6 Avril 2021
En hiver, la végétation vit au ralenti, les arbres et arbustes n’ont pas de feuilles, pas de fleurs, pas de fruits, sauf exception. A l’automne 2020, je me suis intéressé aux fruits des arbres et arbustes de mon quartier d’Annecy. En cette fin d’hiver 2021 ce sont les bourgeons qui ont attiré mon regard et mon intérêt. Ils permettent parfois de reconnaitre l’essence de l’arbre, avec des outils de détermination que nous verrons dans un prochain article.
Mais certains arbres sont faciles à reconnaitre car ils gardent leurs feuilles toute l’année. Pas toujours facile de différencier les bourgeons de fleurs de ceux des feuilles. En voici quelques-uns :
• l’Aucuba du Japon ou Laurier tacheté (Aucuba japonica – Famille : Cornacées). Cette plante dioïque a la particularité de produire un feuillage persistant et coriace, avec des feuilles opposées dissymétriques. Les 2 bourgeons axillaires sont d’emblée dissymétriques et c’est curieusement le plus petit qui donnera la plus grande feuille.
• Le Mahonia faux-houx (Mahonia japonica – Famille : Berbéridacées). Le bourgeon terminal, vert-orangé, émerge à la base des tiges portant les fleurs, derrière une série d’écailles dont les plus anciennes flétrissent rapidement.
• Le Cotonéaster coriace (Cotoneaster coriacea – Famille : Rosacées). Ce sont les feuilles qui sont coriaces, aux nervures en relief, bien marquées. La face inférieure est blanche et cotonneuse. Les bourgeons jaunâtres développent rapidement des feuilles au duvet disparaissant avec le temps.
• Le Néflier du Japon ou Bibacier (Eriobotrya japonica – Famille : Rosacées). Ces feuilles sont brillantes, à feutrage beige au revers. Les bourgeons latéraux sont écartés du rameau, le latéral fait très vie apparaitre des petites feuilles blanchâtres refermées.
• Le Lierre (Hedera helix – Famille : Araliacées). Les feuilles sont alternes, palmées, sauf celles exposées à la lumière qui ne sont pas découpées. Le bourgeon terminal porte les futures fleurs, puis les fruits.
• Le Houx (Ilex aquifolium – Famille : Aquifoliacées). Les feuilles sont alternes, faiblement pétiolées, coriaces et luisantes ? Les fleurs, puis les fruits, apparaissent à la base des feuilles.
• Le Magnolia à grandes fleurs (Magnolia grandiflora – Famille : Magnoliacées). Les feuilles sont alternes, brillantes dessus, avec un duvet orangé au revers, apparaissant dès les bourgeons.
• La Photinie (Photinia serrulata – Famille : Rosacées). Les bourgeons terminaux donneront des feuilles d’abord rouge lie de vin.
• Le Laurier cerise (Prunus laurocerasus – Famille : Rosacées). Les bourgeons de fleurs sont les plus remarquables et les premiers à apparaitre.
D’autres arbres sont eux-aussi facilement identifiables parce qu’ils gardent leurs feuilles fanées jusqu’à la fin de l’hiver. C’est le cas du chêne, du charme, du hêtre (pour les jeunes arbustes de l’année). Regardons leurs bourgeons de plus près. L’examen doit porter sur sa forme, sa couleur, sa disposition sur le rameau, la présence ou non d’écailles.
• Le chêne (genre Quercus – Famille Fagacées) a des bourgeons alternes, + ou – globuleux, les terminaux groupés, à 4-5 rangées d’écailles.
• le Chêne pédonculé (Quercus robur). Le pétiole de de la feuille fait moins d’un cm. Deux petites oreillettes sont présentes à la base des feuilles.
• Le charme (Carpinus betulus – Famille Bétulacées) a des bourgeons alternes, allongés, brun-rouges, à pointe tournée vers le rameau.
• Le hêtre (Fagus sylvatica – Famille Fagacées) a des bourgeons opposés, très effilés et piquants, gris rosés, écartés du rameau.
Nous verrons dans un prochain article quelques outils de détermination utiles pour nous aider à reconnaitre certains arbres.
Pierre