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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 09:16

Six jours inoubliables (du 11 au 16 juin) passés à Enveitg, petit village situé entre Font-Romeu et Andorre, dans le cadre d'un stage botanique organisé par l'association Pulsatille. Inoubliable par la météo, par l'hébergement, les repas, les paysages, la diversité des sites visités, mais surtout par le nombre de plantes et de fleurs rencontrées.

D'abord de nombreuses endémiques :

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

L'endressie des Pyrénées (Endressia pyrenaica) : peu spectaculaire, cette petite Apiacées rare ne se trouve que dans les Pyrénées Orientales et Occidentales. Ses feuilles sont plaquées au sol. Elle est classée Vulnérable sur la Liste rouge.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La gentiane des Pyrénées (Gentiana pyrenaica) : cette petite gentiane est unique par sa couleur (bleu-violet) et la forme de sa corole (entonnoir à 10 lobes inégaux, les intermédiaires aussi grands que les principaux). Sa tige porte de nombreuses petites feuilles dures. Bien que présente seulement en Catalogne, elle ne fait l'objet d'aucune protection.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

L'orchis de Martrin-Donos (Anacamptis coriophora martrinii) : cette orchidée de couleur lie de vin est dédiée à Victor de Martrin-Donos (1800-1870), botaniste du Tarn. Elle se différencie de la sous-espèce coriophora par son très gros éperon. Elle fait l'objet d'une protection nationale.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

La benoite hispide (Geum hispidum) : cette rare benoite est très proche de la benoite urbaine qui elle est très courante. Elle est moins ramifiée, les fleurs moins ouvertes. Limitée aux Pyrénées orientales elle est classée Vulnérable.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule des Pyrénées (Ranunculus pyrenaeus) : cette renoncule endémique des Pyrénées est difficilement différenciable de la renoncule de Kuepfer présente dans les hauts alpages alpins. Elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule à feuilles de parnassie (Ranunculus parnassifolius subsp parnassifolius) : elle se différencie d'une sous-espèce présente dans les Alpes (heterocarpus) par des fleurs moins nombreuses et plus rosées.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)
QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le couscouil (Molopospermum peloponnesiacum) : cette grande Apiacée est la seule de son genre en France. Ses jeunes tiges sont récoltées, épluchées comme l'angélique et mangées crues en salade. Elle est protégée en PACA.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 L'érodium à poils glanduleux (Erodium glandulosum) : 2 types de pétales pour cet étonnant Erodium. Les 2 du haut sont tachés de pourpre foncé. Il est endémique de la moitié Est des Pyrénées et est protégé en Occitanie.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le lis des Pyrénées (Lilium pyrenaicum) : je ne peux pas terminer cette première série de plantes des Pyrénées sans présenter cette plante-phare, avec ses fleurs jaunes aux étamines orangées et ses nombreuses feuilles étroites. C'est un peu l'équivalent de notre Lis martagon. Il est protégé dans 3 départements de la nouvelle région Occitanie.

  A suivre…                                                 

                                                                Pierre

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 11:50

Lors de notre semaine dans le Péloponnèse, nous avons observé très souvent le petit mâle de Neoscona adianta, 4-5 mm.  

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Une femelle, plus grosse, sur le Chrysanthème à couronnes, Glebionis coronaria.

Remarquez le dessin dorsal blanc souligné de noir, en forme de feuille de chêne ou de lobes de fougère (cf Adiantum)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

A Mistra, immobile sur une plante, la Pisaure admirable, Pisaura mirabilis (ou noviciae), prend un bain de soleil.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

 

Cette « Araignée-crabe » femelle, Thomisus onustus, attend ses proies sur les fleurs, dont elle adopte parfois la couleur.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Ce petit mâle de la même espèce est à l’affût sur un Anthemis : les 2 pattes antérieures plus longues, sont tenues écartées comme les pinces d’un crabe.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

En soulevant une grosse pierre, notre ami Maxime a découvert une très belle araignée : Eresus walkenaerius.

A côté d’elle, on peut voir les restes de ses proies.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous l’avons placée dans une boîte pour mieux l’observer : cette femelle mesure presque 40 mm !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Sur un autre site, se dissimulant dans les herbes, un mâle beaucoup plus petit et coloré, les pattes postérieures teintées de rouge : probablement Eresus kollari (anciennement E. niger)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Cette espèce est appelée « Araignée coccinelle », car le mâle possède un abdomen rouge orné de 4 points noirs.

