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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 22:01

~~C'est sur le marché de Royan en Charente maritime que nous avons découvert cette curieuse "tomate violette". De la famille des Solanacées, il se présente comme une tomate ronde de taille moyenne, jaune-vert quand il est jeune, violet (comme une aubergine) quand il est mûr.

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~C'est le cousin du Coqueret du Pérou (Physalis peruviana) qui produit des fruits jaunes

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~et de l'Amour en cage (Physalis alkekengi) dont on conserve la "lanterne" orangée en décoration ou dont on peut consommer les fruits rouge-orangé.

Photos : Roger Fillion
Photos : Roger Fillion

Photos : Roger Fillion

~~L'étal en proposait plus de 50kg, tous dans leur enveloppe fragile. La marchande en vantait l'originalité, les qualités gustatives. Nous nous sommes laissés tenter et n'avons pas été déçus. Le tomatillo peut être mangé cru, seul ou mélangé avec de vraies tomates, ou cuit avec de l'ail, des courgettes, du piment…, en confiture, il peut être congelé… C'est le composant de base de la salsa mexicaine. Il faut d'abord le débarrasser de son enveloppe "papier", le contact avec les doigts est alors légèrement poisseux, collant avec la peau qu'il suffit de passer sous l'eau.

LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)
LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)
LE TOMATILLO DU MEXIQUE (Physalis ixocarpa)

~~Il a un goût agréable, frais et légèrement acidulé. La texture est presque craquante, il n'a pas de jus liquide comme la tomate.

Pierre et Catherine Melin

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:18

~~Dans le Désert de Tabernas, situé au nord d’Almeria entre la Sierra de los Filabres et la Sierra Alhamilla, le climat est très sec (pluies rares, mais alors pluies torrentielles qui ravinent les terrains). Les températures sont élevées, le soleil brille 3000 heures par an. Sur la plate-forme solaire d’Almeria, la plus grande d’Europe, des chercheurs travaillent sur des technologies de pointe

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~On peut visiter des villages décors de western où de nombreux films ont été tournés : Lawrence d’Arabie, le dernier des Mohicans, les 7 Mercenaires, le Bon, la Brute et le Truand, il était une fois dans l’Ouest etc.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~La végétation est clairsemée… Peu de fleurs, même fin mars avant les grosses chaleurs…Pas une seule orchidée…

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Mais certaines plantes qui poussent là sont tout à fait originales. Par exemple, Euzomodendron bourgaeanum, une Brassicacée (= Crucifère) arbustive de 50 cm de haut, fleurs jaune pâle veinées de pourpre, feuilles charnues, velues.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)
En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~ Cette plante ressemble à Eruca sativa, la Roquette, mais c’est une plante endémique du Désert de Tabernas qu’on ne trouve nulle part ailleurs…

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~…et Ernest Saint Charles Cosson a dédié en 1815 cette plante andalouse à …un haut savoyard, Eugène Bourgeau.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Eugène Bourgeau est né en 1813 à Brison, un petit village perché à 1000 m d’altitude sur le plateau de Solaison au-dessus de Bonneville. Il aimait accompagner son oncle Timothée Moënne-Loccoz, guide attitré des botanistes suisses. Le directeur du jardin botanique de Lyon le remarqua et le prit à son service. Puis des botanistes célèbres l’ont engagé pour qu’il collecte des plantes en Espagne, en Afrique du nord, dans les îles Canaries, en Turquie, au Canada, au Mexique ….

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Extrait du discours de Cosson à Bonneville en 1866 à la session extraordinaire de la Société Botanique de France : « … Bourgeau, le parfait collecteur, brave soldat de la science que nos vœux suivent aussi en ce moment sur les tierras calientes du Mexique…M. Bourgeau est un enfant du pays, et l’éloge que j’ai à en faire trouve naturellement sa place dans une séance tenue dans cette ville, pour ainsi dire sa patrie… Bourgeau n’est pas à vrai dire un savant : mais, par son aptitude pour l’histoire naturelle et son zèle, il a su suppléer aux lacunes de son éducation première. Il a le coup d’œil du naturaliste et souvent sur le terrain a su reconnaître des plantes comme espèces nouvelles pour la science… Toute la vie de M. Bourgeau est un exemple frappant de ce qu’un homme, même issu des rangs inférieurs de la société, peut obtenir par la volonté et la persévérance, qualités distinctives de l’enfant des Alpes… »

 Cette Brassicacée pousse à Ténérife, au pied du Teide, elle est dédiée à Bourgeau.

