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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 18:22

 

 

Non, ce n’est pas un gros mammifère échappé du zoo…

C’est un tout petit insecte (3-4 mm de long), une punaise aux ailes blanches ornées de réticulations, on dirait de la dentelle ! Ravissante cette petite bête !!!

Tigre du platane Punaise

 

 

Nous avions vu une belle photo de cet insecte et, dans un article du blog publié le 12.12.09 "la p'tite bête qui monte, qui monte : Leptoglossus occidentalis", Claudie disait qu’elle aimerait bien le rencontrer !!

Michelle d’Annecy connaît cet insecte, elle préférerait ne l’avoir jamais rencontré !!!

 

Tigre du platane Punaise (2)

 

Michelle : « Mes platanes (maison de campagne à Chanos-Curson dans la Drôme) ont été très infestés l'année 2007. Mon traitement a consisté à éplucher toutes les écorces  sous lesquelles l'insecte passe l'hiver et les brûler!!!

Cette année, les platanes ont eu droit à un sérieux élagage. J'ai touvé très peu d'insectes. Le froid est peut-être responsable aussi.

Dès le printemps ces insectes vont pondre sur les feuilles, ils les transforment en feuilles blanchâtres qui meurent et donnent à l'arbre un très vilain aspect. Les feuilles tombent très tôt bien avant l'automne.

L'été ces insectes pratiquement invisibles vous piquent sans douleur particulière, mais les piqûres sont suivies de démangeaisons insupportables… »

 

Tigre du platane

 

Photos de Michelle

 

Corythuca ciliata

Famille des Tingidae, ordre des Hémiptères

Insecte ravageur originaire d’Amérique du Nord, apparu en 1964 en Italie à Padoue, signalé en Yougoslavie en 1970, en France à Antibes en 1975, en Espagne en 1980 ….

La moitié sud de La France est infestée, le tigre a même été signalé à Paris !

Les bestioles hibernent sous l’écorce des arbres, au printemps les femelles survivantes pondent 200 à 350 œufs sous les feuilles, 3 à 4 générations se succèdent…

Le tigre cause de gros dégâts, il affaiblit les platanes qui sont alors attaqués par des maladies cryptogamiques, le chancre coloré, l’anthracnose…

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:21

La Coccinelle asiatique

Harmonia axyridis

 

Originaire de Chine, Corée et Japon, elle a été introduite en 1982 dans plusieurs pays d'Europe, pour lutter contre les pucerons. Mais elle est devenue une espèce invasive entrant en compétition avec nos coccinelles indigènes.

 

Sa détermination n'est pas évidente, car elle offre une très grande variabilité dans les motifs et la coloration ! Pour faire très simple, cela va du rouge à points noirs à noir à points rouges, en passant par de nombreuses nuances de jaune. Les élytres sont ornés de 0 à 19 points !

Pour la reconnaître, ce serait quand même beaucoup plus simple si elle avait les yeux bridés !

 

coccinelle 02coccinelle 01      

Quelques formes parmi les plus courantes !

 

 

 

coccinelle 03                      la larve  couverte d'épines fourchuesLarve coccinelle 04

 

En raison de ses multiples costumes, les Anglais l'appellent « multicoloured Asian lady beetle »,

Dans les pays anglo-saxons, « Harlequin Ladybird » ou « Halloween Ladybird » car un grand nombre d'individus se rassemblent pour la migration d'automne, fin octobre.

 

Cette coccinelle est de taille assez grande, de la taille de notre Coccinelle à 7 points.

Elle est très vorace (ainsi que sa larve) et se nourrit de pucerons, psylles et cochenilles... mais elle s'attaque aussi aux autres coccinelles locales et à d'autres insectes, menaçant l'équilibre des écosystèmes.

