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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 13:13

Fin octobre, une habitante de Faverges  a eu la surprise  de voir un drôle d'oiseau dans son jardin : de la taille d’un faisan, mais plus sombre, et avec un bec jaune de grande dimension. Il bougeait sans cesse. Elle a pris une photo qui n’est pas très nette mais qui permet de voir la bête extraordinaire…

Un drôle d’oiseau à Faverges

Elle nous a envoyé cette photo : un hybride entre un faisan et un aigle ??? ( !) Un oiseau venu d’ailleurs ? Ne sachant pas quelle réponse lui donner, nous avons fait suivre la photo à des ornithologues…

Confirmation, c’est bien un faisan :

« Je n'ai jamais vu un oiseau pareil. S'agit-il d'un migrateur en escale, en provenance de la région de Tchernobyl ??
Plus sérieusement, cet oiseau a bien l'allure, la forme, la corpulence et les pattes d'un faisan. Pour le bec, il s'agit probablement d'une aberration, peut-être due aux divers croisements dont font l'objet les oiseaux de volière… »

Une autre réponse nous a donné la clé du mystère :

« Il s'agit selon toute vraisemblance d'un faisan de Colchide immature de type obscur (forme mélanique) équipé d'un système antipicorage, ceci étant dans les élevages destiné à ce qu'ils ne s'infligent pas de blessures entre eux. Les chasseurs qui viennent de le lâcher n'ont pas même pris la précaution de le lui retirer. Il est vrai que le destinant à une mort prématurée ils ne s’embarrassent pas de principes... »

Eh oui, c’est bien un faisan, mais il porte un faux bec ! Il en existe plusieurs modèles, de différentes tailles, en plastique, en métal …

Quant au faisan « obscur » ce serait le résultat d’une hybridation avec un faisan du Japon ou une mutation …

 

                                               Monique

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 16:58

~~19 novembre : temps ensoleillé et doux. Nous nous rendons au Bourget-du-lac, à l’observatoire des Aigrettes.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Près du château Thomas II, un Frelon s’est posé sur un tronc moussu. C’est déjà mi-novembre, mais deux Tircis prennent encore le soleil sur un feuillage.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Les canards sont nombreux - Canards colverts, souchets, chipeaux, siffleurs, Sarcelles d’hiver, Fuligules morillons, milouins et même un Milouinan –

Il y a aussi des Foulques et Galinules poules-d’eau, Hérons cendrés, Grands Cormorans…

On aperçoit au loin la Pie-grièche grise, présente sur ce site depuis quelques semaines.

Un ragondin traverse le plan d’eau.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Nous allons ensuite au Viviers-du-lac, à la plage des Mottets.

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Une belle journée d’automne au lac du Bourget

Les castors ont laissé des traces.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Dans leur enclos, les Cistudes se sont enterrées pour passer l’hiver.

Une Grande Aigrette attrape un brocheton.

Nous observons une Bécassine des marais.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Dans les phragmites, des Bruants des roseaux.

Un Râle d’eau attrape une grenouille, il la lave avant de la manger.

Les libellules ont toutes disparu, sauf un couple de Sympétrum pond en tandem sur la berge : le Sympétrum sanguin, Sympetrum sanguineum.

Une Oie à tête barrée, Anser indicus, s’approche des gens, elle n’est pas farouche ! Mais d’où vient-elle ? Elle est là depuis plusieurs semaines. Pierre et Catherine l’ont observée le 19 octobre.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~L’Oie à tête barrée niche dans le centre de l’Asie, en Chine, en Mongolie, au bord des lacs de montagne. Lors de ses migrations, cet oiseau survole la chaîne de l’Himalaya pour passer l’hiver dans le nord de l’Inde : elle vole alors à 7290 m, c’est un exploit !

Une population introduite s’est développée en Suède…

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~ Et encore des Cormorans, des canards, des Harles bièvres… Goélands leucophées et Mouettes rieuses

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Lors de notre pique-nique, deux plantes attirent notre attention : le Souci des champs, Calendula arvensis, rare en Haute-Savoie et Savoie et une Poacée, Sporobolus indicus (= S. tenacissimus) : touffe dense, difficile à arracher- Australie, Nouvelle-Zélande, devenu pantropical- 1e observation en France vers 1882 à Bayonne. C’est une plante envahissante, en forte expansion sur le bord des routes.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

Monique

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 18:02

~~Nous voici arrivés au col du Grand Fond (2671 m). Belle vue sur le lac et le refuge de Presset.

