorsque quelques instants plus tard, une deuxième rosalie arrive sur le billot toutes ailes dehors : un mâle ; il atterrit à deux pas de la femelle en train de pondre et la chevauche prestement bien qu’elle ne semble pas tout à fait consentante. Le couple parcourt le billot en tous sens pendant plusieurs minutes de copulation .

 

photo 3

 

Puis toujours chevauchée par le mâle la femelle reprend la ponte.

 

photo 4

 

Photo 4bis

 

Dans la même journée j’aurais l’occasion d’observer ainsi jusqu’à quatre Rosalia qui arrivent en volant et se courtisent sur le billot ; je n’en ai jamais observées autant ! je me réjouis de ce nouveau lieu d’observation si près de la maison. Hélas ce sera la dernière fois de la saison : après, plus rien !

 

Il ne me reste plus qu’à espérer que ces magnifiques insectes soient au rendez vous de 2012 et pourquoi pas que je puisse assister à « l’émergence » d’une nouvelle génération !

 

                                                                 Yvette M.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 21:17

 

Malmignattu, zinevra

Latrodectus mactans tredecimguttatus

 

 

La Malmignatte est une cousine de la célèbre Veuve Noire d’Amérique. Nous l’avons trouvée sous une pierre, le 4 mai. Nous étions en Corse, dans la Réserve Naturelle «  Tre Padule de Suartone »  entre Bonifacio et Porto-Vecchio (commune de Bonifacio).

 

Panneau réserve CO4

 

2e mare CO4

 

Cette réserve de 217 ha, créée en 2000,  présente des mares temporaires très riches en plantes rares, comme l’Isoète à voile, la Littorelle à une fleur, la Pilulaire menue…Ces plantes protégées font vibrer le cœur des botanistes, mais elles ne sont pas vraiment photogéniques !

 

3e mare CO4

 

Baldellia ranunculoides Helosciadum crassipes Ranunculus opDans l’eau de la mare, Baldellia ranunculoides (fleur blanche), Helosciadum crassipes  (Apiacée blanche, endémique Corse-Sardaigne-Sicile-Italie Sud) et Ranunculus ophioglossifolius (jaune, à droite).

Illecebrum verticillatum CO4                            Illecebrum verticillatum, l’herbe aux panaris, fleurira quand la mare sera asséchée.

 

  La Malmignatte est une belle araignée noire ornée de taches rouges (elle est parfois entièrement noire, chez le mâle les taches sont cerclées de blanc).

 

Araignée Malmignatte CO4 (1)

 

 

Araignée Malmignatte Co 4 (2)

 

Elle  tisse une toile irrégulière très résistante au niveau du sol. Des chercheurs essaient de fabriquer cette soie, car elle a des propriétés très intéressantes pour l’industrie - élasticité, résistance, légèreté. Pour ce faire, ils se servent d’une bactérie, Escherichia coli – celle dont on parle tant en ce moment … vous savez, les concombres espagnols…

Pendant la journée, l’araignée se repose cachée dans son repaire. Si une proie se prend dans sa toile, elle se réveille et bondit. Ses proies peuvent être imposantes par rapport à sa taille (un lézard de 7 cm… c’est exceptionnel !).

Elle n’est pas agressive mais elle peut mordre si on touche à sa toile !

  Sa morsure est très dangereuse, son venin est  beaucoup plus toxique que celui du cobra et du serpent à sonnettes. Mais heureusement elle en injecte une très petite quantité. Les cas mortels sont rares, cependant une morsure nécessite une hospitalisation ( cf latrodectisme). Il y aurait une dizaine de cas chaque été…

La Veuve Noire a la réputation de manger le mâle après l’accouplement, d’où son nom. Ce n’est pas systématique, de toute façon le mâle meurt de mort naturelle  peu de temps après l’accouplement.

On trouve cette araignée dans le Midi de la France, sur le littoral atlantique, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Russie méridionale…. En Corse, elle peut se rencontrer du littoral aux bergeries d’altitude, mais elle n’est jamais abondante.

