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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:08

 

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum – les fruits de cette Apiacée sont très jolis, ils ressemblent à des tartelettes ! - photo de l’ombelle dans l’article précédent, Eubée (3)-

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum
Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica avec ses belles fleurs blanches.

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius – il peut être rose ou blanc, les 8 bractées dépassent les ligules.

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius
Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius

Le Grand Mélinet, Cerinthe major – une Borraginacée… glabre !

Le Grand Mélinet, Cerinthe major

Le Grand Mélinet, Cerinthe major

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera – fleurs femelles en têtes globuleuses

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea – tige feuillée, feuilles raides et pointues

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina – les fleurs sont violettes ou rouges

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina

 

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium – spathe et spadice long et étroit, pourpre foncé, les feuilles très fines ne sont pas visibles à la floraison.

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca- endémique du sud de la Grèce

 L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca

L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi - cette Brassicacée a des fleurs assez insignifiantes mais des siliques bien particulières, rondes comme des boucliers (clypeus = bouclier en latin). Cette plante est présente à Faverges dans les rochers au-dessus de Viuz (rare !)

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi

La Vesce œil noir, Vicia melanops – vesce à corolle jaune verdâtre et extrémité des ailes tachée de brun foncé. Présente en France mais très localisée.

La Vesce œil noir, Vicia melanops

La Vesce œil noir, Vicia melanops

 

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus – un Frêne à fleurs blanches en grappes dressées ou pendantes. Cultivé dans le sud de l’Italie pour la manne, substance sucrée qui exsude des feuilles et qui constituait jadis une des ressources de la Sicile.

Le Frêne à fleurs est présent dans notre région : à la sortie d’Ugine en direction des gorges de l’Arly, à Duingt dans le virage, au Roc de Chère. Pour le repérer facilement, il faut qu’il soit en fleurs.

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus

Le Bugle oriental, Ajuga orientalis - bractées souvent lobées et teintées de bleu violet, corolles bleu violet, à tube sans anneau de poils interne, étamines incluses dans le tube de la corolle. Sud de l’Europe, de la Sardaigne et l’Italie méridionale à la Turquie et la Crimée, Crète, région égéenne, plus à l’est, atteint le Moyen-Orient et le N-O de l’Iran.

 Le Bugle oriental, Ajuga orientalis
 Le Bugle oriental, Ajuga orientalis

Le Bugle oriental, Ajuga orientalis

Le Lamier bifide, Lamum bifidum. ssp. balkanicum - fleurs roses, tube droit, oreilles de lapin ( !)…beaucoup plus petit que L. garganicum.

Le Lamier bifide,  Lamum bifidum. ssp. balkanicum
Le Lamier bifide,  Lamum bifidum. ssp. balkanicum

Le Lamier bifide, Lamum bifidum. ssp. balkanicum

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum – Tiges très peu développées, fleurs solitaires ou par 2, relativement grandes, blanches ou rosées : ce Trèfle forme des tapis.

En France : naturalisé sur le môle de Cassis, 1859, mais station détruite en 1944 lors de l’extension du port.

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

Nous avons goûté le « Mastiha de Chios », une résine naturelle aromatique sécrétée sous forme de larme provenant de l`arbre à mastic, Pistacia lentiscus var.chia.

Dès l`Antiquité, le mastiha de Chios fut reconnu tant pour son arôme particulier que pour ses qualités thérapeutiques. Il fut enregistré comme la première gomme à mâcher naturelle du monde ancien. Le mastiha de Chios est depuis 1997 un A.O.C.

« Le Mastiha de Chios : une larme qui réjouit, parfume, soulage, guérit ! »

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

                                     Dominique S. (photos) Claudie D. (texte)

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:56

Nous étions nombreux à assister à la soirée diaporama « Printemps fleuri sur l’île d’Eubée », mardi 13 décembre. Odette nous a fait revivre de beaux souvenirs.

En Grèce sur l’île d’Eubée (Evia) avec Pascal Jarige (20-27 avril 2015) 1e partie
En Grèce sur l’île d’Eubée (Evia) avec Pascal Jarige (20-27 avril 2015) 1e partie

L’Ile d’Eubée est la 2ème ile grecque par la superficie (après la Crète). Elle est située en face de l’Attique et la Béotie. Elle mesure 180 km de long et 20 à 35 km de large pour une superficie de 4 167 km2 et compte environ 220 000 habitants.