Pierra Menta côté Presset
Pierra Menta côté Presset

Pierra Menta côté Presset

~~ La célèbre Pierra Menta est à droite sur la photo. Mais on a du mal à la reconnaître car elle n’a pas son aspect habituel… Vous connaissez la légende…. Gargantua aurait donné un grand coup de pied dans les Aravis : un bloc se détacha, laissant un trou qui donna naissance à ce qu’on appelle maintenant la « Porte des Aravis », le bloc alla se ficher au beau milieu du Beaufortain, la Pierra Menta.…

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

~~De l’autre côté, vue sur la Brèche de Parozan. Le massif du Mont Blanc est caché par les nuages, c’est dommage.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Sur l'arête du col nous découvrons une touffe de Campanule du Mont-Cenis, Campanula cenisia, aux fleurs bleu pâle…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~ la Saxifrage à 2 fleurs, Saxifraga biflora, cette plante n’est pas fréquente. Pour la rencontrer il faut monter à une certaine altitude

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~…l'Achillée naine, Achillea nana, aux feuilles velues-laineuses. Cette plante aromatique est utilisée comme le Genépi, pour confectionner des tisanes et des liqueurs.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Le Cresson des Chamois a changé plusieurs fois de nom… Jadis on l’appelait Hutchinsia alpina, en hommage à Miss Ellen Hutchins (1785-1815), une Irlandaise de santé fragile, décédée à 30 ans, elle était passionnée par la flore alpine, les mousses, les lichens, les algues marines… Puis on l’a appelé Pritzelago, aujourd’hui Flora Gallica a choisi un autre nom Hornungia alpina subsp. alpina….

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Oxyria digyna, c’est une sorte de petite oseille à feuilles rondes qui pousse dans les éboulis acides.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Pendant le casse-croûte, nous observons à la jumelle un Aigle royal, 2 Vautours fauves en vol. Nous avons vu dévaler de la Brèche de Parozan quelques 25 bouquetins qui nous ont attendus un peu plus tard, un peu plus bas. Ce sont des mâles.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Au retour, nous avons noté quelques criquets : la Decticelle montagnarde, Anonconotus alpinus, la Miramelle des moraines ou Criquet marcheur, Podisma pedestris, la Miramelle des frimas, Melanoplus frigidus, le Criquet ensanglanté Stethophyma grossum, le Criquet bariolé, Arcyptera fusca… Voici le Criquet des pâtures, Chorthippus parallelus. Nous observons un couple. Le mâle est petit, vert, côtés des fémurs postérieurs et tibias rougeâtres. La femelle est plus grande, brune, ailes très réduites, bord des fémurs rougeâtre. Le mâle fait des tentatives d’approche…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Mais cette balade dans le Beaufortin nous réservait une dernière énorme surprise… Entre la prise d’eau EDF et le Cormet de Roselend, nous avons vu un Gypaète barbu, posé, pas loin de nous ! Barbichette noire, œil cerclé de rouge - Plumage contrasté, c’est un adulte.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie
LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Il est certainement bagué, mais on ne peut pas voir la bague. Dommage, nous aimerions savoir d’où il vient, comment il s’appelle … Ce n’est pas Linky, ce Gypaète observé dans le Beaufortain à peu près à la même époque : né en 2013 en Haute-Savoie à Sixt-Fer à Cheval, bagué au nid, observé en Suisse, dans le Valais, en janvier et février 2014, c’est un juvénile.

Le temps de faire une ou deux photos… Puis le Casseur d’os a pris son envol et a regagné les falaises de l’autre côté de la vallée.

~~En vol : on voit bien sa queue en forme de losange.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

Nous sommes émus : c'est la première fois que nous voyons un Gypaète de si près !