Cette Brassicacée pousse à Ténérife, au pied du Teide, elle est dédiée à Bourgeau.

C’est en Turquie que j’ai photographié cette fougère, Asplenium bourgaei

C’est en Turquie que j’ai photographié cette fougère, Asplenium bourgaei

~~Rendons hommage à ce botaniste savoyard méconnu ! Il a exploré des pays lointains à une époque où les voyages étaient de véritables expéditions. Né dans une famille modeste, il n’a pas fait d’études, mais il est devenu le « Prince des récolteurs », très apprécié des grands botanistes de l’époque. 141 plantes portent son nom, p. ex. Descurainia bourgaeana, Euphorbia bourgeana, Limonium bourgeaui, Centaurea bourgaei, Marrubium bourgaei, Muscari bourgaei, Pyrus bourgaeana, Heliconia bourgeana, Saxifraga bourgeana, Astragalus bourgovii, Rosa acicularis var. bourgeauiana etc… Au Canada il y a un Mount Bourgeau (2930 m) et un lac Bourgeau….

Monique et Claudie

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 12:03

~~ Le programme de la session nous promettait de découvrir Ophrys speculum, O. tenthredinifera, O. fusca, Orchis saccata et Barlia robertiana. Nous n’avons pas été déçus puisque nous les avons vus tous les cinq, parfois après pas mal de recherche et pour un, un peu trop tard. A Sorbas le 24 mars, nous trouvons 2 espèces protégées en France (Protection Nationale) : Ophrys speculum, l’Ophrys miroir dont quelques stations de quelques pieds auraient été relevées en Rhône-Alpes et Ophrys tenthredinifera, l’Ophrys guêpe, fleurs rose, brun et jaune, non présent en Rhône-Alpes, très rare ailleurs en France.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)

~~Le lendemain c’est à proximité de la Plage des Morts à Carboneras que nous découvrons 2 ou 3 pieds de Orchis saccata = Anacamptis collina (Orchis des collines ou Orchis à bourse), hélas fanés. L’espèce a disparu de France où elle était en limite nord de son aire. L’une des 2 localités connues a été détruite en 1988 par des travaux de défrichement : dernière station connue, Hyères dans le Var. La photo présentée ci-dessous provient du site de la SFO (Société Française d’Orchidophilie).

(Photo prise sur le site de la SFO)
(Photo prise sur le site de la SFO)

(Photo prise sur le site de la SFO)

~~Il faut attendre la veille du retour en France (le 28 mars) pour voir dans la Sierra de Cabrera plusieurs pieds de Barlia robertiana = Himantoglossum robertianum (repérés depuis le véhicule). C’est l’Orchis géant ou Orchis à longues bractées. Plante robuste, précoce, les rosettes sortent à l’automne. En France cette espèce est en expansion vers le nord (quelques pieds isolés dans la Loire, la Savoie, l’Ain…) et de ce fait elle a perdu son statut de protection nationale en 1997.

photo prise à Brison (73), le 9-4-2012
photo prise à Brison (73), le 9-4-2012

photo prise à Brison (73), le 9-4-2012

~~Un peu plus loin nous trouvons enfin quelques exemplaires d’Ophrys fusca ou Orchis brun, allusion à la couleur du labelle. Ce taxon n’est pas présent en Rhône-Alpes et est protégé dans plusieurs autres régions

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)

~~Cinq orchidées seulement ! C’est un peu décevant quand on sait que cette partie occidentale de l’Andalousie en compte une trentaine d’espèces. Il aurait fallu venir plus tôt et rester sur place plus longtemps, ce qui n’était pas prévu. La plupart des espèces non vues sont présentes chez nous. Reste que les 5 espèces que nous avons vues sont rares ou disparues de France, non présentes dans notre département. On ne désespère pas de retourner en Andalousie à une autre époque et dans une région moins aride que la province d’Almeria, plus favorable aux orchidées !

Pierre

~~Certes, la province d’Almeria est pauvre en orchidées, mais elle nous offre de nombreuses plantes endémiques et aussi des plantes d’Afrique du nord…

Monique

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 20:57

~~Nous logions dans un village aux maisons blanches, los Albaricoques (les Abricots- municipalité de Nijar- Almeria).

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Dans les années 60, des westerns bien connus y ont été tournés, les habitants du village, p. ex. notre aubergiste qui était alors un jeune enfant et sa mère, ont joué des rôles de figurants. A l’hôtel Alba, les décorations des murs rappellent cette époque.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns
En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Des panneaux explicatifs jalonnent une « route du cinéma ».

