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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 06:04

 Lundi 5 avril 2010

 

Nous étions 25 pour cette promenade du lundi de Pâques (des participants des sociétés de Faverges, d’Annecy et aussi de Poisy).

Fabrice –un débutant très volontaire- s’est entraîné à reconnaître les Monocotylédones et les Dicotylédones et à chercher quelques noms sur la clé du livre de Jeanne Covillot.

Pour aller à la cascade d’Angon, le chemin est boueux, mais les 2 cascades sont bien en eau, le site est vraiment superbe !!

 

10-04-05-Angon--1-.JPG

Angon-Francois--2-.JPG

 

 

Au Pont des Fées, nous admirons les « chaudrons de sorcières » ou « marmites de géants » où l’eau tourbillonne. (cf l’article de Roland, géologie).

 

Le but de la promenade, c’est la belle station d’Erythrone dent-de-chien au-dessus du Pont des Fées.

Erythronium dens-canis, du grec erythros rouge, feuilles maculées, fleurs roses, le bulbe est allongé et ressemblerait à une canine de chien, d’où le nom.

Famille des Liliacées. Périanthe (enveloppe florale) pétaloïde rose,  6 étamines, ovaire supère.

En Haute-Savoie, il y a de belles stations au Vuache, au Mont de Musiège, à la montagne des Princes, à Reignier et à Talloires.

C’est une plante rare, mais là où elle pousse, elle est abondante, c’est donc une plante localisée. Elle n’est pas protégée, mais il faut éviter de la cueillir ! Nous avons croisé des promeneurs qui en avaient fait des bouquets, c’est « couillon », comme dirait notre amie Sabrina…!

 

10-04-Angon--5-.JPG

10-04-05-Angon--3-.JPG

 

Roland trouve un champignon qui sent un peu le nitre : Mycena strobilicola.

Peut-être que certains ont trouvé des morilles ???…En tout cas ils n’ont rien dit et les ont bien cachées !!

Retour par le hameau de Vérel où nous admirons encore quelques fleurs dans les jardins.

 

Un compte-rendu plus détaillé a été envoyé aux participants.

 

Monique

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:26

P1000347--Large-.JPG On m’a offert, au mois de septembre, un phalaenopsis ou "orchidée papillon" Du grec "phalaina" = phalène, papillon. En effet, les fleurs évoquent la forme d'un papillon.

A l'état naturel, ces orchidées poussent entre 200 à 400 m d'altitude, dans des forêts denses, humides et chaudes de l'Indonésie, des Philippines,  de l'Australie et de Nouvelle Guinée.

Elles sont épiphytes : elles se développent sur les branches supérieures des arbres, ce qui leur assure une ambiance ombragée et les protège de la lumière directe du soleil.

La pluie quotidienne coule le long des feuilles qui sont recourbées : l'eau ne stagne donc pas, mais la plante tire profit de l'humidité ambiante grâce à ses racines aériennes.

 

Ses 2 tiges portent 17 grosses fleurs roses. A la base, les feuilles allongées sont épaisses et luisantes.

Durant ces 6 mois, aucune fleur ne s’est fanée ! Elles commencent à pâlir un peu et 2 nouvelles pousses sont apparues.

Quelle chance de pouvoir admirer ces jolies fleurs tout l’hiver !

 

P1000373--Large-.JPG

 

Janine

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:22

Jeudi 12 mars

 

Tandis que sur le Léman les bateaux revêtent un habit de glace, les premières fleurs s’épanouissent au Jardin botanique de Genève…

 

 

divers-0370.jpg

divers-0338.jpg

 

 

Eranthis hyemalis (L.) Salisb.