 

Elle s'attaque occasionnellement aux fruits comme le raisin et peut diminuer la qualité de la vendange. Dans le pressoir, écrasées avec le raisin, elles contamineront le jus par leur odeur fétide. Le problème est bien réel, car les organisations viticoles américaines ont défini des seuils (nombre de coccinelles par kilo à ne pas dépasser)


Les coccinelles asiatiques peuvent aussi devenir un véritable fléau domestique : en effet, comme toutes les coccinelles, elles passent l'hiver à l'état adulte et se rassemblent parfois par milliers à l'intérieur des habitations. Elles émettent une substance jaunâtre malodorante et toxique.

 

L'espèce s'est répandue progressivement en Europe dans les années 2000. On la trouve de plus en plus, du nord au sud-est de la France, de l'Angleterre à la Grèce et jusqu'en Amérique du sud.

 

Nous l'avons observée lors de nos sorties avec le Groupe Nature à Saint-Jorioz (marais de l'Enfer) et à Sainte-Hélène du Lac (Savoie).

 

Au printemps, examinez attentivement les touffes d'ortie, je suis certaine que vous découvrirez ces petits monstres !

 

Le rôle des coccinelles en tant qu'agents de lutte biologique contre les pucerons est connu de la plupart des gens et la coccinelle est l'un des rares insectes suscitant la sympathie avec des appellations toujours positives comme « bête à bon Dieu » « lady beetle » « Marienkäfer ».

Mais depuis quelques années,il en est tout autrement avec l'arrivée de cette coccinelle asiatique qui nous crée bien des problèmes !

 

Sachez toutefois que depuis 2000, les chercheurs ont obtenu par sélection naturelle, une souche non volante commercialisée sous le nom de coccibelle qui reste un auxiliaire de la lutte contre les pucerons et sans danger pour l'environnement.

 

 

 

Claudie

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 15:50

 

Le 12 et le 17 novembre, j'ai trouvé cette punaise dans ma cuisine et sur ma terrasse, à Marlens, en Haute-Savoie.

J'ai tout d'abord pensé à un Rhinocoris, mais en l'observant de plus près, j'ai remarqué que les tibias étaient dilatés en forme de feuilles et les fémurs hérissés d'épines. J'ai cherché en vain dans mes livres et j'ai alors pensé à une punaise invasive dont j'avais entendu parler.

 

En effet, il s'agit de Leptoglossus occidentalis, un Hétéroptère originaire de Californie (Etats-Unis), de la famille des Coréides.

Cet insecte est apparu dans le nord de l'Italie en 1990. Il a été observé en France dans le Var en 2005 et, depuis, son extension a été rapide : il est présent dans de nombreux départements !

En Europe, on le trouve aussi en Suisse, en Croatie et en Slovénie.

 

L'insecte adulte est brun-rouge, il mesure environ 2 cm. Les antennes sont formées de 4 articles et chaque aile antérieure présente une fine ligne blanche en zig-zag. La face supérieure de l'abdomen est jaune orangé avec 5 taches sombres transversales.

Cette belle punaise se nourrit de l'endosperme des graines de divers conifères (sapins, épicéas, pins...) et peut causer d'importants dégâts par diminution de la production des graines.

 

Leptoglossus occidentalis Marlens ailes fermées 12 nov

 

Elle consomme la sève des résineux et se réfugie dans les habitations à l'automne pour passer l'hiver. Elle peut entrer en grand nombre dans les habitations pour rechercher la chaleur.

 

Cette punaise américaine a été observée dans notre région à Lathuile (9 décembre) Giez... Soyez vigilants, vous le rencontrerez certainement dans les années à venir. Cette punaise n'a pas fini de faire parler d'elle !

 

Son expansion est peut-être un témoignage du réchauffement climatique…

 

Leptoglossus occidentalis ailes ouvertes

 

J'aimerais bien voir une autre punaise exogène, beaucoup plus petite, Corythucha ciliata appelée « Tigre du platane », car elle provoque le dépérissement de ces arbres. Elle semble très belle, on dirait de la dentelle, et j'ai hâte de la rencontrer ! Mais ici, les platanes sont rares... Si vous la rencontrez, prévenez-moi !

