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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 12:46

Le Lézard vert a des couleurs éclatantes.

Les deux sexes ont le dos vert ponctué de noir et de blanc et le ventre jaune vif.

Les femelles ont souvent quatre lignes plus claires piquetées de noir sur le côté du corps (cf bilineata )

1-Mâle : Italie, Gargano 21-04-2016  2- Femelle : montagne des Princes, photo R.Fillion 12-05-2015
1-Mâle : Italie, Gargano 21-04-2016  2- Femelle : montagne des Princes, photo R.Fillion 12-05-2015

1-Mâle : Italie, Gargano 21-04-2016 2- Femelle : montagne des Princes, photo R.Fillion 12-05-2015

La gorge du mâle se pare de bleu en période de reproduction.

3- Montmélian, les Calloudes 17-04-2014    4- Albertville, Farette 09-04-2014
3- Montmélian, les Calloudes 17-04-2014    4- Albertville, Farette 09-04-2014

3- Montmélian, les Calloudes 17-04-2014 4- Albertville, Farette 09-04-2014

5-  Faverges, la Balmette 02-05-2009  6- Pontcharra (38)  20-03-2016                             6-
5-  Faverges, la Balmette 02-05-2009  6- Pontcharra (38)  20-03-2016                             6-

5- Faverges, la Balmette 02-05-2009 6- Pontcharra (38) 20-03-2016 6-

En observant de plus près, on peut voir deux acariens fixés sous les écailles du reptile.

Les animaux à sang froid sont eux aussi porteurs de tiques !

7- Montagne des Princes (74) photo R.Fillion

7- Montagne des Princes (74) photo R.Fillion

C’est un grand lézard qui mesure 20-30 voire 40 cm. La queue est deux fois plus longue que le corps.

8- Gorges de l'Ardèche, Belv. du Serre de Tour 08-05-2009

8- Gorges de l'Ardèche, Belv. du Serre de Tour 08-05-2009

Quand il se sent menacé, il choisit d’abandonner l’extrémité de sa queue : cette capacité à s’automutiler soi-même s’appelle « l’autotomie ». Un lézard peut régénérer sa queue plusieurs fois dans sa vie.

9- Farette, Albertville  20-03-2014

9- Farette, Albertville 20-03-2014

Le lézard vert aime s’exposer au soleil dans des zones ensoleillées, bien dégagées mais non loin d’un endroit où se cacher, s’il est dérangé.

Au moindre bruit, il grimpe aux arbres, se cache dans les buissons.

10- Bourgneuf, étang Barouchat 23-07-2014  11-Frèterive 29-03-2012
10- Bourgneuf, étang Barouchat 23-07-2014  11-Frèterive 29-03-2012

10- Bourgneuf, étang Barouchat 23-07-2014 11-Frèterive 29-03-2012

D’octobre à avril, le Lézard vert hiberne. Fin avril, il sort d’hibernation – les mâles les premiers, suivis des femelles deux semaines plus tard-

 

Cette année, très tôt au printemps, le 16 février, nous avons été étonnées de trouver un Lézard vert écrasé sur une petite route très peu fréquentée. Les températures douces l’avaient incité à sortir de l’hibernation, mais il n’était sans doute, pas encore bien réveillé !

Nous l’avons retourné pour voir le ventre jaune et le cloaque.

12-13 St Férréol - Lézard vert écrasé 16-02-2017
12-13 St Férréol - Lézard vert écrasé 16-02-2017

12-13 St Férréol - Lézard vert écrasé 16-02-2017

L’accouplement se passe en mai. Le mâle grimpe sur la femelle, lui pince le cou de ses mâchoires tout en l’entourant de ses pattes arrière.

14- Verthier, avril 2014 photo M.Magnouloux  15 photo F.Benoit 29-04-2015
14- Verthier, avril 2014 photo M.Magnouloux  15 photo F.Benoit 29-04-2015

14- Verthier, avril 2014 photo M.Magnouloux 15 photo F.Benoit 29-04-2015

Quelques semaines plus tard, la femelle pond une quinzaine d’œufs, des œufs à coquille souple.

Les petits naissent, une dizaine de semaines plus tard.

16- 17- Chaumont, 25-04-2016
16- 17- Chaumont, 25-04-2016

16- 17- Chaumont, 25-04-2016

Lacerta viridis est présent en Europe centrale et orientale.
Lacerta bilineata du nord de l’Espagne à la France et l’Italie.