Odette, notre conférencière à gauche, avec Jean-Marc, Nicole et Jean-Pierre

Odette, notre conférencière à gauche, avec Jean-Marc, Nicole et Jean-Pierre

La liste des plantes rencontrées est longue, nous n’en évoquerons que quelques-unes.

 

Commençons par les Orchidées. Nous avons noté 22 espèces d’orchidées et un hybride. Pascal Jarige nous a bien aidés car la détermination est souvent délicate et il y a des espèces que nous ne connaissions pas du tout ! Par exemple, ces 9 espèces d’Ophrys ne se rencontrent pas en France.

Pascal Jarige, notre guide naturaliste-

Pascal Jarige, notre guide naturaliste-

Rappelons que le mot Ophrys vient du grec, sourcil : le labelle est couvert de poils. Les fleurs d’Ophrys n’ont pas de nectar à offrir, elles imitent le corps de certains insectes et dégagent une odeur qui ressemble à des phéromones femelles : les insectes pollinisateurs mâles croient avoir affaire à des femelles, ils tentent de s’accoupler … avec des fleurs. On parle de « pseudo-copulation ». En s’agitant, ils vont détacher les pollinies qu’ils emmèneront sur d’autres fleurs. Parfois ils se trompent et vont féconder une autre espèce, d’où des hybrides !

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape. Endémique de la Grèce, surtout présent dans le Péloponnèse (est), dans le nord de la Grèce et sur l’île d’Eubée. Il a été décrit en 1928 par le botaniste suisse Jenny Renz (1907-1999) alors âgé de 21 ans.

 Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique.

Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique.

Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique. Du sud de l’Albanie à l’ouest de l’Anatolie, mais la répartition est mal connue par suite des confusions avec les espèces voisines.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu. Un Ophrys du groupe scolopax à longues cornes (ou à deux longs bras tendus vers vous). La répartition est mal connue par suite des confusions avec les espèces voisines, vraisemblablement des Balkans à la mer Caspienne.

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…).

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…).

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…). Espèce très variable car d’origine hybride récente (O. argolica x O. cornuta bremifera). Endémique de Grèce : autour du golfe de Corinthe, de l’Etolie à l’île d’Eubée et de l’Achaïe à Corinthe

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval. Espèce assez variable, détermination parfois délicate. Du sud de l'Albanie au sud de l'Anatolie.

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités).

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités).

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités). Espèce variable, détermination parfois délicate. Du sud de la Yougoslavie à Israël, Bulgarie au nord.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane. Un Ophrys lutea à petites fleurs, il le remplace progressivement dans le bassin égéen oriental. La phrygane, c’est la garrigue grecque, avec des buissons épineux en boule, Sarcopoterium etc …

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.
Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold. Espèce dédiée à Reinhold (1802-1880), médecin à Athènes. Du Monténégro à l’Anatolie.

Monique et Odette

(à suivre)

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:18

C’était dans les Pyrénées, lors de la session de la Société Botanique de France en Andorre. Nous logions à Meritxell à l’hôtel l’Ermita en-dessous du sanctuaire Notre Dame de Meritxell, sainte patronne protectrice d’Andorre.

Hotel

Hotel

Ermitage
Ermitage

Ermitage

Le 19 juillet 2010 un peu avant 8 h du matin je fais un petit tour tout près de l’hôtel : je vois une sorte de large ruban gris qui grouille et avance lentement : des milliers de larves transparentes, à petite tête noir brillant, sont rassemblées, il y en a dessus, dessous. D’où viennent-elles, où vont-elles ? Ce « ruban » traverse une allée  couverte de dalles de pierre, on dirait qu’elles sont sorties de la terre de la plate-bande, d’après mes souvenirs la longueur  ne dépassait pas  2 m…

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Je n’avais jamais vu ni même entendu parler de ce curieux phénomène. J’ai fait quelques photos, malheureusement pas très bonnes et pas de très près, et nous sommes partis en excursion pour la journée. Nous avons fait un grand tour : vallon de Montaup, col d’Arènes, Ferrols, Llors. Voici quelques plantes photographiées ce jour-là.

