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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 22:25

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Hortensia / Hydrangea cf macrophylla / famille des Hydrangéacées.: ce que je prenais pour des fleurs, ce sont en fait des bractées. (C'est un terme botanique qui désigne les feuilles juste sous l'inflorescence d'une fleur qui ressemblent à s'y méprendre aux fleurs, elles en prennent non seulement l'aspect, mais aussi la couleur. Les toutes petites fleurs sont enchâssées dans les bractées. Pourquoi ce masque ? Simplement pour mieux attirer l'insecte qui les pollinisera ! Fleurs roses ou bleues selon  l’acidité de la terre. Originaire d’Asie (Chine, Japon).

 

 

Menthon-orangerie-chateau--7-3-2014.jpg

 

Dans l’Orangerie, il y a  des citronniers. C’est là que les 22 magnifiques paons passent la nuit.

 

Paon Menthon 19-11-14 (9)

Paon Menthon 19-11-14 (8)

Il y a aussi des oies, des poules… Les petits des oies s'appellent des oisons. Le jars, c’est le mâle de l’oie, parfois il nous fait peur.

 

 Nous avons vu aussi :

Fougères mâles, Dryopteris filix-mas.

Arabette tourette, plante sèche en fruits/Arabis turrita /Brassicacées

Egopode podagraire, Herbe aux goutteux, Podagraire /Aegopodium podagraria / famille des Apiacées. Ce printemps, cette plante a été la base de mon alimentation avec l’ail des ours et les orties.

Anémone du Japon, fleurs roses au début de l’automne.

Campanules à feuilles rondes / Campanula rotundifolia.

Herbe de la pampa / Cortaderia selloana = C. argentea = Gynerium argenteum / Poacées. Originaire d’Amérique du sud, plante dédiée au botaniste allemand Friedrich Sellow qui étudia la flore du Brésil. Espèce invasive dans les régions méditerranéennes depuis les années 1990.

Viorne lantane / Viburnum lantana / Adoxacées

Magnifique Acanthe (Acanthus spinosus ). La feuille d’acanthe orne les chapiteaux corinthiens des temples grecs.

Acanthus-spinosus-Menthon--19-nov-14.jpg

Sur le mur :

Cymbalaire des murs, Ruine-de-Rome  / Cymbalaria muralis (ex-Linaria cymbalaria)/ Famille des Plantaginacées (ex Scrophulariacées). Originaire du sud de l’Europe, naturalisée dans presque toute l’Europe. Après fructification, le pédoncule se courbe et dépose les graines dans une fente du mur.

Orpin blanc / Sedum album / famille des Crassulacées

Asplenium trichomanes, la Capillaire, une petite fougère qui pousse dans les murs, comme le Polypode commun (Polypodium vulgare L.),  parfois appelé réglisse des bois ou réglisse sauvage. En effet, son rhizome a été utilisé à des fins médicinales, mais aussi gastronomiques.

La mousse soyeuse, Homalothecium sericeum.

 

Sur le parking:

Le sapin d'Andalousie ou sapin d'Espagne, Abies pinsapo : espèce découverte en 1838 par le botaniste suisse Edmond Boissier, aire restreinte au sud de l’Espagne, Sierra Bermeja, Sierra de las Nieves, entre 1000 et 1800 m d’altitude.

 

Abies-pinsapo-Menthon--19-11-14--3-.jpg

Abies-pinsapo-Menthon--19-11-14--2-.jpg

Des sapins, des épicéas, des tilleuls, des noyers, des platanes….

 

Platane-Menthon-19-11-14.jpg

Platanes-et-Dents-de-Lanfon-19-11-14-Menthon--chateau.jpg

                                                       Platanes et Dents de Lanfon


Et la renouée du Japon !!!! eh ou, elle est partout ! Il va falloir l’enlever assez vite.

Bien entendu il y avait d’autres arbres, arbustes, plantes…je n’ai pas tout noté, il y en a tellement !

 

Je suis contente de travailler au château, c’est vraiment un très bel endroit et Mr et Mme de Menthon sont des gens charmants.

 

Menthon-chateau--cadran-gargouilles-19-11-14--3-.jpg

Menthon-chateau--gargouille-19-11-14--2-.jpg

 Madame de Menthon était contente. Pour nous remercier elle nous a permis de cueillir des noix.

Et elle nous a offert des nids d’oiseaux pour nos expositions.

Nous avons passé un bon après-midi, avec le beau temps. C’est toujours sympa ces rencontres !

 

Menthon-soir-chateau-19-11-14--8-.jpg

 

Sabrina

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 22:01

 

Menthon-chateau-et-Dents-de-Lanfon-9-mars-2014.jpg

 

 

  Je travaille au château de Menthon.

Madame de Menthon m’a demandé le nom des arbres de sa propriété. Comme je n’ai pas assez de connaissances, j’ai demandé aux amis de venir m’aider. Le 19 novembre, nous étions 8 du Groupe Nature.

 

chateau-de-Menthon-Gr-Nat-19-11-14--1-.jpg

 Houx / Ilex aquifolium /Aquifoliacées. Espèce dioïque. Fruits purgatifs. Les feuilles ne tombent qu’au cours de la 3e année. Les feuilles des branches supérieures des arbres âgés n’ont presque plus de dents. Symbolise la persistance de la vie végétale en hiver.

Prunus cerasifera ‘pissardii’, feuilles pourpres / Rosacées. Le jardinier français du shah de Perse, Pissard, envoya cette variété à un pépiniériste de Sceaux en 1880.

Hêtre, Fayard / Fagus sylvatica / Fagacées


Un grand Hêtre pourpre – teneur en anthocyanidine très élevée, elle masque la teinte verte de la chlorophylle

 

Menthon-chateau-19-11-14--6-.jpg

 

chateau-de-Menthon-Groupe-Nat-19-11-14--3-.jpg

 

Menthon-chateau-19-11-14--4-.jpg

Menthon-chateau-19-11-14--7-.jpg

 

Erable negundo/Acer negundo/Sapindacées- Cette espèce originaire d’Amérique du Nord au feuillage souvent panaché peut être envahissante.