Monique, Pierre, Jean-Marc, Claudie

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 17:20

~~Du parking du Cormet de Roselend (1967 m) jusqu’à la prise d’eau (1999 m), nous marchons sur une large piste d’alpage à peu près plate. Un Cuivré de la verge d’or, Lycaena virgaurea, se pose sur une fleur de Parnassie. Dessus des ailes orange bordé de noir, c’est un mâle.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Deux grosses chenilles de Petit Paon de nuit, Saturnia pavonia, se régalent des feuilles du Saule fétide.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Il y a aussi une jeune chenille de Bombyx du chêne, Lasiocampa quercus…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~et une chenille bien poilue qu’on appelle la Chevelure dorée, Acronycta auricoma.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~A la prise d’eau EDF, nous traversons le ruisseau de la Neuva et prenons un petit sentier. Et là nous faisons une rencontre pas banale : des jeunes qui, en plus du sac à dos, portent des instruments de musique, certains assez encombrants, p.ex. une contrebasse…. Ces randonneurs musiciens donnent des concerts dans les refuges. Pour la 3e édition- été 2015, du 23 juillet au 28 août : ils sont partis du Queyras pour aller jusqu’au massif du Mont-Blanc en passant par les Ecrins, les Cerces, la Vanoise et le Beaufortain - Soit 650 km- 30 000 m de dénivelé positif- 37 jours de marche ! La veille ils ont donné un concert au refuge de Presset- Ils se rendent au refuge du col de la croix du Bonhomme- Ensuite ils ont programmé le refuge des Conscrits. Une pause dans la vallée, à Saint-Gervais, concert au théâtre Montjoie. Puis refuge du Nid d’Aigle, refuge du Goûter… Bravo les jeunes !

Photo prise sur le site  www.tourneedesrefuges.fr
Photo prise sur le site  www.tourneedesrefuges.fr

Photo prise sur le site www.tourneedesrefuges.fr

~~Après ces nombreuses semaines de sécheresse, nous ne nous attendions pas à trouver une flore encore aussi présente. Tout au long de notre avancée dans la Combe de la Neuva, nous avons pu voir une belle touffe de Gentiane asclépiade, Gentiana asclepiadea…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…blottie au creux des rochers, la Sabline ciliée, Moehringia ciliata…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…la Saxifrage sillonnée, Saxifraga exarata…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…le Céraiste à larges feuilles, Cerastium latifolium

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~…le Céraiste pédonculé, Cerastium pedunculatum… et bien d'autres encore…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Peu avant l'assaut final, en bas du grand chaos rocheux qui conduit au col du Grand Fond, Dame Nature nous montre qu'elle sait organiser ses composants tel un parfait jardinier de ville, à l'image de ces massifs circulaires de linaigrettes de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri, sur un petit ilot herbeux.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie
LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~Encore un petit effort pour arriver au col !

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 1e partie

~~ Claudie, Monique, Pierre

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 21:04

Le nid du Grèbe huppé est un radeau de débris végétaux plus ou moins décomposés et de fragments de roseaux. Les nids sont parfois proches les uns des autres : au bord du lac d’Annecy, à Glière, il y en avait une douzaine, distants de 1 à 2 mètres !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le nid est situé à proximité de l’eau libre, dans les étendues de roseaux ou de joncs pas trop touffues, ce qui facilite la plongée, l’accès au nid et la surveillance.

La femelle pond en moyenne 3 à 5 œufs.

Quatre semaines plus tard, c’est l’éclosion ! Dès que la nichée entière est éclose, et qu’elle est rassemblée sur le dos du père ou de la mère, le nid est abandonné.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le Grèbe ébouriffe les plumes de son dos : un poussin y est caché, bien au chaud à l’intérieur du plumage, mais on ne le voit pas !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Soudain, une petite tête rayée de noir et de blanc sort de la cachette douillette.

Les poussins nidifuges sont nourris par les deux parents qui les transportent souvent sur leur dos : ils nagent peu et ne plongent pas encore.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin accueille l’arrivée d’un parent qui vient remettre une petite proie, un petit alevin par des piaillements affamés.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes.

En effet, les adultes font avaler à leurs poussins, dès leur éclosion, des petites plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

L’adulte tend un duvet à son poussin.

Avant de donner une proie ou une plume au petit, il la trempe toujours dans l’eau.