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

A notre retour le soir, je n’ai pas revu les larves.  Où étaient-elles passées ?

Cette observation m’a beaucoup intriguée, j’ai nommé les photos « procession mystère ». J’en ai parlé un peu autour de moi, mais personne n’a pu me donner des renseignements.

En 2012, Claudie a enfin trouvé par hasard des indications sur ce phénomène en regardant le site d’Alain Ramel, un site qu’il faut aller consulter si vous vous intéressez un peu aux insectes : « petit cours illustré d’entomologie » (vous tapez « aramel » et éventuellement un nom d’insecte : vous n’arriverez peut-être pas tout de suite sur l’insecte que vous cherchez, mais c’est très intéressant !). On y voit des photos de notre « procession » et même un petit film tourné dans les Pyrénées, en Ariège.

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Ce sont les larves d’une petite mouche noire que l’entomologiste polonais Maximilian Sila Nowicki (1826-1890) a nommée Sciara militaris (ou Lycoria militaris). Nowicki a observé ce phénomène dans les monts Tatras.

Les larves, on peut les appeler « vers militaires ». J’ai pensé à une procession, mais c’est vrai que ça peut faire penser aussi à un défilé militaire… Les Allemands appellent la larve Heerwurm et la petite mouche noire Soldatische Trauermücke….

On classe Sciara militaris dans les Diptères- Nématocères (« antennes en forme de fil »)- 1700 espèces connues, peut-être 20 000 dans le monde, 600 espèces connues en Europe…

Les larves vivent dans la litière des forêts de montagne, elles se nourrissent de débris végétaux, de champignons. Dans certaines circonstances encore inexpliquées, les larves se rassemblent et forment une colonne - de 20 cm à plus de 5 m et même 10 m, pour aller où ?... pour se nymphoser dans un lieu favorable ?

C’est un phénomène assez rare, je suis contente d’avoir vu ce spectacle, même si j’ai quelques regrets : j’aurais dû faire plus de photos, j’aurais dû mieux observer ce phénomène, prendre des notes…

Et vous, avez-vous eu la chance de voir cette procession ? Avez-vous des renseignements complémentaires ? Si oui, dites-le moi !

Jadis, en Europe Centrale, quand on observait ces processions, on pensait qu’elles annonçaient un malheur, une catastrophe, voire une guerre….  Mêmes croyances lorsqu’en hiver des « invasions »  de Bombycilla garrulus (Jaseur boréal, Jaseur de Bohême) arrivaient chez nous : ces beaux oiseaux annonçaient la peste ou la guerre. De nos jours, les amoureux de la nature font des kilomètres pour aller les observer !

Monique

         

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 22:18

Au cours d'un séjour sur la côte vendéenne fin juillet, je suis allé me promener juste au sud de Notre-Dame de Monts, là où la longue côte rectiligne est bordée par un cordon dunaire. Celui-ci sépare le Marais Breton de l'océan. Le sable minéral et coquillier contient une part non négligeable de minéraux volcaniques apportés du Massif Central par la Loire, puis repartis sur les plages par les courants côtiers.

En m'éloignant du bord de l'eau, je traverse la berme (plage proprement dite) pour atteindre des zones fragiles et menacées. D'abord la dune mobile ou dune blanche, bourrelet de sable accumulé par la mer et le vent. Elle est plus ou moins stabilisée grâce à l'intervention de l'homme, notamment par des pieux (ganivelles) et des plantations d'oyats (Ammophila arenaria) qui fixe le sable avec ses interminables rhizomes ramifiés.

Oyat (Ammophila arenaria)

Oyat (Ammophila arenaria)

Le caquillier maritime ou roquette de mer (Cakile maritima), l'euphorbe maritime (Euphorbia maritima), l'immortelle des sables (Helichrysum staechas) trouvent aussi leur place au sommet de cette dune blanche.