 

Acer-negundo-Erable-negundo-Menton-chateau.jpg


Lilas /Syringa vulgaris /Oléacées. Nombreuses espèces et cultivars…  Originaire de Perse…

Sureau noir /Sambucus nigra /Adoxacées.

Marronnier à fleurs blanches / Aesculus hippocastanum/ Sapindacées (avant : Hippocastanacées). Originaire  du nord de la Grèce, de l’Albanie. Charles de L’Ecluse reçoit des graines de Constantinople en 1576.

Marronnier à fleurs roses

Cèdre du Liban / Cedrus libani / Pinacées - Port tabulaire, à l’âge adulte branche étalées, écorce grise se fissurant, en écailles gris foncé- Aiguilles vertes, parfois glauques, 2 à 3 cm de long, groupées sur les rameaux courts. Célèbre depuis l’Antiquité. A beaucoup régressé au Liban, encore de beaux peuplements en Turquie (Taurus) et en Syrie. Les 2  cèdres plantés par Jussieu en 1734 sont encore visibles, au Jardin des Plantes à Paris, et à Noisy-le-Roi au bord de la route de Versailles.

Cèdre de l'Atlas / Cedrus atlantica / Pinacées - Houppier conique, branches obliques, écorce gris clair se fissurant en écailles grises- Aiguilles vertes ou bleutées, 2 à 2.5 cm de long, groupées sur les rameaux courts. Découvert en 1826 au Maroc. (Il y a aussi le Cèdre de l’Himalaya / Cedrus deodora / Pinacées- Port pyramidal avec cime courbe, branches horizontales à extrémités pendantes, écorce grise avec crêtes  gris sombre- Aiguilles vertes 3 à 5 cm de long  groupées en faisceaux sur les rameaux courts.)

Glycine de Chine / Wisteria sinensis/ Fabacées. Les branches tournent autour des supports dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ou Glycine du Japon, Wisteria floribunda ?? Les branches s’enroulent dans le sens des aiguilles d’une montre. Grappes plus longues et plus étroites.

Acacia ou plutôt Robinier faux-acacia / Robinia pseudacacia /Fabacées. Linné a dédié cette espèce à Jean Robin, jardinier du roi Henri IV. C’est lui qui introduisit cet arbre nord-américain en France en 1601.

Cotoneaster sp. / Rosacées.

Un magnifique Araucaria  (imbricata ?) : Le genre Araucaria est l'un des trois (ou 2 ??) genres de la famille des Araucariacées. Le genre doit son nom à la région d'Araucanie au Chili dont sont originaires deux espèce du genre. Ce sont des arbres voisins des pins aux feuilles en aiguilles ou en écailles triangulaires leur donnant un aspect tout à fait particulier, un aspect très raide. Autrefois très populaire comme arbre ornemental dans les jardins publics ou particuliers en Europe, il est tombé un peu en désuétude au cours de ces dernières années.

 

Araucaria-Menton-chateau--2-.jpg

 

Araucaria-Menton-chateau--3-.jpg                                                                  Araucaria


Fraxinus excelsior /Frêne / Oléacées -  En fruits.

 

Plantes ornementales devant le château :

Hémérocalle fauve de la famille des Liliacées, aujourd’hui des Xanthorrhoeacées.

Marylène d’Alex  m’avait appris que les fleurs se mangent. Ah Marylène, nous avions visité son jardin de fleurs comestibles ! Malheureusement elle est décédée aujourd’hui.

Les Hémérocalles sont  consommées couramment depuis des millénaires dans certains pays d'Asie. Les fleurs, épanouies ou en boutons ont une saveur très spécifique et leur forme conique est intéressante : crues elles peuvent être farcies avec de la crème fouettée ou de la crème glacée ou servir de décoration pour un plat ou un dessert. Cuites, elles sont utilisées comme légume à la façon des haricots verts.

 

                                                                             Sabrina (à suivre)

 


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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:56

Après son licenciement économique, Rudy s’est lancé dans le lombricompostage : valorisation des déchets organiques,  réduction du volume des poubelles,  production d’un engrais 100% naturel, tout cela sans odeurs. Souvenez-vous, il a exposé son lombricomposteur Can-O-Worms à notre expo 2011 et nous a expliqué son fonctionnement avec beaucoup de passion  (voir le bulletin annuel 2012 p 43-44).

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Endives Chicons (4)

 

 Maintenant il produit des « chicons ». Les « chicons » ou « chicorée Wittlof », c’est ce que nous appelons « endives », Rudy est originaire du nord, c’est un Ch’ti ! Il travaille dans un tunnel de 90 m de long situé au-dessus des Fontaines à Ugine (qui a servi d’abri anti-aérien pendant la guerre) : son grand-père était mineur de fond, travailler dans le noir à la lampe frontale  ne gêne pas Rudy !

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (1) - Copie

 

14-12-8-Tunnel-Rudy-Lauberton-Ugine--2-.jpg

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (3)

La température y est assez constante : 13° quand dehors il fait -20°, 15/20° quand il fait +30°.

 

La culture des endives (Cichirium intybus var. foliosum) se fait en 2 temps.

Production des racines : on sème les graines en avril-mai en plein champ. En octobre on coupe la plus grande partie des feuilles (il faut veiller à ne pas abîmer le bourgeon), on arrache les racines, on les conserve au froid quelque temps.

Le forçage : les racines sont repiquées côte à côte à l’obscurité, le bourgeon terminal de la racine va croître, une rosette de feuilles blanches, bien tendres et pas amères, pousse : les endives !

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (5)

  Les endives des supermarchés, prêtes en 21 jours,  ne poussent pas dans la terre, elles sont nourries par de l’eau  et 17 produits chimiques. Pour pouvoir en vendre toute l’année, les racines sont stockées à -1° et forcées au fur et à mesure des besoins.

