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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 20:55

La route du col du Simplon (2005 m) relie Brigue dans le Valais à Domodossola en Italie du nord. Cette belle route avec galeries et couvertures en béton, est praticable toute l’année.

C’est Kaspar von Stockalper (1609-1691), « le Roi du Simplon », qui fit aménager le chemin muletier pour pouvoir réaliser ses opérations commerciales.

 

Hospice col Simplon

Mais, beaucoup plus tard, Napoléon1er  fit agrandir la route (1801-1805) et fit construire l’hospice du Simplon qui fut terminé en 1835 par les chanoines du Grand Saint Bernard. Ceux-ci l’exploitent encore aujourd’hui. Cette imposante bâtisse peut héberger jusqu’à 130 personnes.

 

Nous montons en direction du glacier de Rossboden. Au loin, le Fletschhorn 3993 m

Un panneau rappelle la terrible catastrophe qui eut lieu le 19 mars1901, l'écroulement de tout un pan de ce glacier. Sur l’immense chaos de gravats et de rochers provenant de cette débâcle pousse aujourd’hui une belle forêt de mélèzes.

 

Glacier-Rossboden-Fletschhorn---2-.jpg

Tanacetum-vulgare---4-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare) aux capitules jaunes sans fleurs ligulées, est ici très abondante. 

 

Tanacetum-vulgare-.jpg

 

La Raiponce de Scheuchzer (Phyteuma scheuchzeri ) : son inflorescence est globuleuse, les bractées sont linéaires et dépassent largement l'inflorescence. 

Nous avons aussi rencontré le Saule helvétique (Salix helvetica) aux feuilles vert foncé dessus et blanches-tomenteuses dessous. En France, ce saule est protégé.


 

Phyteuma-scheuchzeri.jpgSalix helveticus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Letharia-vulpina.jpg

Letharia vulpina est un lichen très fréquent sur les troncs des mélèzes. Il est d'un vert jaunâtre très lumineux. Toxique, il était utilisé en Scandinavie pour empoisonner renards et loup.

 

 A  Engeloch, un peu en dessous du col, nous montons dans un pré très raide, en explorant la base des gros rochers, à l’abri du vent du nord, où se réfugient des espèces méridionales.  

La Gentiane rameuse ( Gentianella ramosa ) a une corolle à 5 lobes lilas clair et une gorge barbue. Les lobes du calice sont linéaires. C'est une endémique des Alpes occidentales. En France, elle est très rare, elle fut découverte en 1950 à Bonneval-sur-Arc (les Evettes).

 

Gentiana ramosa Simplon (2) 

 

Le Saxifrage pyramidal (Saxifraga cotyledon) pousse dans les parois siliceuses. Il est spectaculaire : d'une rosette basale s'élève une grande hampe florale blanche pouvant atteindre 80 cm ! Les feuilles sont dentées et bordées de nombreux pores crustacés.

 

Saxifraga cotyledon Simplon (3)

 

L'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii) forme des petits coussins blancs hémisphériques. Malheureusement, ses petites fleurs blanches étaient déjà fanées !

Le Genépi blanc (Artemisia mutellina) est une armoise aromatique recherchée pour la fabrication de liqueurs.

 

Androsace-vandellii.JPG

Artemisia-umbelliformis-laxa-mutellina-Simplon--1-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Euphraise alpine (Euphrasia alpina) a des fleurs rose lilas à la lèvre inférieure tachée de jaune.

 

Euphrasia-alpina-Simplon---2-.jpg

 

 

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                                                                               Claudie

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 21:50

Arbre incontournable du sud-ouest marocain, on aperçoit à l’atterrissage à Agadir  les tâches sombres qu’il forme en contraste avec la teinte plus claire des oliviers cultivés en ligne.

 

 

 

04--arganes.JPG

 

 

C’est un arbre « caméléon » : il peut déployer  une cime impressionnante quand il est cultivé ou si les conditions sont favorables,  se tordre en petit buisson rachitique dans les lieux ingrats, ou encore prendre une « forme en drapeau » sur les côtes ventées. Entre ces extrêmes on est frappé par ses formes étonnantes avant de dépérir ou pour se défendre de la fronde caprine, les chèvres hardies étant capables de dévorer ses feuilles les plus hautes.

Une lutte désespérée pour la survie ? On pense aux vieux châtaigniers des Cévennes, morts en gloire.