Du grec er = printemps et anthos = fleur

 

Famille des Renonculacées

Eranthe d’hiver, hellébore d'hiver, Winterstern (étoile d’hiver), Winterling…

 

Cette jolie fleur a une floraison très précoce, elle fleurit dès la fin de l’hiver, dès que le temps se radoucit. Les fleurs ne s'ouvrent complètement qu'au soleil. Sur les 2 photos vous pouvez voir que les fleurs ne sont pas épanouies, le soleil n’ayant pas voulu se montrer généreusement…

Elle est cultivée dans les jardins (on dit que sa culture est facile…) et pousse parfois à l’état subspontané (p. ex. en Alsace au pied des Vosges, au château de Landsberg).

 

Les fleurs, solitaires, jaune vif, sont comme des boutons d’or entourés d’une collerette verte (l’involucre). Les feuilles apparaissent après les fleurs. Au centre de la fleur, il y a de nombreuses étamines. Autour, les pièces jaunes, ce sont des sépales qui ressemblent à des pétales, ils s’allongent pendant la floraison. Les « vrais » pétales sont très petits, en forme de cornets nectarifères.

 

Lors de votre prochaine promenade, observez de près une fleur d’hellébore fétide (famille des Renonculacées, comme l’Eranthe) : vous verrez les sépales, puis beaucoup plus petits, les pétales transformés en cornets nectarifères qui, comme leur nom l’indiquent, contiennent du nectar que les abeilles et autres insectes viennent récolter, réalisant par la même occasion le transport du pollen pour la fécondation de la plante. Si les sépales sont verts bordés de rouge (signal coloré pour les insectes), c’est que la pollinisation a déjà eu lieu, ne cherchez plus les cornets nectarifères ! Ouvrez une fleur aux sépales bien verts et vous les trouverez !

 

divers-0005.jpg
Hellebore-cornets-nectariferes.jpg














Pour voir, les cornets nectarifères, on a relevé les sépales.

 

 

Voir sur flick’r d’autres photos d’Alain des premières fleurs du printemps

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:43

Voici à nouveau les 2 photos prises au jardin de Noailles à Hyères au printemps 2008 par Michelle P. de l’Association Mycologique et Botanique d’Annecy ( mises sur le blog le 20mars )


1-IMG_0154.JPG

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La famille des Mélianthacées comprend 2 genres : Bersama et Melianthus

 

C’est un Melianthus (nom du genre), l’espèce ?? peut-être Melianthus major ou mieux M. comosus

 

Les Melianthus sont originaires d’Afrique du Sud.

On les appelle « honey bush » c-à-d « buisson sucré » : les fleurs rouges à 4 pétales sont mellifères (du grec meli miel et anthus fleur) 

Ou « touch-me-not”, « ne me touchez pas » : les larges feuilles dentées, très décoratives, ont une odeur particulière, désagréables pour certains, de chocolat pour d’autres…

 

Chez nous, les Melianthus peuvent être cultivés dans les jardins des bords de mer, ils craignent le gel. Leur croissance est rapide.

 

 

Merci à tous ceux qui nous ont aidés dans notre recherche et félicitations à mon ami parisien René Le R. qui a été le premier à résoudre le mystère ! Il a noté cette plante au parc de Bagatelle et au château de Courson.

 

Monique

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 18:59

 

16 mars après-midi : une douzaine de membres du Groupe Nature, très attentifs et motivés, suivent un cours de taille dispensé par un expert connu dans toute la région –et même au-delà- Monsieur Georges B.

 

 

 

Taille 1

Taille 2

 

Il commence par nous expliquer la physiologie d’un arbre avant de passer à la démonstration pratique : la taille d’entretien et surtout de rattrapage des erreurs de l’année précédente commises sur un pommier.

 

 

Taille-3.JPG

 

Taille-4-copie-1.JPG

 

En deuxième partie nous avons droit au rafraîchissement de poiriers en espalier

 

.

Taille-5.JPG

 

Nous terminons par la taille de cassissiers que Monique croyait perdus mais qui ressusciteront sous la main magique de notre mentor.

 

Un plus pour les élèves : de savoureuses anecdotes émailleront les démonstrations.

