10 Novembre 2016
Une espèce thermophile, plutôt méridionale, commune dans le sud de la France, mais beaucoup plus rare dans notre région. Nous l’avons photographiée le 3 septembre 2015 en Savoie, à Pontcharra sur Breda, sur une souche de peuplier.
Chapeau hémisphérique 3-10 cm de diamètre, ochracé pâle, le centre un peu plus foncé.
Chapeau sec, glabre et lisse.
Pied long, cylindrique, blanchâtre portant un anneau membraneux blanc, vite poudré de brun par les spores
Lames serrées, blanchâtres puis brun ocre à brun tabac.
Cette Pholiote pousse en touffes sur les souches, les troncs de certains feuillus - surtout peupliers, saules et platanes - du printemps à la fin de l’automne et même en hiver si le temps est doux et humide. Une même souche peut ainsi donner plusieurs récoltes par an.
C’est en effet un excellent comestible apprécié et cultivé depuis l’Antiquité. (Pline et Dioscoride en parlent dans leurs récits).
Mais il ne faut pas confondre la Pholiote du peuplier avec la Pholiote destructrice, Hemipholiota populnea (= Pholiota destruens), appelée elle aussi Pholiote du peuplier.
Photo le 19 août 2010, Arenthon près de Bonneville.
Chapeau épais, blanc-jaunâtre à brunâtre, recouvert de grosses mèches irrégulières blanchâtres puis brunâtres
Ce champignon pousse en touffes sur les troncs abattus de peupliers, bouleaux, saules, plus rarement sur un arbre vivant. De saveur très amère, il et inconsommable.
Les risques de confusion avec des espèces toxiques sont très faibles. En effet, les autres pholiotes qui poussent sur le bois ont des aspects très différents.
Claudie