 

2---chevres-dans-arganier-5.JPG

 

1--chevres dans arganier 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sécheresses de ces dernières années, la déprise agricole et l’exode rural, le surpâturage sauvage,

peut-être un oubli du développement de ces régions du grand sud ont entraîné un recul de l’arbre  prodigue.

 

On peut espérer que la découverte récente par les « occidentaux » des vertus ancestrales de l’huile d’argan donne une nouvelle chance à cet arbre généreux. La création de coopératives féminines  signalées sur le bord de la route, dans les montagnes d’Aït- Baha par exemple, est une réalisation particulièrement prometteuse.

 

3---huile-argane-1.JPG

 

 

L’huile  est obtenue de manière traditionnelle, les femmes assises au sol cassant les noyaux un à un, mais avec l’hygiène et la traçabilité nécessaires à des garanties de qualité. Ces coopératives ont pu profiter de capitaux européens, mais sont souvent gérées par des Marocaines. Il faudrait connaître de manière précise les retombées financières pour les familles. On peut tout de même penser que les femmes en gagnant un peu d’autonomie, en améliorant leur situation socio-économique, en se retrouvant entre elles comme elles le font de manière traditionnelle pour différentes tâches, peuvent se sentir fortifiées dans ces lieux de parole, où le travail bien que répétitif paraisse moins pénible que les travaux féminins des champs.

 

4---argane-1.JPG


5--arganes 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, il ne serait pas souhaitable que l’exportation de l’huile d’argan pour nos produits de beauté, prive les populations locales d’un produit de nécessité. Le commerce doit rester équitable ! Le prix de l’huile d’argan  a beaucoup augmenté ces dernières années, surtout dans les coopératives  où l’on propose au touriste de passage le litre à plus de 35 €,  certes c’est une huile « bio ». Cette huile est vendue moins chère sur les marchés, où l’on dit qu’elle peut être plus ou moins frelatée mais devient trop coûteuse pour les populations locales qui risquent de devoir se contenter des huiles d’arachide d’importation.

 

Si vous voulez vous régaler d’huile d’argan, allez donc à Aït Baha où l’hôtel principal 3 étoiles propose pour 25 dirhams, un petit déjeuner traditionnel avec une tasse d’huile d’argan et une d’huile d’olive dans lesquelles on trempe le pain !

 

Cet arbre « multi-usage » bien connu désormais par la renommée de son huile aux mille vertus, a peut-être une chance de retrouver un développement durable. Les pluies abondantes de ces 2 dernières années permettent d’espérer  que  l’arganeraie ne disparaîtra pas.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:08

Le 5 juin, nous avons franchi le Haut-Atlas par le Tizi n’Test, col à 2100 m d’altitude et nous sommes descendus dans la plaine du Sous.

 

1 -- Tizi n Test lma Belle Vue1120615

2 --Tizi n Test vue P1120610

 

3----Arganier-4-9.JPG

 

Les premiers arganiers ont été rencontrés vers 1500 m et , arrivés dans la plaine, nous avons fait un arrêt spécial.

L'arganier trouve sa limite orientale un peu en aval du bourg de Talouine où nous avons passé la nuit.


L’arganier  est une « véritable providence ». Dans cet arbre, tout est utilisé : le bois, très dur, fournit du charbon, des poutres. Le fruit sert à l’alimentation humaine et animale. Les feuilles constituent un fourrage pour le bétail.

Et l’arganeraie joue un rôle capital dans la lutte contre l’érosion des sols. Elle est un rempart contre la désertification, c’est un « rideau vert » qui protège le sud ouest du Maroc.

L’arbre reste vert toute l’année, les feuilles, coriaces, sont persistantes, elles piègent l’humidité atmosphérique (influence de l’Océan Atlantique) et la restituent au sol.

 

Argania spinosa (L.) Skeels = Argania sideroxylon : « spinosa » car il porte des épines, « sideroxylon » : l’arganier est très proche du Sideroxylon de Madère et des Canaries, son bois est très dense, c’est un « bois de fer ».

 

Il appartient à la famille des Sapotacées, famille tropicale (le sapotillier, le karité font partie de cette famille). Il est le seul représentant du genre. Ce serait une « relique » du Tertiaire.

Il est endémique du sud-ouest du Maroc, plaine du Sous, littoral atlantique entre l’embouchure de l’oued Tensift et l’embouchure du Draa. Il y a aussi quelques arganiers près de Rabat et près d’Oujda, ainsi qu’en Algérie (Jbel Ouarkziz-Hammada de Tindouf).

