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Flore des Causses du Larzac - Quelques plantes qui m’étaient inconnues

 

Cette région du sud Massif Central attire depuis longtemps les passionnés de flore, sans parler des savants botanistes qui l’ont visitée ou habitée (cf. article sur l’abbé des Fleurs H. Coste). J’ai passé trois jours en mai 2013 dans cette région dans le cadre d’un stage botanique, accompagné de plusieurs personnes de l'Association Mycologique et Botanique de l'Hérault et des Hauts Cantons dont Guy Chauvet Président, Pascal Arnaud et Christian Bernard, ce dernier faisant autorité au niveau national pour ses connaissances botaniques et de sa région. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la flore des Causses et un des initiateurs du Musée Coste de St-Paul-des-Fonds. Les sols y sont essentiellement calcaires, marneux ou dolomitiques, les influences climatiques méditerranéennes, océaniques ou continentales, la topographie s’étage entre 600 et plus de 1200m d’altitude en trois ensembles (Avant-Causses, Causses de Rodez et Causses majeurs), séparés parfois par des gorges profondes. La végétation y est donc forcément très diversifiée (plus de 2000 espèces). Malgré le retard de la végétation dû à la météo en ce début de mois de mai 2013, j’ai été surpris de découvrir en quantité impressionnante les plantes suivantes :

 

-       sur coteaux secs et pelouses rocailleuses : Iris lutescens ou iris jaunâtre, atteignant péniblement 20cm de hauteur, de couleur bleu-violet ou jaunâtre. Cet iris est proche de son cousin (Iris chamaeris ou iris nain). Tous deux sont très présents dans le sud du Massif Central et dans les régions méditerranéennes. Narcissus assoanus ou Narcisse d’Asso ou encore narcisse à feuilles de jonc présente une couronne de couleur jaune de 2cm de diamètre, odorante. Comme l’iris, il dépasse rarement les 20cm et fréquente les mêmes régions. Ranunculus gramineus ou renoncule graminoïde avec ses étonnantes feuilles linéaires très effilées. Cette renoncule est plus courante sur le territoire national, mais elle est protégée notamment en région Centre. Beaucoup plus rare, Lathyrus pannonicus ou gesse blanchâtre qui bénéficie d’une protection régionale.

 

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 -       sous une chênaie claire en pente, proche de l’impressionnant cirque de Navacelles : Aristolochia pistolochia ou aristoloche pistoloche, plante couverte de poils durs, aux curieuses fleurs brunâtres, à petites feuilles triangulaires en cœur. Cette plante est répandue autour de la Méditerranée, jusqu’aux Alpes du sud et Massif Central. Et aussi Paeonia officinalis ou pivoine officinale aux pétales purpurins et aux nombreuses étamines, rare et protégée nationale. Moins rare et plus discrète, d’un jaune éclatant, Tulipa sylvestris subsp. australis ou tulipe des forêts.


-       sur le Causse près de Soulagets, avec les carlines à feuilles d’acanthe et les asphodèles blancs : nombreux tapis de Armeria girardii,  ou armérie faux-jonc, aux fleurs roses, endémique des Causses assez rare mais localement abondante.

 

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-       sur pelouses sèches dans le secteur du Rouquet, avec affleurements dolomitiques : Pulsatilla rubra var. serotina et Pulsatilla vulgaris var. costeana, deux pulsatiles endémiques des Causses qui se différencient par la taille et la couleur de la fleur, Linum leonii ou lin de Léon et Arenaria aggregata ou sabline agglomérée.

 

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 -       dans un paysage semblable près du Pas d’Estrech : Thymus dolomiticus ou thym des dolomies, beaux tapis de Linum campanulatum ou lin à fleurs de campanule, Daphne cneorum ou daphné camélée très odorante et déjà vue Tulipa sylvestris subsp. Australis

 -       au sud du plateau du Guillomard, à la Bastide des Fonds : Fritillaria nigra ou fritillaire des Pyrénées car localisée dans les régions du sud (Pyrénées, Languedoc, sud des Causses), ici très abondante.

 

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La liste complète des plantes vues ne peut être reproduite ici. Et il y a surtout toutes celles que je n’ai pas vues à cause des retards dus à la météo ou tout simplement parce que d’autres merveilles apparaissent plus tard. Je pourrais citer Adonis vernalis ou Adonis de printemps, Ophrys aveyronensis ou Ophrys de l’Aveyron, ou encore Ophrys aymoninii ou Ophrys mouche des Causses…  En tout état de cause, cette région est à visiter et revisiter à toutes les époques de l’année.

 

Pierre Melin

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C
<br /> Ca donne envie d'aller voir ces merveilles!!<br /> <br /> <br /> merci pour cet article<br /> <br /> <br /> CH*<br />
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