18 Novembre 2013
La pluie n’a pas découragé Claudie et Stéphane : ils apportent 2 cagettes pleines de champignons variés à déterminer. C’est l’occasion de réviser certaines espèces qui ont déjà été vues cet automne et de féliciter Mireille, une « nouvelle » qui a bien progressé.
Deux curiosités :
Cordyceps capitata, le Cordyceps à tête, un champignon qui parasite un autre champignon, la truffe des cerfs, Elaphomyces granulatus, une fausse truffe immangeable, peut-être appréciée par les cerfs ? Le pied est long, épais, jaunâtre. Le chapeau brunâtre porte des périthèces sur la cuticule : dans ces petites poches (à regarder à la loupe ou au microscope !) se trouvent les asques qui contiennent les spores du champignon (Ascomycète).

D’autres Cordyceps parasitent des insectes. Comme par exemple le fameux Ophiocordyceps sinensis, le Cordyceps de Chine, Yarsagumbu, le « champignon chenille » aux mille vertus qui vaut de l’or.

photos Internet
Garance voyageuse n° 42, article très intéressant à lire !
Des familles entières vont le récolter dans les montagnes de l’Himalaya pour le vendre aux Chinois qui paient très cher ce champignon réputé pour ses propriétés aphrodisiaques, un Viagra naturel qui stimule aussi le système immunitaire et qui est censé procurer une jeunesse éternelle. Les spores du champignon colonisent une chenille, Hepialus fabricius, la chenille se momifie et s’enterre tandis qu’une sorte de corne sort de la terre…
L’Hydne cure-oreille, Auriscalpium vulgare, est un tout petit champignon à chapeau velouté brun foncé. Il est facile à reconnaître : hyménium à aiguillons comme le Pied de mouton ; pied grêle, inséré latéralement ; il pousse sur les cônes de pins enfouis dans la terre, plus ou moins décomposés.

Claudie nous montre une drôle de chenille, toute petite, Apoda limacodes qui n’a pas de pattes (« apoda »), elle rampe comme une limace (« limacodes ») en glissant par des mouvements ondulatoires sur un pied musculaire sécrétant un mucus adhésif. Claudie l’a trouvée sur des feuilles de hêtre tombées à terre, dans une forêt au-dessus de Faverges.
La chenille photographiée le lendemain : déjà fixée, prête à se nymphoser.
La chenille n’a pas tardé à construire son cocon dans lequel elle passera l’hiver cachée dans les feuilles mortes.
Espérons que dans quelques mois Claudie pourra nous montrer le papillon, un tout petit papillon de nuit d’aspect un peu terne…
Jean-Marc a installé le matériel, nous regardons quelques photos : le diaporama de Roger Fillion qui montre quelques-unes des 148 espèces rencontrées et un diaporama de Maurice Durand sur un tout petit coprin qui a une grosse tête, Coprinus macrocephalus, il est d’une élégance incroyable, très fin, tout blanc… et pourtant il pousse sur les bouses ! Les superbes photos ont été très appréciées, bravo et merci aux photographes.
Pour terminer, Nicole a partagé son gâteau ardéchois à la crème de marrons et Robert a ouvert des bouteilles de cidre.
Regardez, il est sur la table ! Gâteau excellent, merci Nicole et François ! La recette se trouve à la page 53 du bulletin annuel 2011.
Pour les nouveaux qui n’ont pas ce bulletin, la voici :
Mélanger 2 oeufs, 100 g de sucre, 2 cuillères à soupe de rhum, 1 pincée de sel
Ajouter 100 g de farine et 1 c à soupe de levure chimique, mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène
Travailler 100 g de beurre pour le ramollir, l'ajouter à 200 g de crème de marrons vanillée. Lorsque le mélange est bien lisse, l'incorporer à la pâte.
Beurrer un moule, verser la préparation jusqu'à mi-hauteur.
Faire cuire à four modéré (thermostat 5) pendant 40 mn
Nous avons passé une bonne soirée. Tant pis pour ceux qui ont oublié de venir !
Monique