25 Janvier 2011
Il y a quelques jours, le thermomètre affichait plus de 10° et on se croyait au printemps.
Dans les jardins, la Véronique de Perse est fleurie, sur les pelouses à Annecy les pâquerettes, sur les talus ensoleillés et abrités, les premières primevères.

Les noisetiers sont fleuris : les longs chatons chargés de pollen sont bien visibles. Par contre, il faut ouvrir l’œil pour voir les fleurs femelles : toutes petites, elles ressemblent à un bourgeon, mais elles sont ornées de beaux stigmates rouges. Ce sont les futures noisettes !

Les lézards sont sortis pour quelques heures de leur léthargie.
C’est bien agréable d’avoir de si belles journées en janvier… mais le redoux a des conséquences fâcheuses sur la nature. En hiver, il ne faut pas de changement brutal de température, il faut une période de froid constant pour que les arbres, les fleurs, les insectes se reposent.
Dans un article du Dauphiné Libéré (16.1.11) « La nature s’éveille avec un mois d’avance »,
un apiculteur raconte « Dans les ruches, il y a du couvain. Cela veut dire que la reine recommence à pondre. Quelques abeilles ont déjà du pollen entre leurs pattes. On a un bon mois d’avance. »
En effet, trompées par ces températures douces, certaines abeilles sortent déjà de leur ruche.
Nous les avons observées qui butinaient les chatons de noisetiers, le 17 janvier. Sur la photo, on voit d'ailleurs nettement les « culottes » de pollen : celui -ci se colle aux poils de l'abeille qui quitte alors la fleur et en vol, à l'aide de petites brosses situées sur une paire de pattes, rassemble les grains de pollen et les met dans de petites excavations sur les pattes arrière. Cela forme ces petites boules.

Mais en s’éloignant de leur ruche, les abeilles peuvent se faire prendre par le froid, se retrouver engourdies et être bloquées dans la neige ou la glace.
L’année dernière, à la même époque, nous avions trouvé des abeilles sauvages (Osmies ??) sur une plaque de neige. Elles étaient mortes de froid !

Mais heureusement, le redoux n’a pas duré, il aurait pu compromettre les futures récoltes…
Et dire que maintenant, c'est un froid polaire qui sévit sur notre région...!
Claudie