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns
En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~A quelques kilomètres du village, Cortijo del Fraile… L’église, les bâtiments, aujourd’hui malheureusement en ruines, ont servi de décor à des westerns… Ce lieu est aussi célèbre à cause d’un crime qui a eu lieu le 22 juillet 1928 et qui a inspiré le drame en vers de Federico Garcia Lorca, « Bodas de sangre » (Noces de sang)….

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Les paysages de la région d’Almeria, très arides, avec des « cactus » - des Agaves, des Figuiers de Barbarie, conviennent bien pour remplacer les déserts américains !

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Sur cette photo on distingue 2 espèces d’Agaves : Agave americana : rosettes vert cendré, la hampe florale (au bout de plusieurs années, de 5 à 15 ans) peut atteindre plusieurs mètres de hauteur. La floraison dure plusieurs mois, puis la plante meurt après avoir émis des drageons, c’est une espèce monocarpique. Agave sisalana : rosettes plus petites, plus vertes. C’est le Sisal, cultivé pour ses fibres.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Le Figuier de Barbarie, Opuntia ficus-indica, est originaire du Mexique où il est appelé Nopal et figure sur le blason du pays. Il s’est naturalisé sur le pourtour méditerranéen, en Afrique du sud et peut devenir invasif. Il se reproduit par multiplication végétative et aussi par les graines transportées par les oiseaux qui consomment les fruits.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Les épines sont blanchâtres, longues de 1-2 cm. On les voit bien, mais attention aux glochides minuscules et brunâtres qui se détachent facilement et s’implantent dans la peau : elles sont munies d’écailles en forme de hameçons ! Le fruit, la Figue de Barbarie, est comestible mais pas facile à manger !

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Ces amas blancs, ce sont des cochenilles…. Les Figuiers de Barbarie ont été cultivés pour l’élevage de la cochenille, Dactylopius coccus, la Cochenille du Mexique. Cet insecte hémiptère produit un intense colorant naturel, le carmin. Dès 400 ans avant J-C, ce colorant a été utilisé dans la teinture des tissus, de la poterie, dans l’alimentation et la cosmétologie… Plus tard, il fut utilisé par des peintres comme Michel-Ange et Le Tintoret….

Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)
Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)

Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)

~~Avec le doigt, nous avons écrasé des cochenilles. Résultat : le colorant pourpre apparait !

Aujourd’hui, ce colorant est utilisé dans l’industrie alimentaire : c’est le colorant E 120 qui donne la couleur rosée aux saucisses de Francfort ainsi qu’à d'autres charcuteries, à des yaourts, des sodas, des taramas, des bonbons, aux boudoirs « roses » … Le carmin est aussi utilisé pour la coloration de préparations microscopiques. Avec la concurrence des colorants synthétiques industriels, cette culture est en déclin. Cependant, avec les doutes sur les additifs alimentaires artificiels, cela semble à nouveau rentable….

A bientôt !

A bientôt !

Claudie et Monique

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:53

~~ Cynomorium coccineum L. : le Cynomore écarlate, le Champignon de Malte, l’Eponge de Malte

Mais quel est donc ce champignon ? En fait, c’est une plante ! Elle faisait partie des Balanophoracées- aujourd’hui c’est une Cynomoriacée.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Nous l’avons trouvée fin mars en Andalousie orientale, dans le désert de Tabernas (province d’Almeria). Il y en avait 17.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Elle parasite les Tamarix, Salsola, Suaeda, Atriplex, Obione et autres espèces halophiles (plantes qui poussent sur des terrains salés). Un épi floral rougeâtre (coccineum = écarlate) de 15-30 cm de haut, porté par une tige courte un peu écailleuse. Les fleurs sont extrêmement petites, fleurs mâles à une étamine, visibles à la loupe, fleurs femelles moins visibles.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~ La plante dégage une forte odeur de putréfaction : Cynomorium = déjection de chien. .

Pourquoi « Champignon de Malte » ? Le Cynomorium était très recherché au XVIIIe siècle. Séché et réduit en poudre, on l’employait pour traiter les dysenteries, dermatoses, hémorragies. On lui prêtait également des vertus aphrodisiaques. On le trouvait à Malte, à l’ouest de Gozo, sur un îlot appelé « Fungus Rock », le « Rocher des champignons » car on croyait à l’époque qu’il s’agissait d’un champignon. Les chevaliers de l’ordre de Malte en avaient le monopole du commerce. En 1744, on mit le rocher sous contrôle militaire avec interdiction d’approcher ! Les Balanophoracées sont originaires des régions subtropicales à tropicales. Balanophora signifie porteur de gland (forme de l'inflorescence femelle)…APG III a créé une famille spéciale pour notre plante : la famille des Cynomoriacées qui ne comprend que 2 espèces, C. coccineum et une espèce proche C. songaricum (= C. coccineum subsp. songaricum) qui pousse en Asie centrale, les Chinois l’utilisent comme plante médicinale.

