25 Octobre 2014
Nous sommes partis du 12 au 14 juillet avec la Groupe Nature en Tarentaise, au Mont Cenis.
Le Mont Cenis est connu de longue date pour sa richesse floristique exceptionnelle. Pendant ces trois jours, le temps n’a pas été très ensoleillé, mais nous avons pu découvrir des plantes très intéressantes.
Le jour de notre arrivée, le temps est exécrable. Il pleut à verse. Nous mangeons notre pique-nique au gîte « le Toët » qui nous hébergera pendant ces trois jours. Il est situé au bord du lac du Mont Cenis.
Quelle chance ! Le repas terminé, la pluie s’arrête et nous nous mettons en route.
Du barrage du Mont Cenis, nous herborisons tout en montant au Fort Variselle (2006 m).
Dans une pelouse, la Silène sans tige (Silene acaulis) aux fleurs roses portées par un pédoncule de 3 cm, au calice tronqué à la base.
L’Oeillet œil-de-paon (Dianthus pavonius) fréquent en Maurienne.
L’Alysson des montagnes (Alyssum montanum) aux pétales jaune vif légèrement échancrés.
Au coeur d’une marguerite, une Tenthrède (Tenthredo notha) a capturé une petite mouche.
La chenille très velue du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus) vit sur de nombreuses plantes : la Myrtille commune, la Myrtille des marais, la Ronce, la Callune vulgaire …et plus rarement sur le Chêne. Nous l’avons observée à deux reprises.
Le Ptérophore du tussilage (Platyptilia gonodactyla -ou calodactyla ?-) est beige taché de brun. Les Ptérophores ont des ailes en lobes étroits et plumeux (aile antérieure à 2 lames, aile postérieure à 3 ou 4 lames fortement frangées).
Dans une mégaphorbiaie, le Saule de Lagger (Salix laggeri) : on le reconnaît à ses rameaux de deux ans gris-tomenteux, non striés sous l’écorce et à ses stipules très petites.
Les éperons nectarifères de l’Ancolie alpine, (Aquilegia alpina) sont troués : le bourdon les perce pour accéder au nectar plus facilement !
Le Saule glauque (Salix glaucosericea) aux feuilles lancéolées velues-soyeuses surtout dessous.
Dans des blocs rocheux, la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora), une plante rare, connue en Savoie uniquement du secteur du Mt Cenis. Fleurs à longs pétales blancs, feuilles aristées (terminées par une pointe).
La Véronique d’Allioni, (Veronica allionii) : tige couchée, feuilles nombreuses et coriaces,inflorescence compacte.
Plus loin, la Scrophulaire du Jura, Scrophularia canina ssp juratensis, caractérisée par des glandes stipitées.
Nous distinguons le Sisymbre d’Autriche (Sisymbrium austriacum) de la Fausse roquette à feuilles de cresson (Erucastrum nasturtiifolium), ici côte à côte.
Sisymbrium austriacum
Erucastrum nasturtiifolium
Une marmotte s’enfuit à notre approche.
L’Orangé des alpages, (Crocota tinctaria), papillon orange pâle aux ailes frangées, très commun.
Nous approchons du Fort Variselle. Au Mont Cenis de nombreux forts jalonnent la frontière, témoins d’un passé militaire : forts italiens, français, sardes (Ronce, Pattacreuse, Variselle, Malamot…) Bâtis en hauteur, ils bénéficient de beaux points de vue et sont le but de randonnées.
Une Niverolle alpine (Montifringilla nivalis) a construit son nid dans le mur.
La Niverolle ou « Pinson des neiges » habite les montagnes de 2000 à 3100 m. Sédentaire, elle passe l’hiver, souvent près des restaurants d’altitude. Elle ne descend en plaine, qu’exceptionnellement lors d’hivers rigoureux. En dehors de la saison de nidification, elle vit en petits groupes.
Mais une bonne averse se prépare. La descente sera rapide !
Au gîte, nous apprécierons le poêle bien chaud pour faire sécher vêtements et chaussures, et un bon repas de diots et polente..
(à suivre…)
Claudie