31 Juillet 2014
Après une matinée très pluvieuse, le temps se remet au beau. Nous nous rendons sur un adret, au-dessus de Sampeyre.
Un peu avant le village de Becetto (1387 m), nous rencontrons :
La Nielle des blés, Agrostemma githago, une messicole qui se réfugie sur les talus. Chez nous, elle est devenue très rare ! (je crois qu’elle n’a pas été revue en Haute-Savoie depuis 1990).
La Silène visqueuse, Silene viscaria, feuilles étroites, lancéolées et tige visqueuse sous les nœuds.
La Vesce fausse esparcette, Vicia onobrychioides, aux grandes corolles bleu violet.
L’Orobanche grêle, Orobanche gracilis (= O. cruenta, couvert de sang, cruel : la corolle est rouge sang en dedans), parasite les Fabacées (ici le Genêt germanique).
La Molène de Chaix, Verbascum chaixii, une espèce thermophile.
La Molène faux-phlomis, Verbascum phlomoides, aux grandes fleurs comme V.densiflorum, mais les feuilles basales sont nettement pétiolées.
La Campanule étalée, Campanula patula
La Potentille droite, Potentilla recta, aux fleurs jaune soufre et aux feuilles inférieures à sept lobes.
Sur une Rhaiponce à feuilles de scorsonère, une belle Cétoine en manteau de fourrure, la Trichie zonée, Trichia rosacea.
Un Cercope, Cercopis vulnerata - les taches rouges se touchent presque.
Une Hespérie très commune, la Sylvaine, Ochlodes sylvanus – un mâle reconnaissable à la strie androconiale noire sur l’aile antérieure.
L’Aurore, Anthocharis cardamines – c’est une femelle, elle n’a pas la tache orange sur l’aile antérieure.
La Jasione des montagnes, Jasione montana, une plante calcifuge qui pousse sur les endroits sablonneux, les prés steppiques.
La Zygène transalpine, Zygaena transalpina aux antennes à pointe blanche.
Plus haut, nous herborisons le long de la piste qui mène au col de Prete, jusqu’à l’altitude 1600 m. Le chemin est agréable, pas pénible.
Nous croisons une famille qui rentre de balade avec un bouquet de lis orangés…Nous sommes choqués, mais le Lis orangé n’est pas protégé dans la province de Cuneo, et nous verrons qu’il est abondant ! C’est quand même dommage de l’avoir cueilli !
Sur des rochers acides à l’ombre, nous retrouvons Campanula elatines, la Campanule piémontaise. Nous l’avons vue sur une aire de pique-nique, en arrivant dans le val Varaita. C’est une espèce endémique présente seulement en Italie, à Torino et Cuneo.

Le Cirse glutineux, Cirsium erisithales, aux capitules jaunes penchés et aux bractées involucrales visqueuses.

La Fourrée des Alpes, Fourraea alpina aux siliques écartées de l’axe.

Et dans les prés, quel étonnement de voir autant de Lis orangés (Lilium bulbiferum ssp croceum) !
Claudie