Nous avons trouvé cette plante étrange au Maroc, près de l’oued Massa en 1986. Et aussi en Sardaigne, sur la côte ouest, au Cap San Marco péninsule del Sinis, en avril 2011.

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes
En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

~~Sa répartition : Sud de l’Espagne, Portugal, Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Maroc, Palestine, Iran, Asie centrale...

Monique et Claudie

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 19:19

J’ai eu la chance de revoir cette pulsatille mi-avril dans le nord Isère. J’ai cherché à en savoir un peu plus.

Les pulsatilles appartiennent à la famille des Renonculacées. On en compte plusieurs dizaines d’espèces et sous-espèces sur le territoire national. Aujourd’hui, elles font partie des Anémones qui regroupent en un genre unique Anemonoides, Hepatica, Homalocarpus et Pulsatilla. Il faudrait donc les appeler Anémones : Anémone rouge- Anemone rubra. Elles font partie des plantes sans calice apparent, même si ce que l’on voit ressemble aux pétales d’une fleur. Il s’agit en fait de sépales ou bractées pétaloïdes ou tépales qui sont au nombre de 6/7.

Cette pulsatille est facilement repérable par sa couleur rouge-brun, couleur qui peut varier légèrement selon les régions et l’exposition. Elle devient quasiment noire à la dessiccation.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos SavoieLa pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Les sépales pétaloïdes sont couverts de poils blancs, les étamines externes sont jaunes et stériles. Les feuilles sont découpées, 2 à 4 fois pennatiséquées (divisées un peu comme une feuille de fougère), glabres à l’état adulte.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Elle préfère les terrains secs et steppiques, sur calcaire. Elle est présente dans le centre de la France, en Rhône-Alpes et dans les Pays de Loire et elle fait l’objet d’une protection dans ces deux dernières régions. Dans le nord Isère, elle a été relevée dans 11 communes seulement (plateau de Crémieu), mais elle est hélas en régression.

La pulsatille rouge, par sa couleur, est très proche de plusieurs autres espèces, comme par exemple la pulsatille des montagnes (montana), des prés (pratensis ou nigricens) ou encore vulgaire (vulgaris).

D’autres espèces ou sous-espèces sont de couleur plus claire ou tirant sur le violet-rose : c’est le cas Pulsatilla rubra var. serotina et Pulsatilla vulgaris var. costeana (ou Pusatille de Coste) ci-dessous, deux endémiques des Causses que nous avions découvertes lors du diaporama en 2013.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Notre département n’offre hélas aucune de ces pulsatilles violacées. On rencontre chez nous, de couleur blanche avec l’envers des tépales souvent rosé ou violacé, la pulsatille des Alpes (alpina) et la pulsatille de printemps (vernalis), cette dernière avec l’envers des tépales très duveteux…

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

… et de couleur jaune sur terrain acide l’anémone soufrée (apiifolia).

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Au sens propre, l’anémone est la "fleur du vent". Mais elle est vite défigurée sous les vents forts, aussi est-elle devenue le symbole de l’amour fragile, de courte durée.

Pierre

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:58

Le 28 septembre, Fernande P. n’est pas venue voir notre exposition les mains vides : elle nous a apporté une belle tarte aux pommes,  2 fruits que nous ne connaissions pas, des « gengerines », et un pot de confiture de gengerine pour goûter….

 

pasteque-a-confiture-gingerine--Fernande-Pontet--copie-1.jpg

 

pasteque-a-confiture-gingerine--Fernande-Pontet-expo-2014.jpg

 Ces fruits, ce sont des pastèques un peu spéciales…

Fernande a eu les graines du Portugal. Elle les cultive depuis plusieurs années dans son jardin, une liane rampante se développe qui produit des fleurs jaune pâle mâles ou femelles. Cette année, les fruits sont restés petits, mais lorsque les conditions sont favorables, ils peuvent peser 5 à 6 kg. On les récolte fin septembre-début octobre avant les gelées. La peau est épaisse, verte, la chair blanche est ferme et contient beaucoup de pépins. Ces fruits sont immangeables crus, mais  ils donnent une excellente confiture très appréciée au Portugal.