Ces duvets forment une boule protectrice, une sorte de capiton, au fond de l’estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Et périodiquement, le grèbe régurgite une pelote d’éléments indigestes ou dangereux (écailles, arêtes…) retenus par le filtre de plumes.

Le Grèbe appartient à la seule famille au monde (Podicipidés) à manger ses plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin (à gauche) mâchouille une petite plume.

On remarque trois grandes taches de peau nue sur les joues et sur le front qui, en se gonflant de sang et en s’allumant comme des feux rouges, vont servir aux jeunes grèbes à faire passer des messages à leurs parents.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe dort déjà en position de bouée.

Les 15 premiers jours, le jeune grèbe passe la journée sur le dos de ses parents.

Au bout de 15 jours, il nage presque continuellement à côté de l’adulte.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe a un plumage grisâtre. La tête, le cou et les joues sont rayées de lignes verticales, points, carrés, virgules noirs.

Ce dessin est propre à chaque bébé, l’adulte pourra ainsi reconnaître son rejeton et le distinguer de ses frères et sœurs.

Plus tard à 71-79 jours, les jeunes grèbes pêcheront seuls et se libèreront de la surveillance paternelle.

Claudie

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:22

C’est le plus grand de nos grèbes (envergure 75-90 cm), on le reconnaît facilement avec sa huppe noirâtre et double (cristatus : qui a une crête, une aigrette, une huppe).

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Le Grèbe huppé n’est pas à l’aise en vol, encore moins à terre.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Il est adapté à la vie aquatique avec un corps allongé en fuseau : il passe l’essentiel de son temps sur l’eau, à nager ou à plonger. Il peut plonger jusqu’à 20 m, mais le plus souvent il descend de 2 à 6 m. Il se nourrit de petits poissons, larves d’insectes, petits crustacés, mollusques.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Pour faciliter la propulsion, les pattes sont situées loin en arrière, « comme les hélices à la poupe d’un navire » P.Géroudet,

Le Grèbe fait partie des Podicipédidés –du latin Pes, Pedi =pied et Podex, Podici = derrière, à l’arrière.

Au bord du lac, à Annecy-le-Vieux, un panneau présente cet oiseau au fil des saisons.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

En hiver, novembre-décembre, les Grèbes huppés sont nombreux sur le lac d’Annecy : c’est la période des rassemblements hivernaux. De nombreux grèbes des régions nordiques

passent l’hiver dans notre région : on dit que le Grèbe est un migrateur partiel.

En hiver, le plumage internuptial est terne.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Au printemps dès février, il est métamorphosé, on le reconnaît à peine ! Il est alors très élégant dans son plumage nuptial. « La tête anguleuse du Grèbe huppé se transforme en une fleur étrange : la huppe s’est allongée de deux cornes et une collerette de plumes rousses et noires encadre les joues blanches » Paul Géroudet

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Les couples se forment.

Ces grèbes sommeillent, la tête entre les ailes, le bec enfoui dans le duvet du cou.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

La parade nuptiale est spectaculaire. « Mâle et femelle se font face, tendent le cou, étalent en éventail leur collerette, redressent leur huppe et secouent la tête de gauche et de droite ». « Mâle et femelle se rapprochent l’un de l’autre en prenant d’abord l’attitude de menace, cou tendu et collerette effleurant l’eau…; mais au lieu de finir par une attaque, la provocation s’atténue et tous deux paradent face à face. Ce jeu, coupé de simulacres de toilette, peut se prolonger ou conduire à d’autres phases » P.Géroudet

Photos prises cette année, le 3 mars, à Annecy-le-Vieux.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

On ne peut distinguer le mâle de la femelle.

Malheureusement, les deux partenaires se sont séparés et nous n’avons pas vu la « danse du pingouin » : celle-ci est rarement observée et marque sans doute une intensité exceptionnelle de la parade. Les deux partenaires plongent, émergent ensemble et face à face, dressés à la verticale sur leur arrière-train, se présentent des algues, comme des offrandes.

Le Grèbe huppé est peu farouche, on peut le photographier assez facilement, par exemple à Annecy au Petit Port, depuis les pontons.

Claudie

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:51
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Le 3 mars, en nous promenant le long du lac d’Annecy au Petit Port (Annecy-le-Vieux), nous avons eu la chance d’observer un Butor étoilé, Butaurus stellaris.

