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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 23:06

A Viglas nous avons noté plus de 70 espèces de plantes. En voici quelques-unes :

Le Trèfle orangé, Trifolium aurantiacum, ressemble à notre Trèfle champêtre, mais avec des inflorescences plus grosses et jaune orangé.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

On peut rencontrer l’Anthyllide à 4 feuilles, Tripodion tetraphyllum, en France, dans le Midi, en Corse. Fleurs petites, calice renflé en vessie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Le Tétragonolobe pourpre s’appelle maintenant Lotus tetragonolobus. Les gousses à quatre ailes larges, ondulées, sont comestibles, la plante était cultivée autrefois.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La Sauge trilobée, Salvia fruticosa = triloba, est une espèce orientale.  Les fleurs sont utilisées pour faire des infusions. Les feuilles ne sont pas toutes trilobées.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La « Sauge de Jérusalem » est commune en Grèce, ses grandes fleurs jaunes sont très décoratives. Mais ce  n’est pas une sauge : Phlomis fruticosa. Cette plante de répartition est-méditerranéenne est souvent plantée dans le Midi, elle se naturalise parfois.

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp
Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Il y a en Grèce 18 espèces d’Onosma, dont 11 espèces endémiques. Onosma frutescens, famille des Boraginacées. Fleurs jaune vif avec des touches d’orange, les étamines dépassent la corolle, poils simples. A Viglas, la plante était déjà fanée, les fleurs avaient viré au bleu marine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une autre Boraginacée, mais glabre (ou presque) : Cerinthe retorta a des bractées violettes, corolle jaune et violette.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une Scabieuse, Lomelosia argentea, aux corolles périphériques très grandes, de mauve pâle à blanches. Quatorze espèces en Grèce, dont quatre endémiques. Famille des Caprifoliacées (« jadis » des Dipsacacées).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

 

Une belle Saponaire rose, Saponaria calabrica

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Pour terminer voici une belle Campanule qui ornait les murs du village. Comme il y a en Grèce pas moins de 82 espèces (dont 42 endémiques) et que nous n’avons pas pu l’étudier de près, nous préférons ne pas la nommer…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

                                Monique

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:42

L’Euphorbe arborescente, Euphorbia dendroides L., est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec le Caroubier.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle pousse toujours à proximité de la mer sur des versants pierreux bien chauds.

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Glandes jaunes en croissant, capsule lisse :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Ramifications régulièrement dichotomiques :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle aime la chaleur, mais c’est en hiver et au début du printemps qu’elle se porte le mieux.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.
On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

Quelques pieds avaient même déjà complètement perdu leurs feuilles.

 

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

On peut admirer cette belle Euphorbe en France sur le littoral méditerranéen, dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse…

Une autre grande Euphorbe typique des pays méditerranéens : Euphorbia charachias, grandes tiges ligneuses de 1 m de haut, nues à la base.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Glandes brun rougeâtre, cornes courtes et épaisses, capsule velue :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Il existe de nombreuses variétés horticoles, on peut voir cette belle Euphorbe dans les plates-bandes chez nous à Faverges, en Haute-Savoie.

Les deux Euphorbes côte à côte

Les deux Euphorbes côte à côte

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état.  Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état. Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

                                                              Monique

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:39

 

Sur Eubée en avril, les prairies très fleuries attirent de nombreux insectes et autres petites bêtes.

Anemone pavonina et Crepis rubra
Anemone pavonina et Crepis rubra

Anemone pavonina et Crepis rubra

En voici quelques-uns…

 

Une jolie Cétoine très commune en cette saison, observée souvent en fin d’après-midi sur les fleurs : la Glaphyrine poilue, Pygopleurus hirsutus

Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina
Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina

Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina

Une Cétoine très velue, proche de la précédente, Eulasia pareyssei : élytres disjoints, à bandes longitudinales plus claires. Les ailes sont souvent entr’ouvertes…Yougoslavie, Grèce, Turquie.

Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)
Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)

Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)

Une Piéride du chou, Pieris brassicae, transie ! Papillon très commun en Europe, Maghreb, Asie tempérée jusqu’à l’Himalaya, redouté des jardiniers (chenilles très voraces !).

Piéride du chou (photo Dominique S)

Piéride du chou (photo Dominique S)

Un Flambé, Iphiclides podalirius, posé sur un Pistachier lentisque.

Flambé (photo Dominique S.)

Flambé (photo Dominique S.)

Deux abeilles sauvages (Eucera sp.) endormies tête baissée et derrière en l’air, dans la corolle mauve d’Anemone pavonina

Abeilles sauvages endormies (Eucera sp.)