 

Et pour terminer, une belle photo prise par notre amie YvetteM.

Accouplement 15-04-2011 photo Yvette M.

Accouplement 15-04-2011 photo Yvette M.

                                                                          Claudie

                                                               

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:41

 

Lors de nos sorties sur l’île d’Eubée, nous avons observé des tortues terrestres à plusieurs reprises.

 

Elles sont actives de jour. Essentiellement végétariennes, elles consomment également limaces, vers, charognes ou même excréments.

Tortue marginée, Tortue bordée
Tortue marginée, Tortue bordée

Tortue marginée, Tortue bordée

La Tortue bordée ou Tortue marginée - Testudo marginata – Sa carapace est allongée, fortement bombée, très évasée à l’arrière, en forme de jupe. Pas d’éperon corné sur la queue et 1 écaille supracaudale.

 

Carapace évasée, 1 écaille supracaudale
Carapace évasée, 1 écaille supracaudale

Carapace évasée, 1 écaille supracaudale

Tortue marginée -  détail des écailles
Tortue marginée -  détail des écailles

Tortue marginée - détail des écailles

En Grèce, elle est présente au sud de l’Olympe, surtout dans le Péloponèse et sur les îles voisines.

Aussi en Albanie, Sardaigne, Sicile.

Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri
Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri

Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri

La Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri, Testudo hermanni ssp boettgeri.

Elle peut dépasser 30 cm. Sa carapace ovale, fortement bombée est de teinte assez uniforme, de jaune à noirâtre.

Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné
Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné

Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné

Il faut voir les 2 écailles supracaudales (au-dessus de la queue) : sur la photo, en bas, à droite.

Un gros éperon corné au bout de la queue : la Tortue grecque et la Tortue marginée en sont dépourvues.

Tortue des Balkans - tiques
Tortue des Balkans - tiques

Tortue des Balkans - tiques

En retournant cette tortue, nous avons découvert des tiques : ces Acariens hématophages se fixent là où la peau est fine, à la base des pattes.

N.B. La Tortue d’Hermann, Testudo hermanni hermanni vit dans la partie ouest de l’aire de répartition (Espagne, France, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile). Plus petite que la Tortue des Balkans, joues tachées de jaune, couleurs contrastées, du noir et du jaune.

                                                                        Claudie

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 22:01

Après le combat, le mâle dominant peut s’accoupler.

Le moment venu (fin juin-juillet), la femelle choisira soigneusement un endroit bien abrité, chaud et humide,  pour déposer ses œufs (5 à 15 œufs blancs, la coquille n’est pas rigide, des concrétions en forme de petites étoiles parsèment la coquille) : sous des pierres, dans une souche pourrie, dans un tas de végétaux en décomposition, un tas de feuilles, du compost ou du fumier.

Puis elle les abandonnera… Mauvaise mère !!

 

6 à 8 semaines plus tard les jeunes couleuvres sortiront des œufs, elles se disperseront et vivront leur vie loin de leurs parents, comme des grandes !

Les juvéniles n’ont pas la même « robe » que les adultes.

La couleur de leur corps est unie, sans taches, le dessus vert olivâtre, le dessous jaunâtre.

La tête est tachée de noir. Sur la photo on voit bien la pupille ronde typique des couleuvres.

 

Couleuvre-juvenile-verte-et-jaune-Hierophis-viridiflavus--.JPG

                                                                           Photo : Odette L.

 

couleuvre--Francoise-Benoit-Ste-Marie-de-Cuines.JPG

                                                 Photo : Françoise B (dessous du corps)

 

Il lui faudra attendre 2 à 4 ans pour devenir adulte.

 

Pour comparer voici un adulte trouvé mort sur une route…

 

couleuvre-verte-et-jaune-morte-Cevins-14-5-2013--1-.jpg

                                                                     Cevins, 14-5-2013

                       

 

 Fin avril,  nous avons rencontré un juvénile à découvert, au beau milieu d’un sentier à Sainte-Marie-de-Cuines en Savoie.

 

XX-couleuvre-verte-et-jaune--juvenile-Ste-Marie-d-copie-1.jpg

                                                                              Photo Monique M

 

couleuvre-verte-et-jaune-juvenile-Heriophis-viridiflavus-F.JPG

                                                                                  Photo : Françoise B.