 

Robert

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:39

1-IMG_0154.JPG

 

 

 

Ces photos ont été  prises au jardin de Noailles à Hyères au printemps 2008 par Michelle P. de l’Association Mycologique et Botanique d’Annecy.

 

Connaissez-vous  le nom de cette plante ou au moins sa famille ??1-IMG_0155.JPG

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 20:31

 

Oncidium.JPG

 

 

C’est un Oncidium. Le nom de l’espèce ne peut pas être précisé, il existe de nombreuses espèces dans la nature (400 à 600 !!) et les horticulteurs ont créé des hybrides.

Cette orchidée est originaire d’Amérique Centrale, mais elle est cultivée dans les jardins tropicaux de nombreux pays.

Elle présente de longues inflorescences portant des multitudes de fleurs jaunes.

En Guadeloupe on l’appelle « abeilles d’or », à la Réunion « pluie d’or ».

Mes amis (ils habitent à la Réunion) la cultivent dans leur jardin, elle y fleurit en octobre-novembre.

 

 

Oncidium--2-.JPG

 

Une fleur d’orchidée comporte 6 pièces, comme la plupart des Monocotylédones : 3 pétales et 3 sépales.

Le labelle - c’est le pétale médian- est grand et jaune. On dirait une robe de bal…

Les 2 autres pétales sont plus petits, rayés de pourpre-brun, on dirait les bras de la danseuse…

Et les sépales ? Ils ressemblent aux 2 pétales, rayés de brun et pourpre, l’un est en haut, comme une collerette derrière la tête de la danseuse - le gynostème, c’est à dire les organes sexuels de la fleur- les 2 autres se cachent derrière le labelle…

Oncidium--3--une-fleur.JPG

 

A la base de la plante, on voit le pseudobulbe. Les orchidées tropicales épiphytes ont presque toujours un pseudobulbe, c’est un renflement de la base de la tige où les nutriments sont stockés.

 

Oncidium--1--pseudobulbe.JPG

 

(Chez les orchidées européennes, c’est très rare, mais notre Liparis de Loesel du marais de Giez a un pseudobulbe !)

 

L’Oncidium est une plante magnifique qui fleurit longtemps.

 

Monique

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 18:46

 

 

 

fruits-exotiques.jpg

 

 

 

Pitaya

 

Avec sa peau rose et ses pointes semblables à des flammes, le pitaya est magnifique : on dirait presque une fleur ! Originaire d'Amérique centrale (Mexique, Guatemala, Costa Rica, Salvador), il pousse aussi en Asie.

 

C'est le fruit d'un cactus épiphyte, Hylocereus undatus dont les grandes fleurs blanches s'ouvrent la nuit en dégageant une odeur de vanille, elles sont pollinisées par des chauves-souris. Rose ou rouge, le fruit qui pèse de 300 à 500 g, est recouvert d'écailles en forme de feuilles.

 

On le déguste à la petite cuillère, après l'avoir coupé en deux. La chair blanche, de consistance crémeuse, contient de nombreuses petites graines noires. La saveur est douce et fine, le goût peu prononcé.

 

pitaya-et-mangoustan.jpg

 

                                            Pitaya (à gauche) et mangoustan (à droite)

 

 

 

Longanes 0eil de dragon, Litchi ponceau Nephelium longanum, Sapindacées

 

Le longane ou « oeil de dragon » n'a rien de menaçant ! C'est un fruit voisin du litchi (même taille), à la peau jaune brunâtre, parfois rosée, et dont la chair est blanche et translucide. C'est son noyau noir marqué d'une tache blanche qui, ressemblant à un oeil, lui vaut son nom.

Ce fruit est originaire de l'Inde, mais on le trouve aussi en Chine. En Amérique tropicale, il est cultivé, mais les variétés obtenues sont moins savoureuses qu'en Orient : les fruits nécessitent d'être cuits.

La pulpe a une saveur sucrée et un goût acidulé.