Cakile maritima - Euphorbia paralias
Cakile maritima - Euphorbia paralias

Cakile maritima - Euphorbia paralias

A l'arrière de cette dune, le sable se couvre de plantes basses : c'est la dune grise où se développent des plantes adaptées au vent salé, à la sécheresse, au sol sablonneux. J'y vois entre autres le pavot cornu ou pavot jaune des sables (Glaucium flavum), le lagure ovale ou queue de lièvre (Lagurus ovatus), le panicaut maritime ou chardon bleu (Eryngium maritimum), la centaurée aux bractées épineuses (Centaurea aspera)…

Glaucium flavum - Lagurus ovatus
Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Eryngium maritimum - Centaurea aspera
Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Ici et là je découvre quelques petites dépressions d'eau douce autour desquelles fleurissent les onagres (Oenothera sp) et où gambadent les lapins de garenne.

Onagres et Lapin de garenne
Onagres et Lapin de garenne

Onagres et Lapin de garenne

Je retrouve quelques plantes de la dune blanche comme l'immortelle des sables, puis la bugrane rampante (Ononis repens), la giroflée maritime (Matthiola sinuata), la vipérine commune (Echium vulgare), le silène maritime (Silene maritima), un œillet (Dianthus sp), le liseron soldanelle (Calystegia solldanella), la roquette de mer, une achillée…

Helichrysum stoechas - Ononis repens
Helichrysum stoechas - Ononis repens

Helichrysum stoechas - Ononis repens

Matthiola sinuata

Matthiola sinuata

Il faut souvent chercher ces plantes dans de vastes espaces couverts de poacées. J'ai vu de nombreuses tiges, parfois très "piquantes" comme le chardon à petits capitules (Carduus tenuifolius), chargées de dizaines de petits escargots blancs. Aucun oiseau en vue au cours de ce début de matinée. J'aurais dû aller plus à l'intérieur des terres, dans les zones de marais. Je me contente d'un beau papillon (Nymphalides – la Mégère).

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)
Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Enfin, j'arrive à l'arrière de cette dune grise où s'étend la dune boisée, plantée essentiellement par semis de pins maritimes et de cyprès de Lambert. S'y développent aussi les troènes et les chênes verts. Dans ces sous-bois clairs, j'ai vu le dompte-venin de chez nous (Vincetoxicum hirundinaria), le lagure ovale qui semble se plaire partout où il y a des sols sablonneux et une orchidée desséchée (pyramidale semble-t-il). En sortant de cette bande boisée, le tamaris (Tamarix gallica), originaire de Méditerranée occidentale, s'est bien installé sur cette partie de côte océane.

Cyprès -Tamaris
Cyprès -Tamaris

Cyprès -Tamaris

J'ai noté les gros efforts faits par les autorités concernant la protection de ces milieux fragiles, en incitant les promeneurs à respecter les sols, la végétation, par de nombreux panneaux d'information et de sensibilisation, par un balisage très clair et bien présent.

Sur les plages de Vendée

Pierre

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 16:09

Sur le sentier il y a aussi d’autres Astragales…

L’Astragale de Montpellier, Astragalus monspessulanus. Elle fleurit plus tôt. En Haute-Savoie, c’est une plante rare, mais nous la connaissons bien ; elle pousse tout près de chez nous, sur la commune de Faverges, à Vésonne, à la Balmette…

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

L’Astragale esparcette, Astragalus onobrychis, est absente de Haute-Savoie, mais elle n’est pas rare en Savoie. Elle forme de grands tapis violets.

Astragale esparcette
Astragale esparcette

Astragale esparcette

La plus intéressante, c’est la petite Astragale d’Autriche, Astragalus austriacus … Nous ne la connaissions pas encore. Plante grêle, discrète, les fleurs sont petites, peu nombreuses, les ailes divisées en 2 lobes. C’est une espèce steppique d’origine sud-sibérienne et pontique, elle est présente aussi en Europe centrale et méridionale. Dans les Hautes-Alpes elle est peu commune ( Briançonnais, Queyras, Guillestrois, Embrunais…)

Astragale d'Autriche
Astragale d'Autriche

Astragale d'Autriche

Et beaucoup d’autres plantes, par exemple…

Le Genévrier sabine, Juniperus sabina, feuilles petites, imbriquées sur 4-6 rangs, celles des jeunes rameaux libres et étalées, linéaires lancéolées, piquantes, odeur nauséabonde quand on les froisse. En France en Savoie, Dauphiné, Provence, Pyrénées. Ce Genévrier était planté dans les jardins médicinaux, il a des propriétés abortives. Mais il tuait souvent la mère en même temps que le fœtus ! Les Romains l’ont appelé « sabine » car il poussait chez leurs voisins les Sabins…

Genévrier sabine

Genévrier sabine

La Campanule en épi, Campanula spicata.

