18 Novembre 2014
Pour cette troisième et dernière journée, nous herborisons depuis le parking du Refuge du Petit Mont Cenis (2131 m) jusqu’au col du même nom. Beaucoup d’humidité, des nappes de brouillard… mais il ne pleut pas !
Au refuge du Petit Mont Cenis : les éléphants d’Hannibal seraient passés par là il y a très longtemps…
Nous rencontrons la Pédiculaire à bec et en épi (Pedicularis rostrato spicata) – La plante peut dépasser 40 cm, épi très allongé, fleurs nombreuses, rose vif avec un casque foncé muni d’un long bec.
La Pédiculaire du Mt Cenis (Pedicularis cenisia) –inflorescence courte, capitée, fleurs peu nombreuses, calice laineux à lobes inégaux.
Une laîche pas fréquente, la Laîche des bruyères (Carex ericetorum)
Le Jonc de Jacquin (Juncus jacquini)- lorsqu’il est fleuri, c’est une merveille !
Près de la chapelle Saint- Antoine, de grandes étendues de Renouée bistorte (Polygonum bistorta), Centaurée des montagnes (Centaurea montana) et Silène vulgaire (Silene vulgaris)
A plusieurs reprises, nous observons la chenille d’une Noctuelle, la Livrée des alpages (Malacosoma alpicola)
Dans la pelouse et sur les rochers, quelques plantes intéressantes :
La Saponaire jaune (Saponaria lutea )– en France, cette plante n’est présente qu’au Mt Cenis. Elle est protégée au niveau national.
La Rhinanthe des glaciers (Rhinanthus glacialis) – calice glabre, bractées à grandes dents aristées.
Nous repérons les feuilles de la Primevère du Piémont (Primula pedemontana), elle fleurit beaucoup plus tôt.
L’Euphraise hérissée (Euphrasia hirtella) plante hérissée de glandes, à petites fleurs et l’Euphraise des Alpes (Euphrasia alpina )
cette euphraise aux grandes fleurs colorées n’est pas très commune.
Des petits jardins miniatures avec la Véronique buissonnante (Veronica fruticans)
la Raiponce à feuilles de Scorzonère (Phyteuma scorzonerifolia)
la Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum)
la Campanule de Scheuchzer (Campanula scheuchzeri)
la Sabline ciliée (Arenaria ciliata)
Les nuages laissent apparaître les Dents d’Ambin.

Dans l’après-midi, le soleil revient et avec la chaleur, nous observons quelques papillons.
Nous capturons pour les identifier à coup sûr, le Solitaire (Colias palaeno) – mâle au dessus jaune soufre avec une large bordure noire. Il fréquente les tourbières mais aussi les landes acides où pousse la plante-hôte, l’Airelle des marais (Vaccinium uliginosum ssp microphyllum)
Et l’Azuré de la canneberge (Plebejus = Vacciniina optilete) – ce petit Lycène partage les mêmes milieux et la même plante-hôte que le Solitaire.
(photo prise aux Saisies)
Nous observons aussi le Semi-Apollon (Parnassius mnemosyne) –un Apollon sans taches rouges, aux ailes translucides rehaussées de nervures noires, avec quelques taches noires. La chenille se nourrit sur les Corydales.
Au Col du Petit Mont Cenis (2183 m), une belle vue s’offre à nous sur le vallon de Savine.

Merci à Germaine et à Philippe de « Nature en Tarentaise » qui ont organisé ce sympathique week-end botanique. Nous avons pris beaucoup de plaisir à observer les plantes sur ce site qui a attiré les botanistes depuis plusieurs siècles.
Claudie