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Au sud du Péloponnèse, Monemvassia est une petite ville fortifiée située au pied d’un rocher de 300 m de haut, sur une presqu’île. Un site exceptionnel !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique. Sur les remparts, nous entendons et observons plusieurs Monticoles bleus (Merles bleus).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous avons passé une semaine très intéressante dans le Sud du Péloponnèse et il y aurait beaucoup de choses à raconter !

 

                                                                     Claudie

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:58

En nous promenant dans le petit village de Viglos, nous avons rencontré le Lézard grec, Hellenolacerta graeca : dos non rayé, marqué de taches noires

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Et aussi ce lézard rayé de vert : c’est peut-être le Lézard de Tauride, Podarcis tauricus…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Un gros escargot à coquille aplatie, portée presqu’à l’horizontale sur le dos de l’animal, dont le corps est parfois d’un beau bleu violet : c’est le « Mange-merde » ou « Peson », Zonites algirus, une espèce méditerranéenne de grande taille. Omnivore, il se délecte de déjections animales – d’où son nom vernaculaire -,  de la chair d’autres mollusques et de débris végétaux.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Piéride de Krüper, Pieris kruperi, fréquente les habitats arides à végétation maigre. Les papillons de printemps possèdent une grande aire verdâtre sous l’aile postérieure. On rencontre cette Piéride dans le Sud de la péninsule balkanique, Corfou et quelques îles de la mer Egée.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Mélitée égéenne, Melitaea ogygia, est difficile à distinguer de notre Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe. Mais cette dernière n’est pas présente dans le Péloponnèse.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Le Marbré oriental, Euchloe ausonia, ressemble beaucoup au Marbré de Cramer, Euchloe crameri,  présent en France dans le Midi et sur le littoral atlantique. Mais il se trouve dans le S-E de l’Europe, de l’Italie à la Turquie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Bien dissimulé dans la végétation, nous avons quand même repéré ce « Diablotin » ! En fait, c’est une jeune Empuse pennée, Empusa pennata – l’adulte est plus grand et possède des élytres.

Une étonnante créature, ce Diablotin !
Une étonnante créature, ce Diablotin !

Une étonnante créature, ce Diablotin !

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.
Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

                                                       Claudie

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 10:57

Commençons par un arbre imposant : le Caroubier, Ceratonia siliqua L., famille des Fabacées (sous-famille des Césalpinioïdées). C’est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec l’Euphorbe en arbre E. dendroides.

Le Caroubier aime la chaleur, il ne craint pas la sècheresse, il souffre lorsque la température tombe en-dessous de 5°C.

un vieux caroubier

un vieux caroubier

 

Les feuilles sont composées de folioles coriaces.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Les fleurs, puis les fruits, sont placés directement sur le tronc et les branches : caractéristique des arbres « cauliflores », du latin caulis, tronc et flore, fleur. L’arbre de Judée et de nombreux arbres tropicaux sont « cauliflores » : p. ex. le cacaoyer, le jacquier, l’arbre boulet de canon etc.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

La floraison a lieu en automne. Elle est particulièrement abondante, les abeilles sont attirées en masse par l’odeur très forte, particulière, plutôt désagréable, des fleurs…

fleurs mâles,  photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles, photo prise en Turquie en novembre

L’arbre est « dioïque ». Il y a des arbres mâles et des arbres femelles.

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

Il faut que les pollinisateurs transportent le pollen sur les fleurs femelles !

Les fruits sont des gousses. Au printemps, ces gousses sont vertes, à maturité, en juillet, elles sont brun foncé. Elles ne s’ouvrent pas.

les gousses vertes en avril

les gousses vertes en avril

On appelle ces gousses « caroubes » ou encore « pains de St-Jean-Baptiste » (il se serait nourri de caroubes dans le désert, ainsi que de sauterelles et de miel…).

Les caroubes sont vendues sur les marchés.

caroubes, sur un marché en Turquie

caroubes, sur un marché en Turquie

Nous avons un ami suisse qui est très heureux quand il peut en acheter, nous n’avons pas essayé…

Les caroubes sont utilisées pour nourrir les bestiaux … pour faire des boissons fermentées, des sorbets, du chocolat pour diabétiques, comme additif (E410) ... La pulpe du fruit est bonne contre la toux et les diarrhées….

