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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:52

Les pentes de l’adret depuis Château-Queyras (1350 m) jusqu’à Abriès (1540 m) sont très ensoleillées tout au long de l’année et reçoivent très peu de pluie. A Ville-Vieille, le « sentier des Astragales » nous fait parcourir des pelouses sèches steppiques très intéressantes.

La star de ces pelouses, c’est la* magnifique Astragale queue-de-renard qui pousse en abondance tout le long du sentier : Astragalus alopecurus, famille des Fabacées (= Papilionacées). Protection Nationale.

*Il faudrait dire « un » Astragale…. Mais… je n’y arrive pas !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Elle a changé plusieurs fois de nom : on l’a appelée Astragalus alopecuroides, nom que Linné avait appliqué à l’Astragale qui pousse dans la région de Narbonne. Ces deux plantes se ressemblent mais sont différentes. En 1968, Braun-Blanquet attribua à la plante des Alpes le nom d’Astragalus centralpinus. Elle a été appelée aussi A. maximus… Aujourd’hui il faut l’appeler Astragalus alopecurus Pallas 1800, Queue de renard des Alpes, Astragale Vulpin, Astragale queue de renard. Et Astragalus alopecuroides L. 1753 désigne la plante de la région de Narbonne, à inflorescences globuleuses, dents du calice un peu plus grandes que le tube.

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Remarquez la couleur rousse de la forêt sur les pentes à l’arrière de Ville-Vieille. C’est un phénomène spectaculaire bien connu qui se produit de façon cyclique tous les 8-10 ans. La pullulation cyclique de la chenille de la Tordeuse grise du mélèze provoque la défoliation des mélèzes, la croissance des arbres est certes un peu ralentie, mais les aiguilles repoussent…

Au premier plan à droite, les Astragales…

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une grande plante (jusqu’à 1 m de haut), velue, blanchâtre. Les fleurs jaunes sont groupées en inflorescences ovoïdes.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les inflorescences en boutons sont velues, toutes couvertes de poils, c’est tout doux !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les fleurs sont nombreuses, celles du bas s’ouvrent en premier, quand les fleurs du haut s’épanouissent, celles du bas sont fanées.

L’araignée, c’est l’Epeire feuille-de-chêne, Aculeipera ceropegia.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

La plante n’attire pas beaucoup les papillons. Nous avons remarqué qu’elle attirait surtout des Hyménoptères.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une Sauterelle (les antennes sont longues) et c’est un mâle ( les cerques à l’extrémité de l’abdomen), Tettigonia sp.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Anoplodera sanguinolenta, un beau Longicorne (Cerambycidae)

En France, l’Astragale queue de renard est rare, elle est présente dans les Hautes-Alpes (Edouard Chas, 1994 : pas très rare, Gapençais, Queyras, Embrunais). Dans les Alpes-de-Haute-Provence la population est peut-être éteinte. En Corse, un seul site, Punta Alta sur la commune de Focicchia : la population est en forte diminution, 60 individus dans les années 1990, une dizaine seulement en 2015.

Elle est présente en Italie (Valtournenche et val de Cogne, à Epinel, juste après le tunnel de Lexert), en Bulgarie (Rhodopes-ouest d’après Conspectus 2012), en Turquie (au N-E d’après G. Pils), en ex-URSS…

C’est Peter Simon Pallas (1741-1811) qui l’a baptisée « A. alopecurus ». Entre 1768 et 1774, ce zoologiste et botaniste allemand a dirigé une expédition en Russie centrale et en Sibérie. C’est certainement durant cette expédition qu’il a collecté cette plante.

Monique

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:19

Du grec leirion, « lis » et dendron, « arbre » : arbre qui a des fleurs comme des lis …ou comme des tulipes…tulipifera, « qui porte des tulipes » en latin.

Le genre Liriodendron comporte 2 espèces qui se ressemblent, L. tulipifera, le Tulipier de Virginie et L. chinense, le Tulipier de Chine, plus rarement cultivé, plus petit, feuilles plus profondément lobées …

Le Tulipier fait partie de la même famille que les Magnolias : la famille des Magnoliacées, famille considérée comme archaïque.