Campanule en épi

Campanule en épi

La Bugrane jaune, Ononis natrix, plante velue-glanduleuse, visqueuse, fleurs jaunes striées de pourpre.

Bugrane jaune

Bugrane jaune

La Carline à feuilles d’acanthe, Carlina acanthifolia, qu’on appelle aussi Chardon soleil, Cardabelle, Chardon baromètre… Le capitule n’est pas encore bien développé.

Carline à feuilles d'acanthe
Carline à feuilles d'acanthe

Carline à feuilles d'acanthe

Le Chardon bleu (ce n’est pas le vrai : Eryngium alpinum, famille des Apiacées), ou Boulette, Oursin bleu, Echinops ritro, famille des Astéracées. Du grec echinos, hérisson, opsis, aspect : inflorescences sphériques bleues, piquantes.

Echinops ritro

Echinops ritro

La Gentiane croisette, Gentiana cruciata. Regardez bien ! Il y a des petits œufs blancs : les œufs du papillon Azuré de la croisette, Phengaris rebeli = Maculinea rebeli. La chenille est soignée par des fourmis. Une seule génération, de fin juin à mi-août.

Gentiane croisette

Gentiane croisette

La Nonnée brune, Nonea erecta = pulla, une Boraginacée à fleurs brun-pourpre sombre, presque noires. Le genre est dédié à J.-Phil. Nonne, médecin à Erfurt au XVIIIe siècle. Plante de l’est de l’Europe, de la Russie à l’Autriche, la Yougoslavie. En France dans les Hautes-Alpes (Château-Ville-Vieille, 579 pieds comptés en 1989 par les agents du Parc national des Ecrins), les Bouches-du-Rhône, la Drôme, les Pyrénées orientales, en Alsace… Protection Nationale.

Nonnée brune

Nonnée brune

La Sauge d’Ethiopie, Salvia aethiopis, plante bisannuelle très ramifiée, couverte de poils blanchâtres, nombreuses fleurs blanches. En Savoie entre St-Jean-de-Maurienne et Bramans, en régression, protection Rhône-Alpes, pas de protection dans les Hautes-Alpes.

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne
Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Monique

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:52

Les pentes de l’adret depuis Château-Queyras (1350 m) jusqu’à Abriès (1540 m) sont très ensoleillées tout au long de l’année et reçoivent très peu de pluie. A Ville-Vieille, le « sentier des Astragales » nous fait parcourir des pelouses sèches steppiques très intéressantes.

La star de ces pelouses, c’est la* magnifique Astragale queue-de-renard qui pousse en abondance tout le long du sentier : Astragalus alopecurus, famille des Fabacées (= Papilionacées). Protection Nationale.

*Il faudrait dire « un » Astragale…. Mais… je n’y arrive pas !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Elle a changé plusieurs fois de nom : on l’a appelée Astragalus alopecuroides, nom que Linné avait appliqué à l’Astragale qui pousse dans la région de Narbonne. Ces deux plantes se ressemblent mais sont différentes. En 1968, Braun-Blanquet attribua à la plante des Alpes le nom d’Astragalus centralpinus. Elle a été appelée aussi A. maximus… Aujourd’hui il faut l’appeler Astragalus alopecurus Pallas 1800, Queue de renard des Alpes, Astragale Vulpin, Astragale queue de renard. Et Astragalus alopecuroides L. 1753 désigne la plante de la région de Narbonne, à inflorescences globuleuses, dents du calice un peu plus grandes que le tube.