C’est un gros héron massif – envergure 120-130 cm- au plumage jaune et brun, rayé et pointillé de noir. La tête porte une calotte sombre, le bec a une forme de poignard.

Le Butor fait partie des Ardéidés, comme les Hérons, les Aigrettes.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

A travers les phragmites, nous le devinons à peine. Se sent-il observé ? Il s’aplatit au ras de l’eau pour se dissimuler. Il avance lentement, puis il s’envole à faible hauteur sur quelques mètres et finit par disparaître, tel un fantôme. Il est encore là pourtant, nous le cherchons, mais en vain !

Le Butor vit toujours caché, bien à l’abri dans les roseaux. Il s’y sent en sécurité, invisible de tous. Très souvent, lorsqu’il sent un danger, « il prend une attitude mimétique, cou et bec dressés vers le ciel, ce qui le rend semblable à un piquet usé ou à un faisceau de vieux roseaux secs. » Il peut rester ainsi plus d’une heure.

Notre région accueille en hiver des individus migrateurs - lac d’Annecy, étang de Crosagny (St Félix), lacs de la Cavettaz (Passy), lac du Bourget, delta de la Dranse, Etournel.). Le Butor niche en effet dans les grandes roselières peu dérangées.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Nous étions contents de voir – bien que furtivement - cette espèce menacée, dont la population est en déclin.

Une question : savez-vous pourquoi on dit d’un grossier personnage, d’un personnage désagréable, impoli qu’il est un butor ? Notre Butor n’a rien de grossier !

Claudie

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:19

Une Grue cendrée (Grus grus L. 1758- famille des Gruidés) hiverne tout près de chez nous, dans la plaine de Doussard-Lathuile. Roland Deluermoz l’a repérée le 20 janvier, il l’a revue 2 jours plus tard (internet « les chasseurs, sentinelles de la nature » 28-01-2015 - le Dauphiné 07-02-2015).  Un ornithologue de la LPO l’a notée le 24 janvier près des Vargiers, en compagnie de 9 hérons cendrés. Depuis, elle est observée régulièrement. Il est probable que cette Grue se trouve ici depuis plus longtemps.

 

1 Grue Doussard 01-02-2015 vers 12 h Claudie

                  Selma Lagerlöf : « Oiseau gris, vêtu de crépuscule, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, une aigrette rouge sur la nuque » (en fait cette tache rouge, c’est de la peau nue, on ne la voit pas sur la photo) - 1e février, il neige

 

C’est étonnant de voir une Grue solitaire : en période de nidification les Grues vivent en couple. Le reste de l’année, elles vivent en grandes bandes qui réunissent parfois plusieurs milliers d’individus. La Grue cendrée est un oiseau sociable.

 

2 Grues cendrées Pologne

         Un couple de Grues. Pologne, 10 juillet  2013- Il est difficile de s’approcher des Grues, encore plus en période de nidification.

 

Pourquoi notre Grue est-elle seule et pourquoi hiverne-t-elle  dans notre région, loin des lieux habituels ?  Ne serait-elle pas mieux en Espagne, sous les chênes verts d’Estrémadure ?

Peut-être n’a-t-elle pas pu poursuivre le grand voyage avec ses compagnons parce qu’elle n’est pas en forme, malade, blessée ou simplement vieillissante ? Ou bien c’est un juvénile un peu rebelle qui a voulu n’en faire qu’à sa tête et qui s’est égaré ? Paul Géroudet : « La Grue solitaire est en général une égarée ou une handicapée ».

 

3 grue Doussard 04-02-2015 (12)

                             A l’arrière du corps, une touffe de plumes caractéristique des adultes,  la « queue de coq » - le 4 février, dans la neige.

 

Les Grues nichent dans le nord de l’Europe, en Scandinavie, en Pologne, dans les Pays Baltes, Russie, Sibérie… Après la nidification, elles se rassemblent  pour migrer vers le sud. Elles volent en triangle ou en chevrons, parfois elles se mettent à tournoyer en planant pour prendre de la hauteur grâce aux courants ascendants, puis elles reprennent leur vol en V, le cou tendu, les pattes s’alignant à l’horizontale. L’oiseau qui guide le groupe sera relayé par un autre.