Rudy achète les racines (7 big bags de 2m2, soit 7 fois 4 000 racines), il fait le forçage à la saison des endives, entre mi-novembre et fin mars. Il produit des endives pleine terre : les racines sont mises dans du terreau, elles sont arrosées avec de l’eau de pluie, 30 à 40 jours sont nécessaires pour produire les endives prêtes à la vente. Elles n’ont pas le même aspect que celles de la grande distribution produites hors sol, elles ne sont pas calibrées mais elles sont beaucoup plus naturelles, le goût est meilleur, il n’y a pas d’amertume, à la base il n’y a pas la partie dure à enlever.

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Endives Chicons (2)

Après la récolte, les racines sont broyées, les vers les transformeront en compost que Rudy utilisera l’année prochaine.

 

Rudy cultive des champignons de Paris (Agaricus bisporus).

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton champignons de Paris (5)

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton champignons de Paris (1)

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton champignons de Paris (2)

Il achète le mycélium (produit en laboratoire : spores dans des boites de Pétri, avec des grains de blé ou d’orge – on place ces grains couverts de mycélium avec d’autres grains, le mycélium les envahit…)


Il met dans chaque bac 1 kg de graines ensemencées sur  une couche de fumier de cheval pasteurisé, (3 couches) et au-dessus, de la terre de gobetage (craie + tourbe). Les champignons poussent en 5-6 jours.

 

Les Pleurotes (Pleurotus ostreatus, lames décurrentes, pied excentré, en touffes) sont cultivés (nous avons tendance à dire « une » pleurote, mais le mot est masculin !) sur des blocs de bois de  peuplier broyé inoculé de mycélium couverts de plastique noir dans lequel des trous ont été percés.

 

14-12-8-Tunnel-Rudy-Lauberton-Pleurotes--3-.jpg

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Pleurotes (2)

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Pleurotes (1)

 

Indispensable : 6 heures de lumière par jour. Les tout petits champignons deviennent grands en 3 jours. Dans de bonnes conditions, un bloc peut produire entre 15 et 25 kg en 2 mois, la première poussée est abondante, puis il y en a de moins en moins. Rudy récolte les pleurotes avant complète maturité, avant la libération des spores en masse (l’inhalation de ces spores peut provoquer de graves allergies).

 

Rudy fait des essais pour la culture du Shiitaké (= Lentin du chêne, Champignon parfumé - Lentinula edodes, famille des Marasmiacées) sur des blocs de bois de chêne broyé.

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Shii Take

Problème : la culture du Shiitaké n’est pas compatible avec celle des Pleurotes (taux de CO2 différent). Le Shiitaké est cultivé depuis très longtemps en Chine et au Japon où il a une réputation de champignon aux multiples vertus : élixir de vie,  c’est un remède de longévité, il renforce le système immunitaire de l’organisme,  fait baisser le taux de cholestérol,  a une action préventive contre la grippe, il est antiviral, il serait efficace pour lutter contre le cancer et en plus il aurait des propriétés aphrodisiaques ! On le vend sous forme de gélules, mais un plat de champignons c’est meilleur !

 

De grands restaurants apprécient les produits de Rudy,  les Tresoms à Annecy, Marc Veyrat à Manigod, la Châtelle à Ugine, le Gay Séjour à Seythenex….

 

Rudy nous donne des recettes : endives au jambon, endives braisées au jus d’orange caramélisé, velouté d’endives, tourte aux endives… En entrée ou à l’apéritif, on garnit des feuilles  d’une farce, la feuille sert de cuillère : fromage blanc avec ail, persil, ciboulette, ou saumon mouliné, crème, persil, jus de citron…. (le site internet de Rudy, ferme lombricole, renvoie à des adresses). Les endives, c’est bon et ça ne « gave » pas ! Pour les lendemains de fête, rien de mieux qu’une salade d’endives.

 

Une recette de pleurotes : faire revenir une échalote émincée dans du beurre, ajouter une bonne cuillère à soupe de crème épaisse, ajouter les champignons, ne jamais faire bouillir, en fin de cuisson on ajoute un peu de moutarde ou du vin blanc, on laisse à feu doux encore une dizaine de minutes. Les pieds des pleurotes sont durs, il faut les couper en petits morceaux ou les hacher, on peut ajouter les pieds hachés à un plat d’endives..

 

Rudy aime son travail, sa production est soucieuse de la nature, elle la respecte. C’est avec intérêt et plaisir que nous avons écouté ses explications. Merci Rudy !

 

14-12-8-Tunnel-Rudy-Lauberton-champignons-de-Paris--6-.jpg

 

P1330225

Vous pouvez acheter ses produits  à Ugine, le mercredi matin au marché place des Fontaines, le samedi matin au chef-lieu, à Faverges, le vendredi soir au marché des producteurs….

Contact : lauberton.rudy@orange.fr  - Tél 06 75 24 62 31

 

Monique 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 10:41

Pour cette troisième et dernière journée, nous herborisons depuis le parking du Refuge du Petit Mont Cenis (2131 m) jusqu’au col du même nom. Beaucoup d’humidité, des nappes de brouillard… mais il ne pleut pas !

 

Groupe-1.jpg

 

Au refuge du Petit Mont Cenis : les éléphants d’Hannibal seraient passés par là il y a très longtemps…

 

Refuge-Petit-Mt-Cenis.jpg

 

Nous rencontrons la Pédiculaire à bec et en épi (Pedicularis rostrato spicata) – La plante peut dépasser 40 cm, épi très allongé, fleurs nombreuses, rose vif avec un casque foncé muni d’un long bec.

 

Pedicularis-rostrato-spicata-Petit-Mt-Cenis.jpg

 

La Pédiculaire du Mt Cenis (Pedicularis cenisia) –inflorescence courte, capitée, fleurs peu nombreuses, calice laineux à lobes inégaux.

Pedicularis-cenisia-Petit-Mt-Cenis.jpg

 

Une laîche pas fréquente, la Laîche des bruyères (Carex ericetorum)

 Le Jonc de Jacquin (Juncus jacquini)- lorsqu’il est fleuri, c’est une merveille !