Abeilles sauvages endormies (Eucera sp.)

De nombreuses Chrysomèles de la menthe, Chrysolina herbacea = menthastri, aux beaux reflets métalliques

Chrysomèles de la menthe

Chrysomèles de la menthe

Une Ecaille rose, Eucharia festiva- Nous l’avons un peu dérangée pour qu’elle dévoile ses ailes postérieures vivement colorées. Espèce commune dans le sud de l’Europe.

Ecaille rose

Ecaille rose

Un Clairon des ruches, Trichodes alvearius, sur une ombelle de Tordylium apulum.

La larve entre dans le nid des Abeilles sauvages - ou même dans les ruches - pour y manger le couvain.

Clairon des ruches

Clairon des ruches

Dans la forêt de Pins et Sapins de Céphalonie, nous avons rencontré le Morime rugueux, Morimus asper. Ce beau Capricorne a des antennes démesurées (2 fois plus longues que le corps, en tout 12 cm) : c’est donc un mâle.

Il ne peut pas voler : les élytres sont soudés et il n’y a pas d’ailes membraneuses. Sud de l’Europe

Morime rugueux (photo Dominique S.)

Morime rugueux (photo Dominique S.)

Morime rugueux
Morime rugueux

Morime rugueux

Podonta nigrita, des petits coléoptères noirs, nombreux sur les fleurs du Chrysanthème à deux couleurs, Chrysanthemum coronarium var. discolor

Podonta nigrita

Podonta nigrita

Sous une pierre, une Scolopendre annelée, Scolopendra cingulata, le plus grand des Chilopodes : 12 cm. Sa morsure est dangereuse !

Des Cloportes vulgaires, Armillidium vulgare. Inquiétés, ces Crustacés terrestres se roulent en boule.

Scolopendre annelée et Cloportes vulgaires (photo Dominique S.)

Scolopendre annelée et Cloportes vulgaires (photo Dominique S.)

L’Araignée Napoléon, Synaema globosum sur Campanula spathulata.

Sur l’abdomen, un dessin noir évoque le bicorne de l’Empereur.

Araignée Napoléon

Araignée Napoléon

La Thomise hirsute, Heriaeus hirtus, une araignée couverte de longues soies blanches.

Heriaeus hirsute

Heriaeus hirsute

                                                                  Claudie

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 11:31

 

Les Sérapias sont faciles à reconnaître, la forme de leurs fleurs est particulière, on dirait qu’elles nous tirent la langue ! Le genre Serapias est caractérisé par un périanthe en casque cachant les pétales latéraux et le gynostème, et un labelle divisé en deux parties : l’épichile visible et pendant (la langue !) et l’hypochile, caché dans le casque. A la base du labelle se trouve une callosité dont la forme est un des caractères des sérapias. Reconnaître les différentes espèces, c’est plus compliqué !

Le nom vient de Serapis, dieu égyptien de la fertilité. Dioscoride nomma Serapias une orchidée (peut-être un Orchis ?) réputée aphrodisiaque…

Serapias bergonii : le Sérapias de Bergon. Espèce dédiée à Paul Bergon (1863-1912), photographe, musicien et botaniste français qui a collaboré avec Aimée Camus à la « Monographie des orchidées de l’Europe, de l’Afrique septentrionale » d’Edmond-Gustave Camus. Méditerranéenne orientale à l’est jusqu’à Antioche (Hakkari, Anatolie), à l’ouest jusque dans les Pouilles et en Sicile.

Serapias bergonii, le Sérapias de Bergon
Serapias bergonii, le Sérapias de Bergon

Serapias bergonii, le Sérapias de Bergon

Serapias orientalis : le Sérapias oriental. Groupe du S. vomeracea. Méditerranéenne orientale, Crète, sud de la Grèce.

Serapias orientalis, le Sérapias d'Orient

Serapias orientalis, le Sérapias d'Orient

Serapias politisii : le Sérapias de Politis. Espèce dédiée à Politis, professeur à Athènes. Intermédiaire entre S. bergonii (port, couleurs) et S. parviflora (petitesse des fleurs, forme des pétales). Décrit de Corfou, il pousse en Grèce plus à l’est et aussi en Italie dans les Pouilles…

 

Serapias politisii, le Sérapias de Politis
Serapias politisii, le Sérapias de Politis

Serapias politisii, le Sérapias de Politis

Serapias lingua : le Sérapias langue. Espèce méditerranéo-atlantique, à l’est jusqu’à Rhodes, au nord jusqu’au Morbihan. Il pousse dans le Midi de la France, on le reconnait à la callosité brillante en « grain de café » (callosité avec un sillon) à la base du labelle, fleurs moyennes assez pâles

Serapias lingua, le Sérapias langue

Serapias lingua, le Sérapias langue

Voici deux Orchis qui ne poussent pas en France :

Orchis italica : l’Orchis d’Italie. Un Orchis robuste, à feuilles ondulées (seule espèce du genre !), il ressemble à un gros Orchis militaire. Le labelle est profondément trilobé, les « jambes » sont pointues. Espèce peu variable, facile à reconnaitre. Répartition méditerranéenne, atteint au nord la Dalmatie, le centre de l’Italie, le nord du Portugal.