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Talloires (74)
Tulipier à Talloires (74)

Tulipier à Talloires (74)

Le Tulipier de Virginie est originaire de l’est de l’Amérique du nord, depuis l’est des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Il a été introduit en Europe, en Angleterre en 1662, puis en France en 1732 : le marquis de la Gallissonnière rapporta quelques graines qui furent semées au Trianon.

Aujourd’hui il est souvent planté, on le trouve un peu partout dans les parcs. Il y en a au moins deux à Doussard. A Faverges il y en a un dans le parc Simon Berger, un autre tout près de la poste et peut-être d’autres

Les feuilles sont curieuses : elles sont larges. Au sommet, elles sont tronquées, on dirait que le jardinier s’est amusé à couper le bout avec ses ciseaux. Le pétiole est très long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

En automne elles jaunissent, elles prennent une couleur or qui tourne au brun, elles se maintiennent jusqu’au début de novembre et tombent.

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines
Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

L’arbre ne fleurit pas quand il est jeune. Il fleurit à partir de 25 à 30 ans.

Les fleurs sont belles, grandes, jaune pâle, orange à la base des pétales. Elles comprennent 9 tépales : 3 sépales vert clair entourant 6 pétales.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le cône central couleur crème est entouré par un anneau d’étamines linéaires, charnues, dressées, de 5 cm de long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fleurs attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fruits sont des cônes allongés de 6-8 cm de long. A maturité, ils libèrent de nombreuses graines ailées.

Les fruits persistent longtemps sur l’arbre, durant l’hiver.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le Tulipier est un arbre résistant, il est rarement parasité ou malade. Son bois se travaille aisément. Son écorce a des propriétés médicinales, c’est un succédané du quinquina.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Monique

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 21:02

Rien à voir avec les « vraies » asperges sauvages qu’on cueille dans le Midi (Asparagus acutifolius), très recherchées au début du printemps. Ces asperges sont excellentes, mais elles ne poussent pas en Savoie.

On cueille les jeunes pousses vertes, après la plante devient dure et piquante.

Nos aspergettes, nous devrions les appeler Ornithogales des Pyrénées.

Leur nom latin : Ornithogalum pyrenaicum L. 1753. Mais pour être à la mode, il faut s’habituer au nouveau nom donné dans Flora Gallica : Loncomelos pyrenaicum (L.) J. Holub subsp. pyrenaicum. Traditionnellement de la famille des Liliacées, elle fait partie aujourd’hui de la famille des Asparagacées…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Si Linné a nommé la plante « des Pyrénées », c’est qu’elle a dû lui être envoyée de cette région. Mais elle pousse dans beaucoup d’autres coins de France. Chez nous en Haute-Savoie elle n’est pas rare.

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Quand l’Ornithogale est en fleurs, les feuilles basales sont desséchées. On voit une longue tige et au sommet une grappe de 30 à 50 fleurs. En début de floraison les fleurs du bas sont épanouies (6 tépales vert jaunâtre, 6 étamines), et au sommet de la grappe, des boutons vert clair qui ne tarderont pas à s’ouvrir.

On cueille l’Ornithogale avant la floraison. On prend l’épi de boutons floraux et un petit bout de tige. Après avoir fait blanchir la cueillette, on consomme les aspergettes en salade avec une vinaigrette ou une mayonnaise, en omelette ou en quiche…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Dans les supermarchés, on trouve des bottes d’aspergettes avec une longue queue. Le prix : 2, 99 € (cette année en mai au magasin Grand Frais à Annecy).

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Mais c’est moins cher et plus sympathique de les cueillir soi-même lors d’une belle balade avec des amis !

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Monique

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 16:55
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

~~Eschscholzia, voici un mot bien difficile à écrire sans fautes ! Sur la flore de Fournier (1946), c’était Eschscholtzia, Flora Gallica (2014) a supprimé le t…

C’est plus simple de l’appeler « Pavot de Californie » : la plante est en effet originaire du S-O des Etats-Unis. En mars 2015, notre amie Françoise a vu des champs de California Poppy à perte de vue dans la Réserve d’Antelope Valley.

Et c’est bien un Pavot, famille des Papavéracées, comme le coquelicot. Mais la capsule ne ressemble pas à celle du coquelicot, elle est très longue (5 à 10 cm).

La capsule est très longue.
La capsule est très longue.

La capsule est très longue.