On consomme ce fruit au sirop, frais ou confit.

 

La pharmacopée chinoise utilise l'arille comme fébrifuge et, en Chine, les graines riches en saponine entrent dans la composition de shampooings.

 

Fruit de la passion Passiflora edulis Passifloracées

 

C'est le fruit d'une plante grimpante.

La fleur nommée « fleur de la Passion » a une structure singulière. Les filets des étamines font penser à la couronne d'épines, les trois styles qui terminent le pistil, aux clous du crucifié et les étamines aux marteaux utilisés pour enfoncer ces clous. Cette fleur très particulière servait aux prêtres espagnols à expliquer la Passion de Jésus-Christ aux Indiens convertis.

 

Le fruit est une grosse baie ronde (4-6 cm), recouverte d'une peau épaisse et lisse. La peau rappelle un peu au toucher le carton. Lorsque le fruit est très mûr, la peau, de couleur marron pourpre, se ramollit et se ratatine. A l'intérieur, de très nombreuses graines noires entourées d'une substance mucilagineuse jaune constituent la pulpe du fruit.

 

La pulpe juteuse est très parfumée, le goût très soutenu, sucré et acidulé, apprécié des amateurs de sorbets et de glaces.

Ce fruit est riche en vitamines C et A.

 

Dans les pays tempérés, la plante est connue pour ses grandes fleurs solitaires, rouges ou jaunes, et parfumées. Mais les fruits ne peuvent venir à maturité !

 

Mangoustan Garcinia mangostana Clusiacées

 

Le mangoustan est un fruit rond, violacé, de la taille d'une petite pomme, avec une collerette de petites feuilles vertes.

La peau très épaisse renferme une chair blanche, divisée en 5 à 6 quartiers. Le goût est indescriptible, c'est une saveur de fraise, pêche, raisin, framboise...

 

L'arbre, le mangoustanier, produit environ 500 fruits, mais il faut attendre 15 ans avant la première récolte. Et seulement 30% du fruit est comestible.

Il pousse à l'état spontané en Indonésie, mais s'adapte difficilement hors de son milieu naturel, si bien qu'on le trouve peu en dehors de l'Asie du sud-est et de quelques régions de l'Inde et d'Australie.

La petite histoire nous apprend que la reine Victoria était friande de ce fruit qu'elle aimait voir sur sa

table...

 

Claudie

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:05

 

 

Nous avons photographié cette sauge le 21 juillet en Haute-Maurienne, au-dessus d'Avrieux, le long de la route départementale D 215 qui va au Bourget, pas très loin de la chapelle et de la cascade St Benoît. Tout près, le fort de L'Esseillon et le fort Marie-Christine…

Nous sommes dans les anciennes cultures, plus ou moins en terrasses, du village du Bourget. Aujourd'hui, seuls quelques  champs sont encore labourés. On y trouve une flore des milieux steppiques et des messicoles.

 

Cette sauge n'a d'Ethiopie que le nom, elle est originaire des steppes de l'Europe de l'est.

On peut rencontrer  cette plante rare dans les régions montagneuses du S-E de la France (Massif Central, Provence, Alpes).  En Savoie elle est protégée, on la trouve en Maurienne, sur les pelouses sèches d'Aussois et des environs (plante xérophile et plutôt thermophile).

 

Plante velue-laineuse (on l’appelle aussi « sauge laineuse »), haute de 30 à 100 cm, aux feuilles ovales, irrégulièrement dentées-crénelées. Les fleurs blanches forment une inflorescence très rameuse. Le calice velu se termine par des dents épineuses, les groupes de fleurs sont entourés de bractées lavées de violet. 

 

L'Herniaire glabre (Herniaria glabra), la Crépide blanchâtre (Crepis albida), la Centaurée du Valais (Centaurea valesiaca), le Seseli annuel à feuilles de cumin (Seseli annuum ssp carvifolium), l'Odontitès jaune (Odontites luteus) l’accompagnaient, mais toutes ces plantes étaient déjà bien sèches !