L'Orchis d'Italie, Orchis italica : très abondant !

L'Orchis d'Italie, Orchis italica : très abondant !

Orchis italica, l'Orchis d'Italie
Orchis italica, l'Orchis d'Italie

Orchis italica, l'Orchis d'Italie

Orchis quadripunctata : l’Orchis à 4 points. Petites fleurs roses, parfois blanches, 2 points bien visibles, les 2 autres sont un peu cachés dans la fleur. Méditerranéenne centrale et orientale, aire morcelée, du Mt Gargano et de la Campanie (Italie) à l’ouest jusqu’à Chypre à l’est, de la Dalmatie au nord à la Crète au sud. En Sicile et en Sardaigne il est remplacé par O. brancifortii.

Orchis quadripunctata, l'Orchis à quatre points
Orchis quadripunctata, l'Orchis à quatre points

Orchis quadripunctata, l'Orchis à quatre points

Nous avons noté aussi :

Orchis provincialis : l’Orchis de Provence. Inflorescence lâche, grandes fleurs jaune pâle, taches rouges sur le labelle, feuilles ordinairement maculées. Répartition subméditerranéenne, à l’est jusqu’en Transcaucasie.

Orchis provincialis, l'Orchis de Provence

Orchis provincialis, l'Orchis de Provence

Orchis pauciflora = Orchis provincialis ssp. pauciflora : l’Orchis à fleurs peu nombreuses. Proche d’O. provincialis, mais labelle jaune vif plus foncé que les sépales avec des points rouges au milieu, long éperon recourbé vers le haut et feuilles non maculées. Espèce de Méditerranée centrale et orientale

Orchis pauciflora, l'Orchis à fleurs peu nombreuses
Orchis pauciflora, l'Orchis à fleurs peu nombreuses

Orchis pauciflora, l'Orchis à fleurs peu nombreuses

Orchis anthropophora = Aceras anthropophorum : l’Orchis homme pendu- Espèce que nous connaissons bien, nous la rencontrons souvent dans notre région.

Orchis anthropophora, l'Orchis Homme pendu

Orchis anthropophora, l'Orchis Homme pendu

Anacamptis laxiflora = Orchis laxiflora = O. palustris ssp. laxiflora : l’Orchis à fleurs lâches. Cette orchidée pousse en Savoie, mais pas en Haute-Savoie. Nous l’avons notée une seule fois, dans un petit coin humide en bordure d’une oliveraie.

Anacamptis laxiflora, l'Orchis à fleurs lâches

Anacamptis laxiflora, l'Orchis à fleurs lâches

Anacamptis papilionacea = Orchis papilionacea : l’Orchis papillon. Nous avons noté une seule fois cette jolie orchidée méditerranéenne.

Anacamptis papilionacea, l'Orchis papillon
Anacamptis papilionacea, l'Orchis papillon

Anacamptis papilionacea, l'Orchis papillon

Anacamptis pyramidalis : l’Orchis pyramidal. Noté une seule fois. Pas de photo.

Himantoglossum robertianum = Barlia robertiana : l’Orchis géant, l’Orchis à longues bractées. Plante robuste, précoce, les rosettes sortent à l’automne. En France, en expansion vers le nord : quelques pieds isolés dans la Loire, la Savoie, l’Ain… réchauffement climatique ? Action des orchidophiles ? Répartition méditerranéenne, du Maroc à l’Anatolie, côtes atlantiques jusqu’au nord de l’Espagne, manque au Proche-Orient. Voir notre article sur le blog, 29 avril 2013.-

Himantoglossum robertianum, l'Orchis géant

Himantoglossum robertianum, l'Orchis géant

Neotinea maculata : l’Orchis intact. Petite plante discrète, épis denses de fleurs très petites, à peine ouvertes, labelle à 4 lobes étroits. Eperon minuscule. De Madère et des Canaries au Proche-Orient, populations isolées en Irlande. Elément méditerranéo-atlantique, présent en France dans la Drôme, en Ardèche et en Isère.