 

Juncus-jacquini-.JPG

 

Près de la chapelle Saint- Antoine, de grandes étendues de Renouée bistorte (Polygonum bistorta), Centaurée des montagnes (Centaurea montana) et Silène vulgaire (Silene vulgaris

 

Centaurees-et-Bistortes.jpg

Renouees-bistortes---3-.jpg

Silene-vulgaris-Mt-Cenis---2----Copie.jpg

 

 

A plusieurs reprises, nous observons la chenille d’une Noctuelle, la Livrée des alpages (Malacosoma alpicola)

 

LAS-Malacosoma-cf-alpicola-Livree-des-alpages-chenille-Ref.JPG

 

Dans la pelouse et sur les rochers, quelques plantes intéressantes :

La Saponaire jaune (Saponaria lutea ) en France, cette plante n’est présente qu’au Mt Cenis. Elle est protégée au niveau national.

 

Saponaria-lutea-Petit-Mt-Cenis--4-.jpg

 

La Rhinanthe des glaciers (Rhinanthus glacialis) – calice glabre, bractées à grandes dents aristées.

 

Rhinanthus-aristatus-mt-Cenis--2-.jpg

 

Nous repérons les feuilles de la Primevère du Piémont (Primula pedemontana), elle fleurit beaucoup plus tôt.

L’Euphraise hérissée (Euphrasia  hirtella) plante hérissée de glandes,  à petites fleurs et l’Euphraise des Alpes (Euphrasia alpina )

Euphrasia-alpina-TB-Mt-Cenis--3-.jpg                                   cette euphraise aux grandes fleurs colorées n’est pas très commune.

 

Des petits jardins miniatures avec la Véronique buissonnante (Veronica fruticans)

 

Veronica-fruticans---6-.jpg

 

la Raiponce à feuilles de Scorzonère (Phyteuma scorzonerifolia)

 

Phyteuma-scorzonerifolia-.jpg

 

la Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum)

 

Sempervivum-montanum--5-.jpg

 

la Campanule de Scheuchzer (Campanula scheuchzeri)

 

Campanula-scheuchzeri--5-.jpg

 

la Sabline ciliée (Arenaria ciliata)

 

Arenaria-ciliata-Petit-Mt-Cenis.jpg

 

Les nuages laissent apparaître les Dents d’Ambin.

 

Dents-d-Ambin.jpg

Dans l’après-midi, le soleil revient et avec la chaleur, nous observons quelques papillons.

Nous capturons pour les identifier à coup sûr, le Solitaire (Colias palaeno) – mâle au dessus jaune soufre avec une large bordure noire. Il fréquente les tourbières mais aussi les landes acides où pousse la plante-hôte, l’Airelle des marais (Vaccinium uliginosum ssp microphyllum)

 

PI-Colias-palaeno-Solitaire-Refuge-Petit-Mt-Cenis.JPG

 

Et l’Azuré de la canneberge (Plebejus = Vacciniina optilete) – ce petit  Lycène partage les mêmes milieux et la même plante-hôte que le Solitaire.

Azure-de-la-canneberge1-les-Saisies-07-06-28-tourbiere---.JPG

                                                                                         (photo prise aux Saisies)

 

Nous observons aussi le Semi-Apollon (Parnassius mnemosyne) –un Apollon sans taches rouges, aux ailes translucides rehaussées de nervures noires, avec quelques taches noires. La chenille se nourrit sur les Corydales.

 

Au Col du Petit Mont Cenis (2183 m), une belle vue s’offre à nous sur le vallon de Savine.

 

Vallee-de-Savine.jpg

 

Merci à Germaine et à Philippe de « Nature en Tarentaise » qui ont organisé ce sympathique week-end botanique.  Nous avons pris beaucoup de plaisir à observer les plantes sur ce site qui a attiré les botanistes depuis plusieurs siècles.

 

 

                                                                                     Claudie

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:07

Nous avons remonté la Combe de Cléry (à droite sur la photo et au fond, à gauche, le Pas de la Beccia 2717 m)

 

Combe-de-Clery.jpg


Près du pont Bonneval, dans la pelouse et les rocailles, Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) et Globulaire à feuilles en cœur (Globularia cordifolia)

 

Saxifraga-oppositifolia.jpg

 

Le Pétrocallis des Pyrénées (Petrocallis pyrenaica), une Brassicacée aux pétales rose violacé

 

Petrocallis-pyrenaica.jpg

 

Dans une combe à neige, la Soldanelle alpine (Soldanella alpina)

 

Soldanella-alpina---4-.jpg

 

Le temps se remet au beau et le Grand Roc noir émerge des nuages.

 

Grd-Roc-noir.JPG

 

Nous montons sur une croupe (2550 m) et le paysage devient plus minéral.

Nous recherchons la Laîche des glaciers, Carex glacialis, une plante découverte en 2004 lors d’une session botanique de la SBF par Claude Pépin. Une découverte vraiment exceptionnelle, puisque ce Carex qui n’existe qu’en Amérique du Nord et dans les régions arctiques, n’avait jamais été signalé dans tout l’arc alpin !! Nous sommes vraiment très heureux de pouvoir l’observer !

 

Carex-glacialis-Combe-de-Clery---6-.jpg

 

Dans le même milieu, une petite Noctuelle, la Psodos à bande sombre, Glacies coracina – ce petit papillon se rencontre très haut en montagne, de 2000 à 3000 m.

 

GEO-Glacies-cf-coracina-PF-Combe-de-Clery--2-.JPG

 

L’Androsace de Briançon (Androsace adfinis ssp brigantiaca), aux fleurs roses et aux feuilles dentées presque glabres.

 

Androsace-adfinis---2-.JPG

 

La Gentiane de Schleicher (Gentiana schleicheri) aux feuilles relevées en spatules de ski.

 

Gentiana-schleicheri-Mt-Cenis--3-.jpg

 

Nous approchons du fort de la Turra, le premier ouvrage français construit sur l’arête de la Turra à 2500 m d’altitude en réponse aux nombreux forts italiens du plateau du Mont Cenis.

 

P1110831.jpg

 

P1110824.jpg

 

La Renoncule des Pyrénées (Ranunculus kuepferi)

 

Ranunculus-kuepferi-.jpg

 

Linaire des Alpes (Linaria alpina) et Marguerite des Alpes (Leucanthemopsis alpina)

 

Linaria-alpina-Leucanthemum-alpinum.jpg

 

L’Oxytropis de Laponie (Oxytropis lapponica) plante dressée, poilue, pratiquement pas de tige, fleurs bleu foncé, stipules soudées.