Au Portugal (nous étions en Algarve avec Pascal Jarige en mars), nous avons goûté une liqueur de caroubes, c’était bon !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

 

Mais nous n’avons pas testé le pain de caroube… La farine de caroube ne contient pas de gluten.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Autrefois les graines servaient d’unité de mesure pour peser les épices, l'or et les pierres précieuses. Cet usage des graines du caroubier est à l'origine du mot « carat » : 1 carat = 200 mg = une graine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

                                                                    Monique

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:43

 

Du 15 au 22 avril nous avons séjourné en Grèce, dans le sud du Péloponnèse, avec Pascal Jarige.

Le 17 avril, nous avons visité le Magne, l’une des trois péninsules, le « doigt » du milieu. C’est une région sauvage, aride et montagneuse.

Le matin, nous nous sommes promenés à dans un petit village abandonné, Viglas, très pittoresque avec ses hautes maisons en pierre. Très peu d’habitants y vivent toute l’année et pourtant une grande activité règne dans ce village…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

En effet, nous y avons vu des centaines d’abeilles maçonnes, la Mégachiles des murailles, Megachile parietina, et leurs constructions étonnantes

La femelle de cette abeille maçonne est assez grande (1,5-2 cm), toute noire, les ailes enfumées avec de superbes reflets violets. Le mâle plus petit, a des ailes claires et un corps plus brun.

Megachile parietina, appelée autrefois Chalicodoma parietina

Megachile parietina, appelée autrefois Chalicodoma parietina

Cet insecte construit un nid fait d’argile et de sable agglutinés avec de la salive, sur des pierres ou contre les murs. Le nid ressemble à un amas de boue durcie, mais en réalité, il est fait de plusieurs cellules (jusqu’à 20) placées verticalement avec l’ouverture en haut.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Ces cellules ressemblent à de petites tours dont la surface extérieure est consolidée par de menus cailloux. Dès qu’une cellule est montée, l’abeille l’approvisionne en miel et en pollen, puis elle pond un œuf et clôt la chambrette avec de l’argile pour en bâtir une autre juste à côté. Lorsque toutes les cellules sont achevées, elle recouvre le tout d’une fine couche de mortier.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

A Viglas, ces petits nids d’argile collés sur les murs de pierre étaient regroupés en grand nombre !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Sur le chemin, nous avons observé ces nombreuses abeilles qui collectaient du sable, de l’argile, des graviers….

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

 

Puis nous les avons vues construire leurs petits nids d’argile : c’était passionnant !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Nous avons découvert des petites guêpes aux couleurs métalliques appelées « Guêpes dorées » et aussi « Guêpes-coucous » …. car elles parasitent les abeilles solitaires.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Chrysura varians pond dans les nids de la Mégachile des murailles : la larve aura son repas tout prêt, elle se nourrira de la larve victime !
 

A Viglas, plusieurs Chrysides allaient et venaient sur les constructions des abeilles et s’introduisaient dans les trous menant aux cellules

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Une cuticule très épaisse protège ces parasites de l’aiguillon des Mégachiles et, en cas d’attaque, les guêpes –coucous se roulent en boule pour s’assurer une meilleure protection.

 

En France, le Chalicodome est en très grand danger. « The IUCN Red List of threatened species »  parle d’un déclin dramatique de cette espèce. Jadis l’espèce était répandue partout en France, aujourd’hui elle n’est présente que dans le sud. Mais elle est encore très répandue en Grèce.

                                                             Claudie

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:29

Le 1e mars on fête l’arrivée du printemps en Bulgarie et aussi dans d’autres pays d’Europe du Sud-Est, Roumanie, Grèce…

En Bulgarie, cette fête s’appelle Martenitsa, ce qui signifie « petit mars » (c’est le diminutif de « mars »).

Martenitsi : Pendo et Pizho

Martenitsi : Pendo et Pizho

On fabrique – ou on achète- des martenitsi, des petites poupées en laine rouge et blanche, un petit bonhomme et une petite bonne femme qui portent le nom de Pendo et Pizho.

Bulgarie, juin 2014

Bulgarie, juin 2014

On offre ce talisman aux amis. On l’épingle à la poitrine côté cœur. On le porte pendant tout le mois de mars, on ne l’enlève que lorsqu’on a aperçu la première hirondelle, une cigogne ou un arbre en fleurs …

On peut aussi l’attacher à une branche d’arbre. C’est ainsi que nous avons pu en photographier début juin 2014 lors de notre voyage en Bulgarie.

