6 Février 2015
Lors d’une sortie à Glaize, au-dessus de Faverges, le 17 septembre, nous trouvons une chenille de Robert-le-Diable sur un Saule marsault. Nous la ramenons pour l’élever.
C’est une belle chenille noire et fauve avec des « épines » et une tache dorsale blanche.
Elle se tient souvent arquée : par sa couleur et sa forme, elle ressemble à une fiente d’oiseau !
Le Robert-le-Diable fait partie des Vanesses, sa chenille est « épineuse ».
J’installe cette chenille dans un terrarium et la nourris avec des rameaux de Saule. Tout va très vite !
Le 21 septembre, ellese suspend, tête en bas, à une feuille et le lendemain, elle est transformée en chrysalide.
La chrysalide et ses 6 taches à éclat métallique
Le papillon est né le 9 octobre !
Un beau papillon aux ailes découpées, échancrées, orange tachées de noir.
Mais les ailes fermées, le Robert-le-Diable ressemble à une feuille morte, camouflage parfait pour éviter d’être au menu d’un prédateur.
En y regardant de plus près, on voit une minuscule tache blanche en forme de « C », ce qui explique son nom latin, Polygonia « c-album » et son nom vulgaire « C blanc », « Gamma ».
Le Robert-le-Diable passera l’hiver sur une branche, un tronc d’arbre, parfaitement dissimulé.
Il se reproduira au printemps. La femelle pondra ses œufs isolément sur le Saule, l’Ortie, le Noisetier…
Dès le mois de mars, le Robert-le-Diable se nourrit sur les chatons de Saules, puis il suce la sève qui s’écoule sur les troncs d’Erables ou d’Aulnes. En été, il butine le nectar sur les Cirses, l’Eupatoire. En automne, il se délecte du jus des fruits blets tombés au sol.
Claudie