 

 

Monique

 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 10:44

Ordre des Névroptères

Famille des Myrméléonidés

1 Fourmilion ailes écartées lathuile

 

2 Fourmilion ailes repliées lathuile (2)

 

 

On voit de temps en temps ce joli insecte qui ressemble un peu à une libellule : long abdomen, ailes étroites densément nervurées, repliées en toit au dessus de l'abdomen, au repos.

Mais les antennes sont courtes et en forme de  massue.

3 fourmilion antennes

 

 

En fait, le fourmilion fait partie de l’ordre des Névroptères – tout comme la chrysope, l’ascalaphe –

Carnivore, il capture des petits insectes.

Il vole au crépuscule ou la nuit. La journée, on peut le  repérer, posé dans la végétation. Son envergure atteint 7 cm.

 

4 Fourmilion Lathuile

 

5 Fourmilion Lathuile (2)

 

 

Vous avez peut-être déjà remarqué dans des endroits chauds et secs, ces petits tas de sable fin ? Savez-vous que ce sont des pièges en forme d’entonnoir construits par la larve du fourmilion pour attirer ses victimes ? Le minuscule insecte, très souvent une fourmi,  glisse le long de la paroi et n’en revient pas de ce qui lui arrive ! Sous la force des grains de sable qui lui tombent dessus en permanence, il ne peut regagner la bordure du cratère. Bientôt deux longues pinces l’enserrent, son compte est bon !

Fourmilion entonnoirs piéges Angon


  En fait la larve de fourmilion cachée au fond de ce piège diabolique jette du sable dès que des grains de sable parviennent sur son corps enfoui. Si elle sent une proie comestible elle s’empresse alors de la saisir et de s’en nourrir, aspirant ses sucs et vidant la proie dont on retrouve parfois l’enveloppe.

Claudie

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:35

Nous avons photographié cette drôle de mouche plate  le 4 octobre, dans une forêt au dessus de Saint-Jorioz et nous l’avons montrée à la réunion du 5 octobre.

 

 

Mouche-du-cerf-Hippobosque.jpg

 

Elle s'était posée sur le bras de Monique et nous l'avons tout de suite chassée car c'est un insecte très désagréable ! Un hippobosque, c'est-à-dire une mouche qui parasite le chevreuil et le cerf, dont elle aspire le sang. Elle n'hésite pas à piquer l'homme.

Cet insecte ectoparasite a un corps large et déprimé, une tête enfoncée dans le thorax, de longues pattes terminées par des griffes doubles dentées, ce qui lui permet de se cramponner et de se glisser facilement sous le pelage des animaux.

 

Lorsque la femelle trouve son hôte, elle se débarrasse de ses ailes et donne naissance à des larves qui se nymphosent immédiatement.

 

 Si vous allez dans les bois en automne, ouvrez l'oeil, cette mouche pullule en ce moment et vous avez toutes chances de la rencontrer !

 

Claudie

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:46

 

 

Le 9 septembre, nous recherchions des plantes aquatiques (potamots, pesse, nénuphar jaune..), près de la plage de Doussard  le long du petit canal, lorsque nous avons surpris une Aeshne bleue en train de pondre. Nous l'avons observée un bon moment : elle recourbait son abdomen dans la mousse et dans l'herbe, au bord du petit ruisseau. Elle n’était pas farouche et nous avons pu l’approcher très facilement !

C’est une jolie libellule verte et bleue, au thorax orné de larges bandes vertes.

 

ponte 2-copie-1

 

Aeschnea cyanea ponte (6)

 

Aeschne tête

 

 

Une espèce très répandue, fréquentant  de nombreux milieux, depuis le bord de la mer jusqu’à 2200 m d’altitude.  Mares, tourbières, fosses inondées, ruisseaux forestiers… Espèce peu exigeante qui peut se contenter de milieux difficiles : par exemple, les bassins bétonnés recueillant l’eau pluviale.

L’Aeschne bleue est très présente sur les lacs et mares de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie.