Les forêts d’arganiers sont clairsemées, environ 30 arbres par ha, mais beaucoup plus près d’Essaouira. Les arbres atteignent 6-10 m. Les fleurs jaune verdâtre donnent des fruits qui ressemblent un peu à de grosses olives vertes.

 

5- Arganier noix 4-9

6-- Arganier noix, seau 4-9

 

 

 

« pâturage suspendu »des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu’au sommet des branches

C'est le "pâturage suspendu des chèvres. Près des cars de touristes, les chèvres grimpent jusqu'au sommet des branches et broutent les feuilles. On raconte qu’elles mangent les fruits et, comme elles ne peuvent pas digérer les noyaux, elles les expulsent, bien débarrassés de leur pulpe. Ces noyaux seraient récupérés, puis cassés pour récupérer les amandes. Ensuite les amandes sont grillées et pressées pour obtenir de l’huile…

Cette année, nous n’avons pas vu de chèvres dans les arganiers…Mais nous avons vu une femme qui ramassait les fruits tombés à terre et nous l’avons aidée à remplir son seau (sur la photo vous voyez Germaine de Moûtiers). Il doit y avoir d’autres moyens que les chèvres pour débarrasser le noyau de la pulpe !

 

7---Germaine-ramasse-les-noix-d-argan-4-9.JPG

 


Depuis longtemps les Berbères de l’Atlas utilisent l’huile d’argan. Cette huile possède toutes les vertus, vertus alimentaires, cosmétiques et médicinales….

En médecine traditionnelle, elle est utilisée pour soigner ou prévenir certaines maladies de la peau. Elle assouplit et protège la peau, elle lutte contre le vieillissement des tissus.

On masse les bébés avec de l’huile d’argan.

Cette huile aide à la cicatrisation des boutons de la varicelle.

Elle est utilisée dans les traitements de l’acné des adolescents.

Chez la femme enceinte, elle évite l’apparition de vergetures.

Pour lutter contre les rhumatismes, cette huile « réchauffe » les articulations.

Elle nourrit les cheveux…

Elle agirait contre le cholestérol, l’infarctus du myocarde…

 

L’huile d’argan est très chère car le rendement est faible (50 kg de fruits pour 1litre d’huile)

 

De nombreuses coopératives de femmes  fabriquent l’huile d’argan. Cette huile et les produits dérivés sont maintenant bien connus et appréciés en Europe,  ils sont exportés, on peut les acheter sur internet.…


8----Argan-6-1--2-.JPG

9-Argan-6-1--3-.JPG Monique

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 06:31

P1040890.JPG

Aiguilles attachées seule sur le rameau : EPICEA -SAPIN  - DOUGLAS

 

EPICEAS :

Aiguilles piquantes courtes 2 cm

Long cône pendant 12 cm

 

Non piquantes : SAPIN -  DOUGLAS

SAPIN :

Aiguilles 2 à 3 cm avec deux bandes blanches dessous

Cône dressé 12 cm

 

DOUGLAS

Aiguilles douces 2 à 3 cm

Odeur de citronnelle

Cône pendant 5 à 10 cm

Avec petites ailettes

 

Aiguilles attachées par deux sur le rameau – PIN SYLVESTRE

Longues de moins de 9 cm

Aiguilles vert bleu

Tordues 4 à 7 cm

Petit cône 3 à 5 cm

 

ATTENTION A L’IF TOXIQUE :

L'if (Taxus) est un genre de Conifères de la famille des Taxacées qui comprend une dizaine d'espèces.

 

L'if est souvent pris pour un résineux mais il fait partie des rares gymnospermes non résineux. Les botanistes le classent dans l'ordre des taxales, alors que les résineux ou conifères correspondent à celui des pinales. En outre, il se distingue de la plupart des conifères par le fait que le fruit n'est pas un cône.

L'if est un petit arbuste dont la croissance est relativement lente. Il peut avoir une durée de vie très longue. Il mesure 5 à 8 m et peut atteindre exceptionnellement 20 m de haut. Le tronc dressé est recouvert d'une écorce rouge, les feuilles en forme d'aiguilles plates sont d'un vert foncé avec lequel tranchent les arilles rouges.

L’arille (dite « baie » ou « fruit ») de l'if, d'un rouge vif, attire de nombreux oiseaux qui en sont friands et avalent indifféremment arille et graine. La pulpe très mucilagineuse des arilles est sucrée. La graine, bien que hautement toxique, est inaffectée par le système digestif, restant intacte dans les déjections aviaires, permettant ainsi la dissémination de l'arbre.