 

couleuvre-verte-et-jaune-juvenile-Heriophis-virid-copie-1.JPG

                                                                Photo Françoise B.

 

Couleuvre-juvenile-verte-et-jaune-Hierophis-viridiflavus-O.JPG                                                                    Photo : Odette L.


 

  Nous avons trouvé son comportement bizarre : au lieu de s’enfuir ou de nous faire face, notre serpent est resté un bon moment sur le chemin, il s’est tortillé devant nous dans tous les sens, montrant parfois son dessous jaune…

Parade d’intimidation ?

 

XX couleuvre verte et jaune juvénile Ste Marie de Cuines

 

Après l’avoir bien observé, l’un de nous l’a pris délicatement et l’a posé dans l’herbe pour la mettre à l’abri…

 

 

 

Monique

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:34

Chez les papillons, les antennes sont le siège de l’odorat. Certains papillons de nuit sont capables de sentir les phéromones émises par une femelle très  éloignée.

Les serpents, eux,  perçoivent les odeurs… avec leur langue !

Leur longue langue bifide sort par une encoche de la mâchoire, pas besoin d’ouvrir la bouche ! Toujours en mouvement, la langue capte les informations chimiques dans l’environnement, dans l’air, sur l’herbe, les rochers…Elle les transmet à l’organe de Jacobson qui les analyse.

Le serpent est ainsi capable de sentir le passage d’une proie, la présence dans les environs d’une femelle ou celle d’un rival…

 

La couleuvre verte et jaune, nous l’avons déjà présentée : cf blog 4-4-2009, Vuache- 24-4-2012, Moulin-de-Vert, Genève.

Bernard Germain de Lacépède l’a décrite  en 1789 : « Le dessus du corps, depuis le bout du museau jusqu'à l'extrémité de la queue, est noir ou d'une couleur verdâtre très foncée, sur laquelle on voit s'étendre d'un bout à l'autre, un grand nombre de raies composées de petites taches jaunâtres de divers figures, les unes allongées, les autres en losanges... »  

 

Le printemps, c’est l’époque des amours.

Deux couleuvres vertes et jaunes mâles, Hierophis viridiflavus, sont à la recherche d’une femelle pour s’accoupler. Une femelle est dans les parages. Les deux mâles se rencontrent. Il y en a un de trop ! Ils vont s’affronter dans un combat. Il n'y a jamais de morsures. Les deux protagonistes cherchent seulement à se déséquilibrer (un peu comme les sumos) et le vaincu quittera les lieux, laissant la place au plus fort. Le vainqueur pourra alors courtiser la femelle et ensuite s'accoupler.

 

couleuvre verte et jaune combat Cevins 1-5-2014 (2)

 

couleuvre verte et jaune combat Cevins 1-5-2014 (3)

 

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--4-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--2-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014-MM--3-.jpg

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014--7-.JPG

 


 

Les deux serpents sont de belle taille.

Ils enroulent leurs queues faisant une sorte de tresse, ils s’entortillent, dressent leur tête….

C’est étonnant de voir comment ces bêtes qui rampent sont capables de se dresser haut !

 

De très nombreux serpents procèdent de cette façon.

Chez la couleuvre verte et jaune, c'est très spectaculaire car c'est un serpent de belle taille et surtout très vif. Les autres couleuvres de France, souvent plus petites, sont encore plus difficiles à observer. 

 

Très occupées, nos couleuvres vertes et jaunes n’ont pas détecté notre présence, nous restons discrets, nous sommes ravis d’assister à cette scène. Quelle chance ! C’est vraiment un beau spectacle !

 

couleuvre-verte-et-jaune-combat-Cevins-1-5-2014--1-.JPG

Les photos ne peuvent pas rendre ce que nous avons vu, il aurait fallu filmer le combat.

 

Le combat est terminé ? Non, mais elles se sont aperçues qu’elles avaient des spectateurs.

Elles se séparent. Très agiles elles s’enfuient, elles se glissent dans l’herbe et vont se cacher dans les broussailles.