 

Claudie

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 07:15

 

 Val d’Aoste (Italie), 29 juin 2009

 

Les botanistes de la SBF (Société Botanique de France) sont à Pont d’Aël, 890 m. Ils ont traversé l’impressionnant pont aqueduc romain qui domine la gorge où écume le Grand Eyvia. Toute la matinée ils ont herborisé le long du sentier à flanc de coteau, dans des milieux steppiques. Ils sont ravis, la liste est longue, 300 espèces de plantes... Mais  le soleil tape, c’est l’heure du pique-nique, on retourne au village…

C’est là qu’Alain découvre dans l’herbe 2 bêtes bizarres….

…Mais… c’est la Saga pedo, cette drôle de sauterelle sans ailes dont j’avais entendu parler et que je rêvais de rencontrer !!!

 

La Magicienne dentelée, la Langouste de Provence,  Saga pedo Pallas 1771

 

Ordre des Orthoptères (criquets, sauterelles et grillons), famille des Tettigoniidae (sauterelles), sous-famille des Saginae.

 

C’est la plus grande sauterelle d’Europe, 10 cm de long, 17 cm avec les antennes.

Nos 2 individus n’étaient pas encore adultes quoique déjà d’une belle taille, nous n’avons pas pensé à les mesurer. Les premiers adultes apparaîtraient au mois d’août…

 

On appelle la Saga la « magicienne » : quand elle prend son attitude d’intimidation, elle se dresse et agite ses pattes avant comme si elle exécutait un numéro de prestidigitation. Et « dentelée » parce que les pattes sont ornées de petites dents.

 

La Saga est aptère (elle n’a pas d’ailes).

Comme chez les phasmes, il n’y a  que des femelles, pas de mâles. Elles pondent des œufs fertiles sans fécondation (reproduction par parthénogénèse, démontrée par le Professeur Robert Matthey de Lausanne dans les années 1940).

 

Dans la journée la Saga est difficile à observer car elle se tient immobile dans la végétation, on dit qu’il est plus facile de l’observer la nuit…Mais sortir la nuit ne lui réussit pas : des restes de Saga ont été retrouvés dans des pelotes de réjection de hiboux  petits-ducs et grands-ducs !

Elle chasse à l’affût, capture avec ses longues pattes armées de dents des sauterelles et des grillons et les dévore avec ses puissantes mandibules. C’est un redoutable prédateur.

  

La Saga aime les milieux chauds et ensoleillés. Près de chez nous elle est connue (mais très rare) aux Follatères dans le Valais (Suisse). Elle a une large répartition mondiale. D’autres espèces de Saga vivent dans la région des Balkans.

 

Très rare, la Saga est protégée à l’échelle européenne (inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne et à l’annexe IV de la Directive Habitats).

 

Dans ces milieux arides il y a beaucoup d’autres insectes, 96 espèces de papillons diurnes y ont été recensés dont une espèce endémique décrite récemment, le Sablé piémontais,  Polyammatus humedasae Toso et Balletto 1976.

Sur les conseils de Charly nous avons cherché les cocons d’un petit papillon de nuit, Cynaeda gigantea, dans les touffes d’Onosma pseudoarenaria.  En Savoie nous avons une espèce voisine, Cynaeda dentalis, la chenille vit sur la Vipérine, Echium vulgare (merci Philippe F. pour le renseignement).

 

 

 

      Monique

 

 

 

 

 

Le village de Pondel (Pont d’Aël) à l’entrée de la vallée de Cogne, MM



Le village et le pont-aqueduc romain qui domine la gorge où écume le Grand Eyvia, MM



 La Magicienne dentelée sur la casquette de Charly, MM



 

 

photos d’Alain

 

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