11 Décembre 2010
Un grand choc sur le carreau de la porte fenêtre, un bruit retentissant. Que s’est-il passé ?
Un gros oiseau git par terre, sur la terrasse, immobile. Quel dommage ! Je suis bien triste. Il y a pourtant plus de 10 ans que je nourris les oiseaux en hiver et c’est la première fois que l’un deux s’assomme contre la vitre.
Son bec noir est épais et crochu. L’œil est jaune. Le plumage gris marron sur le dos, a des reflets roux. Le dessous du corps et des ailes est entièrement blanc barré de marron roux.
Ses pattes jaunes portent des serres noires, fines et pointues.
Poids : 130g, Longueur : 30 cm. C’est un épervier d’Europe (Accipiter nisus)
L’épervier est un petit rapace diurne. Il se nourrit exclusivement d’oiseaux qu’il pourchasse à vive allure le long des haies ou près des lisières des forêts. Son vol caractéristique, onduleux, alterne des battements d’ailes rapides et de courts vols planés en arcs de cercle.
Construit en mars, début avril, le nid est fait de brindilles cassées. La femelle pond 4 à 6 œufs en avril mai. Les jeunes naissent au bout de 5 semaines. Pendants 15 jours, ils sont élevés par la femelle qui leur donne des proies déplumées par le mâle. Ils acquièrent leur plumage définitif au bout de 4,5 semaines.
Que faire de ce bel oiseau mort ? Nous décidons de le rendre à la nature en le déposant sous un buisson à l’orée du bois.
Autrefois, à la récré, nous jouions au jeu de l’épervier dans la cour de l’école.
Il s’agit de courir d’un côté à l’autre du terrain sans se faire toucher par l’épervier. Celui-ci donne le signal de la poursuite en criant « l’Epervier part en chasse ! »Chaque joueur touché devient Epervier à son tour et donne la main à ses camarades en formant une chaîne de plus en plus longue. Le vainqueur est le dernier joueur à rester libre. Plus rapide, plus agile et plus malin, il sera l’Epervier de la partie suivante !
Janine
L’épervier chasse souvent près des habitations et en hiver, il surveille les mangeoires où se rassemblent la plupart des petits oiseaux. Il se fait remarquer par la rapidité de ses attaques.
Paul Géroudet écrit : « L’épervier poursuit sa victime avec une telle ardeur qu’il en oublie le danger ; à la suite des moineaux, il pénètre dans les poulaillers et les maisons, s’assomme contre des vitres… et l’on a retrouvé des cadavres de rapaces empalés sur des branches ou empêtrés dans des fourrés. »
En général, il emporte ses victimes (essentiellement moineaux, mais aussi grives musiciennes, pinsons, mésanges…) pour les plumer : il « travaille » alors sur une souche, une grosse pierre. Mais l’hiver dernier, j’ai photographié un mâle devant la maison, en train de dépecer un petit passereau qu’il avait réussi à capturer.
La visite de ce petit rapace sème la panique parmi les oiseaux qui disparaissent alors en un clin d’œil !
Claudie