~~Dans la nature les pétales sont de couleur orange, mais les variétés cultivées peuvent être jaune pâle, blanc crème …

Eschscholzia ou Pavot de Californie

~~Cette plante annuelle se ressème spontanément. Parfois les graines quittent le jardin, elles vont dans la nature et peuvent même devenir envahissantes.

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

~~Cette plante a été décrite en 1820 par l’écrivain Adalbert von Chamisso.

Louis Charles Adélaïde de Chamissot de Boncourt est né en France au château de Boncourt (Champagne) en 1781. Il émigre en Allemagne avec sa famille en 1790 pour fuir la Révolution. A 20 ans, il adopte le prénom Adalbert, il choisit d’écrire en allemand tout en gardant sa nationalité française. « Ma patrie : je suis français en Allemagne et allemand en France, catholique chez les protestants, protestant chez les catholiques, philosophe chez les gens religieux et cagot chez les gens sans préjugés ; homme du monde chez les savants, et pédant dans le monde, jacobin chez les aristocrates, et chez les démocrates un noble, un homme de l’Ancien Régime, etc. Je ne suis nulle part de mise, je suis partout étranger. »

Son œuvre la plus célèbre, c’est « La merveilleuse histoire de Peter Schlemihl » (1814), l'histoire d'un homme qui a vendu son ombre et qui court le monde pour la retrouver.

Mais Chamisso est aussi naturaliste-botaniste. Il participe de 1815 à 1818 à un voyage scientifique autour du monde (île des Pâques, Californie, Hawaï, archipel des Marshall…) sur le vaisseau russe Rurik, commandé par le capitaine russe Otto von Kotzebue. Une île du détroit de Behring porte son nom : l’île de Chamisso.

Au retour, en 1820, il dédie le Pavot de Californie à un compagnon de voyage, le médecin-botaniste estonien Johann-Friedrich Eschscholtz (…pourquoi le t a-t-il été supprimé ??). Les Indiens utilisaient cette plante contre les maux de tête, de dents et comme somnifère. Le botaniste Chamisso a décrit aussi Myrica californica et d’autres plantes et arbres du Mexique en collaboration avec Diederich Franz Leonhard von Schlechtendal.

~~ Monique

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:15

~~(Voir l’article de Pierre « Du safran en Chartreuse » 13 nov. 2015)

~~Comme c’est agréable de se promener dans les souks et de regarder les échoppes d’épices ! Chez nous, les épices sont vendues en petits flacons (« Ducros se décarcasse… »),

En Tunisie, au Maroc, vous voyez de gros tas d’épices de toutes les couleurs. Voici quelques photos prises lors de nos voyages …

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Bien sûr, il manque l’ambiance, les odeurs….

A propos du safran…

~~Le prix n’est pas affiché, il faut marchander. Mais vous allez acheter un sachet de cette poudre jaune à un prix dérisoire- rien à voir avec les prix du safran en poudre pratiqués chez nous. Le touriste croit avoir fait une bonne affaire.

En fait, ce n’est pas du safran, Crocus sativus- C’est du curcuma en poudre. Curcuma longa, curcuma, safran des Indes, « safran pays » à la Réunion- Famille des Zingibéracées comme le gingembre.

Le curcuma est cultivé dans les pays tropicaux, Inde, Sri Lanka, Java, Philippines, Madagascar, Brésil… On récolte le rhizome, on le réduit en poudre. C’est l’un des principaux composants du curry, beaucoup utilisé dans la cuisine en Inde, pour sa couleur et pour son goût, il aurait des propriétés médicinales. C’est un produit bon marché.

A propos du safran…

~~On conseille toujours de ne pas acheter le safran en poudre car il est facile de falsifier la poudre. Là c’est de la « fleur » de safran, est-ce mieux ?

Non, ce n’est pas du safran, c’est du carthame. Carthamus tinctorius, safran égyptien, safran bâtard, safran des teinturiers. Les ligules du « chardon à huile » sont séchées.

C’est une Astéracée (Composée) cultivée en Europe méridionale, en Afrique du Nord… Peu de goût, mais un grand pouvoir colorant. L’huile obtenue à partir des graines est vendue dans les magasins diététiques.

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

A propos du safran…

~~Ici on vend des « pestiles » de safran- des pistils de safran ?