 

gengerine-2014--1-.jpg

 

gengerine 2014 (3)

 Les fruits peuvent se garder quelques semaines, ils ne s’abîment pas.

Pour faire la confiture, on enlève la peau – un bon couteau est nécessaire, c’est dur ! On enlève les nombreux pépins, on coupe la chair en dés…

On met la chair avec du sucre dans une marmite.  Pour parfumer, on ajoute de l’orange, du citron, de la pomme, de la vanille, de la cannelle ou du gingembre selon l’envie…

Et on laisse macérer 24 h.

On fait cuire longtemps, le mieux, c’est de faire cuire la confiture en 2 fois.

 

Sur internet, nous avons appris que la « gengerine » est connue dans le Midi de la France. Elle porte plusieurs noms, suivant les régions : Gingerine, Gigerine, Pastèque à confiture, Barbarine, Méréville (dans la région de Carpentras), Citre (dans la région d’Apt), Gila (en Espagne)…

Elle est originaire d’Afrique, les fruits sauvages sont amers.

Son nom scientifique : Citrullus lanatus var. citroides, famille des Cucurbitacées.

 

gengerine 2014 (2)

 

Nous avons goûté la confiture un mardi soir, à une séance de détermination : c’était très bon.

Merci Fernande de nous avoir fait découvrir la gengerine !

 

 

Monique

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 17:55

Pourquoi « autruche » ?

Ses grandes frondes (ou feuilles…jusqu’à 1 m de long, parfois plus) ressembleraient à des plumes d’autruche…

D’où le nom d’espèce « struthiopteris », du grec « struthion »  autruche  et « pteris » fougère.

Quant au nom de genre, il honore Carlo Matteucci (1811-1868), un physicien et homme politique italien…

 

Cette touffe a été photographiée en Pologne, au Centre d’accueil de Turtul, en juillet 2012 (elle était cultivée).


1-Matteuccia-struthiopteris-fougere-autruche-Turtul-Pologn.jpg

 

La fougère présente 2 sortes de frondes, au centre des frondes fertiles et tout autour des frondes stériles (comme notre fougère Blechnum spicant).

Inutile de chercher les spores, c’est une fronde « stérile » !

 

2-feuille-sterile--fougere-7-3--1-.jpg

 Au centre, on voit que les frondes fertiles commencent à pousser. Elles sont beaucoup plus petites que les frondes du pourtour.

 

3-Matteuccia-struthiopteris-fougere-autruche-Turtul-Pologn.jpg

 Les grandes frondes stériles  au pourtour disparaissent en automne tandis que  les frondes fertiles persistent et libèrent les spores au printemps. Ensuite elles disparaissent. Tandis que les frondes stériles poussent, laissant au centre une place pour les futures frondes fertiles, cela forme une sorte de nid….

 

4-fougere-Matteucia-struthiopteris-fougere-autruche-7-2--.jpg

 La multiplication est assurée par les spores. Mais il arrive souvent que les frondes fertiles ne poussent pas. La multiplication sera alors assurée par des sortes de stolons,  des racines grêles et traçantes issues du rhizome.

C’est pour cela que notre fougère peut former de vastes populations et qu’elle peut même devenir plus ou moins envahissante si les conditions lui conviennent. Elle aime des sols non acides, très humides, par exemple le long des ruisseaux, dans des ravins encaissés…


5--fougere-7-3--2-.jpg

 

En France, c’est une plante très rare qui est protégée (Protection Nationale). Une station naturelle d’environ 300 pieds a été découverte en 1991 dans les Vosges, elle est naturalisée en Lorraine et dans le Bas-Rhin. Elle est parfois cultivée.

 

Son pays, c’est l’Europe du Nord et l’Europe  Centrale.

Nous l’avons vue en juillet 2013 en Roumanie, en Transylvanie.

Au Monastère de Carta, construit au XIIIe siècle par les moines cisterciens,  elle poussait dans le cimetière des soldats allemands tués pendant la Première Guerre mondiale.

 

6--1250521.jpg

 

6---cimetiere-soldats--7-3.jpg

 

 Au moulin à eau d’Ohaba, elle poussait en abondance dans ce lieu frais et humide.


7-moulin-7-1---10--roue-du-moulin.jpg


 Notre ami Roger F. l’a photographiée en Italie, près de Sampeyre.