 

Oxytropis-lapponica-Mt-Cenis.jpg

 

L’Astragale austral(Astragalus australis) aux fleurs blanchâtres à carène violette et ailes échancrées

 

Astragalus-australis-carene-violette-ailes-echancrees-Mt.jpg

 

Nous arrivons à un petit col et nous admirons la vue sur le lac du Mont Cenis.

 

Lac-Mt-Cenis---2-.jpg

 

Nous redescendons par un sentier escarpé, tandis que d’autres reprennent le même chemin qu’à la montée.

 

Une belle touffe de Dryade à huit pétales (Dryas octopetala)

 

Dryas-octopetala.jpg

 

Un Myxacium des pelouses alpines, le Cortinaire de Favre (Cortinarius favrei) qui pousse dans les saules nains.

 

Cortinarius-favrei--Myxacium-Mt-Cenis--3-.jpg

 

De retour au col du Mt Cenis près d’une petite chapelle, l’Astragale alpine (Astragalus alpinus) aux jolies fleurs à étendard et carène violets et aux ailes blanches.

 

Mt-Cenis-chapelle.jpg

 

Astragalus-alpinus-Mt-Cenis--2-.jpg

 

 

                                                                                                                        Claudie

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:32

Le deuxième jour, le temps s’améliore, mais il y a encore de gros nuages et il ne fait pas chaud !

 

Tôt le matin, le lac du Mt Cenis photographié depuis notre gîte.

 

Lac-Mont-Cenis--2-.jpg

 

Près du gîte, l’Astragale du Danemark (Astragalus danicus) aux corolles bleu violacé, d’un blanc jaunâtre à la base.

 

Astragalus-danicus-Mt-Cenis--9-.jpg

 

Aujourd’hui, nous ferons une boucle : depuis la Ramasse, nous monterons à la combe de Cléry, passerons vers le fort de la Turra et descendrons sur le col du Mont Cenis.

 

Le long de la piste, nous observons un couple de Tariers des prés.

 

Tarier-des-pres-Mt-cenis---Copie.JPG

 

Dans une prairie humide, la Swertie vivace (Swertia perennis), une Gentianacée aux fleurs violet pâle veinées de violet foncé.

Svertia-perennis-Mt-Cenis--2-.jpg

 

La Benoite des rives (Geum rivale) couverte de gouttes de pluie

 

 Rosée (5)

 

  Sous les mélèzes, une belle mégaphorbiaie avec les Pétasites, l’Adénostyle à feuilles d’alliaire (Adenostylse alliariae), l’Achillée à grandes feuilles (Achillea macrophylla)

 

  Achillea macrophylla

 

Sur le chemin, une Noctuelle fiancée appelée aussi Hibou (Noctua pronuba)

 

NOC-Noctua-pronuba-Hibou---Noctuelle-fiancee-Mt-Cenis-la-R.JPG

 

Une Piéride de l’arabette (Pieris bryoniae) aux nervures soulignées de gris.

 

PI-Pieris-bryoniae--Pieride-de-l-arabette-vers-Combe-Cler.JPG

 

 Au dessus du pont Lapouge, au bord du torrent, des plantes discrètes, peu spectaculaires mais très intéressantes :

La Laîche à petite arête (Carex microglochin) aux épis bisexués à fleurs femelles avec une pointe raide,  utricules allongés, inclinés vers le bas à maturité.

 

Carex-microglochin-Combe-Clery-Mt-Cenis.JPG

Nous verrons aussi la Laîche maritime, ou Laîche à feuilles de jonc (Carex maritima) et la Laîche bicolore, (Carex bicolor) aux épis ovoïdes de deux couleurs -utricule vert clair et écaille rouge foncé.

 

La Tofieldie naine (Tofieldia pusilla) – en Vanoise se trouvent les seules stations françaises en dehors du Mt Viso.

 

pumilla-Mt-Cenis-Combe-Clery---Copie.JPG

 

Un joli petit papillon, le Ruban fauve (Psodos quadrifaria).

 

GEO-Psodos-quadrifaria-Ruban-fauve-Combe-Clery---Copie.JPG

 Plus haut, sur le sentier qui remonte la combe de Cléry, les jeunes chenilles de la Laineuse du Saule nain (Eriogaster arbusculae

 

LAS-Eriogaster-arbusculae-jeunes-chenilles-Combe-de-Clery-.JPG

 

L’Anémone du Mt Baldo, Anemone baldensis, le fruit ressemble un peu à une fraise pas mûre.

 

Anemone-baldensis-Mt-Cenis.jpg

 

L’Androsace à feuilles obtuses (Androsace obtusifolia)  

 

Androsace-obtusifolia.jpg

L’Oxytropis de Suisse (Oxytropis helvetica) souvent appliquée au sol, pétiole lavé de pourpre, fleurs violet terne 

 

Oxytropis-helvetica-.jpg

 

 La Raiponce du Piémont (Phyteuma globulariifolium = pedemontanum) aux bractées ovales bordées de poils 

 

Phyteuma globulariifolium =pedemontanum Mt Cenis (2)

  

Pas facile de repérer l’Orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina), il ne dépasse pas 10 cm !

 

Chamaeorchis-alpina-Mt-Cenis--7-.jpg

 

  Le Saxifrage androsace (Saxifraga androsacea) aux fleurs petites, peu nombreuses, pétales larges.

 

Saxifraga-androsacea---2-.jpg

 

                                                                                                Claudie (à suivre...)

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 21:51

 

Nous sommes partis du 12 au 14 juillet avec la Groupe Nature en Tarentaise, au Mont Cenis.

 

Le Mont Cenis est connu de longue date pour sa richesse floristique exceptionnelle. Pendant ces trois jours, le temps n’a pas été très ensoleillé, mais nous avons pu découvrir des plantes très intéressantes.


   Le jour de notre arrivée, le temps est exécrable. Il pleut à verse. Nous mangeons notre pique-nique au gîte « le Toët » qui nous hébergera pendant ces trois jours. Il est  situé au bord du lac du Mont Cenis.