 


                                                                                            Monique

 

Remerciements à Jocelyn Quillon …

Dans les vignes de Cevins (Savoie), le 1e mai 2014.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:27

Dans un coin de forêt se cache, à l’écart des chemins, une petite cabane.  C’est là qu’un matin, en arrivant, j’ai fait la connaissance de cette grande dame brune : une magnifique couleuvre d’Esculape sortant d’un mur en pierres sèches, d’où je la soupçonne d’avoir pillé un nid de passereaux. Surprises autant l’une que l’autre, nous sommes restées immobiles, moi admirative et un peu émue, elle « à l’écoute ». Puis, rassurée, elle s’est glissée à l’intérieur de la cabane. En bonne grimpeuse qu’elle est, d’une étagère à l’autre, elle jalonne son parcours, toujours le même, d’objets qu’elle fait tomber au sol. C’est comme cela qu’elle m’a laissé un beau cadeau : coincée sous le couvercle de la caisse à bois, une de ses belles robes « demi-saison », une mue d’1,70.

Gare au mulot imprudent venu s’égarer sur son territoire ! A l’extérieur, « grande dame », elle partage ses proies avec une renarde qui visite régulièrement les lieux, pour venir chercher un petit en-cas laissé là par une main charitable. Derrière la cabane, au point d’eau, il n’y a que la gente ailée qui ne craint rien.

 

couleuvre-Esculape-Giez.JPG

Un matin de printemps…oh !...surprise ! Je la vois rejoindre ses pénates en toute hâte. Etonnée de la voir si longue, en m’approchant je comprends mieux, un mâle la suit de si près que j’avais cru ne voir qu’un seul individu. Toutes deux rejoignaient leur nid d’amour dans lequel notre belle dame y déposera ses oeufs. Depuis, discrètement, pour la laisser en paix, je n’ai plus essayé de la surprendre.

 

serpent.jpg

 

serpent_1.jpg

 

Ma dernière rencontre avec une de ses congénères date de cet été quand, avec des amoureux de la nature nous faisions une promenade faune et flore au Roc de Chère. Pour mieux connaitre et apprécier ses belles couleurs, j’ai immobilisé une magnifique couleuvre.

 

Couleuvre d'Esculape Anna Roc de Chère (4)

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---1-.JPG

Chacun s’est empressé de braquer son appareil photo sur elle. A voir toutes ces boites noires la scruter de si près, et pour nous impressionner et nous faire peur à son tour, elle a ouvert en grand une jolie gueule rose, comme des pétales d’églantine.

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---5-.jpg

Naturellement, tout le monde s’est extasié sur sa beauté sauf quelqu’une qui l’a gratifiée de dégoûtante. La peur fausse les jugements… Heureusement le Grand Manitou dans son immense sagesse l’a dépourvue d’oreilles. Lorsqu’on lui a rendu la liberté, elle est partie précipitamment, loin de ces bipèdes envahissants.

 

Anna B.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:51

C’était en juillet, nous étions dans le nord de la Pologne, en Cachoubie….

Paysages de collines, des dunes de sable postglaciaire qui ont été fixées par la végétation et qui sont maintenant couvertes de forêts… Des lacs…

 

Le lac  Zakrzewie, c’est une petite merveille qui héberge des plantes très rares : p.ex. la Lobélie de Dortmann, la petite Renoncule rampante (pas celle qui envahit nos jardins !), des Isoètes, la Littorelle à une fleur, la Lysimaque à fleurs en thyrse, des Myriophylles etc.

 

Emmanuel C. pénètre dans une petite surface couverte de « roseaux » (des phragmites) en bordure du lac.

Surprise, un serpent est lové. Il le photographie et nous montre sa photo. J’aimerais voir la bête « en vrai » : j’aperçois le serpent, mais il s’enfuit…

C’est peut-être une couleuvre vipérine, si près de l’eau ?

 

2-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie---Copie.JPG

 

En grossissant la photo d’Emmanuel on peut dire qu’il s’agit d’une vipère péliade.

 

1-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie.JPG

 

 

La pupille n’est pas ronde comme chez les couleuvres mais allongée, c’est bien une vipère !

Sur la tête, plusieurs grandes écailles, ce n’est pas une vipère aspic mais une péliade !

Le museau est aplati, alors qu’il est retroussé chez l’aspic.

 

vipere-peliade-identification-p-229-Parthenope.JPG

 

 

La vipère péliade, Vipera berus, aime les zones humides, elle nage bien.

Elle supporte le froid, elle est présente dans le nord de l’Europe. Elle craint les grandes chaleurs. Notre serpent était à l’ombre, tout près de l’eau…

 

En France la péliade n’est présente que dans le nord, en Bretagne, dans le Massif Central et aussi dans le Jura (tourbières).