L’arrivée du printemps en Bulgarie
L’arrivée du printemps en Bulgarie

Le blanc : couleur de la neige, symbole de l’hiver, du froid … Le rouge : le soleil, la chaleur…

Le rouge, symbole de santé, de force… Le blanc, symbole de longue vie…

Cette tradition est encore très vivace. Aujourd’hui on a tendance à ajouter une troisième couleur : le vert.

On a ainsi les couleurs du drapeau bulgare !

Drapeau bulgare

Drapeau bulgare

                                                                        Monique

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:41

 

Lors de nos sorties sur l’île d’Eubée, nous avons observé des tortues terrestres à plusieurs reprises.

 

Elles sont actives de jour. Essentiellement végétariennes, elles consomment également limaces, vers, charognes ou même excréments.

Tortue marginée, Tortue bordée
Tortue marginée, Tortue bordée

Tortue marginée, Tortue bordée

La Tortue bordée ou Tortue marginée - Testudo marginata – Sa carapace est allongée, fortement bombée, très évasée à l’arrière, en forme de jupe. Pas d’éperon corné sur la queue et 1 écaille supracaudale.

 

Carapace évasée, 1 écaille supracaudale
Carapace évasée, 1 écaille supracaudale

Carapace évasée, 1 écaille supracaudale

Tortue marginée -  détail des écailles
Tortue marginée -  détail des écailles

Tortue marginée - détail des écailles

En Grèce, elle est présente au sud de l’Olympe, surtout dans le Péloponèse et sur les îles voisines.

Aussi en Albanie, Sardaigne, Sicile.

Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri
Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri

Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri

La Tortue des Balkans, Eurotestudo boettgeri, Testudo hermanni ssp boettgeri.

Elle peut dépasser 30 cm. Sa carapace ovale, fortement bombée est de teinte assez uniforme, de jaune à noirâtre.

Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné
Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné

Tortue des Balkans - 2 écailles supracaudales - gros éperon corné

Il faut voir les 2 écailles supracaudales (au-dessus de la queue) : sur la photo, en bas, à droite.

Un gros éperon corné au bout de la queue : la Tortue grecque et la Tortue marginée en sont dépourvues.

Tortue des Balkans - tiques
Tortue des Balkans - tiques

Tortue des Balkans - tiques

En retournant cette tortue, nous avons découvert des tiques : ces Acariens hématophages se fixent là où la peau est fine, à la base des pattes.

N.B. La Tortue d’Hermann, Testudo hermanni hermanni vit dans la partie ouest de l’aire de répartition (Espagne, France, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile). Plus petite que la Tortue des Balkans, joues tachées de jaune, couleurs contrastées, du noir et du jaune.

                                                                        Claudie

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:08

 

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum – les fruits de cette Apiacée sont très jolis, ils ressemblent à des tartelettes ! - photo de l’ombelle dans l’article précédent, Eubée (3)-

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum
Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum

Le Tordyle d’Apulie, Tordylium apulum

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica avec ses belles fleurs blanches.

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica

La Pivoine commune de Grèce, Paeonia mascula ssp hellenica

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius – il peut être rose ou blanc, les 8 bractées dépassent les ligules.

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius
Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius

Le Salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius

Le Grand Mélinet, Cerinthe major – une Borraginacée… glabre !

Le Grand Mélinet, Cerinthe major

Le Grand Mélinet, Cerinthe major

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

La Centaurée radis, Centaurea raphanina

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera – fleurs femelles en têtes globuleuses

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera

L’Ortie à pilules, Urtica pilulifera

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea – tige feuillée, feuilles raides et pointues

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea

L’Asphodéline jaune, Asphodelina lutea

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina – les fleurs sont violettes ou rouges

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina

L’Anémone écarlate, Anemone pavonina

 

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium – spathe et spadice long et étroit, pourpre foncé, les feuilles très fines ne sont pas visibles à la floraison.

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium

Le Biarum à feuilles fines, Biarum tenuifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

Le Trèfle à feuilles étroites, Trifolium angustifolium

L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca- endémique du sud de la Grèce

 L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca

L’Orcanette de Grèce, Alkanna graeca

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi - cette Brassicacée a des fleurs assez insignifiantes mais des siliques bien particulières, rondes comme des boucliers (clypeus = bouclier en latin). Cette plante est présente à Faverges dans les rochers au-dessus de Viuz (rare !)