 

4-grues-tableau-hotel-Pologne.JPG

                                                                     Tableau dans un hôtel de Pologne

 

Les Grues font des haltes pour se reposer et s’alimenter. Les lieux les plus fréquentés : le lac Hornborga dans le sud de la Suède, l’île de Rügen dans le nord de l’Allemagne, le lac du Der en Champagne (le 11 novembre 2014, 206 000 Grues : un record !), les Landes de Gascogne… Des Grues y passent l’hiver tandis que le gros de la troupe continue sa migration vers l’Espagne. Chaque année, elles s’arrêtent aux mêmes étapes.

 

5-Grues-lac-de-Der-panneau--1-.jpg

                                                                      Panneau, lac du Der

 

Les Grues  reprennent la route vers le nord pour gagner leurs zones de nidification de février à mars (le 15 février, 16 500 grues au lac du Der).

 

6-Grues-lac-de-Der-panneau-copie-1.jpg

                                                                          Panneau, lac du Der

 

Arrivées dans le sud de la Suède, c’est le moment des parades nuptiales, elles effectuent des danses spectaculaires.

« …Une Grue saute de ci, de là, les ailes déployées, pirouette sur place, ou bien court en battant des ailes, le corps horizontal et le cou replié, tantôt en ligne droite, tantôt en cercle… » Paul Géroudet

 

 « Les grands oiseaux aux longues pattes, aux fins cous déliés, aux petites têtes descendirent la pente comme en glissant et saisis d’un vertige mystérieux. Tout en glissant en avant, ils tournaient sur eux-mêmes, moitié volant, moitié dansant. Les ailes légèrement relevées, ils se mouvaient avec une rapidité incompréhensible. Leur danse avait quelque chose de singulier et d’étrange…  Il y avait de la sauvagerie dans cette danse … » - Selma Lagerlöf - La grande danse des grues à Kullaberg, 29 mars -(chapitre V « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » 1906-1907)

 

Vous n’avez pas encore observé « notre » Grue ? Allez vite dans la plaine de Doussard, cherchez-la avec vos jumelles (indispensables !) du côté droit (direction Lathuile)…..

 

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                     La Grue doit consacrer beaucoup de temps à son alimentation. Ici elle se trouve près d’un tas de fumier, non loin de la salle polyvalente.

 

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   La neige a fondu. La Grue cherche sa nourriture à pas mesurés, elle broute des petites plantes, pique des bestioles, insectes, mollusques, vers de terre, parfois des petits vertébrés…

 

 

Espérons que notre Grue solitaire  ne se fera pas croquer par un renard, qu’elle ne tardera pas à repartir vers le nord  et qu’elle retrouvera ses congénères….

 

 

 

Monique

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 14:47

C’est la plus grande de nos grives (28cm). Elle fait partie de la famille des Turdidés (turdus = grive) comme la Grive musicienne, la Grive litorne, la Grive mauvis, le Merle noir et le Merle à plastron, le Monticole (ou Merle) de roche ainsi que d’autres oiseaux plus petits comme les rouges-gorges, les rouges-queues, les traquets, les rossignols et les agrobates.

Elle est présente dans notre région toute l’année.

 

Grive-draine---Copie.JPG

La tête, le dos et le dessus de la queue sont gris.

Les taches noires sont rondes et disposées de manière anarchique, chez la Grive musicienne, elles sont alignées ou disposées en V.

 

Grive-draine--3----Copie.JPG

 

La Grive draine est insectivore mais elle se nourrit de fruits (cerises, pommes) et de baies (sureau, sorbier, alisier, aubépine… et aussi les raisins)

Elle mange tout particulièrement les boules de gui (viscivorus, du latin viscum (le gui) et voro (dévorer), cf aussi ses noms allemand et anglais de « grive de gui » : Misteldrossel et Mistle thrush)

 

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Gui-boules.JPG

 

Elle contribue tout comme la Fauvette à tête noire, à la dissémination du gui. En effet, les graines, non digérées, sont expulsées avec les fientes et germent là où elles tombent, souvent sur les branches de l’arbre. 

 

Gui-graines-sur-piquet.JPG

 

Le chant est mélodieux et fluté. Il rappelle celui du merle mais le ton est plus triste. La Grive draine a l’habitude de chanter  par mauvais temps, même sous une pluie battante.