Il y a longtemps nous avions observé une vipère péliade mélanique au-delà du Cercle Polaire Arctique, dans le nord de la Suède, au Parc Muddus.

 

                                        Monique

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:06

17 avril 2013 : après des semaines de froid et de mauvais temps, nous avons enfin le soleil, un vrai temps d’été ! Nous sommes dans la réserve du Moulin de Vert dans le canton de Genève…

Le long du Rhône, des tas de branchages ont été laissés au bord du chemin.

Un photographe est posté devant l’un de ces tas : il nous montre une vipère aspic qui se faufile dans les branches.

Un peu plus loin, devant un autre tas, une famille regarde une grande couleuvre. Elle est étalée de tout son long, elle ne bouge pas, comme nous elle profite des rayons du soleil, nous pouvons l’observer et la photographier à loisir.


Couleuvre2.jpg

C’est une couleuvre verte et jaune de belle taille, Hierophis viridiflavus (Lacépède 1789),  Zaménis,  Fouet,  Jisclar, Cinglard suivant les régions…

 

Couleuvre.jpg

 Je dois avouer que j’ai peur des serpents. Quand j’étais jeune, j’ai rencontré une fois une « verte et jaune » agressive qui, au lieu de fuir, m’a fait face en sifflant : ma copine et moi, nous avons eu une peur bleue, nous avons détalé sans demander notre reste, abandonnant le livre de récitations que nous révisions….Par la suite, chaque fois que je passais à l’endroit de la rencontre, j’avais froid dans le dos en pensant  à cette « attaque »!

 

Mais là, la couleuvre ne m’a pas surprise. Je me trouve à une distance correcte, elle est tout à fait calme. Quel plaisir de l’observer dans ces conditions !

Il semble qu’elle est en phase de digestion : son ventre  est gros. Comme elle avale ses proies toutes rondes, il lui faut du temps pour digérer ! Elle se nourrit de petits mammifères, de lézards, d’oisillons, d’œufs, de grenouilles, de têtards, d’insectes, de petits serpents…

 

Couleuvreb.jpg

                                                        Photos : Roger Fillion

 L’année passée, le 23 mai,  nous avons rencontré un petit serpent en montant au château de Menthon. C’était une jeune  couleuvre « verte et jaune », nous ne l’avions pas reconnue : le jeune ne ressemble pas beaucoup à l’adulte !

 

Nous devons souvent passer à côté de serpents sans nous en rendre compte ! C’est bien bête d’avoir peur, les tiques p. ex. sont plus dangereuses !!

 

                                                                Monique

 

                                                                                                                                                                                                                                                            

 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:02

En déroulant son store sur sa terrasse, ma voisine a eu la surprise de voir tomber un reptile qui s'y était réfugié. Paniquée, croyant que c'était une vipère, elle l'a tué avec un râteau.

 

Coronelle-lisse-Monique-Marin-Lamellet--4-.jpg

 

En fait, c'était une Coronelle lisse. Cette petite couleuvre qui n'atteint que 60 cm à l'âge adulte  est de couleur grise ou brunâtre avec des motifs foncés sur le dos. Au premier abord, on peut la confondre avec une vipère.

Sa tête arrondie se distingue à peine du corps.

Une bande noire part du bout du museau, traverse l'oeil et s'étend jusqu'au cou. Sur le dessus de la tête, on peut voir de grandes écailles : ce qui la distingue de la vipère.

De même, la pupille est ronde (alors que celle de la vipère est verticale).

Coronelle-lisse-Monique-Marin-Lamellet--5-.jpg

 

Elle se nourrit à 70% de petits reptiles (lézards, orvets...), elle consomme aussi batraciens, mulots...

Il y a quelques années Monique a vu sur sa terrasse une coronelle  qui gobait  des oeufs de lézard.

 

Mais une question demeure : comment est-elle arrivée sur le store ?

La coronelle peut grimper (seulement dans les arbustes), mais en général elle préfère rester au sol.

 

Craintive, discrète, elle aime les zones pierreuses pour se réfugier au moindre danger.

Coronelle-lisse-2.jpg

 

Coronelle-lisse.jpg

Coronelle-lisse-Marlens---Copie.jpg

 

Elle peut vivre à côté de nous sans que nous le sachions.