Quelle chance ! Le repas terminé, la pluie s’arrête et nous nous mettons en route.

 

Groupe-Mt-Cenis--2-.jpg

 

Du barrage du Mont Cenis, nous herborisons tout en montant au Fort Variselle (2006 m).

 

Dans une pelouse, la Silène sans tige (Silene acaulis) aux fleurs roses portées par un pédoncule de 3 cm, au calice tronqué à la base.

 

Silene-acaulis-ssp.jpg

 

L’Oeillet œil-de-paon (Dianthus pavonius) fréquent en Maurienne.

 

Dianthus-pavonius.jpg

 

L’Alysson des montagnes (Alyssum montanum) aux pétales jaune vif légèrement échancrés.

 

Alyssum-montanum--3-.jpg

 

Au coeur d’une marguerite, une Tenthrède (Tenthredo notha) a capturé une petite mouche.

 

DI-Tenthredo-notha-Tenthrede-Mont-Cenis---3-.JPG

 

La chenille très velue du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus) vit sur de nombreuses plantes : la Myrtille commune, la Myrtille des marais, la Ronce, la Callune vulgaire …et plus rarement sur le Chêne. Nous l’avons observée à deux reprises.

 

LAS-Lasiocampa-quercus-Bombyx-du-chene-chenille-Mt-Cenis.JPG

 

Le Ptérophore du tussilage (Platyptilia gonodactyla -ou calodactyla ?-) est beige taché de brun. Les Ptérophores ont des ailes en lobes étroits et plumeux (aile antérieure à 2 lames, aile postérieure à 3 ou 4 lames fortement frangées).

 

PTE-Platyptilia-gonodactyla-ou-calodactyla-PF-Pterophore-d.JPG

 

Dans une mégaphorbiaie, le Saule de Lagger (Salix laggeri) : on le reconnaît à ses rameaux de deux ans gris-tomenteux, non striés sous l’écorce et à ses stipules très petites.

 

Salix-laggeri-Mt-Cenis---5-.jpg

 

Les éperons nectarifères de l’Ancolie alpine, (Aquilegia alpina) sont troués : le bourdon les perce pour accéder au nectar plus facilement !

 

Ancolies.jpg

 

Le Saule glauque (Salix glaucosericea) aux feuilles lancéolées velues-soyeuses surtout dessous.

 

Salix-glaucosericea.jpg

 

Dans des blocs rocheux, la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora), une plante rare, connue en Savoie  uniquement du secteur du Mt Cenis. Fleurs à longs pétales blancs, feuilles aristées (terminées par une pointe).

 

Arenaria-grandiflora--7-.jpg

 

La Véronique d’Allioni, (Veronica allionii) : tige couchée, feuilles nombreuses et coriaces,inflorescence compacte.

 

Veronica-allionnii.jpg

 

Plus loin, la Scrophulaire du Jura, Scrophularia canina ssp juratensis, caractérisée par des glandes stipitées.

 

Scrophularia-juratensis-Mont-Cenis--2-.jpg

 

Nous distinguons le Sisymbre d’Autriche (Sisymbrium austriacum)  de la Fausse roquette à feuilles de cresson (Erucastrum nasturtiifolium), ici côte à côte.

 

Sisymbrium-austriacum.jpg

                                                                                Sisymbrium austriacum

 

Erucastrum-nasturtiifolium-.jpg

 

Erucastrum-nasturtiifolium---3-.jpg

                                                                    Erucastrum nasturtiifolium

 

Une marmotte s’enfuit à notre approche.

 

marmotte---Copie.JPG

 

L’Orangé des alpages, (Crocota tinctaria), papillon orange pâle aux ailes frangées, très commun.

 

GEO-Crocota-tinctaria-Safranee-des-alpages-Combe-Clery-Mt.JPG

 

Nous approchons du Fort Variselle. Au Mont Cenis de nombreux forts jalonnent la frontière, témoins d’un passé militaire : forts italiens, français, sardes (Ronce, Pattacreuse, Variselle, Malamot…) Bâtis en hauteur, ils bénéficient de beaux points de vue et sont le but de randonnées.

Une Niverolle alpine (Montifringilla nivalis) a construit son nid dans le mur.

 

Niverolle---Copie.JPG

 

La Niverolle ou « Pinson des neiges » habite les montagnes de 2000 à 3100 m. Sédentaire, elle passe l’hiver, souvent près des restaurants d’altitude. Elle ne descend en plaine, qu’exceptionnellement lors d’hivers rigoureux. En dehors de la saison de nidification, elle vit en petits groupes.

 

Mais une bonne averse se prépare. La descente sera rapide !

Au gîte, nous apprécierons le poêle bien chaud pour faire sécher vêtements et chaussures, et un bon repas de diots et polente..

 

                                                                                                             (à suivre…)

 

                                                                                                                                   Claudie 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 22:37

Lorsque nous sommes arrivés à Sampeyre en fin d’après-midi, nous avons commencé à herboriser avec nos amis botanistes, tout près de l’hôtel Torinetto, le long du torrent Varaita.

 

Nous avons reconnu la Râpette couchée, Asperugo procumbens à ses fruits plats et garnis de poils raides et crochus. Les fleurs bleues sont très petites et discrètes. La plante accroche -c’est une Boraginacée !- les tiges et les feuilles sont hérissée d’aiguillons.

 

1-Asperugo-procumbens---2-.jpg

 

   L’Astragale pois chiche, Astragalus cicer : calice et gousses velus, 8 à 15 paires de folioles  

 

Astragalus-cicer-2.jpg

 Et un peu plus loin, l’Astragale réglisse, Astragalus  glycyphyllos, lui ressemble un peu, mais le calice est glabre et il y a seulement 4-6 paires de folioles.

 

Astragalus-glycyphyllos-Sampeyre--2-.jpg

  L’Onopordon fausse-acanthe ou Pet d’âne, Onopordum  acanthium, une grande plante à tiges ailées épineuses, vert blanchâtre, très cotonneuses.  

