16 Avril 2022
Par une amie j’ai eu une information concernant une « floraison exceptionnelle » au jardin botanique de Genève…
Mon amie est allée au jardin botanique dimanche 10 avril, il y avait une file d’attente énorme pour voir la fleur. Elle l’a aperçue au travers des vitres de la serre… Elle n’a pas pu la photographier, dommage !
La serre tempérée des Conservatoire et Jardin Botanique de Genève abrite en ce moment la spectaculaire floraison d’un lys géant, Doryanthes palmeri.
La petite graine semée il y a 40 ans est devenue une plante impressionnante par ses 3,50 mètres de hauteur !
C’est la première fois que ce lys géant fleurit au Jardin Botanique. Aucune plante européenne n’a une si grande inflorescence, ou ensemble de fleurs. Son rouge flamboyant se démarque du vert de ses feuilles.
Cette espèce a été nommée en l’honneur du premier ministre du Queensland de l’époque, Arthur Hunter Palmer (1819–1898). Originaire de la région du Queensland à l’est de l’Australie, elle est malheureusement menacée dans son habitat naturel des zones côtières du sud-est australien.
Elle fait partie de la famille des Doryanthaceae, une famille inconnue en Europe. Etymologie : du grec dory, lance et anthos, fleur.
Le Doryanthes palmeri est une plante monocarpique, c’est-à-dire que sa rosette ne fleurit qu’une seule fois dans son existence, lorsqu’elle a accumulé assez d’énergie. Après la floraison, elle va dépérir et laisser place à de nouvelles rosettes. Ces dernières prendront vie depuis la même base.
Les fleurs de Doryanthes palmeri sont bisexuées et fécondées par les oiseaux, dans leur environnement naturel. Mais la plante peut aussi s’autoféconder. Sa succession pourra donc se faire soit par semis, soit avec les rejets de la base.
Le Doryanthes palmeri est adapté à la sècheresse ; il exige un sol bien drainé et une exposition ensoleillée à mi-ombragée.
Si l’inflorescence s’est esquissée il y a pratiquement huit mois, difficile de dire combien de temps elle durera. « Il y aura des choses à voir en tout cas jusqu’aux vacances de Pâques : elle va faire des fruits avant de dépérir », conclut le responsable des serres.
Ce sujet a été semé en 1983, il lui aura fallu 40 ans pour fleurir !
Pierrette Eynard
Photo 1 : site de la Tribune de Genève - Photo 2 : Jardin Botanique de Genève