Elle est protégée et absolument inoffensive ! Alors ne la tuez pas en la prenant pour une vipère !

 

Claudie

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:05

 

vipere.jpg

Sabrina et la vipère-dans-le-coffre-de-sa-voiture


 Après « Sabrina en Amazonie »

(bulletin du Gr. Nature),

« Sabrina dans les Alpes » (blog) et récemment  « Sabrina et les abeilles » (blog)… voici une nouvelle aventure :

« Sabrina et la vipère dans le coffre de sa voiture » !

 

«Samedi 19 mai : je voulais aller cueillir des plantes pour le repas de midi avec Danielle et Maryline (bientôt je vous donnerai des recettes), j’ouvre le coffre de ma voiture pour déposer mon panier, et que vois je ? ... une vipère ! Le temps que je réagisse, j’appelle les filles, panique à bord…

La vipère n’était pas contente du tout, elle sifflait !!!

Et puis elle s’est cachée…

Je referme le coffre, et j'appelle les pompiers.

Ils vident ma voiture. Ce n’est pas une mince affaire, il y a mes affaires de camping, de cueilleuse de plantes etc... Ils ont dû être impressionnés !

Les pompiers ont fini par la trouver, 

 

108_2668.JPG

Ils l’ont saisie avec une longue pince et l’ont mise dans une glacière.

La vipère est un animal protégé, on n’a pas le droit de la tuer. Je ne sais pas où ils l’ont relâchée !

 

Hier soir je suis rentrée vers minuit, la vipère était certainement déjà dans ma voiture. La dernière fois que je suis allée dans la nature c’est mardi, cela veut dire que depuis mardi, je circule avec une vipère dans ma voiture !!!! J'étais allée du côté de la Combe d’Ire cueillir des plantes. J’avais sorti des affaires de ma voiture, sac à dos, sac de couchage... Je les avais posés dans l’herbe. Quand j'ai remis mes affaires dans la voiture, elle a dû monter en même temps.

 

C’est impressionnant !!!Quand je pense que je dors dans la nature, et qu'il ne m'est jamais arrivé de dormir à côté d'une vipère (…ou je ne m’en suis pas rendu compte !!)… Une vipère dans ma voiture, cela me fait une drôle d’impression !!!

Les pompiers étaient super sympathiques ! Je leur ai raconté mon histoire d'abeilles. Il y a  quinze jours j’ai trouvé un essaim d’abeilles ! Vous vous souvenez ??

C'est mouvementé mes rencontres !!! »

Suspense… Que va-t-il arriver à Sabrina la prochaine fois ??

 

Va-t-elle rencontrer un ours ? Peu probable, les derniers ours de la Combe d’Ire ont disparu vers 1900….

 

Mais elle pourrait rencontrer le loup ! Pourquoi pas ?

 

Sabrina, mets ta jolie robe rouge et prépare ton appareil photo pour le prochain reportage !

 

    

 

 

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:53

 

Avec les enfants de l’école de Frontenex nous avons observé un orvet.

L’orvet n’est pas un serpent mais un lézard sans pattes( un lézard apode), un Reptile de la famille des Anguidés. Dans cette famille, il y a des espèces qui ont des pattes rudimentaires, qu’elles n’utilisent pas pour se déplacer (p.ex. le seps strié ou scinque, Chalcides chalcides Linné 1758).

On appelle l’orvet « serpent de verre » car, comme les lézards, il a la faculté d’abandonner sa queue en cas de problème (faculté d’autotomie), la cicatrisation est rapide et la queue se régénère, elle repousse, mais moins grande.

Le corps de l’orvet est cylindrique, lisse, brillant, il est recouvert de petites écailles. La femelle est plus courte que le mâle et porte des bandes longitudinales plus sombres. La tête est ovale, les yeux, petits, ont une pupille ronde et des paupières mobiles. L’orvet mue plusieurs fois par an, la peau tombe par morceaux.

Il est actif surtout au crépuscule ou après la pluie. Il se nourrit de limaces, vers, chenilles, araignées, larves…Il est l’ami du jardinier !

Il est ovovivipare : 3 mois après la fécondation, la femelle expulse 6 à 24 œufs. Les petits sont déjà complètement formés, ils brisent presque immédiatement la membrane souple des œufs.

A la mauvaise saison, l’orvet hiberne dans une cachette, souvent avec d’autres individus.



Monique

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