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi

La Clypéole jonthlaspi, Clypeola jonthlaspi

La Vesce œil noir, Vicia melanops – vesce à corolle jaune verdâtre et extrémité des ailes tachée de brun foncé. Présente en France mais très localisée.

La Vesce œil noir, Vicia melanops

La Vesce œil noir, Vicia melanops

 

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus – un Frêne à fleurs blanches en grappes dressées ou pendantes. Cultivé dans le sud de l’Italie pour la manne, substance sucrée qui exsude des feuilles et qui constituait jadis une des ressources de la Sicile.

Le Frêne à fleurs est présent dans notre région : à la sortie d’Ugine en direction des gorges de l’Arly, à Duingt dans le virage, au Roc de Chère. Pour le repérer facilement, il faut qu’il soit en fleurs.

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus

Le Frêne à fleurs, l’Orne, Fraxinus ornus

Le Bugle oriental, Ajuga orientalis - bractées souvent lobées et teintées de bleu violet, corolles bleu violet, à tube sans anneau de poils interne, étamines incluses dans le tube de la corolle. Sud de l’Europe, de la Sardaigne et l’Italie méridionale à la Turquie et la Crimée, Crète, région égéenne, plus à l’est, atteint le Moyen-Orient et le N-O de l’Iran.

 Le Bugle oriental, Ajuga orientalis
 Le Bugle oriental, Ajuga orientalis

Le Bugle oriental, Ajuga orientalis

Le Lamier bifide, Lamum bifidum. ssp. balkanicum - fleurs roses, tube droit, oreilles de lapin ( !)…beaucoup plus petit que L. garganicum.

Le Lamier bifide,  Lamum bifidum. ssp. balkanicum
Le Lamier bifide,  Lamum bifidum. ssp. balkanicum

Le Lamier bifide, Lamum bifidum. ssp. balkanicum

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum – Tiges très peu développées, fleurs solitaires ou par 2, relativement grandes, blanches ou rosées : ce Trèfle forme des tapis.

En France : naturalisé sur le môle de Cassis, 1859, mais station détruite en 1944 lors de l’extension du port.

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum

Le Trèfle à une fleur, Trifolium uniflorum

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

Nous avons goûté le « Mastiha de Chios », une résine naturelle aromatique sécrétée sous forme de larme provenant de l`arbre à mastic, Pistacia lentiscus var.chia.

Dès l`Antiquité, le mastiha de Chios fut reconnu tant pour son arôme particulier que pour ses qualités thérapeutiques. Il fut enregistré comme la première gomme à mâcher naturelle du monde ancien. Le mastiha de Chios est depuis 1997 un A.O.C.

« Le Mastiha de Chios : une larme qui réjouit, parfume, soulage, guérit ! »

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

Le Pistachier lentisque, Pistacia lentiscus

                                     Dominique S. (photos) Claudie D. (texte)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:33

Juste à l'Est de Noirmoutier (Vendée), s'étend le Marais Breton au centre duquel est implanté le village de Bouin. Avant la réalisation des levées de terre, puis des digues, Bouin était une ile régulièrement soumise aux tempêtes et autres raz-de-marée.

Visite d'une nurserie d'huitres

L'activité sur ce marais a longtemps été tournée vers la production de sel, avant d'être aujourd'hui essentiellement ostréicole. Entre le Port des Champs et le Port du Bec, une zone gagnée sur la mer (polder) et protégée par une digue est alimentée en eau de mer par un canal (étier). Cette eau y entre à marée haute et en ressort à marée basse, par des écluses, au niveau de la sortie du Port du Bec.

Visite d'une nurserie d'huitres

Ce port de pêche reste très actif encore aujourd'hui et surprend avec ses ponts de bois, d'un autre âge semble-t-il.

Visite d'une nurserie d'huitres

Sur ce site poldérisé, sont implantées 20 entreprises qui font "grandir" les huitres avant de les emmener en mer pour qu'elles prennent leur taille normale : ce sont les nurseries d'huitres. Les nurseurs se fournissent en essaims auprès d'écloseurs (5 en France). La production française annuelle est de 4 à 500 millions d'essaims (1 million d'huitres par essaim).

Les micro-huitres (2-3mm) sont placées en couche régulière dans des tamis qui sont plongés pendant 2 à 3 mois dans des bacs où circule en continu de l'eau de mer.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

L'exploitant surveille leur croissance régulière en s'assurant qu'elles sentent bien l'eau de mer et qu'elles ont une belle dentelle (transparence du pourtour de la coquille). Les huitres malades ou mortes sont rejetées.