 

Onopordon acanthium bord du torrent Sampeyre jour 0 -


Une belle population de Chardon penché, Carduus nutans 

 

Carduus-nutans.jpg

La Julienne des Dames, Hesperis matronalis : une Brassicacée aux fleurs lilas ou blanches.

 

Hesperis-matronalis-Brenod.jpg

  Une Zygène aux taches rouges allongées, la Zygène de la gesse, Zygaena romeo : mais la détermination certaine passe par l’étude des genitalia…

 

Zygaena-romeo-Sampeyre-RF--2-.jpg                                                                              (photo Roger Fillion)

 

La Coquille d’or, Adela degeerella  Nous observons une femelle : le mâle a des antennes encore beaucoup plus longues !

 

Adela-degeerella-Coquille-d-or--femelle--antennes---courtes.JPG

  Un accouplement de petits papillons noirs à taches blanches : le Sphinx du pissenlit, Amata phegea (= Synthomis phegea)  Malgré son nom, ce n’est pas un Sphinx, mais une Ecaille  (Arctiidae).

L’abdomen noir est orné de deux anneaux jaunes caractéristiques. C’est une espèce méridionale.

 

ARC-Amata-cf-phegea-Sphinx-du-pissenlit.-26-juin-Sampeyre.JPG

Le Cercope intermédiaire, Cercopis intermedia (pattes noires, mais rouges à la base) : il prend la fuite par un brusque saut suivi d’un long vol.

 

HOM-Cercopis-intermedia-Sampeyre--4----Copie.JPG

  Le Doryphore, Leptinotarsa decemlineata, originaire d’Amérique du nord : d’habitude on le trouve sur les plants de pomme de terre, mais ici il n’est même pas sur une plante de la famille des Solanacées !

 

COL-Leptinotarsa-decemlineata-Doryphore-Sampeyre--2----Copi.JPG

  Un ravissant petit charançon revêtu de squamules bleu-vert, le Charançon de l’ortie, Phyllobius urticae.

 

Philobius-urtica-RF.jpg                                                                           (photo Roger Fillion)

 

Le Géranium à tige noueuse, Geranium nodosum -

 

Geranium-nodosum--3-.jpg

  Au bord de la rivière Varaita, 12 km en aval de Sampeyre, notre ami Roger F. a photographié la belle Fougère autruche, Matteuccia struthiopteris (du grec « struthion »  autruche  et « pteris » fougère, car les grandes frondes (jusqu’à 1 m de long, parfois plus) évoquent des plumes d’autruche.

 

Mateuccia-struthiopteris6.jpg

 

Mateuccia-struthiopteris1.jpg

                                                                     Photos Roger Fillion


Le nom de genre honore Carlo Matteucci (1811-1868), physicien et homme politique italien.

Au centre, des frondes fertiles et tout autour des frondes stériles.

En France, cette plante est très rare : elle jouit d’une Protection Nationale.

Elle a été découverte en 1991 dans les Vosges. Elle est naturalisée en Lorraine et dans le Bas-Rhin.

On la rencontre plus facilement dans l’est et le nord de l’Europe.

 

   Tous les soirs, au bord du torrent et sur le parking de l’hôtel, nous avons observé avec beaucoup d’intérêt les ballets aériens lumineux des Lucioles, Luciola italica (ou Luciola lusitanica), petit coléoptère au thorax jaune orangé et aux élytres bruns appartenant aux Lampiridae .

 

 

 

post-4822-1181590389.jpg                                                                          Photo : Internet

 

  Chez les lucioles, mâles et femelles sont ailés, mais les femelles ne volent pas.

Les mâles émettent en vol un signal lumineux assez puissant sous forme d’éclairs répétitifs.

Ces flashes lumineux ont lieu les nuits de printemps et d'été.

Leurs gros yeux noirs très sensibles à la lumière repèrent la lumière émise par les femelles et permettent ainsi aux couples de se trouver pour assurer la reproduction.

Les lucioles émettent cette lumière verte par les derniers segments abdominaux. Cette lueur est produite grâce à un mélange de deux substances sécrétées, la luciférine et la luciférase.

Œufs et larves sont également luminescents.

 

On rencontre des lucioles dans le Midi, les Alpes maritimes, la Corse.

 

  Bien sûr, ne pas confondre avec le Lampyre appelé « Ver luisant », Lampyris noctiluca !

Pour cette espèce, les femelles sont aptères et ressemblent à une larve. Pour attirer les mâles,  elles produisent une lumière verdâtre.

 

Quelle chance d’avoir observé ce phénomène de plus en plus rare de nos jours, par suite de la pollution lumineuse, de l’emploi de pesticides !

  

                                                                                                                          Claudie

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:10

Les plus courageux montent jusqu’à la Pointe Noire de Pormenaz (2323 m) qui domine le lac (1945 m).

 

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Ils sont récompensés de leurs efforts par un beau panorama sur le massif du Mont Blanc.

 

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Ils peuvent même distinguer le nouveau refuge du Goûter (ainsi que l’ancien) sur le chemin du Mont Blanc.

 

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                                                                                               Photo : Odette L.

 

Sur une dalle siliceuse où l’on reconnaît le lichen géographique (Rhizocarpon geographicum s.l.), une grosse chenille velue : le Bombyx du chêne, Lasiocampa quercus, bien loin des forêts de chênes, mais la chenille est polyphage, elle se nourrit de nombreuses autres plantes.

 

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En attendant les grimpeurs nous pouvons continuer à fouiner…

 

Le Criquet de Sibérie, Gomphocerus sibiricus : le mâle est facile à reconnaître avec ses renflements sur les tibias, mais là c’est une femelle.

 

6-Gomphocerus-sibiricus--Criquet--de-Siberie-femelle-Porme.JPG

 

 

Les Myrtilles des marais présentent parfois des feuilles « bizarres » un peu gonflées, rougeâtres : c’est la réaction de la plante à l’attaque d’un champignon Exobasidium vaccinii uliginosi.

 

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Parmi les mousses nous trouvons un tout petit champignon, une Omphale (Lichenomphalia umbellifera = Phytoconis = Gerronema ericetorum).