 

 Toute la plante est toxique sauf l'arille qui entoure l'ovule. La substance toxique est un mélange complexe d'alcaloïdes : le taxol (ou taxine).

 

L'if a causé de nombreuses intoxications, souvent mortelles, chez le bétail car il se trouvait souvent en lisière de pâturage.

 

Planté dans les cimetières et consommé par les chevaux des corbillards, il pouvait provoquer leur mort en quelques minutes : la dose mortelle pour un cheval est estimée à 200 – 400 mg/kg de poids corporel. C'est d'ailleurs l'arbre le plus toxique actuellement connu.

 

(source pour l'If : http://fr.wikipedia.org/wiki/If)

 

Sabrina

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:36

 

 

Dans un jardin, nous avons photographié cet arbuste :

 

Choisya-ternata-oranger-du-Mexique-Brison--1-.JPG

 

C’est un Oranger du Mexique, Choisya ternata Kunth 1823, de la famille des Rutacées, comme la rue officinale et les agrumes, orangers, citronniers etc.

 

Les fleurs blanches sont très odorantes, elles attirent de nombreux insectes. Les feuilles sont composées de 3 grandes folioles (d’où le nom de l’espèce, ternata).

 

Cet arbuste originaire d’Amérique Centrale a été découvert au Mexique par Aimé Bonpland et Alexander von Humboldt.

Souvenez-vous, le 29 mars dans son diaporama « les naturalistes voyageurs du XVIIIe siècle » Françoise nous a parlé  de l’expédition de Humboldt et Bonpland… Ils ont passé 5 ans (1799-1804) en Amérique et ils ont rapporté de leur voyage plus de 60 000 échantillons dont de nombreuses espèces nouvelles ! Le botaniste Kunth, chargé d’étudier et de nommer ces plantes,  a dédié l’oranger du Mexique à  un ami de Genève, Jacques-Denis Choisy, botaniste, professeur de philosophie, pasteur…

 

Choisya-ternata-oranger-du-Mexique-Brison.JPG

 

Monique

 

Rappel : réunions de détermination le mardi à 20 h au local en mai et juin.

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 21:27

La « tétragone cornue » ou « épinard d’été » est cultivée dans nos jardins comme légume vert. Savez-vous que cette plante est originaire de Nouvelle-Zélande ? D’ailleurs on l’appelle aussi « épinard de Nouvelle-Zélande». Elle pousse aussi dans le sud de l’Australie, dans des îles du Pacifique, en Amérique du Sud… 

 

Tetragonia-tetragonioides-2-3.JPG

 

Je l’ai vue à Muriwai, au nord d’Auckland, le 27 novembre 2010. Je l’ai revue au Jardin Botanique d’Auckland le lendemain. Le panneau indique que la plante est devenue rare dans la nature et nous encourage à la semer dans notre jardin.

 

Tetragonia-tetragonioides-panneau-2-3.JPG

 

Le nom latin de cette plante est Tetragonia tetragonioides = T. expansa.

Cet « épinard » ne fait pas partie de la famille des vrais épinards (Chénopodiacées), c’est une Aizoacée, famille qui comprend plusieurs centaines d’espèces de plantes succulentes qui poussent principalement en Afrique du Sud.

Les feuilles de la tétragone ne sont pas « succulentes » (comme les feuilles des plantes « grasses », adaptées pour vivre dans des milieux très secs ou salés), mais elles sont  relativement épaisses, triangulaires et riches en vitamine C.

 

En Nouvelle-Zélande on l’appelle « Sea Spinach », « épinard de mer », car la plante pousse bien en bord de mer, dans les terrains salés. A Muriwai, elle poussait sur la côte de la mer de Tasman.

On l’appelle aussi « Cook’s Cabbage », « chou du capitaine Cook ». Lors du 1e voyage de Cook en 1770, il y en avait beaucoup à  Queen Charlotte Sound. L’équipage consomma les feuilles en légume vert,  comme les Maori. Cook en fit ramasser de grandes brassées car il avait compris que c’était un très bon remède pour combattre le scorbut.

Sir Joseph Banks ramena des graines qui furent semées au jardin de Kew en 1772. On l’utilisa comme légume en Europe à partir de 1819.

 

 

Cette année je vais en semer dans mon jardin !

Il faut humidifier les graines pendant quelques heures (une journée). On met 3 ou 4 graines dans un petit pot fin mars ou début avril à l’abri et on repique en mai quand les gelées ne sont plus à craindre. Ne pas oublier d’arroser ! Pincer l’extrémité des pousses pour que la plante  produise des tiges latérales. On récolte les feuilles tout l’été, à un moment où on n’a pas d’épinard.

