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Un Bruant des neiges à Faverges

                                                  Le Plectrophane des neiges, le Bruant des neiges

                                                                Plectrophenax nivalis Linné 1758

                                                                                Calcariidae

Du grec plektron - éperon, pointe. Calcariidae du latin calcar, éperon Cf l’ongle allongé, en pointe sur le doigt qui se trouve à l’arrière. Du latin, nivalis, neigeux. Cf le plumage très pâle (surtout du mâle) en période de reproduction.             

   Le 22 novembre, nous nous décidons pour une petite sortie dans la plaine de Faverges pour revoir les vieux saules têtards (cf blog du 25-01-2021, chantier de castors le long du Biel). Nous prenons le chemin de terre qui nous conduira à Grange Millet et très vite, après avoir traversé la piste cyclable, nous suivons un petit oiseau peu farouche. Il picore quelques graines sur le bord du chemin, court sur quelques mètres, picore à nouveau… J’en profite pour prendre quelques photos. Il finit par s’envoler un peu plus loin, dans le pré.  

                      C’est un Bruant des neiges, appelé aujourd’hui Plectrophane des neiges.

C’est le plus nordique des passereaux, il se reproduit au Groenland, dans le nord de la Scandinavie, au Spitzberg, en Islande (population sédentaire). Une petite population est aussi présente dans les montagnes d’Ecosse. Nous l’avions observé au nord du cercle polaire, en Laponie finlandaise, dans la toundra, à Pallastunturi en juillet 1982.

La France se situe en limite sud de l’aire d’hivernage. Le 2 avril 1977, Monique et Denis ont observé des Bruants des neiges qui hivernaient dans le sud de la Norvège, près de Stavanger. En France les hivernants sont surtout des femelles et des jeunes, ils se rencontrent isolés ou en petits groupes, principalement sur les côtes de la Manche, mais aussi jusqu’en Gironde : milieux littoraux ouverts, dunes, plages de galets, pelouses et landes. Robert Hainard a dessiné le Bruant des neiges en Camargue, à la Capelière, en décembre 1930. Plus rarement, on peut les observer à l’intérieur du pays, dans les friches, les prés. En hiver, le Bruant des neiges se nourrit de graines ; son bec conique est bien adapté.

Il est un peu plus grand qu’un moineau, un peu massif, court sur pattes. En plumage internuptial : dos strié de noir, calotte, joue, bord de la poitrine teintés de roux, l’alula noir contrastant avec le bord de l’aile blanc, pattes noires, bec clair. « Il a des plumes sur les tarses, ce qui l’aide à supporter le froid. Il vit 7 mois sur 12 en Arctique et peut supporter un froid de – 40°» (site de la Réserve Naturelle de St Brieuc).

Le Bruant des neiges ressemble -un peu - à la Niverolle, surtout en vol. Mais la Niverolle est plus grande, elle ne possède pas les teintes chamois du Bruant des neiges internuptial.

       Niverolle alpine, photo Jean-Marc D, Fort de Variselle, Val-Cenis 12-7-2014

         Niverolles, photo Pierre M, refuge de la Croix du Bonhomme, Bourg-Saint-Maurice 8-8-2015

Les deux espèces ne cohabitent pas, mais en hiver elles pourraient être observées dans les mêmes endroits (nous avons observé des Niverolles dans des prés à Marlens, à Doussard). 

Nos photos ne sont pas très belles mais pour nous, c’était un grand bonheur d’avoir observé cet hivernant !

Des amis ornithologues, Patrick et Marie-Claude Derrien, l’observent tous les ans ou presque à Ouessant en octobre.

                                photo Patrick D, pointe de Pern

Bernard Sonnerat l’a photographié cette année à Dieppe, sur la côte de la Manche.

                             photo Bernard S, le 26-11-2025.

 

Merci pour leurs belles photos !

 

                                      Claudie, Monique, Jean-Marc 

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