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Remarquez la couleur rousse de la forêt sur les pentes à l’arrière de Ville-Vieille. C’est un phénomène spectaculaire bien connu qui se produit de façon cyclique tous les 8-10 ans. La pullulation cyclique de la chenille de la Tordeuse grise du mélèze provoque la défoliation des mélèzes, la croissance des arbres est certes un peu ralentie, mais les aiguilles repoussent…

Au premier plan à droite, les Astragales…

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une grande plante (jusqu’à 1 m de haut), velue, blanchâtre. Les fleurs jaunes sont groupées en inflorescences ovoïdes.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les inflorescences en boutons sont velues, toutes couvertes de poils, c’est tout doux !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les fleurs sont nombreuses, celles du bas s’ouvrent en premier, quand les fleurs du haut s’épanouissent, celles du bas sont fanées.

L’araignée, c’est l’Epeire feuille-de-chêne, Aculeipera ceropegia.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

La plante n’attire pas beaucoup les papillons. Nous avons remarqué qu’elle attirait surtout des Hyménoptères.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une Sauterelle (les antennes sont longues) et c’est un mâle ( les cerques à l’extrémité de l’abdomen), Tettigonia sp.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Anoplodera sanguinolenta, un beau Longicorne (Cerambycidae)

En France, l’Astragale queue de renard est rare, elle est présente dans les Hautes-Alpes (Edouard Chas, 1994 : pas très rare, Gapençais, Queyras, Embrunais). Dans les Alpes-de-Haute-Provence la population est peut-être éteinte. En Corse, un seul site, Punta Alta sur la commune de Focicchia : la population est en forte diminution, 60 individus dans les années 1990, une dizaine seulement en 2015.

Elle est présente en Italie (Valtournenche et val de Cogne, à Epinel, juste après le tunnel de Lexert), en Bulgarie (Rhodopes-ouest d’après Conspectus 2012), en Turquie (au N-E d’après G. Pils), en ex-URSS…

C’est Peter Simon Pallas (1741-1811) qui l’a baptisée « A. alopecurus ». Entre 1768 et 1774, ce zoologiste et botaniste allemand a dirigé une expédition en Russie centrale et en Sibérie. C’est certainement durant cette expédition qu’il a collecté cette plante.

Monique

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:19

Du grec leirion, « lis » et dendron, « arbre » : arbre qui a des fleurs comme des lis …ou comme des tulipes…tulipifera, « qui porte des tulipes » en latin.

Le genre Liriodendron comporte 2 espèces qui se ressemblent, L. tulipifera, le Tulipier de Virginie et L. chinense, le Tulipier de Chine, plus rarement cultivé, plus petit, feuilles plus profondément lobées …

Le Tulipier fait partie de la même famille que les Magnolias : la famille des Magnoliacées, famille considérée comme archaïque.

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Talloires (74)
Tulipier à Talloires (74)

Tulipier à Talloires (74)

Le Tulipier de Virginie est originaire de l’est de l’Amérique du nord, depuis l’est des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Il a été introduit en Europe, en Angleterre en 1662, puis en France en 1732 : le marquis de la Gallissonnière rapporta quelques graines qui furent semées au Trianon.

Aujourd’hui il est souvent planté, on le trouve un peu partout dans les parcs. Il y en a au moins deux à Doussard. A Faverges il y en a un dans le parc Simon Berger, un autre tout près de la poste et peut-être d’autres

Les feuilles sont curieuses : elles sont larges. Au sommet, elles sont tronquées, on dirait que le jardinier s’est amusé à couper le bout avec ses ciseaux. Le pétiole est très long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

En automne elles jaunissent, elles prennent une couleur or qui tourne au brun, elles se maintiennent jusqu’au début de novembre et tombent.

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines
Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

L’arbre ne fleurit pas quand il est jeune. Il fleurit à partir de 25 à 30 ans.

Les fleurs sont belles, grandes, jaune pâle, orange à la base des pétales. Elles comprennent 9 tépales : 3 sépales vert clair entourant 6 pétales.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le cône central couleur crème est entouré par un anneau d’étamines linéaires, charnues, dressées, de 5 cm de long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fleurs attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fruits sont des cônes allongés de 6-8 cm de long. A maturité, ils libèrent de nombreuses graines ailées.