 

 

 

Monique

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:24

Qu’est ce qu’un Washingtonia ?

Cette question fut posée mercredi 12 février à  Faverges, lors des sélections du jeu des mille euros.

 

Une foule nombreuse se presse dans la salle polyvalente pour assister à l’enregistrement  des émissions des 14 et 15 février. Ce jeu radiophonique, diffusé  sur France Inter à 12h 45, est très ancien  (1958) et très populaire. Il est rythmé par les « Chers amis, bonjour ! » des animateurs, Lucien Jeunesse, Louis Bozon et actuellement Nicolas Stoufflet, et par les  tintements des trois notes du métallophone égrenant les secondes.

Une cinquantaine de participants montent sur la scène. Une série de questions permet une première sélection d’une vingtaine de personnes. Les quatre premiers joueurs répondant à la seconde série de questions participeront aux émissions (un seul Favergien, les 3  autres viennent d’Annecy et Albertville).

Les questions, envoyées par les auditeurs, sont classées  par niveau de difficulté : bleues, blanches et rouges, banco et super banco. Les joueurs tirent  au sort les enveloppes contenant les questions qui leur seront posées.

L’enregistrement de la première émission commence. L’animateur  fait une présentation de la  ville de Faverges, puis des joueurs. Ensuite se déroule le jeu : question, réponse, applaudissements…Le public participe « banco, banco…. Super, super… ! »

La première équipe a gagné les mille euros du super banco, mais la seconde a chuté sur une question particulièrement difficile !

Janine

 

Washingtonia H.A. Wendland : genre décrit en 1879 et comprenant deux espèces.

 

C’est le nom de genre de 2 palmiers originaires d’Amérique du Nord qui sont dédiés à George Washington (1732-1799), héros de l’indépendance américaine et premier président des Etats-Unis (1789-1797).

 

Le plus connu est Washingtonia filifera (Linden ex André) H.A. Wendland : ce palmier est originaire du S-O des Etats-Unis, Californie et Arizona. Il a été planté dès 1877 sur la Côte d’Azur, la première floraison européenne a été notée en 1894 à Cannes. On peut le cultiver en pot en appartement.

 

 

Washingtonia-Pritchardia-filifera-Kusadasi.JPG

 

 

Je l’ai photographié en Turquie, à Kusadasi,  en 2006.

Ses grandes feuilles en éventail peuvent mesurer 1,5 m, elles portent de longues fibres argentées (filifera signifie qui porte des fils), leur pétiole est long et épineux. Les feuilles âgées sèchent, mais restent accrochées à l’arbre. Le stipe (le « tronc ») est alors couvert de feuilles mortes, on dirait que l’arbre porte une jupe -ou un jupon- de feuilles sèches, d’où son nom « Petticoat Palm », « Palmier jupon de Californie ». Mais les jardiniers enlèvent ces feuilles mortes.

 En Californie, ce palmier peut atteindre 20-25 m de haut. Dans les pays méditerranéens il ne dépasse pas 8-12 m, celui que j’ai photographié était beaucoup plus petit. Il peut résister à des gels occasionnels de courte durée.

Il a aussi porté le nom de Pritchardia filifera Linden ex André, en l’honneur de George Pritchard (1796-1883), missionnaire protestant méthodiste d’origine britannique qui provoqua de vives tensions entre la France et le Royaume-Uni à propos de Tahiti…

 

L’autre espèce Washingtonia robusta est plus méridionale, elle est originaire du sud de la Californie et du Mexique, elle résiste moins bien au gel. Le stipe (« tronc ») est moins élevé mais plus robuste. Je n’ai pas de photo de ce palmier.

 

Classification :

Famille : Arecaceae

Sous-famille : Coryphoideae

Tribu : Corypheae

Sous-tribu : Livistoninae

Cette « sous-tribu » compte 11 genres en plus du genre Washingtonia.

 

Monique

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:20

Queue-de-renard-expo.jpg


Oui, cette grosse mèche s'appelle une "queue de renard" !

 

 

Elle se formait à l'intérieur d'anciennes canalisations en béton. 

Ces canalisations étaient composées de plusieurs tronçons de tuyaux ( 1,50 à 2 mètres ) 

assemblés bout à bout et scellés pour l'étanchéité. Parfois ces joints comportaient des fuites dues au vieillissement ou à la déformation de la conduite. Par ces fuites des

radicelles d'arbres environnants recherchant l'humidité, donc l'eau, parvenaient à

s'infiltrer à l'intérieur des tuyaux, se multipliaient et grossissaient jusqu'à les

obstruer complètement et ceci sur plusieurs mètres de longueur.