Neotinea maculata, l'Orchis intact

Neotinea maculata, l'Orchis intact

Monique et Odette

                                                                             (à suivre.)

 

Photos : Odette L, Dominique S, Monique M. 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:56

Nous étions nombreux à assister à la soirée diaporama « Printemps fleuri sur l’île d’Eubée », mardi 13 décembre. Odette nous a fait revivre de beaux souvenirs.

En Grèce sur l’île d’Eubée (Evia) avec Pascal Jarige (20-27 avril 2015) 1e partie
En Grèce sur l’île d’Eubée (Evia) avec Pascal Jarige (20-27 avril 2015) 1e partie

L’Ile d’Eubée est la 2ème ile grecque par la superficie (après la Crète). Elle est située en face de l’Attique et la Béotie. Elle mesure 180 km de long et 20 à 35 km de large pour une superficie de 4 167 km2 et compte environ 220 000 habitants.

Odette, notre conférencière à gauche, avec Jean-Marc, Nicole et Jean-Pierre

Odette, notre conférencière à gauche, avec Jean-Marc, Nicole et Jean-Pierre

La liste des plantes rencontrées est longue, nous n’en évoquerons que quelques-unes.

 

Commençons par les Orchidées. Nous avons noté 22 espèces d’orchidées et un hybride. Pascal Jarige nous a bien aidés car la détermination est souvent délicate et il y a des espèces que nous ne connaissions pas du tout ! Par exemple, ces 9 espèces d’Ophrys ne se rencontrent pas en France.

Pascal Jarige, notre guide naturaliste-

Pascal Jarige, notre guide naturaliste-

Rappelons que le mot Ophrys vient du grec, sourcil : le labelle est couvert de poils. Les fleurs d’Ophrys n’ont pas de nectar à offrir, elles imitent le corps de certains insectes et dégagent une odeur qui ressemble à des phéromones femelles : les insectes pollinisateurs mâles croient avoir affaire à des femelles, ils tentent de s’accoupler … avec des fleurs. On parle de « pseudo-copulation ». En s’agitant, ils vont détacher les pollinies qu’ils emmèneront sur d’autres fleurs. Parfois ils se trompent et vont féconder une autre espèce, d’où des hybrides !

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape

Ophrys aesculapii : l’Ophrys d’Esculape. Endémique de la Grèce, surtout présent dans le Péloponnèse (est), dans le nord de la Grèce et sur l’île d’Eubée. Il a été décrit en 1928 par le botaniste suisse Jenny Renz (1907-1999) alors âgé de 21 ans.

 Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique.

Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique.

Ophrys attica : l’Ophrys de l’Attique. Du sud de l’Albanie à l’ouest de l’Anatolie, mais la répartition est mal connue par suite des confusions avec les espèces voisines.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu.

Ophrys cornuta : l’Ophrys cornu. Un Ophrys du groupe scolopax à longues cornes (ou à deux longs bras tendus vers vous). La répartition est mal connue par suite des confusions avec les espèces voisines, vraisemblablement des Balkans à la mer Caspienne.

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…).

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…).

Ophrys delphinensis : l’Ophrys de Delphes (et non du Dauphiné…). Espèce très variable car d’origine hybride récente (O. argolica x O. cornuta bremifera). Endémique de Grèce : autour du golfe de Corinthe, de l’Etolie à l’île d’Eubée et de l’Achaïe à Corinthe

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval

Ophrys ferrum-equinum : l’Ophrys fer à cheval. Espèce assez variable, détermination parfois délicate. Du sud de l'Albanie au sud de l'Anatolie.

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités).

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités).

Ophrys mammosa = O. sphegodes ssp. mammosa : l’Ophrys à mammelles (cf les gibbosités). Espèce variable, détermination parfois délicate. Du sud de la Yougoslavie à Israël, Bulgarie au nord.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane.

Ophrys phryganae : l’Ophrys de la phrygane. Un Ophrys lutea à petites fleurs, il le remplace progressivement dans le bassin égéen oriental. La phrygane, c’est la garrigue grecque, avec des buissons épineux en boule, Sarcopoterium etc …

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.
Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold.

Ophrys reinholdii : l’Ophrys de Reinhold. Espèce dédiée à Reinhold (1802-1880), médecin à Athènes. Du Monténégro à l’Anatolie.

Monique et Odette

(à suivre)

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 19:49

~~Notre amie Yvette nous a quittés ce mercredi 2 décembre à Paris. Elle aimait la photographie et la nature… Nous sommes allées ensemble en Andorre, en Nouvelle-Zélande, en Corse, dans le Jura, en Roumanie, en Pologne… Que de bons souvenirs ! Elle devait nous accompagner en Espagne à Almeria en mars, mais la maladie l’en a empêchée.

