21 Février 2012
La grive musicienne (Turdus philomelos) est un peu plus petite que le Merle noir. On la reconnaît à son plumage brun olivâtre sur le dessus, aux taches pectorales sagittées, noires sur un fond blanc lavé de roux. Elle est discrète, elle aime rester à couvert dans les bois et les fourrés, s’en écarte peu et s’y réfugie à la moindre inquiétude.
Nous l’avons observée à plusieurs reprises, pendant la période de grand froid. A Mercier, elle s’est laissé approcher à un mètre : elle fouillait du bec les feuilles mortes, le long de la petite route et ne s’est même pas aperçue de ma présence ! Nous en avons vu deux autres à St Jorioz, dans un petit bosquet près du lac.
Dans quelques semaines, nous la repérerons plus facilement, lorsque retentira son chant caractérisé par un rythme rapide et surtout des répétitions de motifs variés.
L'accenteur alpin (Prunella collaris) est un oiseau de montagne qui vit de 2000 à 4000 m d'altitude. En hiver, il descend plus bas et en période de grand froid et de neige, il descend jusque
dans la plaine.
Il n'est jamais farouche, facile à photographier car il se laisse approcher
à quelques mètres. Tête grise, dos rayé, points blancs qui forment deux rangées sur l’aile,
flammes rousses sur les flancs, c’est un oiseau que nous aimons rencontrer.
Au retour d’une balade en raquettes, nous en avons observé deux sur la route du col de l’Epine. Nous les avons suivis sur une centaine de mètres tandis qu’ils recherchaient leur nourriture sur les talus, les rares endroits déneigés. Un autre a été photographié à la Côte de Marlens, quelques jours avant.
Cette année, le bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) a visité notre mangeoire à notre grand plaisir ! Le mâle est particulièrement beau : devant rouge, « béret » noir, dos gris cendré, ailes et queue noires, croupion blanc, bec très court et très fort.

Dans la forêt, on entend souvent son cri mélancolique. Si on cherche l’oiseau, on le trouve souvent perché à la cime d’un arbre.
Le bruant fou (Emberiza cia) aime les versants rocheux, juste au-dessus de la limite des arbres, Mais en hiver, il descend et on peut l’observer en plaine, dans des endroits bien exposés.
J’ai pu en observer un à Mercier, entre Faverges et Vésonne, très près des maisons. Malheureusement, je n’ai pas réussi à le photographier !
Comme chaque année, une dizaine de Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) vient passer l’hiver à Marlens. Mais cette année, ils ne sont arrivés que le 8 décembre, le mois de novembre ayant été très doux et pas enneigé (en 2009 arrivée le 3 novembre, en 2010 le 17 novembre).
Le Crave a un bec fin et arqué de couleur rouge, ce qui le distingue de son cousin le Chocard à bec jaune. Celui-ci, beaucoup plus commun, est bien connu des randonneurs qui le voient approcher en grand nombre lors des pique-nique.
Ces dernières semaines, j’ai souvent observé les craves en dessous de chez moi, sous les pommiers et noyers de ma voisine. A force de stationner à cet endroit, ils avaient réussi à dégager la neige et à trouver un peu de nourriture. C’est un endroit où viennent pâturer des ânes, moutons et vaches.

Du côté de St Ferréol, sur les bords gelés du canal, le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) surveille le courant avant de disparaître dans l’eau.

Au plan d’eau de Marlens, le 7 février nous avons vu 26 Grands Cormorans (Phalocorax carbo).

Ces oiseaux passent l’hiver dans notre région. Ils plongent à 10-30 m de profondeur au grand dam des pêcheurs et mangent 400 à 600 g de poissons par jour !
On les voit souvent les ailes écartées dans une position héraldique : cela leur permet de se sécher car leur plumage n’est pas imperméable.
Claudie