 

Mateuccia-struthiopteris1.jpg

 

Mateuccia-struthiopteris5.jpg

 

Mateuccia-struthiopteris6.jpg

                                                                                          Photos Roger F.

 

Les jeunes pousses en crosse sont parait-il consommées au Japon (kogomi) et en Amérique du nord (fiddleheads)…

 

Monique

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:44

Calotropis procera : cet arbuste appartient à la famille des Apocynacées. Il résiste à la sècheresse, il est fréquent dans les pays du Sahel. Au Sénégal, nous l’avons vu surtout dans le nord. Ses feuilles sont épaisses, d’un vert grisâtre. Cest l'une des plantes-hôtes de la chenille du papillon Petit Monarque (voir le dernier article sur le Sénégal).

 

Calotropis-procera-djoudj-Cl--2-.jpg

                                            Dans le parc du Djoudj (à gauche)

 

Cormorans-d-Afrique-Calotropis-procera-Dakar-JM.jpg                                  Près de Dakar, Cormorans africains perchés dans un Calotropis

 

Calotropis-Paysage-Acacias-Richard-Toll--10-dec-JM.jpg                    Près de Richard Toll, dans la forêt de Mbilor, les Calotropis se sont ressemés.

 

 La moindre blessure laisse couler un latex abondant qui est irritant, dangereux pour les yeux, il servirait à épiler et à tanner les peaux. La plante est utilisée en médecine traditionnelle.

 

Caloptopis-procera-latex-O-Gonnet.jpg

                                              Latex (photo : Olivier Gonnet)

 

 Les fleurs sont belles, blanches avec la pointe de couleur améthyste.

 

Calotropis procera fleurs jour 1 Cl (2)

 


 Les fruits sont de grands follicules souvent disposés par deux. D’où les noms donnés par les légionnaires, roustonnier, arbre à couilles….

 

Calotropis procera fl et fruits Kaolack 18-12

 

Calotropis procera fr ouvert O Gonnet                        Voici un jeune fruit coupé en 2 (photo Olivier Gonnet)

 

Lorsque les graines sont mûres elles sont prolongées par une aigrette soyeuse, d’où le nom « Arbre à soie ».

 

Dans la forêt de Mbilor près de Richard Toll, nous avons remarqué de nombreuses fourmis sur les feuilles, à cause de la présence de pucerons.

 

Calotropis-procera-et-fourmis-Richard-Toll--1-.jpg

 

 

                                                                        Monique et Claudie

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:53

Le Baobab perd ses feuilles en saison sèche. Au Burkina, nos amis Jacques et Odile  ont photographié en février cet arbre complètement dépourvu de feuilles. 

 

1-Adansonia-digitata-Baobab-Burkina-Demaison-fevr-2011--2-.jpg

 En décembre au Sénégal (début de saison sèche), certains avaient encore des feuilles, d’autres n’en avaient plus.

 

2-Adansonia-digitata-Baobab--Toubacouta-JM--1-.jpg

3-Adansonia-digitata-Baobab--Toubacouta-JM--2-.jpg

 Les feuilles peuvent être consommées crues, bouillies ou séchées. On les utilise en condiment, le lalo, pour les sauces et aussi en médecine traditionnelle.

 

4 Adansonia digitata Baobab Toubacouta Cl (2)

Le Baobab peut vivre plusieurs centaines d’années, mais il est difficile de déterminer l’âge car le bois ne produit pas des cernes chaque année.

Le bois très léger, spongieux, gorgé d’eau, est inutilisable pour la menuiserie et le chauffage. L’écorce résiste au feu et à la sècheresse, elle sert à faire des cordages, des paniers, à tanner les peaux,  à fabriquer des savons… On en fait des tisanes lors des accès de fièvre dus au paludisme.

 

 

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Le bas des troncs est souvent écorcé, l’écorce a la faculté de se régénérer.

 

 

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On appelle le Baobab l’« arbre à l’envers », car il semble avoir été retourné la tête en bas. D’après une légende, l’arbre aurait été déraciné et replanté à l’envers par une divinité mécontente…

 

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La plus importante forêt de Baobabs est située à la sortie de Rufisque, le Baobab le plus imposant se trouverait près de Joal.  Jadis les gros arbres creux servaient de tombe aux griots,  le président Léopold Sédar Senghor a interdit cette pratique en 1960.

 

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 Nous  n’avons pas pu photographier de très gros baobabs : nous étions au Sénégal pour l’ornithologie…pas pour la botanique !

 

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Monique

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Published by groupe nature - dans PLANTES
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