Sur mon livre de la collection Parthénope, je lis :

« Les femelles pondent dans la végétation en décomposition qui borde les rives ou qui flotte sur l'eau, même dans les fissures de troncs d'arbre couchés dans l'eau …» « …Tout lui semble bon, certaines ont tenté de pondre dans les bottes que nous portions ! »

 

Lorsqu'elle s'est enfin envolée, nous avons essayé de voir les oeufs, mais nous n’avons pas réussi à les repérer. Les œufs n’écloront qu’au printemps,  le cycle de développement dure 2 ans.

 

L’Aeschne bleue est volontiers crépusculaire et entre facilement dans les maisons.
Monique en a photographié une à l’automne 2008, qui s’était posée dans son bureau contre la tapisserie ; mais lorsqu'elle l'a découverte, le libellule était morte...


Libellule chez Monique en hiver

 

                                              Claudie

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 13:08

 

 

Lors de la dernière séance de détermination, nous avons montré un couple de vers luisants que nous avions trouvé en pleine copulation dans notre pelouse. C'était l'occasion de se documenter sur cet insecte.

Le lampyre, ou ver luisant (Lampyris noctiluca) n'est pas un ver ; c'est un insecte coléoptère, tout comme la coccinelle, le hanneton ou encore les carabes.

C'est dès le mois de juin, les nuits d'été, que l'on peut observer, dans les herbes ou les petits buissons, la lumière émise par la femelle du ver luisant. De par la nature de leurs proies, ils préfèrent l'humidité à l'aridité.

Si le mâle est bien pourvu d'ailes, la femelle est aptère (elle n'a pas d'ailes). La femelle adulte garde une apparence de larve toute sa vie, d'où l'appellation de ver luisant.

 

femelle.jpg

 

Autre dimorphisme sexuel, sa taille peut être le double de celle du mâle, ce que nous avons pu constaté grâce à notre capture.

 

male-et-femelle.jpg

male-et-femelle--2-.jpg

 

La lumière émise par la femelle, appelée bioluminescence, provient des deux avant-derniers segments de sa face ventrale. Les mâles émettent aussi de la lumière en vol (seul le dernier segment est lumineux) ; la femelle lui répond en dressant son abdomen pour se rendre visible du mâle.

La lumière émise est une lumière froide (95 % de lumière, 5 % de chaleur).

La luciférine, fortement concentrée dans les cellules, mélangée à l'oxygène, produit cette lumière verdâtre.

Il s'agit bien d'un signal sexuel car la femelle diminue son émission lumineuse dès la copulation.

 

La femelle pondra une cinquantaine d'oeufs de couleur jaune, à même la terre, sous des pierres ou sur des plantes, qui écloront un mois plus tard. Quelques jours après avoir capturé notre couple de vers luisants, nous avons vu une trentaine d'oeufs au fond de la boîte. Ecloront-ils ? Nous le saurons d'ici quelques semaines.

 

oeufs.jpg

Les larves s'enterrent pour la saison froide et ressortent au printemps.

 

La larve du ver luisant deviendra un redoutable prédateur d'escargots et de limaces.

Elle leur injecte un venin qui les paralyse, puis, grâce à une enzyme, va liquéfier sa proie avant de l'ingurgiter. Les femelles adultes sont, dans une moindre mesure, également prédatrices, alors qu'il semble que les mâles ne se nourrissent pas.

 

Les vers luisants n'ont pas vraiment de prédateurs. Mais ils tendent à se raréfier, à cause notamment de la pollution lumineuse, des insecticides, hélicides et du girobroyage.

 

                                                                                           Chantal et José

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 11:36

 

Gryllotalpa gryllotalpa, « taupe-grillon », « laboureuse », « taupette »..

 

Courtilière

 

Courtilière dans l'herbe.

Insecte orthoptère (famille des Gryllidés) redouté des jardiniers car il creuse des galeries superficielles et s'attaque aux parties souterraines de toutes les plantes potagères.

Pourtant il participe à l'équilibre de la nature et se nourrit aussi de vers, larves diverses (dont celles du hanneton et du taupin).