Visite d'une nurserie d'huitres

Le PH de l'eau de mer est surveillé ainsi que la température 17-18°. On y ajoute des diatomées provenant d'eau de mer pompée dans le sol et riche en phytoplancton. Ces micro-algues se développent en 3 jours dans 3 bassins différents avant d'être ajoutées à l'eau de mer qui circulent dans les bassins et traversent les tamis.

Les bébés huitres grandissent été comme hiver, mais un peu moins vite en hiver. Quand elles atteignent 1.5cm de diamètre, les huitres sont mises en poches à mailles adaptées à leur taille (4, 9 ou 14mm).

Visite d'une nurserie d'huitres

Les poches sont posées en mer sur des tables (700 tables / ha) et sont retournées régulièrement : au moins 1 fois par mois.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

Il faut 2 à 3 ans pour "faire une huitre".

La visite s'est terminée par une dégustation d'huitres et un verre de l'incontournable Muscadet.

Pierre

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:15

~~(Voir l’article de Pierre « Du safran en Chartreuse » 13 nov. 2015)

~~Comme c’est agréable de se promener dans les souks et de regarder les échoppes d’épices ! Chez nous, les épices sont vendues en petits flacons (« Ducros se décarcasse… »),

En Tunisie, au Maroc, vous voyez de gros tas d’épices de toutes les couleurs. Voici quelques photos prises lors de nos voyages …

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Bien sûr, il manque l’ambiance, les odeurs….

A propos du safran…

~~Le prix n’est pas affiché, il faut marchander. Mais vous allez acheter un sachet de cette poudre jaune à un prix dérisoire- rien à voir avec les prix du safran en poudre pratiqués chez nous. Le touriste croit avoir fait une bonne affaire.

En fait, ce n’est pas du safran, Crocus sativus- C’est du curcuma en poudre. Curcuma longa, curcuma, safran des Indes, « safran pays » à la Réunion- Famille des Zingibéracées comme le gingembre.

Le curcuma est cultivé dans les pays tropicaux, Inde, Sri Lanka, Java, Philippines, Madagascar, Brésil… On récolte le rhizome, on le réduit en poudre. C’est l’un des principaux composants du curry, beaucoup utilisé dans la cuisine en Inde, pour sa couleur et pour son goût, il aurait des propriétés médicinales. C’est un produit bon marché.

A propos du safran…

~~On conseille toujours de ne pas acheter le safran en poudre car il est facile de falsifier la poudre. Là c’est de la « fleur » de safran, est-ce mieux ?

Non, ce n’est pas du safran, c’est du carthame. Carthamus tinctorius, safran égyptien, safran bâtard, safran des teinturiers. Les ligules du « chardon à huile » sont séchées.

C’est une Astéracée (Composée) cultivée en Europe méridionale, en Afrique du Nord… Peu de goût, mais un grand pouvoir colorant. L’huile obtenue à partir des graines est vendue dans les magasins diététiques.

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

Carthamus tinctorius, Safran bâtard, Carthame (photo Internet)

A propos du safran…

~~Ici on vend des « pestiles » de safran- des pistils de safran ?

On utilise le pistil du safran, composé de 3 stigmates de couleur rouge… Mais ce n’est pas du safran, c’est encore du carthame – à moins que ce soit du Souci (Calendula), ce qui n’est pas mieux…

~~Si on dit au vendeur de faux safran qu’on désire du vrai safran, il voit qu’il a affaire à un connaisseur, il va chercher dans l’arrière-boutique un tout petit sachet qui contient quelques grammes de filaments (stigmates) de safran et il sort une petite balance pour peser les métaux précieux….

~~Au Maroc, on cultive le vrai safran dans la région de Taliouine.

En juin 2011 nous avons logé à l’hôtel « le Safran » :

A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…
A propos du safran…

~~Taliouine, hôtel le Safran : "Crocos était un jeune homme très beau, amoureux de la nymphe Smilax et ami d’Hermès, dieu des marchands et des voleurs. Un jour, pendant une partie de lancer du disque, Crocos fut tué accidentellement, frappé en pleine tête par le disque lancé par Hermès. Trois gouttes de sang coulèrent de sa blessure et tombèrent sur le sol. A cet endroit une petite fleur mauve aux stigmates apparut : krokos, le safran, Crocus sativus."

Monique

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