On utilise le pistil du safran, composé de 3 stigmates de couleur rouge… Mais ce n’est pas du safran, c’est encore du carthame – à moins que ce soit du Souci (Calendula), ce qui n’est pas mieux…

~~Si on dit au vendeur de faux safran qu’on désire du vrai safran, il voit qu’il a affaire à un connaisseur, il va chercher dans l’arrière-boutique un tout petit sachet qui contient quelques grammes de filaments (stigmates) de safran et il sort une petite balance pour peser les métaux précieux….

~~Au Maroc, on cultive le vrai safran dans la région de Taliouine.

En juin 2011 nous avons logé à l’hôtel « le Safran » :

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Taliouine, hôtel le Safran : "Crocos était un jeune homme très beau, amoureux de la nymphe Smilax et ami d’Hermès, dieu des marchands et des voleurs. Un jour, pendant une partie de lancer du disque, Crocos fut tué accidentellement, frappé en pleine tête par le disque lancé par Hermès. Trois gouttes de sang coulèrent de sa blessure et tombèrent sur le sol. A cet endroit une petite fleur mauve aux stigmates apparut : krokos, le safran, Crocus sativus."

Monique

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:37

~~Le samedi 20 février nous étions plusieurs du Groupe Nature à assister à la projection du beau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzeaud « les Saisons » au cinéma de Doussard.

Certaines séquences ont été tournées tout près de chez nous, dans la réserve naturelle du Roc de Chère. Rémy Perin, garde-technicien de la réserve naturelle, était présent lors des tournages, il a pu nous donner des explications. La projection a été suivie d'échanges intéressants avec Rémy Perin, le garde, et Gilbert Cochet, conseiller scientifique du film.

~~A un moment on voit une bête (un chevreuil, je crois) dans un sous-bois avec un tapis d’ail des ours en fleurs et après dans un sous-bois avec une multitude de fleurs bleues…

Sabrina était assise à côté de moi. Elle connait bien l’ail des ours, elle l’utilise de toutes sortes de façons, elle fait du pesto, des quiches, des cakes etc., mais cette fleur bleue l’a étonnée, elle m’a demandé si je la connaissais….

La Jacinthe des bois ne pousse pas chez nous, elle pousse au nord-ouest d’une ligne Bordeaux- Dijon- Reims : nous ne sommes pas dans la « bonne » moitié ! Son nom latin actuel est Hyacinthoides non-scripta (L.) Chouard ex Rothm. (famille des Asparagacées). Dans les flores anciennes, on la trouve sous le nom de Endymion nutans ou Endymion non-scriptus…

La jacinthe des bois
La jacinthe des bois

~~Je la connais mais je ne l’ai pas vue souvent !

J’ai vu les restes fanés de cette plante dans un sous-bois aux Vaux de Cernay près de Rambouillet, lors d’une session « bryophytes ». Dans la région Parisienne, il semble que c’était une plante courante, mais elle est maintenant en régression, à cause de l’urbanisation et de la cueillette. La carte de répartition de l’Atlas de la flore de Haute-Normandie (2015) est parsemée de points rouges : la plante y est fréquente. Il y a deux ans je l’ai enfin vue fleurie dans le Limousin, près de Saint-Léger-la-Montagne, en Haute-Vienne et j’ai pu faire quelques photos.

La jacinthe des bois
La jacinthe des bois

~~Dans la mythologie grecque, Endymion est un roi d'Élide ou un simple berger, amant de Séléné, déesse de la Lune. Dans certaines versions il est fils de Zeus. Séléné demanda à Zeus de le faire dormir éternellement pour qu’il jouisse d’une immortelle jeunesse et que sa beauté soit préservée. Les fleurs penchées de cette plante semblent somnoler…...

Quant à Hyacinthe, c’était aussi un beau jeune homme, aimé d'Apollon et de Zéphyr. Alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe meurt accidentellement, frappé à la tempe par le disque (Zéphyr, par jalousie, aurait dévié la trajectoire du disque d'un souffle d'air…). Une fleur nait de son sang, la jacinthe …ou l'iris qui porte une lettre sur ses pétales….ce qui expliquerait le nom de l’espèce : non scripta, sans inscription…

Hyacinthoides non-scripta avec Asphodelus albus dans le Limousin.

Hyacinthoides non-scripta avec Asphodelus albus dans le Limousin.