Les fruits persistent longtemps sur l’arbre, durant l’hiver.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le Tulipier est un arbre résistant, il est rarement parasité ou malade. Son bois se travaille aisément. Son écorce a des propriétés médicinales, c’est un succédané du quinquina.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Monique

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 21:02

Rien à voir avec les « vraies » asperges sauvages qu’on cueille dans le Midi (Asparagus acutifolius), très recherchées au début du printemps. Ces asperges sont excellentes, mais elles ne poussent pas en Savoie.

On cueille les jeunes pousses vertes, après la plante devient dure et piquante.

Nos aspergettes, nous devrions les appeler Ornithogales des Pyrénées.

Leur nom latin : Ornithogalum pyrenaicum L. 1753. Mais pour être à la mode, il faut s’habituer au nouveau nom donné dans Flora Gallica : Loncomelos pyrenaicum (L.) J. Holub subsp. pyrenaicum. Traditionnellement de la famille des Liliacées, elle fait partie aujourd’hui de la famille des Asparagacées…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Si Linné a nommé la plante « des Pyrénées », c’est qu’elle a dû lui être envoyée de cette région. Mais elle pousse dans beaucoup d’autres coins de France. Chez nous en Haute-Savoie elle n’est pas rare.

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Quand l’Ornithogale est en fleurs, les feuilles basales sont desséchées. On voit une longue tige et au sommet une grappe de 30 à 50 fleurs. En début de floraison les fleurs du bas sont épanouies (6 tépales vert jaunâtre, 6 étamines), et au sommet de la grappe, des boutons vert clair qui ne tarderont pas à s’ouvrir.

On cueille l’Ornithogale avant la floraison. On prend l’épi de boutons floraux et un petit bout de tige. Après avoir fait blanchir la cueillette, on consomme les aspergettes en salade avec une vinaigrette ou une mayonnaise, en omelette ou en quiche…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Dans les supermarchés, on trouve des bottes d’aspergettes avec une longue queue. Le prix : 2, 99 € (cette année en mai au magasin Grand Frais à Annecy).

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Mais c’est moins cher et plus sympathique de les cueillir soi-même lors d’une belle balade avec des amis !

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Monique

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 16:55
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

~~Eschscholzia, voici un mot bien difficile à écrire sans fautes ! Sur la flore de Fournier (1946), c’était Eschscholtzia, Flora Gallica (2014) a supprimé le t…

C’est plus simple de l’appeler « Pavot de Californie » : la plante est en effet originaire du S-O des Etats-Unis. En mars 2015, notre amie Françoise a vu des champs de California Poppy à perte de vue dans la Réserve d’Antelope Valley.

Et c’est bien un Pavot, famille des Papavéracées, comme le coquelicot. Mais la capsule ne ressemble pas à celle du coquelicot, elle est très longue (5 à 10 cm).

La capsule est très longue.
La capsule est très longue.

La capsule est très longue.

~~Dans la nature les pétales sont de couleur orange, mais les variétés cultivées peuvent être jaune pâle, blanc crème …

Eschscholzia ou Pavot de Californie

~~Cette plante annuelle se ressème spontanément. Parfois les graines quittent le jardin, elles vont dans la nature et peuvent même devenir envahissantes.

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

~~Cette plante a été décrite en 1820 par l’écrivain Adalbert von Chamisso.

Louis Charles Adélaïde de Chamissot de Boncourt est né en France au château de Boncourt (Champagne) en 1781. Il émigre en Allemagne avec sa famille en 1790 pour fuir la Révolution. A 20 ans, il adopte le prénom Adalbert, il choisit d’écrire en allemand tout en gardant sa nationalité française. « Ma patrie : je suis français en Allemagne et allemand en France, catholique chez les protestants, protestant chez les catholiques, philosophe chez les gens religieux et cagot chez les gens sans préjugés ; homme du monde chez les savants, et pédant dans le monde, jacobin chez les aristocrates, et chez les démocrates un noble, un homme de l’Ancien Régime, etc. Je ne suis nulle part de mise, je suis partout étranger. »

Son œuvre la plus célèbre, c’est « La merveilleuse histoire de Peter Schlemihl » (1814), l'histoire d'un homme qui a vendu son ombre et qui court le monde pour la retrouver.