 

La sauge d’Ethiopie possède un certain pouvoir antiseptique, elle a une action sur le système nerveux, diverses autres propriétés ont été étudiées (analgésique, antipyrétiques, anti-inflammatoire), mais la sauge officinale  a un intérêt médicinal supérieur (d’après des renseignements donnés par Patrick R. de Marseille).

 

  Claudie


Autres photos

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 07:56

 16 juillet 2009

 

Gentiana pneumonanthe L.

Gentiane des marais, pulmonaire des marais

 

Pourquoi « pneumonanthe » ? Jadis cette plante était utilisée dans certaines régions pour traiter des maladies des poumons (du grec pneumon poumon et anthe fleur), cf le nom français « pulmonaire ».

 

Des tiges de 10 à 60 cm portent des feuilles étroites, opposées et plusieurs fleurs d’un beau bleu azur. J’ai compté 11 fleurs épanouies ou en boutons sur une tige de 60 cm. Dans le « pré à orchidées » de l’autre côté de la piste cyclable les tiges étaient plus chétives…

 

En France, cette gentiane a une répartition inégale.

Elle est très rare en Savoie (mais ne bénéficie d’aucun statut de protection) : une seule station, le marais de Saint-Maurice-de-Rotherens (bulletin de la SMB de la région chambérienne n°7 2002).

En Haute-Savoie elle est protégée.

La gentiane est signalée en 1859 au « marais  Cospire » ( ?) à Sevrier, en 1906 « dans le marais entre la gare et la route » (aujourd’hui c’est un parking)  !!! Les stations de Sciez et de Peillonex ont disparu récemment...

Actuellement elle est présente dans 2 stations, au marais de l’Enfer à Saint-Jorioz et dans la Réserve du Bout du Lac à Doussard (où nous avons compté seulement une quinzaine de pieds le 22 juillet).

Elle est moins rare dans d’autres régions, le Massif Central par exemple.

 

La gentiane des marais est la plante-hôte exclusive d’un petit papillon très rare, l’Azuré des Mouillères, Maculinea alcon, au cycle de vie surprenant !

Les chenilles sont d’abord végétariennes, elles se nourrissent  de la plante-hôte, dévorant l’intérieur des fleurs, les ovaires fécondés… Puis, au bout de quelque temps, elles se laissent tomber au sol. Des fourmis rouges du genre Myrmica (M. ruginodis, M. scabrinodis et M. rubra) les emportent dans leurs fourmilières… et là elles deviennent carnivores ! Pendant plusieurs mois elles vont sans vergogne se nourrir des œufs et des larves des fourmis qui les hébergent ! En échange elles exsudent un liquide sucré dont les fourmis sont friandes (ah ces fourmis gourmandes qui sacrifient leur descendance pour se régaler de miellat !!!) L’été suivant les papillons éclosent, s’accouplent et pondent sur la plante-hôte…

 

Jusqu’à présent l’Azuré des Mouillères n’a pas été trouvé en Haute-Savoie.

Claudie et moi nous avons cherché en vain le papillon et ses petits œufs blancs sur les inflorescences de la gentiane…Pour les œufs, il semble que ce soit trop tôt, il faudrait  les chercher dans quelques semaines (mais le marais va être fauché et la plupart des pieds de gentiane vont disparaître !)…

 

                                      Monique

 

 

 

 

 

Le Marais de l’Enfer à Saint-Jorioz, photo de Claudie




Gentiane pneumonanthe, photo de Claudie






Gentiane croisette, Gentiana cruciata, avec les oeufs d’une sous-espèce de l’Azuré des Mouillères Maculinea alcon ssp. rebeli  (près de la cascade de Confolans, col d'Ornon, Isère) et en plus une sauterelle, Leptophyes punctatissima, photo de Claudie, le 14-08-08 

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