Monique

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 21:24

~~ Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 16 février à 20 heures, Maison des Associations

(au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

~~ Les interminables heures de vol pour rejoindre ce continent des antipodes sont oubliées dès que l’on pose le pied sur le sol australien.

Déjà dans les plates-bandes de l’aéroport de Perth, la Patte de Kangourou (Anigozanthos) nous projette ses corolles étranges.

Anigozanthos manglesii

Anigozanthos manglesii

~~Ensuite, d’un espace protégé à l’autre, ce n’est qu’émerveillement devant ces plantes qui appartiennent à des familles ignorées de notre sol européen.

Les Protéacées, famille gondwanienne avec les Banksias, Grevillea, Hackea et tant d’autres, rivalisent d’inventions florales avec les très diverses Myrtacées, Fabacées.

Regelia velutina

Regelia velutina

~~D’autres comme les Stylidiacées, ont développé de surprenantes stratégies pour assurer leur pollinisation.

Bref, à chaque pas c’est la surprise qui fait oublier un peu la mainmise de l’Homme sur ces territoires au sol et au climat propices à la culture intensive.

Le sud-ouest australien est non seulement le grenier de toute l’Australie, mais c’est un des réservoirs de biodiversité floristique (hot spot) les plus remarquables au monde.

En effet, cette région est riche de plus de 4000 espèces sur les 19 000 que compte le continent australien dans son ensemble. Le taux d’endémisme y est aussi très élevé. La faune est également très particulière, même si elle est d’approche plus difficile.

~~Ces observations ont été réalisées lors du voyage d’étude dans le sud-ouest de l’Etat d’Australie Occidentale (Western Australia) organisé par la Société Botanique de France du 28 septembre au 12 octobre 2104.

Jacques BORDON

~~Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet.

~~Prochains diaporamas :

Mardi 15 mars : « Les plantes bulbeuses », Jean-Claude Moiron

Mardi 5 avril : « Les étages de végétation », Roger Fillion

Mardi 26 avril : « Séjour en Andalousie orientale", 23-29 mars 2015 », Pierre Melin

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:36
Une belle journée d’automne au lac du Bourget (suite)

~~Dans la Baie de Mémard, le cheminement au fil de l’eau qui va du Port à la Pointe de l’Ardre n’est ouvert que du 15 mars au 15 octobre pour préserver la tranquillité des oiseaux hivernants.

Le chemin longe la voie ferrée, il est bordé de Renouées du Japon.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget (suite)
Une belle journée d’automne au lac du Bourget (suite)

~~Nous pouvons aller jusqu’à la Maison de la Roselière- maison qui « accueille des nichées de différentes espèces, oiseaux, chauves-souris, petits mammifères, insectes ».

Un lézard profite des derniers rayons du soleil.
Un lézard profite des derniers rayons du soleil.

Un lézard profite des derniers rayons du soleil.

 Traces de castor

Traces de castor

Les  « roseaux » font de beaux reflets dans l’eau.

Les « roseaux » font de beaux reflets dans l’eau.

~~Une petite promenade au « jardin vagabond » nous donne envie d’y revenir au printemps.

Un tronc d’arbre mort couché à terre est couvert de Trametes versicolor.

Un tronc d’arbre mort couché à terre est couvert de Trametes versicolor.

   Le Gattilier- Agneau chaste- Arbre chaste- Poivre des moines- Vitex agnus-castus - Famille des Verbénacées, Lamiacées selon APG III.

Le Gattilier- Agneau chaste- Arbre chaste- Poivre des moines- Vitex agnus-castus - Famille des Verbénacées, Lamiacées selon APG III.

~~Ses fruits ont la réputation de calmer les ardeurs sexuelles.

Le Faux coqueret-  Nicandra physalodes = Physalis peruviana – Famille des Solanacées-

Le Faux coqueret- Nicandra physalodes = Physalis peruviana – Famille des Solanacées-

~~Cette plante originaire d’Amérique du sud est subspontanée dans certaines régions de France. Elle est invasive en Amérique du nord. Toute la plante est toxique.

Elle est dédiée à Nicandre de Colophon, un grammairien grec du IIe s av. JC qui habitait en Ionie (région d’Izmir, Turquie), il a consacré un ouvrage aux poisons d’origine animale ou végétale.

