22 Novembre 2019
On l’appelle aussi « Pyrale du nénuphar » : c’est un très joli petit papillon blanc orné de motifs jaune doré, envergure 22-30 mm.
Il vole de mai à octobre, à proximité des eaux dormantes ou à faible courant.
Il est très commun mais pas toujours facile à photographier : souvent, il se pose dans la végétation aquatique (iris, rubaniers, phragmites, laîches…) et se cache derrière les plantes, ce qui ne permet pas d’avoir une vue dorsale.
Nous l’avions observé en Pologne, dans le Parc de Suwalki, le 9 juillet 2012.
Aussi en Bulgarie, au bord du lac de Smolyan, le 4 juillet 2017
Mais on peut le rencontrer tout aussi facilement dans notre région !
Le 12 septembre 2018, plusieurs étaient posés dans la végétation riveraine à Ste Hélène du Lac en Savoie.
En juillet-août, les femelles pondent sous les feuilles de nénuphars des oeufs enrobés d'une substance muqueuse. Les jeunes chenilles ont une vie aquatique grâce à une respiration tégumentaire. Elles nagent sans problème, se nourrissent de végétaux tendres (principalement de potamots).
Elles se dissimulent à l’abri d’un fragment foliaire qu’elles découpent et fixent avec de la soie sous une feuille flottante.
En hiver, elles tombent au fond de l’eau et mènent une vie ralentie jusqu’en mai.
En juin, elles reprennent une vie active sur les feuilles de nénuphars et se nymphosent. Elles construisent alors un fourreau, le fixent à une tige et le munissent d’une réserve d’air.
Lors de l’émergence, le papillon enfermé dans la bulle d’air, sera entrainé par celle-ci jusqu’à la surface de l’eau.
La nature est bien faite, tout est prévu, tout fonctionne à merveille !
Claudie