Le cri de contact est un « dr-r-r-r » roulé et sec, caractéristique, et peut-être à l’origine du mot « draine » qui serait une onomatopée.

 

A la fin de l’été, les grives se réunissent en petites bandes et s’associent parfois avec les Grives litornes et quelques Grives mauvis. Elles passent une grande partie de leur temps à découvert, se déplacent sur le sol à la recherche de nourriture, se tenant bien droites, tête relevée et queue pointée vers le bas.

Le vol est onduleux et laisse apercevoir le dessous des ailes d’un blanc éclatant.

 

C’est un migrateur partiel. Certaines de nos grives migrent vers le sud de l’Europe pour y passer l’hiver, tandis que d’autres arrivant du nord et de l’est de l’Europe, séjournent dans notre région.

 

                                                                                                                           Claudie

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:28

Jynx du grec iugè, cri de douleur et sifflement de certains reptiles : pour se défendre ou intimider son adversaire, le Torcol siffle comme une couleuvre en colère (bruit généralement connu de beaucoup d’oiseaux cavernicoles).

« torquilla » de torqueo, tordre : le Torcol,  tout en sifflant, tord le cou lentement comme un serpent lorsqu’il est dérangé. En France, autrefois on l’appelait « tournis », « cö-d’couleuvre » (cou de couleuvre) ou « coulouvre de cheînne » (couleuvre de chêne).

Les Italiens le nomment « torcicollo » (qui veut aussi dire « torticolis »). Les Allemands l’appellent « Wendehals », les Anglais « Wryneck ».

 

Torcol Roger F Motz

C’est très étonnant de le voir se contorsionner : il est capable d’allonger son cou et de ressembler à un serpent, en même temps les plumes de la tête se hérissent, les yeux se ferment à demi.

 

 « Fourmilier » : comme son nom l’indique, le Torcol se nourrit essentiellement  de fourmis et de leurs larves, mais aussi de papillons, chenilles, araignées… Il capture les insectes en passant sa langue sur les écorces, dans les crevasses ou sous les feuilles.

 

Si le Torcol n’était pas si criard au printemps, il passerait inaperçu par ses couleurs ternes et sa petite taille (un peu plus grand qu’un moineau).

Le plumage aux dessins complexes et aux couleurs mordorées rappelle celui de l’Engoulevent, la Bécasse ou le Hibou moyen-duc : il se confond avec l’écorce et le bois mort, on parle de plumage cryptique (mimétique).

 

Torcol-Roger-F-Motz--2--copie-1.jpg

 

 

Le Torcol est un oiseau migrateur. Il passe l’hiver en Afrique, de la Méditerranée  à l’Equateur et lorsqu’il revient chez nous en avril, il fait entendre son chant lancinant et monotone : « quin quin quin quin quin… », huit à douze sons nasillards et plaintifs émis en série. Mâle et femelle se répondent sans arrêt - chez cette espèce, les deux sexes chantent – En été il est très discret et on ne détecte plus sa présence.

 

Bien qu’appartenant à la famille des Pics, le Torcol n’est pas un bon grimpeur – sa queue souple et arrondie ne se prête pas à l’appui - il progresse en sautillant le long des branches obliques. Mais comme les Pics, il a 2 doigts dirigés vers l’avant et 2 doigts dirigés vers l’arrière.

 

Son bec ne lui permettant pas de creuser le bois, il utilise les cavités naturelles ou celles forées par un pic pour installer son nid. Il s’installe volontiers dans un nichoir, même si la place est déjà occupée par des mésanges. Il y a quelques années, nous l’avons vu extraire du nid jusqu’au dernier brin de mousse, en dépit des réactions des propriétaires … et finalement changer d’avis quelques jours plus tard et continuer à essayer d’autres logements !

 

Il habite les vergers, les jardins, les lisières des bois de feuillus. En avril, nous guettons son retour à Marlens, Faverges, Giez…  et nous sommes heureux de le revoir chaque année !

 

Les photos ont été prises le 12 avril à Motz, près de Seyssel, au bord du Rhône, par Roger Fillion.

 

                                                   Claudie

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