4 Mars 2020
En arrivant au hameau de Farette, nous admirons un tapis de fleurs jaunes. C’est Eranthis hyemalis, l’Eranthe d’hiver ou Hellébore d'hiver, pour les Allemands Winterstern (étoile d’hiver) ou Winterling… Famille des Renonculacées. Chez nous, l’Eranthis est cultivé, il se naturalise parfois.
La tige est courte, elle porte une seule fleur, jaune, de 2 à 3 cm de diamètre, entourée d’une collerette verte (l’involucre composé de 3 bractées profondément découpées).
Dès février-mars, la fleur s’ouvre par beau temps et se ferme par mauvais temps. Elle a 6 sépales « pétaloïdes » jaunes (qui ressemblent à des pétales), parfois plus, parfois moins. Les pétales sont à l’intérieur de la fleur, ils sont très petits, en forme de tube : ce sont des « cornets nectarifères » ou « nectaires ». Les étamines sont nombreuses.
La fleur fanée, les follicules (les fruits) se développent, ils contiennent les graines (plus tard, en mars).
Dans les jardins de Farette, les Perce-neige, Galanthus nivalis, poussent en mélange avec l’Eranthe : les 3 tépales (pétales et sépales de même apparence) internes sont courts et bordés de vert, les 3 tépales externes sont plus longs et blancs. Ne pas confondre avec la Nivéole !
La Nivéole de printemps, Leucojum vernum, pousse aussi dans les jardins, mais dans notre région nous avons de belles stations dans la nature. La fleur ressemble à une clochette blanche, les tépales ont la même taille, ils sont tachés de vert-jaunâtre à l’extrémité. Famille des Amaryllidacées.
Monique
Ne me demandez pas pourquoi on écrit Tubaria hiemalis, mais Eranthis hyemalis…. En tout cas ce mot signifie « hivernal ».