Il était pratiquement impossible de déboucher sans désassembler la canalisation.

 

Noël B.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 18:54

En octobre, Yves a apporté à la réunion  (à la société d’Annecy) les fruits d’un arbre qu’il avait repéré à Seyssel. Voici la photo :

Koelreuteria paniculata Yves oct 2010

 

Je lui ai dit que c’était un savonnier, ce qui est juste, mais j’ai ajouté Sophora japonica : j’ai malheureusement confondu Sophora et Koelreuteria ! Il s’agit bien sûr d’un Koelreuteria !

Voici donc une petite mise au point !

 

Koelreuteria paniculata Laxm.

 

On l’appelle  « Savonnier de Chine », il est originaire de Chine et du Japon. Il fait partie de la famille des Sapindacées (rien à voir avec les sapins !!), de sapo indus, « savon de l’Inde ». Les vrais savonniers dont les fruits sont utilisés comme une sorte de savon naturel, les « noix de lavage »,  appartiennent au genre Sapindus qui a donné son nom à la famille.

Font partie de cette famille les arbres qui donnent les litchis, les longanes, les ramboutans… Notre marronnier d’Inde a quitté la famille des Hippocastanacées pour rejoindre cette famille.

 

Le Koelreuteria a été introduit en 1764 en Angleterre et en France en 1787. Il est dédié à Joseph Gottlieb Koelreuter (1733-1806),  professeur  à Karlsruhe qui a découvert le rôle des insectes dans la pollinisation croisée. Il a étudié le pollen de nombreuses plantes et  a expérimenté des méthodes de pollinisation artificielle. Il est le pionnier de l’étude des hybridations.

 

Les feuilles de cet arbre sont composées de 7 à15 folioles. Les petites fleurs jaunes d’or forment des panicules. Les fruits ressemblent à des petites lanternes, ils sont décoratifs et persistent tout l’hiver. Ce sont des capsules vésiculeuses à 3 côtés, chaque loge contient  une graine noire.

 

Koelreuteria paniculata savonnier Toulouse (2)

 

 

Sophora japonica L.

 

Le Sophora du Japon est en fait originaire de Chine, mais il est souvent cultivé au Japon. Il fait partie de la famille des Légumineuses. Le nom Sophora viendrait du nom arabe de l’arbre.

Des graines de cet arbre envoyées de Chine par le père jésuite d’Incarville ont été semées à Paris en 1747 au Jardin du Roi. On peut encore voir un bel exemplaire issu de ce semis au Jardin des Plantes

 

Sophora japonica Jussieu jardin des plantes Paris mars 08

 

 

Les feuilles sont composées de 7 à 9 folioles. Les petites fleurs blanc crème forment de longues grappes. Les fruits sont des gousses étranglées entre les graines.

 

Sophora japonica fl

 

 

 

 

Monique

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:27

 

Si vous êtes de passage à Annecy cette semaine, ne manquez pas de vous rendre vers l’entrée principale du palais de justice.

En effet, à l’angle de la rue Sommeiller et de la rue Guillaume Fichet, vous pourrez encore admirer “l’arbre aux mouchoirs“, en fin de floraison.

arbre aux mouchoirs Davidia involucrataCet arbre nommé “ Davidia involucra“ de la famille des Nyssacées, doit son nom au missionnaire naturaliste français Jean Pierre Armand David (1826 -1900).

Introduit en Europe vers 1897, le “ Gong tong“ ainsi nommé par les Chinois, vit environ cent ans, il fleurit au bout d’une dizaine d’années et porte de très longues et larges bractées blanches. Ces spectaculaires involucres sont à l’origine d’autres surnoms pittoresques, arbre aux pochettes, aux colombes, aux fantômes et pour les Anglophones « Dove tree, Handkerchief tree, Ghost tree ».

arbre aux mouchoirs Davidia involucrata (1)


Arbre aux mouchoirs fruit Annecy 6.10.06.JPG


Le fruit est une drupe comestible qui se consomme blette. Cet arbre est endémique du sud-ouest de la Chine, dans les forêts de feuillus entre 1500 et 2000 d’altitude. Il est maintenant protégé car il est en voie de disparition.

 

                                                            Joanny

 

 

 

 

 

 

 


 


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