A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande
A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande

A l’aéroport de Singapour, devant des orchidées et à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande

Dans les dunes du Parc national de Slowinski en Pologne (c’est du sable, pas de la neige !)

Dans les dunes du Parc national de Slowinski en Pologne (c’est du sable, pas de la neige !)

Avec Claudie en Pologne

Avec Claudie en Pologne

~~Nous sommes très touchées par sa disparition. Voici quelques photos d’Yvette :

Dracophyllum muscoides, famille des Ericaceae-Epacridaceae, une plante en coussinets. En montant à Old Man Range, Otago, Nouvelle-Zélande. En N-Z il y a beaucoup de fleurs blanches.

Dracophyllum muscoides, famille des Ericaceae-Epacridaceae, une plante en coussinets. En montant à Old Man Range, Otago, Nouvelle-Zélande. En N-Z il y a beaucoup de fleurs blanches.

Haematomma alpinum, un beau lichen à apothécies rouge écarlate que nous avions trouvé en Nouvelle-Zélande en montant à  Old Man Range. L’autre lichen, jaune pâle : Ramalina geniculata.

Haematomma alpinum, un beau lichen à apothécies rouge écarlate que nous avions trouvé en Nouvelle-Zélande en montant à Old Man Range. L’autre lichen, jaune pâle : Ramalina geniculata.

Argyronome laodice, le Nacré de Pallas : Biebrza, Pologne-  Ce grand papillon est assez répandu en Europe de l’est, de la Roumanie à la Baltique (Pologne, SE Suède, S Finlande). Migrateur occasionnel en marge de son aire, probablement en expansion vers le Nord. Revers caractéristique : une moitié jaune-vert, une moitié brun-violet, séparées par une fine ligne blanche. Plante-hôte : Viola palustris.

Argyronome laodice, le Nacré de Pallas : Biebrza, Pologne- Ce grand papillon est assez répandu en Europe de l’est, de la Roumanie à la Baltique (Pologne, SE Suède, S Finlande). Migrateur occasionnel en marge de son aire, probablement en expansion vers le Nord. Revers caractéristique : une moitié jaune-vert, une moitié brun-violet, séparées par une fine ligne blanche. Plante-hôte : Viola palustris.

Ranunculus reptans : Pologne, lac Zakszewie. Ne pas confondre avec Ranunculus repens, le bouton d’or rampant qui envahit nos jardins. C’est une minuscule Renoncule qui pousse les pieds dans l’eau. Elle est très proche de Ranunculus flammula, avec laquelle il y a de nombreuses formes de transition et d’ailleurs son nouveau nom est  Ranunculus flammula var. reptans, « plante boréale absente de France » (Flora Gallica). Cette Renoncule est rare en Pologne. En France ce serait la var. ovalis, RR et instable dans le Doubs, éteinte en Haute-Savoie (Sciez, plage inondée à Coudrée avec la Littorelle).

Ranunculus reptans : Pologne, lac Zakszewie. Ne pas confondre avec Ranunculus repens, le bouton d’or rampant qui envahit nos jardins. C’est une minuscule Renoncule qui pousse les pieds dans l’eau. Elle est très proche de Ranunculus flammula, avec laquelle il y a de nombreuses formes de transition et d’ailleurs son nouveau nom est Ranunculus flammula var. reptans, « plante boréale absente de France » (Flora Gallica). Cette Renoncule est rare en Pologne. En France ce serait la var. ovalis, RR et instable dans le Doubs, éteinte en Haute-Savoie (Sciez, plage inondée à Coudrée avec la Littorelle).

Araschnia levana, la Carte géographique : Galwika, Pologne. Cette Vanesse pond ses œufs sur sa plante-hôte, l’Ortie. Sur cette belle photo prise par Yvette, on voit que les œufs sont déposés sous les feuilles en empilements verticaux (environ 10 œufs).

Araschnia levana, la Carte géographique : Galwika, Pologne. Cette Vanesse pond ses œufs sur sa plante-hôte, l’Ortie. Sur cette belle photo prise par Yvette, on voit que les œufs sont déposés sous les feuilles en empilements verticaux (environ 10 œufs).

~~Et voici deux plantes d’Australie, le dernier voyage d’études qu’Yvette a fait avec la Société Botanique de France en octobre 2014 :

Thynasotus multiflorus, famille des Asparagacées

Thynasotus multiflorus, famille des Asparagacées

Hakea victoria, famille des Protéacées

Hakea victoria, famille des Protéacées

Monique et Claudie

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