28 Novembre 2022
Le 8 novembre, nous avons fait une sortie au-dessus du col de Tamié, au pied de la Belle-Etoile.
L’Abbaye de Tamié, un monastère cistercien, situé près du col de Tamié, à 900 m d’altitude, entre Albertville (Savoie) et Faverges (Haute-Savoie). Photo prise depuis la Belle-Etoile.
Malgré l’altitude (1000 m) et la date tardive, nous avons encore trouvé quelques espèces de champignons grâce aux températures douces (trop douces !!). Les participants ont été heureux de cueillir quelques beaux bolets tout frais.
Dans un pré, nous avons trouvé un très beau champignon, l’Hygrophore rouge ponceau. Les Anglais l’appellent « Crimson Waxcap mushroom », les Allemands « Granatroter Saftling ».
Le chapeau est conique, lisse, un peu gras, rouge « ponceau » : c’est la couleur rouge vif du coquelicot. Il se décolore, il pâlit avec l’âge.
Son nom latin : Hygrocybe punicea (Fr.) P. Kumm. 1871.
Le mycologue suédois Elias Magnus Fries l’a appelé Agaricus puniceus en 1821. Le pasteur et mycologue allemand Paul Kummer (1834-1912) l’a transféré dans le genre Hygrocybe en 1871.
Les Hygrophorus sont des champignons mycorhiziens qu’on trouve plutôt en forêt. « Mycorhizien » : qui est associé par symbiose aux racines d’un arbre, d’un végétal.
Les Hygrocybe ont des couleurs vives, rouge, jaune, vert … Ils sont saprophytes, ils poussent dans des prairies naturelles maigres, non fertilisées. Ce sont des espèces très exigeantes en ce qui concerne leur habitat.
Hygrocybe calyptraeformis – Hygrophore en capuchon, chapeau rose en forme de bonnet de lutin. Frontenex, 10-09-2019 – Mais … ce n’est plus un Hygrocybe ! Son nouveau nom : Porpolomopsis calyptriformis
« Saprophyte » : qui se nourrit de matière organique morte. En fait, il semble que ces hygrocybes sont en symbiose avec des plantes, des graminées, des plantains …
Ils se raréfient car ils sont très sensibles aux nitrates. Un épandage de fumier, d’engrais et ils disparaissent !
G. Eyssartier : « Les prairies à hygrocybes sont bien connues des mycologues comme étant des réserves naturelles de diversité biologique à protéger impérativement. » Ce sont de bons indicateurs des sites de grande valeur écologique.
Marcel Bon qualifie notre Hygrophore rouge ponceau d’excellent comestible, mais il est rare et on n’en trouve jamais de grandes quantités …Mais c’est toujours un grand plaisir de le découvrir !
Monique