20 Décembre 2010
Le Pinson du nord
Fringilla montifringilla
C’est un visiteur d’hiver : il niche dans les forêts de bouleaux et d’épicéas de Scandinavie et du nord-est de l’Europe.
On ne voit donc cet oiseau qu’à la fin de l’automne et c’est toujours une belle surprise quand il revient visiter nos mangeoires.
Janine en a photographié toute une bande (environ 25 !) sur sa terrasse.
Le mâle a la poitrine d’un beau roux orangé, le ventre blanc, la tête gris noire, le bec jaune à bout foncé. Le croupion blanc est bien visible en vol.
La femelle lui ressemble mais elle est plus terne, avec un dessin grisâtre sur la tête.
En hiver, les pinsons du nord arrivent en grand nombre autour des mangeoires où ils se régalent des graines de tournesol. Mais on les observe aussi près des fermes et des jardins, où ils cherchent leur nourriture dans les champs en friches.
Leur nourriture favorite : les faînes de hêtres riches en farine oléagineuse, qui leur procurent un apport calorique précieux pour passer la saison froide.
Ils peuvent devenir très grégaires et se rassembler dans d’immenses dortoirs regroupant des milliers d’individus. C’est parait-il un spectacle inoubliable que je rêve de voir !
Le Tarin des aulnes
Carduelis spinus
C’est aussi un visiteur d’hiver. Il arrive en groupe de Scandinavie et de la Baltique.
En hiver, il fréquente volontiers les mangeoires, il aime les graines de tournesol, les arachides.
On l’observe aussi dans les jardins, les parcs, spécialement sur les bouleaux et les aulnes, dont il mange les petites graines. Il se nourrit comme les mésanges, suspendu la tête en bas au bout des branches. Il y a quelques semaines, alertée par un gazouillis presqu’incessant, j’en ai observé depuis la fenêtre de la cuisine, toute une troupe dans le bouleau de mon voisin. Dans les positions les plus variées, ces petits passereaux jaune verdâtre, tout en babillant avec entrain, ont épluché les minuscules petits cônes (strobiles).
Mais attention, ne confondez pas la tarin avec le verdier ! Il est beaucoup plus petit, son plumage est strié et bariolé : poitrine jaune, ventre clair, tête jaune et noir, dos verdâtre, barre alaire jaune bordée de noir. Le bec est puissant et pointu.
Le Grosbec casse-noyaux
Coccothraustes coccothraustes
On peut admirer ce bel oiseau, en hiver, pendant les périodes de grand froid.
On le reconnaît d’emblée à son bec hors du commun : massif, conique, très puissant, il lui permet de casser les graines les plus dures, en particulier les noyaux de cerise pour en extraire l’amande.
Photo Janine
C’est un oiseau gros et corpulent (comparez le avec la mésange charbonnière !)
Grosbec avec pinson du nord, mésange charbonnière, moineau domestique.
Son plumage est brun-roux et chamois avec des détails noirs, blancs et gris.
Les ailes sont d’un noir-bleu brillant chez le mâle.
La queue est courte, brune avec le bout blanc.
On remarque une petite bavette noire.
A la mangeoire, il s’installe pour un bon moment et mange avec appétit les graines de tournesol, tandis que les autres oiseaux (mésanges, moineaux, verdiers, pinsons..) attendent patiemment qu’il veuille bien céder la place.
Mais en dehors de la saison hivernale, le grosbec est plus farouche et ce sera plus difficile de l’observer : il affectionne les forêts de feuillus (chênes, charmes, hêtres…) où il évolue surtout à la cime des arbres.
Claudie et Janine