 

9-Lichenomphalia--umbellifera---Gerronema---Phytoconis-eric.JPG

 

Sur le lac et sur les grosses gouilles de longues feuilles étroites flottent :  le Rubanier, Sparganium angustifolium.

10-a-Sparganium-P1300075-copie-1.JPG

10-Sparganium-angustifolium-Pormenaz-gr-sortie-14--12-.JPG

Sparganium-angustifolium-Pormenaz--TB---7-.jpg
 Le soleil leur donne des reflets argentés.

 

Les fleurs du Rubanier ressemblent à de petits pompons blancs qui s’élèvent au-dessus de l’eau : les capitules du haut sont mâles, les capitules femelles sont en bas, à pédoncule plus ou moins soudé à la tige.

 

12-Sparganium-angustifolium-Pormenaz-gr-sortie-14--17-.JPG

 

Il est temps de descendre. Nous prenons  un autre chemin  moins escarpé, les Argentières. Le refuge d’Anterne est  proche. Nous retrouvons le calcaire.


 La Fétuque jolie, Festuca pulchella, est abondante ici, mais c’est une graminée  rare, protégée en Rhône-Alpes.

 

13-Festuca-pulchella-descente-Pormenaz-gr-sortie-14.JPG

 Sur une pente en face, un bouquetin mâle.

 

14-Bouquetin-Pormenaz---Copie.JPG

 La journée se termine  au restaurant « La Resto’ » à  Flumet par un bon repas et des chansons grâce à  notre barde Jean-Marc et son équipe.

 

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16-Gr-Sortie-2014-resto-Flumet---8-.JPG

Le plus jeune du groupe nous fait le plaisir de chanter seul 2 chansons.

  Bravo Eymeric !

 

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 Merci aux chanteurs, ils nous ont fait passer une excellente soirée.

 

                                                                                  Monique

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:23

C’est une tradition depuis près de 35 ans … Le dimanche qui suit le 15 août est réservé à la « Grande Sortie du Groupe Nature ». Ce n’est pas une sortie « botanique », mais plutôt une sortie conviviale dans la nature,  en montagne, ouverte à tous nos amis.

Un grand MERCI à l’ami Paul de Marlens qui choisit la balade et organise cette journée.

 

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Départ aux aurores de Faverges par n’importe quel temps : le car et le repas du soir au restaurant sont réservés, pas question d’annuler. Dimanche 17 août,  grand soulagement, il fait beau, ce qui est très rare cet été. Nous avons de la chance !

 

Au parking de Plaine-Joux (1360 m), nous sommes attendus par Alain et Dominique (ils habitent tout près de là, au pied du Mont Blanc).   

Le car ne peut pas nous conduire plus loin, nous allons donc à pied jusqu’aux chalets du Souay (1569 m), lieu de départ de la balade, en passant par le Châtelet et Ayères du milieu.

 

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Les impressionnantes falaises calcaires du Roc des Fiz nous dominent, elles sont déjà chauffées par le soleil.

 

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Nous montons à l’ombre par la Chorde. Des câbles et des échelles nous font rapidement prendre de l’altitude.

 

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Toute la montée se fait dans la réserve naturelle de Passy, sur terrain cristallin. Au lac commence la réserve des Aiguilles Rouges. Pormenaz constitue l’extrémité sud du massif des Aiguilles Rouges, isolée du reste de ce massif cristallin par le torrent de la Diosaz et ses gorges.

 

Nous voilà arrivés au lac !

 

5-Lac-Pormenaz-Gr-Sortie-14-copie-1.jpg

 

 

Grâce aux pluies de cet été, la végétation est encore relativement en bon état.

 

Cette fougère ressemble à la Fougère femelle, mais ses sores (amas de sporanges) sont ronds et l’indusie (une petite membrane) tombe rapidement : c’est Athyrium distentifolium, l’Athyrium alpestre.

 

7-Athyrium-distentifolium-Pormenaz.jpg

 

8-Athyrium-distentifolium-Pormenaz-sores-ronds.JPG

 

Chez la Fougère femelle, les sores sont en crochet et l’indusie est persistante.

 

Le Buplèvre étoilé (Bupleurum stellatum- famille des Apicées) pousse sur les rochers siliceux.

 

9-Bupleurum-stellatum-Pormenaz.jpg

 

Les appendices des bractées de la Centaurée nervée (Centaurea nervosa) ont de longues franges qui brillent au soleil.

 

10-Centaurea-nervosa-Pormenaz--4-.jpg

 

Un Solitaire (Colias palaeno) butine les fleurs ébouriffées de l’Arnica.

 

11-PI-Colias-palaeno-Solitaire-femelle-Pormenaz--2-.JPG

 

Une  grosse boule sur les feuilles d’un Rhododendron « ferrugineux » (cf la couleur de la face inférieure des feuilles)… C’est l’abdomen d’une araignée femelle, Araneus quadratus. Le mâle est beaucoup plus petit et…insignifiant !

 

0000-Araneus-quadratus-Pormenaz--4-.JPG

 

A côté du lac il y a de nombreuses petites gouilles où poussent des Carex, par exemple Carex nigra, la Laiche brune, aux épis en damiers noirs et verts.

 

13-Carex-nigra--Pormenaz.jpg

 

Carex canescens, la Laiche blanchâtre, a plusieurs petits épillets androgynes (fleurs inférieures mâles, les supérieures femelles).

 

14-Carex-canescens-Pormenaz.jpg

 

Carex paupercula, la Laiche de Magellan, pousse en compagnie de Carex limosa, la Laiche des bourbiers. Elle lui ressemble, mais ses feuilles sont un peu plus larges, planes et vertes, ses écailles se terminent par une pointe qui dépasse l’utricule et elle pousse plus au bord.

 

15-Carex-paupercula-Pormenaz.JPG

 

Sur un bloc de rocher siliceux, un lichen à thalle foliacé,  Lobaria linita, toujours  au-dessus de la limite de la forêt, aux étages alpin et nival.

 

7-Lobaria-linita-Pormenaz-rocher-pres-du-lac-gr-sortie-14-.jpg

 


 

                                              Monique 

 

A suivre

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