7 Novembre 2020
C’est un champignon magnifique, les promeneurs qui le rencontrent s’arrêtent pour l’admirer, même s’ils ne sont ni mycologues ni mycophages.
La Pézize orangée fait partie des Ascomycètes, comme les Morilles.
Elle est en forme de coupe, orange vif à l’intérieur, l’extérieur est un peu plus pâle. L’hyménium, la partie fertile qui donne naissance aux spores, se trouve à l’intérieur.
Les Anglais l’appellent « orange peel Fungus », les Allemands « orangeroter Becherling ».
Elle pousse en groupe de quelques individus sur le sol nu, nous l’avons trouvée récemment à Thônes, au Bois du Mont.
C’est un champignon saprophyte (de sapros pourri, phuton, ce qui pousse).
Les champignons saprophytes tirent les éléments carbonés nécessaires pour se nourrir de substances organiques mortes : bois mort, feuilles, débris végétaux (et aussi excréments, cadavres). Ce sont les éboueurs de la nature, ils jouent un rôle considérable dans le recyclage de la matière organique, dans l’équilibre biologique du sol. Ils participent à l’élaboration de l’humus.
Cette pézize est considérée comme comestible cuite et même crue. Mais l’odeur et la saveur sont à peu près nulles, la chair est mince, fragile, cassante, il faut enlever la partie terreuse : c’est un champignon sans intérêt !
On peut à la rigueur le goûter une fois, en petite quantité. Avec un bon sirop de sucre et une bonne rasade de kirsch, on aura un dessert aux belles couleurs orange vif qui sort de l’ordinaire et qui épatera les convives.
Mais ce champignon est tellement beau dans la nature ! Laissez-le en place pour que d’autres promeneurs puissent l’admirer.
Monique