 

Courtilière tête

 

Son cycle de vie est de 2 ans. Les adultes (longueur jusqu’à 5 cm) volent maladroitement et les mâles, les soirs de printemps, font entendre un chant doux.

Les ennemis principaux : hérisson, taupe, corvidés … et l'homme.

Courtilière vient du vieux français « courtil » : jardin (en patois savoyard, le jardin est le « corti »).

 

                               Robert

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 20:04

 

Lorsque nous sommes arrivés à Marlens, il y a quelques années, j'étais très heureuse de voir des hannetons lors de promenades, à la fin du mois d'avril. C'est un très bel insecte que je voyais rarement dans la région lyonnaise.

Mais j'ai vite déchanté lorsque j'ai vu les dégâts dans mon jardin potager !

 

Le hanneton est un gros coléoptère (25-30 mm) aux élytres brun rougeâtre. L'abdomen est marqué de jolis triangles blancs.

 

 

Hanneton hêtre tarière

 

Hanneton triangles blancs

 

Les antennes portent 7 lamelles chez le mâle, 5 chez la femelle.

 

Hanneton antenne 7 lames mâle

 

 

Mais on ne voit cet insecte que tous les 3 ou 4 an, selon les régions.

 

La 1ère année, la femelle pond dans le sol, parfois dans le compost, une trentaine de petits oeufs. Les larves écloses quelques semaines plus tard, rongent les racines, mais les dégâts sont peu importants. A la fin de l'été, elles s'enfoncent dans le sol pour passer l'hiver.

Au printemps suivant, elles remontent et cette fois-ci, dévorent les racines des plantes avec beaucoup d'appétit ! En automne, elles s'enfoncent à nouveau pour hiberner.

La 3ème année, c'est la même chose, mais en juillet, elles s'enterrent à 1m de profondeur pour se nymphoser. En automne, l'insecte parfait (imago) nait mais reste en terre jusqu'au printemps suivant.

L'année suivante, à la fin du mois d'avril, les hannetons sortent de terre, s'envolent et s'installent sur les arbres à feuilles caduques – hêtres, chênes..etc – La journée, ils restent posés et tranquilles, mais dès le soir, ils s'animent et bourdonnent autour des arbres, s'accrochant aux rameaux, formant de véritables grappes et dévorant toutes les feuilles.

Hanneton face ventrale

 

A la mi-juin, avant de mourir, les femelles choisissent un terrain meuble où elles vont pondre leurs oeufs afin de perpétuer l'espèce...et le cycle recommence !

 

La larve, appelée « ver blanc » est blanc jaunâtre, arquée, et possède une tache noire à l'extrémité de l'abdomen. La tête est grosse, les pattes sont longues.

Si comme chez moi, vos plants de salades ont triste mine, creusez un peu et vous aurez de grandes chances d'apercevoir ce petit ogre vorace !

Plant de salade et ver blanc - Copie

 

Mais attention de ne pas confondre avec la larve de cétoine : celle-ci est plus blanche, elle a une petite tête et des pattes plus courtes. Elle se nourrit de déchets végétaux et ne pose aucun problème au jardinier.

 

Cette année, Jean-Marc a vu les premiers hannetons le 22 avril à Ugine : ils avaient entendu de la musique et s'étaient invités en nombre à la répétition de la chorale, au grand effroi des alti et des sopranes !

 

Depuis, nous en voyons à toutes nos sorties. Certains sont trouvés morts : mais Robert nous a dit avoir observé des moineaux et des merles qui en faisaient un festin.

 

D'autres hannetons :

Le hanneton de la St Jean ou Hanneton du solstice Amphimalion solsticialis, plus petit, plus jaunâtre.

Le hanneton des pins Melolontha fullo, gros hanneton aux élytres tachés et zébrés de blanc. Il vit dans les régions sablonneuses plantées de pins, dans le Midi, mais remonte vers le nord jusqu'en Allemagne.

 

Hanneton-foulon.jpg

 

                                                                               Claudie

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