La Viorne d’hiver - Viburnum bodnantense- Famille des Caprifoliacées

La Viorne d’hiver - Viburnum bodnantense- Famille des Caprifoliacées

~~ Cet arbuste est souvent cultivé dans les jardins, sa floraison rose en plein hiver est surprenante.

La Sauge de Graham- Salvia microphylla –

La Sauge de Graham- Salvia microphylla –

~~– Cette Sauge arbustive à petites feuilles caduques odorantes est originaire du sud des USA et du Mexique, on l’appelle mirto de montes, myrte des montagnes.

La plante a été nommée par Karl Sigismund Kunth (1788-1850), un botaniste allemand qui consacra 24 ans de sa vie à déterminer les 70 000 spécimens ramenés par Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland de leur voyage en Amérique du sud. On cultive de nombreux hybrides et cultivars. Ici le cultivar Hot lips, à fleurs bicolores.

Un Mahonia - Famille des Berbéridacées- Le Mahonia faux houx, Mahonia aquifolium,

Un Mahonia - Famille des Berbéridacées- Le Mahonia faux houx, Mahonia aquifolium,

~~La fleur officielle de l’état d’Orégon, on l’appelle Oregon grape, vigne de l’Orégon, car les premiers colons faisaient une sorte de vin avec les baies bleu. Il fleurit au printemps…. Celui-ci est en fleurs un 19 novembre, il s’agit peut-être de Mahonia x media ‘charity’qui fleurit en hiver ? (M. japonica x lamariifolia, 1955). Il y a une cinquantaine d’espèces, originaires d’Asie ou d’Amérique du nord…

 Une petite mare envahie par Myriophyllum aquaticum, le Myriophylle du Brésil- Famille des Haloragacées-

Une petite mare envahie par Myriophyllum aquaticum, le Myriophylle du Brésil- Famille des Haloragacées-

~~Cette plante dioïque est très robuste.

En Europe il n’y a que des individus femelles, la reproduction se fait par allongement et fragmentation des tiges. Malgré son origine tropicale, ce Myriophylle résiste aux hivers rigoureux, il est devenu invasif sur la façade atlantique, il ne faudrait pas qu’il envahisse le lac !

Une belle journée d’automne au lac du Bourget (suite)

~~ Monique

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 16:58

~~19 novembre : temps ensoleillé et doux. Nous nous rendons au Bourget-du-lac, à l’observatoire des Aigrettes.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Près du château Thomas II, un Frelon s’est posé sur un tronc moussu. C’est déjà mi-novembre, mais deux Tircis prennent encore le soleil sur un feuillage.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Les canards sont nombreux - Canards colverts, souchets, chipeaux, siffleurs, Sarcelles d’hiver, Fuligules morillons, milouins et même un Milouinan –

Il y a aussi des Foulques et Galinules poules-d’eau, Hérons cendrés, Grands Cormorans…

On aperçoit au loin la Pie-grièche grise, présente sur ce site depuis quelques semaines.

Un ragondin traverse le plan d’eau.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Nous allons ensuite au Viviers-du-lac, à la plage des Mottets.

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Une belle journée d’automne au lac du Bourget

Les castors ont laissé des traces.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Dans leur enclos, les Cistudes se sont enterrées pour passer l’hiver.

Une Grande Aigrette attrape un brocheton.

Nous observons une Bécassine des marais.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Dans les phragmites, des Bruants des roseaux.

Un Râle d’eau attrape une grenouille, il la lave avant de la manger.

Les libellules ont toutes disparu, sauf un couple de Sympétrum pond en tandem sur la berge : le Sympétrum sanguin, Sympetrum sanguineum.

Une Oie à tête barrée, Anser indicus, s’approche des gens, elle n’est pas farouche ! Mais d’où vient-elle ? Elle est là depuis plusieurs semaines. Pierre et Catherine l’ont observée le 19 octobre.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~L’Oie à tête barrée niche dans le centre de l’Asie, en Chine, en Mongolie, au bord des lacs de montagne. Lors de ses migrations, cet oiseau survole la chaîne de l’Himalaya pour passer l’hiver dans le nord de l’Inde : elle vole alors à 7290 m, c’est un exploit !

