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Le Torcol fourmilier, Jynx torquilla

Jynx du grec iugè, cri de douleur et sifflement de certains reptiles : pour se défendre ou intimider son adversaire, le Torcol siffle comme une couleuvre en colère (bruit généralement connu de beaucoup d’oiseaux cavernicoles).

« torquilla » de torqueo, tordre : le Torcol,  tout en sifflant, tord le cou lentement comme un serpent lorsqu’il est dérangé. En France, autrefois on l’appelait « tournis », « cö-d’couleuvre » (cou de couleuvre) ou « coulouvre de cheînne » (couleuvre de chêne).

Les Italiens le nomment « torcicollo » (qui veut aussi dire « torticolis »). Les Allemands l’appellent « Wendehals », les Anglais « Wryneck ».

 

Torcol Roger F Motz

C’est très étonnant de le voir se contorsionner : il est capable d’allonger son cou et de ressembler à un serpent, en même temps les plumes de la tête se hérissent, les yeux se ferment à demi.

 

 « Fourmilier » : comme son nom l’indique, le Torcol se nourrit essentiellement  de fourmis et de leurs larves, mais aussi de papillons, chenilles, araignées… Il capture les insectes en passant sa langue sur les écorces, dans les crevasses ou sous les feuilles.

 

Si le Torcol n’était pas si criard au printemps, il passerait inaperçu par ses couleurs ternes et sa petite taille (un peu plus grand qu’un moineau).

Le plumage aux dessins complexes et aux couleurs mordorées rappelle celui de l’Engoulevent, la Bécasse ou le Hibou moyen-duc : il se confond avec l’écorce et le bois mort, on parle de plumage cryptique (mimétique).

 

Torcol-Roger-F-Motz--2--copie-1.jpg

 

 

Le Torcol est un oiseau migrateur. Il passe l’hiver en Afrique, de la Méditerranée  à l’Equateur et lorsqu’il revient chez nous en avril, il fait entendre son chant lancinant et monotone : « quin quin quin quin quin… », huit à douze sons nasillards et plaintifs émis en série. Mâle et femelle se répondent sans arrêt - chez cette espèce, les deux sexes chantent – En été il est très discret et on ne détecte plus sa présence.

 

Bien qu’appartenant à la famille des Pics, le Torcol n’est pas un bon grimpeur – sa queue souple et arrondie ne se prête pas à l’appui - il progresse en sautillant le long des branches obliques. Mais comme les Pics, il a 2 doigts dirigés vers l’avant et 2 doigts dirigés vers l’arrière.

 

Son bec ne lui permettant pas de creuser le bois, il utilise les cavités naturelles ou celles forées par un pic pour installer son nid. Il s’installe volontiers dans un nichoir, même si la place est déjà occupée par des mésanges. Il y a quelques années, nous l’avons vu extraire du nid jusqu’au dernier brin de mousse, en dépit des réactions des propriétaires … et finalement changer d’avis quelques jours plus tard et continuer à essayer d’autres logements !

 

Il habite les vergers, les jardins, les lisières des bois de feuillus. En avril, nous guettons son retour à Marlens, Faverges, Giez…  et nous sommes heureux de le revoir chaque année !

 

Les photos ont été prises le 12 avril à Motz, près de Seyssel, au bord du Rhône, par Roger Fillion.

 

                                                   Claudie

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O
<br /> Je n'ai jamais fait attention à cet oiseau. Il faut que j'ouvre les yeux et les oreilles pour l'apercevoir et l'entendre !<br /> <br /> <br /> Merci pour toutes ces infos intéressantes.<br />
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