Mais Chamisso est aussi naturaliste-botaniste. Il participe de 1815 à 1818 à un voyage scientifique autour du monde (île des Pâques, Californie, Hawaï, archipel des Marshall…) sur le vaisseau russe Rurik, commandé par le capitaine russe Otto von Kotzebue. Une île du détroit de Behring porte son nom : l’île de Chamisso.

Au retour, en 1820, il dédie le Pavot de Californie à un compagnon de voyage, le médecin-botaniste estonien Johann-Friedrich Eschscholtz (…pourquoi le t a-t-il été supprimé ??). Les Indiens utilisaient cette plante contre les maux de tête, de dents et comme somnifère. Le botaniste Chamisso a décrit aussi Myrica californica et d’autres plantes et arbres du Mexique en collaboration avec Diederich Franz Leonhard von Schlechtendal.

~~ Monique

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:15

~~(Voir l’article de Pierre « Du safran en Chartreuse » 13 nov. 2015)

~~Comme c’est agréable de se promener dans les souks et de regarder les échoppes d’épices ! Chez nous, les épices sont vendues en petits flacons (« Ducros se décarcasse… »),

En Tunisie, au Maroc, vous voyez de gros tas d’épices de toutes les couleurs. Voici quelques photos prises lors de nos voyages …

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Bien sûr, il manque l’ambiance, les odeurs….

A propos du safran…

~~Le prix n’est pas affiché, il faut marchander. Mais vous allez acheter un sachet de cette poudre jaune à un prix dérisoire- rien à voir avec les prix du safran en poudre pratiqués chez nous. Le touriste croit avoir fait une bonne affaire.

En fait, ce n’est pas du safran, Crocus sativus- C’est du curcuma en poudre. Curcuma longa, curcuma, safran des Indes, « safran pays » à la Réunion- Famille des Zingibéracées comme le gingembre.

Le curcuma est cultivé dans les pays tropicaux, Inde, Sri Lanka, Java, Philippines, Madagascar, Brésil… On récolte le rhizome, on le réduit en poudre. C’est l’un des principaux composants du curry, beaucoup utilisé dans la cuisine en Inde, pour sa couleur et pour son goût, il aurait des propriétés médicinales. C’est un produit bon marché.

A propos du safran…

~~On conseille toujours de ne pas acheter le safran en poudre car il est facile de falsifier la poudre. Là c’est de la « fleur » de safran, est-ce mieux ?

Non, ce n’est pas du safran, c’est du carthame. Carthamus tinctorius, safran égyptien, safran bâtard, safran des teinturiers. Les ligules du « chardon à huile » sont séchées.

C’est une Astéracée (Composée) cultivée en Europe méridionale, en Afrique du Nord… Peu de goût, mais un grand pouvoir colorant. L’huile obtenue à partir des graines est vendue dans les magasins diététiques.

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

A propos du safran…

~~Ici on vend des « pestiles » de safran- des pistils de safran ?

On utilise le pistil du safran, composé de 3 stigmates de couleur rouge… Mais ce n’est pas du safran, c’est encore du carthame – à moins que ce soit du Souci (Calendula), ce qui n’est pas mieux…

~~Si on dit au vendeur de faux safran qu’on désire du vrai safran, il voit qu’il a affaire à un connaisseur, il va chercher dans l’arrière-boutique un tout petit sachet qui contient quelques grammes de filaments (stigmates) de safran et il sort une petite balance pour peser les métaux précieux….

~~Au Maroc, on cultive le vrai safran dans la région de Taliouine.

En juin 2011 nous avons logé à l’hôtel « le Safran » :

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Taliouine, hôtel le Safran : "Crocos était un jeune homme très beau, amoureux de la nymphe Smilax et ami d’Hermès, dieu des marchands et des voleurs. Un jour, pendant une partie de lancer du disque, Crocos fut tué accidentellement, frappé en pleine tête par le disque lancé par Hermès. Trois gouttes de sang coulèrent de sa blessure et tombèrent sur le sol. A cet endroit une petite fleur mauve aux stigmates apparut : krokos, le safran, Crocus sativus."

Monique

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