Une population introduite s’est développée en Suède…

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~ Et encore des Cormorans, des canards, des Harles bièvres… Goélands leucophées et Mouettes rieuses

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

~~Lors de notre pique-nique, deux plantes attirent notre attention : le Souci des champs, Calendula arvensis, rare en Haute-Savoie et Savoie et une Poacée, Sporobolus indicus (= S. tenacissimus) : touffe dense, difficile à arracher- Australie, Nouvelle-Zélande, devenu pantropical- 1e observation en France vers 1882 à Bayonne. C’est une plante envahissante, en forte expansion sur le bord des routes.

Une belle journée d’automne au lac du Bourget
Une belle journée d’automne au lac du Bourget

Monique

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:02

~~Eh oui, à 1000m d'altitude, en plein cœur du massif de Chartreuse (commune de St-Pierre-de-Chartreuse), Philippe Bettremieux cultive sur 1000m² de terrain 10 000 bulbes de Crocus sativus (production annuelle 200 à 300 gr).

1- Un public attentif aux explications de Philippe

1- Un public attentif aux explications de Philippe

~~Originaire semble-t-il du Cachemire, le safran est connu depuis très longtemps (5000 ans peut-être), mais il aura mis 2000 ans pour être connu sur les bords de la mer Méditerranée. Puis ce sont les croisés et les Arabes qui l'ont ramené en Occident. Il était initialement utilisé comme teinture (1gr de safran peut teinter 1000 litres de liquide) ou en médecine (anti-inflammatoire, antioxydant). Les robes des moines bouddhistes sont encore aujourd'hui teintées au safran.

2- La fleur de Crocus sativus

2- La fleur de Crocus sativus

~~L'Iran, l'Espagne, l'Inde, la Grèce, l'Azerbaïdjan, le Maroc et l'Italie se partagent le plus gros de la production mondiale (300T/an environ). En France les principaux safraniers se trouvent dans le Quercy, le Gâtinais et dans la Creuse où se situe la plus grande exploitation (1 ha). Contrairement à la rumeur, le safran n'est pas réservé aux pays chauds. Il peut être caractérisé par les données suivantes : un investissement de départ faible (0.15 euros par bulbe), une mécanisation impossible, des risques d'attaque des bulbes par les rongeurs, un produit victime de contrefaçons, mais un développement rapide et une production très rentable (on parle d'or rouge).

3- Une plantation en planches de 3 rangs de bulbes

3- Une plantation en planches de 3 rangs de bulbes

~~Le bulbe "mère" planté de juillet à septembre dans une terre bien drainée va donner 1 ou 2 fleurs, de septembre à mi-octobre, dont on récupérera les 3 stigmates rouges qui composent le pistil de chaque fleur. L'émondage (opération de prélèvement des stigmates) s'effectue soit sur place sur la safranière à l'aide d'une pince spéciale, soit à "la maison". Intervient alors le séchage dans un four ou une étuve (Philippe utilise un four traditionnel). Les filaments, très légers et cassants, sont ensuite conservés dans un bocal fermé.

4- Le bulbe "mère"

4- Le bulbe "mère"

~~Le rendement reste faible, toutes proportions gardées : il faut 150 000 fleurs pour récolter 1 kg de stigmates frais qui donnera lui-même 200 gr de safran sec et utilisable. 60% des bulbes donneront une fleur la 1ère année. Le bulbe "mère" se démultipliera pour donner 2 à 4 bulbilles. Le safran est vendu 30 000€ le kilo. Mais sachant qu'il suffit de 0.1gr pour parfumer un plat pour 6 personnes, la dose ne coûte en réalité que 3€. Selon le plat à réaliser, il faut laisser infuser le safran 2 à 24h dans de l'eau, du lait, de la crème… avant d'ajouter l'infusion en fin de cuisson.

5- Une dose de produit sec pour un plat (une trentaine de stigmates)

5- Une dose de produit sec pour un plat (une trentaine de stigmates)

6- Conservation en bocal hermétiquement fermé

6- Conservation en bocal hermétiquement fermé

~~ Philippe s'est lancé dans l'aventure par amour des plantes et légumes oubliés et des épices et condiments exhausteurs de goût. Dans son restaurant La Ferme de Brévardière, il propose avec sa femme Céline des plats cuisinés à base de safran, ainsi que tout un panel de produits dérivés (sirops, confitures, vinaigres…).

Pierre

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