26 Janvier 2024
C’est un Corvidé comme la Corneille noire, le Corbeau freux, le Grand Corbeau, le Choucas des tours, le Chocard à bec jaune, le Crave à bec rouge, le Cassenoix moucheté, la Pie. Mais le Geai est le plus coloré de tous !
Plumage beige rosé, queue noire, croupion blanc, un peu de blanc aux ailes
La grosse tête porte une huppe arrondie et des moustaches noires.
A l’avant de l’aile, des petites plumes bleu-ciel barrées de noir. Il arrive qu’on en trouve une au cours d’une promenade : c’est un porte-bonheur !
C’est un oiseau forestier. Il fréquente les forêts de feuillus -chênaie-charmaie, hêtraie - mais aussi les forêts de conifères.
On l’entend plus qu’on ne le voit. C’est un oiseau remuant et criard, d’un naturel méfiant, farouche. Dès qu’on entre dans une forêt, son cri sonore et rauque retentit, un « krreehh », assez désagréable pour nos oreilles mais bien typique : c’est ainsi que le Geai signale notre passage.
Son nom latin Garrulus signifie volubile, bruyant pour son incessant bavardage. Son répertoire vocal est riche. Il sait imiter de nombreuses espèces, la Buse variable, le Milan noir, la Chouette hulotte etc
Le Geai est friand de glands (« glandarius » glandivore) : ils constituent 50% de son alimentation en été. Il les transporte dans son jabot (petite poche sous son bec) jusqu’à un lieu tranquille où il les dégorge, les décortique et les mange en partie. Il enfouit le surplus dans des cachettes sous la mousse ou la litière, une habitude chez les corvidés. Ces oiseaux ont une excellente mémoire visuelle et sont capables de retrouver leur nourriture, ce qui est bien appréciable en hiver.
Mais le Geai ne va pas tout consommer, les graines délaissées pourront alors germer : le Geai participe ainsi à la régénération de la forêt.
Le Geai est omnivore : il se nourrit surtout de graines (glands, faînes, châtaignes, graines de conifères, graines de céréales), de baies et de fruits, aussi de coléoptères, libellules, petits lézards et amphibiens et très rarement œufs et oisillons.
En hiver, il s’approche parfois des mangeoires.
Parfois le Geai va se nourrir dans les vergers et vignobles.
Dans 7 départements, le Geai des chênes est classé parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) avec la Belette d’Europe, la Fouine, la Martre des pins, le Renard roux, la Corneille noire, la Pie bavarde, l’Etourneau sansonnet.
La LPO a pris la défense des ESOD avec l’objectif de voir disparaitre la liste de ces indésirables ou tout au moins de la réduire considérablement.
Alain Bougrain Dubourg, président de la LPO : « Depuis les années 1950, la population humaine a triplé sur Terre, tandis que 75% des vertébrés sauvages ont disparu. Il faut revenir à une logique de coexistence pacifique entre les humains et le reste du vivant, afin de stopper l’effondrement dramatique de la biodiversité. Ecoutons la science, les prétendus « nuisibles » ne peuvent plus être les otages des lobbies. »
Claudie